EricLowry a dit (21 Mai 2020 à 13:44)
Presque excellent.
L'histoire est toujours aussi bien, et les changements qu'ils ont fait sont cohérents et bien exécutés.
Les graphismes sont sublimes.
Les voix US et JAP sont superbes (pas testé en FR, mais il parait qu'elles sont vraiment pas top).
Les lieux sont super bien retravaillés. Les quêtes secondaires sont assez bonnes et les personnages secondaires bien pensés. Tout est remis au goût du jour avec beaucoup d'attention.
Le gros bémol qui fait passer le jeu d'un 18 / 20 solide à un 15-16 / 20? Le système de combat !
Il n'est pas mauvais, il est simplement pas bon. Il n'arrive pas à la cheville d'un système en tour-par-tour en terme de complexité (de bonne complexité en tout cas) et de stratégie. Et en terme d'action, il est trop confus et imprécis pour être comparable à un des bons jeux d'action des dernières années (les Souls-bornes, Bayonetta, Nier, Nioh, Monster Hunter, etc.). Le plus gros point noir c'est l'inutilité de l'esquive ou de bloquer les attaques... ça rend les grosses attaques de la majorité des bosses presque inesquivables, et ça tue le gros du gameplay en combat.
Franchement, le combat mérite un 8/20 si on le sépare du reste.
EricLowry a dit (21 Mai 2020 à 13:27)
Ils ont créé un Elder Scrolls sur mobile! C'est dingue! C'est beau! C'est super fluide même sur un téléhone pas super-pussant...
Ah, c'est encore un jeu mobile pourri bourré de timers, de pay-to-win et avec aucune des méchaniques qui rendent les Elder Scrolls intéressants?
OK, c'est un "time-waster" et absolument pas un "CRPG"... Pire, même pour un jeu mobile "typique", c'est un des pires que j'ai vu.
À ÉVITER!!!!
Franz26 a dit (21 Mai 2020 à 08:42)
Acteur majeur de la génération précédente avec sa fameuse licence des Uncharted, Naughty Dog a également gratifié les possesseurs de Playstation 3 d’un des titres les plus marquants de ces dernières années : l’incontournable The Last of Us. Chef d'oeuvre au succès retentissant, rapidement porté sur Playstation 4 dans une galette incluant le DLC Left Behind. N’ayant jamais touché à cet add-on et le tsunami TLOU 2 approchant, l’excuse semblait toute trouvée pour replonger dans ce monde apocalyptique en compagnie de Joel et Ellie. Ambiance Covid19 inside, let’s go !
Bon, faut-il réellement présenter TLOU ? Mon collègue Benben ayant de surcroît rédigé une excellente critique que je partage entièrement (cf. lien ci-dessus), j’aurais bien du mal à apporter des propos nouveaux au sujet. Je vais néanmoins vous exposer ma modeste opinion, clairement dans le sens des nombreux avis déjà évoqués ici. C’est l’jeu ma pauv’ Luciole ! Bordel, ça commence mal…
A l’image de la tonalité globale de l’intrigue, le prologue verse rapidement dans le dramatique après une session riche en intensité mettant en scène la fuite de Joel et de sa fille suite à l’émergence d’un virus zombifiant. Bien des années plus tard, alors que les rares survivants vivent cloîtrées dans la peur en s’accrochant aux vestiges d’un monde désormais sous régime militaire, nous tombe dessus la mission d’escorter une jeune fille apparemment immunisée contre la maladie. Ainsi commence le périple de ces deux protagonistes attachants, qui vont nouer au fils du temps une complicité touchante via des interactions spontanées et crédibles ponctuant les événements de jeu. Banale en soit, l’histoire se révèle pourtant d’une intensité émotive rare et repose sur une écriture exemplaire puisant dans le souci du détail. Impossible d’en ressortir indemne tant la trame nous happe corps et âme dans l’aventure.
L’univers du titre n’est évidemment pas étranger à ce constat et bénéficie d’une réalisation au sommet, parmi les plus saisissantes de sa génération. Aujourd’hui moins impressionnants malgré un léger lifting, les graphismes de cette Remastered Edition n’ont pourtant pas à rougir face aux productions dédiées au support. Mention spéciale à l’animation proprement hallucinante. C’est donc à travers une 3D de grande qualité que se matérialise à l’écran les ruines d’un monde impitoyable, où la variété des environnements renforce l’insécurité ambiante. Villes fantômes, usines abandonnées, escapades en forêt ou dans les égouts, tant de lieux variés à la direction artistique soignée qui convergent vers un point commun : ce sentiment d’oppression et de survie du plus apte.
