Détails

Date de sortie FR

21 février 2018

Date de sortie BE

31 janvier 2018

Date de sortie US

22 décembre 2017

Budget

19 M$

Recette mondiale

194 M$
Plus d'infos

Awards

Synopsis

Modeste employée d’un laboratoire gouvernemental ultrasecret, Elisa mène une existence morne et solitaire, d’autant plus isolée qu’elle est muette. Sa vie bascule à jamais lorsqu’elle et sa collègue Zelda découvrent une expérience encore plus secrète que les autres…

(Source : Allociné)

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Commentaires (32)

  • avatar Yo.A
    14 / 20Le 16 Janvier 2018 à 12:10Yo.A

    Un film poétique mais un peu beaucoup chelou...

  • avatar Mat Dennings
    17 / 20Le 24 Janvier 2018 à 13:31Mat Dennings

    Un film émouvant, touchant et poétique comme seul Guillermo del Toro a le pouvoir.

  • avatar Moca
    18 / 20Le 04 Février 2018 à 11:15Moca

    Magnifique !

  • avatar Kimysmile
    17 / 20Le 11 Février 2018 à 22:48Kimysmile

    Sally Hawkins est exceptionnelle. Que d'émotions, de poésie. Un film à voir.

  • avatar Kyria
    1 / 20Le 15 Février 2018 à 18:57Kyria

    Je n'ai pas vu le bon film. Il n'y a sinon aucune explication, et je suis la première à m'en plaindre.
    La pluie de nominations, la position de favori aux Oscars, la curiosité était attisée, mission accomplie. Mais par pitié que les critiques affluent, j'ai besoin de comprendre comment diable ça a fonctionné.

    Ce n'est même pas creux, la surface étant aussi absente que le contenu. Les mots me manquent.
    Mon aversion douloureuse repose sur l'intégralité du projet, l'héroïne est une Amélie Poulain calquée mais terriblement bancale et les personnages secondaires font office de meubles (quel comble pour Octavia Spencer qui était devenue mon dernier espoir). La poésie tant soignée s'immisce avec les coudes dans nos canaux lacrymaux et a raté sa cible de plusieurs années-lumières en ce qui me concerne.
    Même si c'est tentant, je ne m'attarderai pas sur l'aberration à nageoires, joyeux mariage du Basilic d'Harry Potter et d'un poisson télescope dont le... faciès anéantit la gravité désirée.
    Les dégâts auraient pu être limités, on avait déjà un joli lot pour débuter mais non, mieux valait ajouter [spoiler] des scènes de lit [/spoiler] ! À partir de là, j'ai lâché l'affaire et me suis laissée bringuebaler d'un fou-rire à l'autre.

    Il faut comprendre que l'enjeu de La Forme de l'eau, c'est sa poésie. Originale en tout cas, ça on ne peut pas le contester. Mais étant donné que cet aspect relève du ressenti le plus personnel, il est concevable que l'impact n'ait pas été le même pour tout le monde. Oui, ils ne communiquent que par la beauté des sens, c'est une fable qui va bien au delà de cette romance hors du commun... Il n'empêche que le clin d’œil à The Artist (décidément, la France !) avec un poisson de deux mètres, par exemple, était un pari risqué.
    J'espère qu'il aura l'Oscar.

  • avatar Selvagem
    Le 25 Février 2018 à 11:13Selvagem

    C'est un film fascinant, très bien fait, très beau visuellement.... Mais il me manquait quand même quelque chose pour être transporté à 100%. C'est loin de la claque du Labyrinthe de Pan, mais ça reste un film sympathique.

  • avatar Benben
    15 / 20Le 28 Février 2018 à 10:26Benben

    Exemple typique du film salopé par une promotion dégueulasse et que l'on pousse sous les yeux du spectateur à grands renforts de "48 NOMINATIONS AUX OSCARS DONT LE MEILLEUR FILM DE SA RACE MAUDITE".

    Guillermo del Toro a réussi à préserver un peu de sa touche personnelle, surtout au niveau des décors et des couleurs, que l'on dirait tout droit sortis des tableaux du mouvement Romantique. C'est donc beau à se damner, et le choix d'une bande son issue de la variété des années 1960 et de thèmes composés par un Alexandre Desplat de retour au sommet de son art, finissent d'englober The Shape of Water dans le plus beau des écrins.

