Franz26 a dit (28 Avril 2017 à 07:43)
Si Metal Gear Solid 2 s’inscrivait dans la continuité du premier opus, Metal Gear Solid 3 : Snake Eater s’attaque aux origines de la saga afin de lever le mystère sur de nombreuses zones d’ombres. Sans pour autant oublier de rafraîchir son concept et de s’appuyer sur ses points forts. Affichant l’ambition quasi démesurée de transcender une licence déjà au sommet. Et pourtant… Présentation d’un chef d’œuvre.
Au cœur des années 60, alors que la guerre froide et la menace permanente d’un conflit nucléaire pèsent sur le monde, le jeu débute aux commandes du célèbre « Big Boss » dont le visage vous semblera indubitablement familier. Lâché en pleine jungle hostile, la première mission consiste à secourir le scientifique à l’origine du projet Shagohod (futur Metal Gear) tout en composant avec la trahison de notre mentor. Les emmerdes commencent ! Et il ne s’agit que de partie émergée de l’iceberg, le scénario usant sans cesse de rebondissements et de révélations afin de nous éclairer sur la genèse de Snake et des Philosophes. Je me garderais donc d’en énoncer davantage et vous laisse profiter pleinement de la profondeur de l’intrigue. Intrigue toujours conduite par une abondance de cinématiques à la mise en scène explosive et une myriade de protagonistes incroyables, pour un ensemble captivant riche en émotion et pourtant non dénué d’humour.
L’environnement de Snake Eater tranche radicalement avec celui des opus précédents, puisque les espaces urbains froids et austères s’effacent au profit d’une jungle sauvage impitoyable. Ce nouveau terrain de jeu, également composé de montagnes rocheuses et autres camps militaires de fortune, sera le théâtre de dangers divers et variés. Car si l’infiltration reste le maître mot de l’aventure et que la progression impose de feinter les soldats en présence, Metal Gear Solid 3 insiste sur un nouvel aspect : la survie en milieu en hostile. Snake dispose désormais d’une jauge d’endurance qui diminuera en fonction de l’intensité de vos actions. Pour se requinquer, pas le choix : sortir sa b*** et son couteau puis se restaurer avec ce qui tombe sous la main ! C’est ainsi que toute la faune locale (reptiles, rongeurs, batraciens, insectes, etc…), parfois peu amicale, subira votre courroux pour finir en rations à l’efficacité variable dans l’inventaire ! Que les végétariens se rassurent, fruits et champignons se ramassent également en abondance. Mais attention à ne pas manger n’importe quoi et ne pas laisser pourrir vos denrées, sous peine d’empoisonnement par exemple. Intervient alors le deuxième effet kiss-cool du concept : soigner vos différentes blessures avant que la barre de vie ne s’éteigne. Bref, un côté survie très sympathique bien qu’assez superficiel, ajoutant une dose supplémentaire d’immersion à un gameplay reprenant globalement la recette impeccable de Metal Gear Solid 2. On retrouve donc des possibilités d’infiltration multiples soutenues par un arsenal exhaustif et une gestion de l’inventaire primordiale. Votre camouflage jouera également un rôle prépondérant, et il faudra adapter ses tenues en fonction de l’environnement afin de se fondre efficacement dans le décor. Si l’on pestera encore sur certains angles de caméra inopportuns et quelques contrôles perfectibles, l'ensemble reste parfaitement calibré et propose une expérience complète assez jouissive.
Techniquement Konami pousse la Playstation 2 dans ses retranchements et nous livre un petit bijou encore très agréable de nos jours. Outre une 3D fine et des textures irréprochables, on relèvera surtout l’impressionnante animation de la faune et la flore environnante. L’ensemble matérialisant parfaitement à l’écran cette jungle mortelle criante de réalisme ! Notez que le lissage HD sur PS3 pérennise encore ce constat de nos jours. Une crédibilité également assurée par la direction artistique, magistrale de bout en bout, et un level design maîtrisé. Ce qui m’amène indirectement à l’un des atouts majeurs du soft : son ambiance. Car si le contexte politique et scénaristique dégage déjà une tension palpable, l’immersion engendrée par les environnements sauvages et l’aspect survie ajoute un cachet supplémentaire à l’atmosphère déjà unique du titre. Mais encore une fois, ces éloges découlent d’une multitude de facteurs et il serait fâcheux d’oublier l’apport crucial de la bande son : exceptionnelle à tous les niveaux.
Enfin, on ne peut parler d’un Metal Gear Solid sans évoquer ses boss mémorables dont beaucoup figurent désormais au panthéon des antagonistes. Ici, entre l’unité Cobra totalement barrée et les affrontements finaux dantesques, les combats marqueront encore les esprits ! D’autant que la durée de vie n’est pas en reste et s’étends sur une vingtaine d’heures de bonheur.
En s’imposant comme l’un des meilleurs jeux de la Playstation 2, Metal Gear Solid 3 représente avant tout l’aboutissement d’une saga culte. Peut-être moins intimiste que le second opus, Snake Eater le surpasse néanmoins à bien des égards : beau, jouissif, haletant, passionnant et émouvant, les superlatifs se cumulent vite ! Kojima accouche ainsi d’un nouveau chef d’œuvre, hissant définitivement sa franchise au sommet du jeu vidéo.