Car « survivre » est bien le maître mot du bébé de Naughty Dog. Concept appliqué à travers son histoire évidemment, mais aussi son gameplay. Si ce dernier aborde des airs connus de TPS classique, il s’axe en fait bien davantage sur l’observation et l’infiltration. En effet, qu’il s’agisse des infectés ou des groupes armés souhaitant votre peau, la prudence et les attaques furtives sont à privilégier tant pour leur efficacité que pour l’économie de munitions. Quelques gunfights mémorables ponctuent la progression, mais on ne marche clairement pas sur les plates-bandes d’un Uncharted. Il devient vite impératif de soigner la collecte des matières premières afin de se confectionner des objets utiles, tel que les cocktails Molotov, les couteaux de fortune ou les trousses de soins par exemple. Enfin, upgrade des armes, objets et compétences, sont à débloquer au fils du temps. Complet sur le fond, la forme du gameplay se révèle également soignée via des situations et phases de jeu qui se renouvellent régulièrement. Jamais la lassitude ne se fait sentir, et on applaudira un level design intelligent tirant parti d’environnements pourtant linéaires et délimités.
La bande son apporte une contribution non négligeable à l’œuvre du jour, et se révèle d’une justesse remarquable par le biais de thèmes d’ambiance souvent minimalistes mais très efficaces. Quelques notes de guitare ou de piano viennent renforcer une immersion totale, tant pour les phases oppressantes que les moments de quiétude. En parallèle, l’excellent doublage Anglais vient conforter ce régal auditif, qui passe également par une multitude de bruitages en tout genre afin de garder nos sens éveillés. Un ensemble sonore directement lié à l’ambiance formidable qui se dégage de l’aventure, bercée d’une tension constante mais aussi d’une tendresse inouïe contrastant avec cette violence sauvage à l’état pur. Portrait d’une humanité en décrépitude, ayant succombé à ses pulsions les plus sombres malgré quelques élans de solidarité.
Apport du DLC Left Behind :
Profitant d’une ellipse temporelle de l’histoire principale pour nous placer aux commandes d’Ellie (chose que TLOU réservait déjà), ce DLC apporte quelques précisions sur son passé mouvementé. Incitant encore davantage à la prudence et à la furtivité, Ellie n’étant pas aussi robuste que son compagnon barbu, l’action se fait assez rare et Left Behind met plus que jamais l’accent sur la narration. Le temps de trois petites heures supplémentaires alternant entre deux temporalités distinctes. Toujours aussi bien amené, l’ensemble se dévore sans retenue et s’achève de façon magistrale malgré un léger manque de rythme. Un apport de qualité, certes inévitablement prévisible, mais qui ajoute de la matière à une œuvre déjà auto-suffisante. Difficile de se plaindre.
A mon grand dam, il est largement temps de conclure. Huit ans après avoir subjugué le monde vidéoludique, The Last of Us a conservé toute sa saveur et s’affirme sans détours comme une expérience unique à l’intensité remarquable. Dotée d’un gameplay aux petits oignons qui accompagne une trame narrative exceptionnelle soutenue par des personnages hauts en couleur, l’aventure marque. Ici pas de fioritures, juste une recette immersive au possible, baignant dans un savoir-faire technique et ludique irréprochable. De ces jeux qui restent dans les mémoires, dangereusement proches de la perfection.
Fusion a dit (20 Mai 2020 à 00:22)
Ah, super d'avoir un retour comme ça.
J'adore Grospixels, et comme ce jeu n'était pas traité et que j'avais un historique avec lui... les mots sont sortis tout seuls :)
Franz26 a dit (19 Mai 2020 à 07:50)
Salut Fufu. Je viens de me replonger dans le second opus et d'y laisser une petite critique. J'ai adoré lire ton billet sur Pandemonium, excellent ! Ça me rappelle un peu mon histoire avec ce titre, parmi mes premiers jeux de la PSX (et à l'époque on faisait longtemps avec les quelques jeux que les parents daignaient nous offrir !). ;)
Franz26 a dit (19 Mai 2020 à 07:47)
Si le nom de Pandemonium ne vous dit pas grand chose aujourd'hui, il en était autrement fin des années 90 où, à travers deux volets bien accueillis, cette licence a marqué l’ère 32 bits de son empreinte unique. C’est le second opus qui sera abordé dans ce billet, ne l’ayant jamais terminé à l’époque et désireux de pallier à ce petit gout d’inachevé. Accrochez vos ceintures, préparez vos sacs à vomi, et plongez avec moi dans l’univers psychotique et complètement tordu de Pandemonium 2.
Après une magnifique présentation en CGI comme seule la Playstation savait en offrir en son temps, notre sujet épouse les formes d’un jeu de plates-formes traditionnel en scrolling-horizontal. Mais toute notion de classicisme s’arrête à cette brève étiquette. Commençons par l’aspect technique, qui à lui seul donne le ton et peut retourner l’estomac du joueur non averti. Outre une jolie 3D aux effets de caméra et de perspectives novateurs pour l’époque, assurant par là même une fluidité et une vitesse impressionnantes renvoyant à l’hérisson bleu made in Sega, c’est avant tout la direction artistique qui dirige sans tabous le visuel. Au milieu de thématiques classiques tel que des passages dans la neige ou la lave, d’autres mondes s’avèrent beaucoup plus… étranges ! Je vous laisse la surprise intacte, il est de toute façon difficile de poser des mots sur cette expérience visuelle hors-norme aux jeux de couleurs complètement barrés, et proposant des cheminements linéaires mais vertigineux ! C’est ainsi que des tons pastels et fluorescents associés à des mouvements de caméras virevoltants viendront souvent agresser vos pupilles, pour le meilleur et pour le pire.