    Du côté de la narration et du scénario, le tout pêche un peu, surtout quand on connait les travaux précédents du réalisateur. Très peu de surprises vont venir nous transporter dans le monde gothique de del Toro, on est à des années lumières de l'intriguant Laberinto del Fauno, et même Crimson Peak était un peu plus orignal. Tout est très téléphoné, et si l'immersion est au rendez-vous, on refait très (trop) souvent surface tant on s'attend à tomber sur telle ou telle situation.

    Certains choix scénaristiques me laissent encore dubitatif...

    Quoi qu'il en soit, The Shape of Water reste un film qui divertit et remplit son office. Il ne tient ni les promesses dithyrambiques que la presse lui prête, ni celles auxquelles on peut légitimement s'attendre de la part de Guillermo del Toro, mais ça reste un bon film, avec de bons sentiments, une palette visuelle à tomber à l'eau, et des acteurs vraiment, vraiment en forme.

  • avatar Mijak
    16 / 20Le 03 Mars 2018 à 00:15Mijak

    Un très beau film qui me plait aussi pour son côté Lovecraft à l'eau de rose, avec une histoire d'amour entre un Profond et une humaine.
    Humaine ? [spoiler] Et si c'était en fait une sorte d'Ariel, bipède, muette, qui a été trouvée avec des cicatrices de branchies, qui a un lien fort avec l'eau, qui est destinée, finalement, à retrouver son triton ? [/spoiler]

    Bref, à travers la différence, la force du propos dans le choc d'une créature non-humaine, et pourtant tellemnt humanisée, face à des humains si cruels parfois, ça met en scène la différence de soi avec l'autre, et le fait qu'Elisa aussi se soit sentie différente, à l'écart, tout comme son ami, qui, finalement, ne juge pas leur relation, n'est pas dégoûté, la vivant lui de même, de l'autre côté, on le voit face au barman. Il inspire à certains hommes la même répugnance.

    J'ai retrouvé un côté Labyrinthe de Pan [spoiler] dans la fin, qui est très violente, et se termine dans un berceau poétique, tout en voix off, nous rassurant sur le fait que, finalement, tout s'est bien fini. Enfin, dans le Labyrinthe, c'était laissé à l'interprétation. [/spoiler]

    J'ai en tout cas retrouvé un Guillermo del Toro que j'aime bien, donc je suis satisfait de ce film :)

  • avatar mod4
    20 / 20Le 03 Mars 2018 à 18:27mod4

    Très bon film , les prémices d'HellBoy ,j'adore cette poésie. Un très bon guillermo del toro

  • avatar Keera
    18 / 20Le 04 Mars 2018 à 16:33Keera

    Léger, poétique, émouvant, j'ai adoré !

  • avatar Pyrrhus
    Le 10 Mars 2018 à 23:00Pyrrhus

    Bizarre, j'ai plus eu l'impression de voir du Jeunet & Caro qu'un Guillermo Del Toro... [spoiler] Sauf pour la balle dans la mâchoire, ce type à un problème avec les bouches ^^ [/spoiler]

    Dans l'ensemble je rejoins beaucoup l'avis de Kyria. C'est beau et poétique mais un peu creux. J'ai trop ressenti l'acteur aussi sous la créature bizarrement, pourtant elle est bien faite, mais impossible de ne pas me dire qu'il y a quelqu'un la dessous sans même le savoir.

    Et qu'est-ce que la fin m'a déçu!! [spoiler] Ce happy end ! Merde ! Vraiment ? C'est là que j'attendais Del Toro ! On prends pas la facilité comme ça ! fallait que tout le monde meurt, que Strickland gagne et montrer que finalement le pire monstre c'est l'Homme. Quelque chose qui nous réveil après ces 2 heures molles, finir sur du romantique dans son aspect le plus tragique. A la place on a une fin comme on en a vu mille... [/spoiler]

  • avatar FaceDeCraie
    16 / 20Le 13 Mars 2018 à 11:21FaceDeCraie

    A mon sens, le film excelle sur bien des points. La musique, en premier lieu, est juste exceptionnelle. Desplat est vraiment un compositeur majeur qui ne demande qu'à grandir, espérons que l'oscar confirme son assise.
    J'ai beaucoup aimé l'ambiance globale. Il faut dire que Del Toro est un habitué du film de genre, où poser son atmosphère est primordial. Le tout est bien sur aidé par une photo et une palette de couleur ultra originale.