MimiePoppins a dit (27 Avril 2017 à 23:47)
J'ai saigné ce jeux sur ps1 ! Platiné goldé tout les tournois et remporter tout les bonus et diamant ! Un seule mot énorme ! Avec les crash bandicoot 1-2-3! Et crash bash !
Nenwe a dit (24 Avril 2017 à 14:34)
j'ai passé toute mon enfance sur ce jeu sur ps2 qui pour ma part n'a pas vieilli et reste toujours aussi agréable à jouer!
Kennyshin a dit (20 Avril 2017 à 20:09)
J'avais fait ce jeu avec ma femme sur PS3, en coop c'était classe à l'époque.
Et déjà sur console on avait eu le bug de Mirkwood, donc partie morte...
J'me suis décidé avec une promo de le refaire solo sur PC, histoire de le finir et... c'est encore pire !
J'ai failli arrêter au chapitre 2 tellement ça plantait en boucle...
Mais le chapitre 8 m'a achevé, et hors de question de finir en regardant le sol :p
Bref, à éviter en l'état (qui ne changera plus...)
Franz26 a dit (16 Avril 2017 à 12:01)
Largement convaincu par l’opus Héritage et fan de la recette Fire Emblem depuis des années désormais, je replonge confiant dans la compilation Fates avec la version Conquête. Les différences entre les deux titres seront-elles suffisantes pour justifier l’investissement ? C’est bien là tout l’enjeu.
Une fois le prologue passé, je me range donc du côté des Nohriens afin de découvrir un point de vue nouveau sur l’histoire. De ce contexte émerge, malgré quelques unités communes aux deux versions, suffisamment de nouvelles têtes pour renouveler l’aspect général de votre armée. En revanche, si les objectifs de missions changent la plupart du temps, les batailles se déroulent majoritairement sur les mêmes cartes et renvoient inévitablement un air de déjà-vu.
Contrairement à son homologue Héritage, ce volet dispose d’une quantité de missions bien définie limitant tout apport bonus d’xp. Impossible également de farmer des items, de l’argent, ou de monter sans contrainte le soutien de ses unités. La durée de vie s'en trouve directement impactée, mais reste malgré tout conséquente. Pour le reste je vous renvoie à la fiche de Fire Emblem Fates : Héritage, ayant déjà exposé en détail mon point de vue sur le gameplay parfaitement rodé, la réalisation convaincante appuyée par un superbe character design, ou encore les musiques de bonne qualité. Rien de vraiment nouveau à signaler.
http://www.seriebox.com/jeux-video/game.php?id=9788
Au final, cette seconde lecture du scénario fort intéressante renouvelle l’expérience via un contexte et un casting bien distinct. Complémentaire avec la version Héritage, Fire Emblem Fates : Conquest se révèle lui aussi un excellent T-RPG. Intelligent System démontre à nouveau son savoir-faire exemplaire, enrichissant par le biais des opus Fates sa série phare. Même si, au fur et à mesure de son exploitation, la recette semble inexorablement s’essouffler…
GrumpyAna a dit (14 Avril 2017 à 14:25)
Le jeu est très beau, la musique est jolie... Par contre il est SUPER dur, et je suis un plutôt déçue de la fin... Ceux qui aiment se creuser la tête, voire s'arracher les cheveux vont être servis !
Sladriyel a dit (10 Avril 2017 à 19:42)
C'est rare que j'écrive une critique, mais quand je vois un 12 et comment il est justifié, je me dois de défendre ce jeu. Perso je lui octroie un 20 ! ni plus ni moins. Impossible de le lâcher tant que pas terminé ! Et ça, ça devient de plus en plus rare de nos jours. 20 pour l'ambiance, la direction artistique, le sound design, la difficulté bien dosée le tout dans une certaine logique, les musiques superbes, les coups de flippe auxquels on ne s'attend pas, l'histoire et les émotions. Et ce n'est pas WTF. c'est tordu certes, mais suffisamment pour justement se poser et réfléchir. Ce type de jeu nous empêche d'être pris par la main pour penser.Ce qui est important ici à mon avis c'est réfléchir à tous les sens que le jeu nous propose de même que plusieurs réalités (sans spoiler) peuvent exister. De même les références sont très nombreuses (contes, films, etc.). Au besoin, se replonger dans les contes de Grimm, Andersen et d'autres et puis deux trois livres de psycho notamment Jung et Bettelheim pour en profiter pleinement (lectures pas très difficiles à mon sens et qui ouvrent à beaucoup d'autres univers). Bref un jeu à vivre très dérangeant de par ses sujets abordés, mais, à vivre quand même.
Racetrack a dit (08 Avril 2017 à 18:08)
Une aventure qui commençait mal mais qui a fini par me séduire au fur et à mesure ! J'ai adoré ! Malgré bcp de défaut cela dit.
Tryouuu a dit (06 Avril 2017 à 22:47)
85h de jeu et bouclé en une journée
pas mal pas mal
Sammy a dit (26 Mars 2017 à 15:25)
Pas mal, mais perturbant de ne pas avoir de trousse de soins avec soi ^^".