En écho à la DA explosive, le level design vient compléter cette folie via des niveaux variés à la verticalité détonante. On pensera notamment au dernier monde, qui part dans tous les sens et peut vite monopoliser plus d’une heure d’exploration ! Une prise de risque à saluer (malgré quelques stages davantage normés), non exempt de quelques fausses notes et phases de gameplay approximatives.
Le gameplay justement. Assez classique dans les grandes lignes, il s’apprivoise rapidement et se révèle suffisamment précis et instinctif pour mettre vos réflexes à l’épreuve dès les premiers mondes. Au choix, les niveaux peuvent se parcourir avec le bouffon Fargus ou la magicienne Nikki aux formes généreuses (quelle évolution depuis Pandemonium !). Le premier moins agile mais épaulé par son fidèle bâton magique servant d’arme et pouvant être téléguidé dans les airs, la seconde bénéficiant d’un double saut des plus appréciables. Tous deux peuvent déclencher des attaques spéciales fonction des gemmes récoltées au sein des niveaux, mais certains secrets ne sont accessibles qu’avec l’un ou l’autre des protagonistes. Histoire de pousser à une revisite des lieux. Bon, pas de quoi fouetter un canard non plus, le titre se termine assez vite et une petite dizaine d’heures permet d’en faire le tour. Notez la présence d’un obsolète système de password pour sauvegarder votre progression. Le coup de vieux…
La bande son conserve une ligne de conduite originale et occasionne des sonorités décalées en accord avec l’ambiance complètement psychédélique du titre ! On notera la présence de voix digitales, chose peu courante à l'époque. Quid du scénario ? Sans grand intérêt, il assume son côté second degré et perpétue le délire général. Pandemonium 2 marie donc un gameplay sympathique à un univers bariolé et loufoque, pour un résultat plein de charme malgré une surenchère esthétique et conceptuelle presque écœurante. Le premier opus s'apparentant à une vague balade champêtre en comparaison... S’ensuit un petit ovni du genre, largement perfectible mais détenant une place privilégiée dans mon vieux cœur de joueur. A (re)découvrir.
sofichan a dit (16 Mai 2020 à 13:44)
Bon, c'est le dernier Zelda que je tente... Ce genre de jeux n'est pas fait pour moi. J'ai stoppé tout après 80 heures de jeu, après la moitié je pense. Ca me gonflait d'y jouer alors, pourquoi se forcer ?
sofichan a dit (16 Mai 2020 à 13:23)
Jeu bien sympathique, dans un monde enneigé que j'ai beaucoup aimé. Certains ont critiqués le manque de différences entre les villages, moi cela ne m'a pas dérangé. Les personnages sont attachants et la difficulté du jeu pas très grande. Un jeu parfait entre deux autres jeux, rapide à faire.
Benben a dit (14 Mai 2020 à 11:31)
La palette des jeux indé ne fait que s'agrandir, mais d'année en année, on voit toujours fleurir quelques exceptions dans un océan devenu trop vaste pour que quiconque puisse y naviguer et s'y retrouver. Gris fait partie de ces rares élus, qui donnent ses couleurs à un monde sans cadre (et pourvu qu'il reste sans cadre !).
C'est clairement grâce à sa direction artistique, visuelle et sonore, que le titre se démarque car le gameplay est réduit à son plus simple appareil. On ne peut pas mourir, et les phases de plate-forme sont accessibles à tout un chacun, même les secrets sont -certes bien cachés- à la portée du premier venu.
Le parti pris de Gris, c'est d'illustrer toutes les étapes du deuil au travers de l'art. Personnellement, je n'aurais pas totalement compris le message sans un petit détour sur la fiche Wikipédia du jeu. Sans narration pour le guider, le joueur doit donc cheminer à travers l'imaginaire d'une jeune femme en peine.
Au fil des niveaux, le personnage obtiendra des capacités supplémentaires (transformation physique, double saut, nage, chant), débloquant l'accès à de nouvelles zones et permettant d'atteindre l'acceptation.
Avec un peu de recul, Gris prend un sens et une puissance assez impressionnants, et l'on se rend compte à quel point le travail et la réflexion nécessaires pour dessiner, puis porter à l'écran le parcours mental du deuil a été réfléchi.
La réussite visuelle est sans appel : le jeu est d'une beauté enivrante, avec ses tons pastel, ses décors semblant dessinés à la main, ses animations fluides, et son level-design simple mais intelligent. L'autre claque est sonore, et si la BO est principalement mélancolique, elle propose aussi des sursauts lyriques envoûtants qui ne peuvent laisser de marbre.
Sans aller jusqu'à dire que Gris est un incontournable, un must-have, ou un point de passage obligatoire dans la vie de tout joueur ou joueuse, il n'en reste pas moins un jeu original, et apaisant. Une expérience courte, mais marquante.