    J'ai par contre, comme beaucoup d'entre vous d'après ce que j'ai pu comprendre, quelques réserves à faire au niveau de la narration. il y a d'énormes moments de mou, notamment dans le deuxième acte, qu'il aurait été facile d'esquiver. Mais peut être est ce inhérent au genre du "conte" dont Del Toro s'inspire énormément ici aussi : il tombe dans certains écueils imposés par une narration extrêmement codifié. J'avais eu un peu la même sensation devant le Labytinthe de Pan.

    Pour ce qui est de la fin [spoiler] pas sur que ce soit une happy end, à mon sens. Je pense que c'est Giles qui décide de donner cette fin pour l'aider à affronter la perte de sa seule ami. Après, une personne avait demandé en master class si tout ce qui se passait dans le labyrinthe de pan arrivait réellement ou si c'était le fruit de l'imagination de l'enfant, ce à quoi il avait répondu "comme dans the shape of water, tout ce qui se passe est à mon sens vrai". Donc boooon [/spoiler]

    M'enfin, il en faudrait plus pour bouder mon plaisir. The Shape Of Water est un excellent film qu'il serait bête de rater.

  • avatar AmazingTupp
    Le 18 Mars 2018 à 20:58AmazingTupp

    En fait, c'est E.T. dans l'eau grosso modo :D
    Bon, perso, je suis passé à côté du film, mais à des kilomètres. J'l'ai trouvé long, plat, convenu comme pas possible, tout était plus ou moins prévisible. On va dire que je cherche la petite bête mais quand même ! [spoiler] la créature que toute l'URSS veut est dans un labo tellement bien surveillé que l'héroïne peut y passer quand elle veut, y rester des heures si elle veut ? Pas de gardes devant ? Pis c'est quoi ce méchant tout cliché ? [/spoiler]
    Yep, je suis peut être un peu méchant mais vraiment, j'ai pas accroché du tout. Je reconnais que l'histoire est jolie, que c'est poétique tout ça tout ça mais ça m'a jamais embarqué.

  • avatar Flo_flo
    17 / 20Le 19 Mars 2018 à 09:50Flo_flo

    Un très beau film poétique, qui m'a un peu fait pensé à l'histoire de La Belle et la Bête.

  • avatar Gooby
    12 / 20Le 20 Mars 2018 à 23:38Gooby

    J'ai toujours l'impression d'assister à des films réalisés par des enfants quand il s'agit de Del Toro.
    Manichéen au possible, strictement aucune finesse dans cet antagoniste racisto-macho-militariste, véritable produit de l'amérique (oh please, le machouillage de bonbons et les petites phrases sur l'enfance, le "regardez, je baise ma femme comme le pire des pauvres types pendant que vous vous aimez tendrement", etc).
    Même son supérieur, quel cliché. "count those stars boy, I can do whatever I want !" PLEASE.

    Même ses petites critiques sur l'amérique (ou globalement l'occident), les *Diners* et les tartes chimiques, la culture de la voiture et de la réussite, juste vu et revu. Et ça s'intègre assez mal dans le récit, c'est même une digression bien lourdingue pour moi.
    Ne mélange pas tout, concentre-toi sur ton foutu conte et rends-le moralement acceptable parce que concrètement coucher avec une créature humanoïde à peine plus proche de l'humain qu'un chimpanzé est ok dans ce film (et imaginez deux secondes en inversant les sexes des deux protagonistes). Les étreintes auraient suffit.

    Guillermo est un esthète mais pas un bon scénariste ni dramaturge.

  • avatar FaceDeCraie
    16 / 20Le 22 Mars 2018 à 01:31FaceDeCraie

    "moralement acceptable" :):)::):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):):)):):):):):):):)):):):)

  • avatar Douce02
    13 / 20Le 25 Mars 2018 à 01:25Douce02

    Un film trop manichéen où les méchants sont antipathiques au possible et les gentils sont... trop gentils ?
    La musique est formidable et colle parfaitement à l'ambiance poétique du film. L'héroïne a un côté très Amélie Poulain et cela la rend assez attachante et touchante. C'est assez émouvant mais bon les côtés manichéen et parfois plat du film le rendent pâle et il manque par conséquent de chaleur

  • avatar Kiparte
    15 / 20Le 04 Avril 2018 à 09:35Kiparte

    Encore un joli conte signé Del Toro, une nouvelle fois plein de poésie. Je pense par contre qu'en effet, tout le tapage médiatique qu'il y a eu autour ne lui est pas spécialement bénéfique, y placer trop d'attentes est le meilleur moyen d'être déçu.

