Détails

Date de sortie FR

4 novembre 2015

Date de sortie BE

16 octobre 2015

Date de sortie

11 juin 2015
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Synopsis

Octobre 1944, Auschwitz-Birkenau.
Saul Ausländer est membre du Sonderkommando, ce groupe de prisonniers juifs isolé du reste du camp et forcé d’assister les nazis dans leur plan d’extermination. Il travaille dans l’un des crématoriums quand il découvre le cadavre d’un garçon dans les traits duquel il reconnaît son fils.
Alors que le Sonderkommando prépare une révolte, il décide d’accomplir l’impossible : sauver le corps de l’enfant des flammes et lui offrir une véritable sépulture.

Source : Allociné

Seconde Guerre mondiale

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Casting

Commentaires (8)

  • avatar Animal Nocturne
    17 / 20Le 25 Mai 2015 à 15:05Animal Nocturne

    Voilà la vraie bonne surprise de la sélection officielle ! Audacieux, brillant, déroutant; le jeune László Nemes réussit à porter un regard nouveau sur la Shoah (sujet déjà très souvent porté à l'écran) tout en faisant le choix d'une forme cinématographique novatrice. Tourné en caméra à l'épaule et en plans souvent très rapprochés sur le personnage principal (le fameux Saul incarné tout en subtilité par Géza Röhrig), Le fils de Saul s'intéresse à ces juifs prisonniers réduis en esclavage par les nazis afin d'aider à l'application de leur folie extermination. Un film important pour l'histoire des hommes et du cinéma.

  • avatar Hanaelle
    14 / 20Le 15 Novembre 2015 à 17:30Hanaelle

    Très perturbant, très puissant, difficile à juger de par la portée du message et de l'événement raconté. Un film qui m'a déstabilisé en tout cas.

  • avatar rosa61
    14 / 20Le 21 Février 2017 à 16:46rosa61

    Un film très dur, avec des images terribles à la limite du soutenable, mais nécessaires pour décrire la brutalité et la cruauté du système d'extermination mis en place par les nazis. Malgré un manque visible de professionnalisme dans la réalisation, le résultat est remarquable pour la description de la folie des hommes.

  • avatar Samourai68
    14 / 20Le 02 Octobre 2018 à 20:48Samourai68

    film choc, bouleversant, oppressant, essentiel ! Peut-on filmer, montrer l’immontrable ?

  • avatar Cliffhunter
    13 / 20Le 13 Octobre 2019 à 01:10Cliffhunter

    Impossible de dire pourquoi, je n'ai jamais réussi à rentrer dans le film...

  • avatar thotho53
    15 / 20Le 21 Janvier 2021 à 07:22thotho53

    Le film est éminemment novateur et ambitieux voire virtuose. Partant d'une idée brillante, cette œuvre souffle un nouvel air sur les questions de point de vue, de second plan, de la bande-son et l’adéquation entre forme et fond. Tout est pensé, tout est écrit au cordeau, et le film ne cesse de déployer sa lumineuse idée ; au point qu’on finit par ne voir qu’elle, au détriment d’une immersion totale. La frénésie constante empêche l’identification des personnages secondaires, et la trajectoire, certes convaincue du personnage, si elle passe par la déshumanisation, fait aussi de lui et de cet enfant des allégories, voire des instruments visuels, auxquelles on peine à s’attacher. C'est presque un jeu-vidéo survival...

  • avatar Lesfilmsdelogre
    3 / 20Le 29 Décembre 2023 à 19:52Lesfilmsdelogre

    C’est sans doute brillamment filmé mais nous dénions toutes qualités à une œuvre qui parle de camp d’extermination sans point de vue moral...