    En effet, un scénario simple avec des gentils/méchants facilement identifiables, mais j'attribue plus cette facilité au genre dont il s'inspire (le conte) qu'au film lui-même, et c'est une facilité complètement assumée.

  • avatar OursMalLeche
    13 / 20Le 09 Avril 2018 à 19:12OursMalLeche

    C'est sympa mais qu'est ce que c'est long... je conseil d'arrêter le film à 1h20, le reste gâche le film.

  • avatar Zizou00
    10 / 20Le 09 Avril 2018 à 23:04Zizou00

    Un film poétique avec des musiques sublimes, mais je n'ai pas accroché au fond de l'histoire...

  • avatar Christy Hayashi
    5 / 20Le 31 Mai 2018 à 12:54Christy Hayashi

    Certains diront que ce film est fascinant et poétique. pour ma part ce sont les mots glauque et malsain. j'ai poursuivi ce film non pas bersé par cette mélodie lyrique mais pour voir s'il été humainemant possible de faire plus grotesque. je peux comprendre que le coté "deux ames qui veulent s'aimer" plaise mais tout se que j'ai vu c'est une femme qui se veut être une amélie poulain bancale et plate s'envoyant en l'aire avec un poison.

  • avatar risu
    14 / 20Le 19 Juillet 2018 à 08:51risu

    Beau film mais on ne peut que penser aux films qu'il imite : Amelie Poulain, Labyrinthe de Pan, Matrix (pour la photo) ...

    Pas assez long et innovant au final.

  • avatar guigui5901
    20 / 20Le 22 Août 2018 à 10:23guigui5901

    Les images, les cadrages, les couleurs, le scénario, la musique, les références, les costumes tout est incroyable.
    Un film touchant, émouvant et poétique.
    Avec quelques détails qui laisse perplexe et qui fait réfléchir sur le sens de la fin du film.
    Le scénario est bien fichu avec un mélange entre histoire (guerre froide) et fantastique.
    Grosse claque visuel et esthétique, pas besoin de millions de dollars en effets spéciaux pour donner une claque aux spectateurs.
    Guillermo Del toro nous livre un film qui relève de l'art.

  • avatar Ju Less Speight
    20 / 20Le 03 Novembre 2018 à 10:22Ju Less Speight

    J'aime ce film d'amour. Je ne suis absolument pas partial pour en faire une critique. Je le sais parfaitement. Mais je dirais quand même que ce film est de toute beauté.

  • avatar Sam_p
    5 / 20Le 13 Mai 2019 à 22:54Sam_p

    Je rejoins Pyrrhus, on dirait plus du jeunet que du Del Torro.

  • avatar cc1311
    7 / 20Le 11 Octobre 2019 à 01:25cc1311

    Je m'attendais à beaucoup mieux, je me suis même ennuyé. L'histoire est belle mais je l'ai trouvée plate... Dommage !

  • avatar Arthur Jeannot
    16 / 20Le 06 Octobre 2020 à 07:15Arthur Jeannot

    Très beau, histoire très bien ficelée et tendue, antagoniste oppresseur hyper bien (enfin, dans son rôle, hein), j'ai adoré

    [spoiler] Qu'Elisa finisse l'homme amphibien, côté histoire c'est poétique (et amusant, Zelda nous le fait remarquer) ; mais, côté sens, si c'est élever (faire monter) une autre espèce humaine c'est très bien, mais dans notre société où on abaisse les espèces non-humaines, ça peut faire "bon, les personnes muettes, c'est comme des animaux ça dégage" c'est hyper-gênant. Bon, c'est ce que fait le méchant et pas le film, mais je ne suis pas très à l'aise sur ça [/spoiler]

  • avatar steevenaci
    16 / 20Le 21 Avril 2021 à 17:55steevenaci

    Gros coup de coeur à sa sortie, j'aime encore ce film mais moins qu'au premier visionnage. Peut-être et surtout que j'ai pris un peu d'âge et de maturité depuis, j'ai pu remarquer que le film est assez mou même si il reste poétique et très beau. La réalisation est très belle, et Sally Hawkins que j'avais trouvé sublime à l'époque, je la trouve au final assez discrète. Plus, les accusations de plagiat avec Amélie Poulain, que j'avais trouvé à l'époque débiles sont en fait avec ce visionnage crédibles. Bien que l'histoire n'ait rien à voir, le film a en effet une très fort inspiration de l'univers de Jeunet : Déjà, la réalisation qui s'y inspire fortement, tout comme la musique... Mais surtout, le personnage principal féminin assez discret au final, taillé d'une frange et d'un carré, le fait qu'elle habite en haut de l'immeuble, amie avec son vieux voisin peintre...
    Reste très beau à voir et sûrement beau avec la famille, les contraintes d'un re-visionnage...

  • avatar Mr K
    11 / 20Le 30 Mai 2021 à 23:05Mr K

    Grosse déception pour moi.
    C'est beau mais très creux, prévisible et foutrement manichéen.
    Un coup dans l'eau ! :)

  • avatar Janodu74
    2 / 20Le 30 Mai 2021 à 23:06Janodu74

    C'est long, c'est chiant! Je ne comprends pas toutes ces récompenses! D'autant que l'actrice principale ne dégage aucun charisme!
    Les tons jaunâtres rappellent fortement "Délicatessen" de Jeunet, la créature ressemble à un mélange entre Abe Sapiens et la Créature du Lagon Noir!

    Au fait: Willie! J'ai mangé le petit chat!

  • avatar Mr K
    11 / 20Le 04 Juin 2021 à 20:29Mr K

    Grosse déception pour moi.
    C'est beau mais très creux, prévisible et foutrement manichéen.
    Un coup dans l'eau ! :)

  • avatar Fafette
    14 / 20Le 17 Mai 2026 à 19:41Fafette

    Je dois avouer que je m'attendais à beaucoup plus au vu de la réputation du film (qui laisse entendre que oui, il peut y avoir des points un peu critiquables si on le prend trop littéralement, mais qu'il faut se laisser porter par sa poésie pour vraiment apprécier).
    Del Toro est largement capable d'offrir quelque chose de poétique et unique, alors je ne me posais pas vraiment la question de ce côté-là, mais finalement, j'ai trouvé le film tout à fait correct, avec de belles scènes, mais aussi très décevant et surtout frustrant.

    Déjà, pour entrer tout de suite dans le vif du sujet : effectivement, le film ne semble pas savoir comment traiter la "créature", ce qui rend toute l'histoire très ambiguë et assez dérangeante plus que simplement poétique.
    On nous répète à maintes reprises que cette créature est bel et bien intelligente et donc, le sous-entendu est que la relation entre Elisa et elle est parfaitement compréhensible.
    Sauf que l'intelligence que démontre la créature est ni plus ni moins celle d'un grand singe. Oui, c'est impressionnant, ça témoigne d'une forme de conscience, ça impose le respect... Mais ce n'est pas parce qu'un singe est extrêmement intelligent que tout le monde va considérer ça comme normal d'entretenir une relation intime avec un chimpanzé ?
    Je suis désolée, je suis un peu crue, mais il faut dire ce qui est.
    J'ai essayé de débrancher mon cerveau et de ne pas penser au fait que la créature soit bien plus proche d'une bête sauvage très intelligente que d'un humain, mais le problème est que le film lui-même remet constamment la question sur le tapis, allant dans un sens ou dans l'autre selon ce qui l'arrange, et ça change tout.
    [spoiler] Je prends l'exemple le plus parlant : alors que la créature est laissée seule dans un pièce chez Giles, elle démontre un intérêt pour l'un des chats de la maison... Intérêt qu'elle finit par manifester en dévorant la pauvre bête.
    Giles, bien que légèrement choqué (et se retrouvant surtout avec le bras lacéré), justifie cela à Elisa par le fait qu'il s'agit d'une bête sauvage incapable d'agir autrement, ce qui rend cet acte difficile à blâmer. Et ce point n'est jamais remis en cause.
    C'est bien gentil tout ça, mais si on nous dit que cette créature n'a pas conscience de ses actes les plus violents et agit par instinct, alors son intelligence n'est pas équivalente à celle d'un humain et elle n'est donc pas en capacité de percevoir la relation de la même manière qu'Elisa.
    C'est d'autant plus étrange que le film aurait très facilement pu éviter ce problème en n'incluant tout simplement pas la scène du chat et en gardant l'idée que la violence de la créature soit uniquement en réponse à des mauvais traitements.
    [/spoiler]