  • avatar Fafette
    18 / 20Le 31 Janvier 2026 à 18:24Fafette

    Je dois avouer que j'ai toujours une certaine méfiance envers les films traitant de la Shoah parce qu'on peut très facilement basculer du devoir de mémoire au voyeurisme, au sensationnalisme, voire au tire-larmes...
    Mais justement, ce film a fait le parti pris de suggérer énormément, sans jamais nous montrer frontalement l'horreur, et j'ai un profond respect pour cette initiative.
    Ce n'est pas tant qu'on ne voit rien, mais que tout est en arrière-plan, flou, on voit des corps mais on ne voit pas leurs visages (à part celui de l'enfant mais sans s'attarder dessus), tout passe finalement par le son, on entend l'atrocité, les cris, les pleurs, les coups, tout ça on l'entend. Mais on n'a pas une seule scène nous montrant réellement ce qui se passe, on le devine simplement.
    Et surtout, ce n'est jamais fait pour nous faire pleurer. Je crois qu'on ne se rend pas compte d'à quel point c'est important, car les larmes ont quelque chose de cathartique. Or, il n'y a rien de cathartique dans une telle horreur, et le film l'a bien compris. Le respect des victimes fait que l'on ne pleure pas (pas de façon cathartique en tout cas), on reste sous le choc, on est hantés, et rien n'est fait pour nous soulager.
    Et le film n'a pas besoin de dire ouvertement que ce qui s'y passe est mal, il nous fait confiance pour qu'on le sache de nous-mêmes. Ce n'est pas une neutralité problématique, c'est, encore une fois, du respect.

    Et ça fait aussi que je ne peux pas le nier, j'ai parfois un peu décroché au cours du visionnage... Mais je m'en veux presque d'employer ce terme car un film sur le Shoah n'a pas à être divertissant. Je ne vais pas voir une œuvre traitant d'une telle histoire pour m'amuser, je le sais bien.

    Je trouve également fascinant la manière dont la quête de Saul nous fait traverser le camp d'Auschwitz de fond en comble. On est en pleine immersion, sans distance possible, et c'est là qu'on se rend pleinement compte d'à quel point, pendant de trop nombreuses années, cette horreur était devenue... Le quotidien. Et que tellement de gens ont vécu ce quotidien.
    Et voir tout cela du point de vue d'un seul homme, un seul homme qui cherche simplement à accomplir un acte un tant soit peu humain dans ce monde injuste, c'est vraiment puissant.
    La réalisation, au-delà d'être formellement impeccable, est vraiment une excellente manière de nous plonger dans la réalité des camps.

    Du côté des personnages, ce qui pourrait être reproché au film est justement le fait qu'on n'a pas de réel point d'encrage, on découvre différents personnages sans apprendre à les connaître et Saul lui-même n'est pas approfondi au-delà de sa "mission". Mais là encore, c'est en réalité une excellente façon de montrer les camps sans aller trop loin. On ne suit pas un destin exceptionnel, on suit simplement un individu parmi d'autres auquel la caméra se serait greffée... Et dans un tel univers, les individus ne pouvaient pas vraiment exister par eux-mêmes, et le film ne le cache pas, même s'il rappelle aussi subtilement combien chacun d'entre eux a tenté à sa manière de vivre malgré tout.
    Et c'est en ça que l'on peut vraiment comprendre pourquoi la caméra s'est greffée à Saul : sa quête le dépasse. C'est un homme qui, plongé dans l'horreur, tente de garder la tête hors de l'eau simplement en accomplissant l'un des actes les plus humains qui soient, celui d'offrir une dignité à un enfant décédé.
    Et le film nous montre bien que même ça, dans un tel monde, c'est déjà trop. C'est terrible, c'est même absurde, mais c'est la réalité, sans jamais être édulcorée.

    J'ai trouvé que ce film, encore une fois sans nous arracher les larmes, fait ressortir énormément d'émotions, j'ai très rapidement ressenti beaucoup de colère, mais aussi évidemment de l'effroi, de l'horreur, vraiment, j'emploie beaucoup ce terme mais comment nommer autrement ce qu'on ressent face à ce pan de l'histoire qui ne se referma jamais tout à fait... Le genre de film qui hante, avec des scènes très marquantes et une fin magistrale pour ce qu'elle dit sans rien expliquer. J'écris cet avis deux jours après l'avoir vu et je suis toujours aussi bouleversée en y pensant, c'est dire.

    J'ai cru comprendre que ce film s'inscrivait pleinement dans la discussion sur les représentations sur la Shoah, et ça ne m'étonne pas. Et je trouve justement qu'il a trouvé le compromis parfait : suggérer sans exploiter, et atteindre la part d'humanité sans la romancer.

Merci à Key qui a créé cette fiche