    Et ce n'est pas simplement pour partir sur le sujet de l'éthique que j'évoque tout ça (même si évidemment, ça joue), mais parce que cela pose la question d'à quel point la relation est à sens unique. Elisa fait avancer les choses extrêmement rapidement et semble presque projeter ses besoins de façon désespérée sur un être qui ne comprend que partiellement la situation. Ce qui aurait pu être une tournure très intéressante pour le récit et pour le traitement du personnage marginal d'Elisa ! Mais ce n'est pas là que le film cherche à aller.
    (De manière générale, même si je comprends l'idée avec cette quasi-fusion des corps et des âmes (pour rester dans un registre poétique), je pense vraiment que c'était une erreur de faire autant tourner le film autour du sexe (au point que les habitudes d'Elisa à ce sujet soient l'une des toutes premières choses que l'on sait sur son personnage). Je veux bien que l'idée soit de faire un conte "pour adultes", mais on associe un peu trop l'idée d'une œuvre pour adultes à une œuvre tournée vers le sexe plutôt qu'une œuvre réellement mature, c'est dommage. D'ailleurs, ça vaut aussi pour le gore et la vulgarité qui reviennent régulièrement, on ressent tellement le besoin du réalisateur de déconstruire l'idée d'un conte "pur" que l'intention devient trop visible et ironiquement assez immature dans son traitement.)

    Alors, le film règle plus ou moins le problème à la fin, mais ça arrive presque comme un cheveu sur la soupe (les tentatives de foreshadowing sont très faibles), c'est vraiment la facilité pour ne pas avoir à se poser de questions sur son propre scénario. Alors, c'est beau, c'est poétique, oui... Mais ça pose aussi d'autres questions, notamment sur le traitement d'un personnage en situation de handicap. Je n'ai pas envie de tout gâcher avec des questions pragmatiques, j'ai envie d'accepter le film pour ce qu'il est, mais il est vrai que la question de la solitude d'Elisa en tant que personne muette est centrale dans ce film (ce qui aurait pu être très prometteur, d'autant plus que c'est très rare d'avoir un personnage principal qui communique en langue des signes).
    [spoiler] Conclure ça par l'idée que cette personne n'était jamais vraiment humaine et ne pouvait donc se lier qu'à une créature non-humaine est... maladroit. Pas malveillant du tout, mais très maladroit. [/spoiler]

    Maintenant, pour poursuivre dans ce traitement de la "maturité" : ce qui m'a vraiment frustrée, c'est qu'on sent une volonté de la part de Del Toro de renouer avec la profondeur du Labyrinthe de Pan. On a le personnage féminin solitaire qui cherche à fuir son monde au travers de créatures fantastiques, le contexte historique (ici la Guerre Froide), l'antagoniste dont la violence contraste avec la pureté de l'héroïne...
    Mais c'est justement parce qu'on peut avoir ce point de comparaison en tête que le potentiel de La Forme de L'Eau semble aussi peu exploité.
    Le personnage de Strickland, par exemple, est une caricature grotesque de Vidal.
    En réalité, l'une des grandes forces du Labyrinthe de Pan était son ambiguïté et sa noirceur assumées. Les créatures n'appartiennent pas au monde des humains et ne répondent donc pas au codes moraux de notre monde. Le danger est tout autant réel d'un univers à un autre. La solitude de l'héroïne est totale. La gravité de sa situation n'est jamais édulcorée. Le film n'a jamais fuit sa propre histoire, il l'a explorée jusqu'au bout et c'est ce qui a fait sa grandeur, sans jamais tomber dans la provocation gratuite.
    Avec La Forme de L'Eau, on sent un Del Toro qui tente désespérément d'atteindre la puissance de son chef-d'oeuvre... Pour ensuite repartir à reculons.

    Maintenant, je dois l'avouer, je sais que le film est principalement voulu comme une réécriture de L'Étrange Créature du lac noir, que je n'ai pas vu, donc je ne peux pas juger de ce côté-là. Cependant, on peut y voir aussi beaucoup d'autres influences, comme évidemment La Belle et la Bête, ou les monstres d'Universal de manière générale, ou encore bien d'autres (et effectivement, il y a un petit côté Amélie Poulain, mais ce n'est pas forcément l'influence la plus centrale).
    Sauf qu'encore une fois cet hommage et/ou déconstruction ne fonctionne qu'à moitié.
    Prenons le cas de La Belle et la Bête par exemple : la question de la relation entre les deux personnages ne se pose (normalement) pas pour une raison très simple qui est que la Bête est un humain dans un corps de monstre. L'idée est que l'apparence bestiale est une manifestation physique du caractère du personnage et non sa véritable nature, d'où le fait qu'il n'y ait rien de choquant.
    Del Toro cherche visiblement à déconstruire ce conte, mais s'y prend de travers en faisant comme si la Bête avait toujours été... une bête, et non une métaphore.
    De même, on peut trouver des personnages "différents" et marginaux qui méritent d'être aimés malgré cette différence précisément chez les monstres d'Universal que le film cherche également à déconstruire. L'exemple parfait : L'Homme qui rit. Exactement la même idée, à la différence que le personnage est humain (et avec un traitement finalement beaucoup plus respectueux de la jeune femme en situation de handicap).
    Et si l'on veut aller chercher un autre film contemporain rendant hommage à cette période du cinéma (universal et autres) au travers d'un personnage physiquement étrange et marginal en quête d'amour, je vous le donne en mille : Edward aux mains d'argent.
    Si l'on doit résumer, Del Toro a fait son propre Edward aux mains d'argent, mais avec un poisson géant, et du sexe. Grossièrement. Et c'est dommage car au-delà de ma petite provocation, ça prouve surtout que le film n'avait pas besoin d'aller aussi loin pour faire une belle histoire poétique et mature.
    En fait, c'est assez paradoxal car le film se veut profondément poétique, mais détruit cette même poésie en refusant la métaphore et en adoptant une lecture très littérale du mythe du "monstre" de cinéma, tout en se montrant bien plus cru, sous prétexte de maturité subversive, que les œuvres poétiques qui l'ont précédé.

    Mais cela ne veut pas dire qu'il n'y a pas de points positifs, il y en a un certain nombre en réalité.
    La cinématographie, pour commencer, est particulièrement réussie (ce qui n'est pas une surprise venant de Del Toro mais il faut quand même l'admettre). J'ai trouvé ça un peu dommage que le film n'ait pas davantage utilisé le potentiel qu'offrait l'eau en terme d'image, mais ça reste un très beau film visuellement parlant, pareil pour la musique d'Alexandre Desplat qui se marie très bien à l'atmosphère.
    Il y a aussi quelques très bonnes idées de mise en scène, comme par exemple l'hommage aux vieilles comédies musicales (peut-être le seul passage réellement métaphorique par ailleurs).
    Et j'ai trouvé les personnages secondaires, même si un peu trop coincés dans leurs rôles de "gentils marginaux", plutôt attachants, en particulier Giles qui est un personnage très touchant (et il faut avouer que c'est plutôt rare de voir la thématique de la vieillesse chez l'homme être traitée d'une manière aussi douce).
    Dommage, en revanche, que cette même attention n'ait paradoxalement pas été accordée à Elisa (réduite à un comportement presque enfantin), ni à la créature (à la fois unidimensionnelle et trop incohérente dans son traitement).

    Et pour finir, le jeu d'acteur : il est bon, mais j'ai été un peu hésitante face à certains choix.
    Sally Hawkins notamment m'a beaucoup rappelé le jeu d'Eddy Redmayne dans Danish Girl (pour donner une idée car on est vraiment sur le même type de jeu), dans le sens où l'innocence et la délicatesse sont interprétées au travers de mimiques un peu maladroites, de sourire niais, de regards en biais sans véritable intériorité et c'est très dommage. S'ajoute à cela un jeu de sourcils qui arrive parfois un peu sans raison, et j'ai eu l'impression d'être face à un personnage qui n'a pas été réellement travaillé en profondeur, que ce soit dans son écriture ou dans la direction du jeu d'acteur.
    En revanche, Doug Jones est, comme à son habitude, excellent, même si j'ai trouvé que le film n'exploitait pas toujours tout le potentiel de cet acteur pourtant si talentueux (on est très loin de la claque visuelle du Faune par exemple).
    Quant aux acteurs secondaires, ils font ce qu'on leur demande, mais on sent qu'Octavia Spencer et Richard Jenkins ont une vision un peu plus poussée de leur rôle et essaient d'en offrir le maximum.

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