Franz26 a dit (01 Janvier 2026 à 10:19)
Finir l’année avec une touche de Poésie. Telle était mon ambition en lançant le titre du petit studio Français « Don’t Nod », afin de clôturer mon millésime 2026 vidéoludique en douceur. Dans la lignée des jeux contemplatifs au gameplay minimaliste, domaine dans lequel Journey règne encore en maitre aujourd’hui, Jusant propose une expérience atypique et relaxante, invitant à un voyage spirituel empli de mystères. Préparez votre cordage, l’ascension débute !
Commençons avec un petit point culture : le terme « jusant » est tiré du mouvement descendant de la marée basse, considéré comme plus calme et reposant, propice à la méditation. L’eau, une thématique au cœur de cette expérience vidéoludique rafraichissante. Le périple débute aux pieds d’une majestueuse montagne, avec comme seul chemin possible : l’ascension. Pas le temps de tergiverser, notre énigmatique protagoniste doit chausser son baudrier et assurer son cordage pour débuter une grimpette vertigineuse vers des sommets insondables.
Gâchettes gauche et droite mimant les mouvements des mains pour s’agripper, gestion des sauts, des pistons, du rappel et surtout de la jauge d’endurance, le gameplay s’apprivoise rapidement mais gagne petit à petit en profondeur. Suffisamment pour maintenir l’intérêt et éviter la lassitude durant les quelques heures de voyage, malgré une absence quasi-totale de challenge. Mais si l’on ne ressent pas l’adrénaline propre à l’alpinisme, Jusant n’en reste pas moins un bel hommage à la discipline.
Si vote but consiste à gravir ce mont infini, Jusant offre aussi de nombreux moments d’exploration plus terre à terre. La montagne abrite les vestiges d’une civilisation humaine disparue, et bien que cryptique la narration distille suffisamment d’éléments passés pour s’immerger avec émotion dans ce background tragique. Lettres et souvenirs témoignent en effet de la décrépitude d’un peuple en cours d’extinction, menacé par des réserves d’eau épuisées. Cette sécheresse, message écologique évident, a eu raison des humains d’antan qui s’étaient parfaitement approprié la montagne, aménageant versants et voies de traverses. Anciens marins retranchés dans les hauteurs/profondeurs de la roche lorsque la mer céda sa place à un désert de sable, en quête d’un sommet inatteignable et du maigre espoir d’y trouver de l’eau douce.
Jusant brille évidemment par sa réalisation originale et nous propose des panoramas époustouflants entrecoupés de décors grandioses, qui donnent envie de se perdre dans une escapade verticale réservant bien des surprises. La montagne abrite tout un écosystème dépaysant, et chaque chapitre possède sa propre thématique visuelle. Une direction artistique incroyable, teintée de mysticisme, où la contemplation se mêle à un sentiment d’humilité devant l’immensité et la force brute de dame nature.
Afin de parachever l’expérience, Jusant se dote d’une bande son relaxante invitant à l’évasion, soutenue par un « sound design » minutieux. Le tout forme une harmonie sonore bienveillante, composante intégrale de l’ambiance unique du titre.
Evidemment Jusant n’est pas à mettre entre toutes les mains, et certains resteront probablement hermétique à sa proposition originale malgré le fameux argumentaire objectif : « c’est poétique, ferme ta gueule ! ». Un périple onirique maitrisé qui ne m’a pas « bouleversé » outre mesure, mais auquel je concède volontiers quelques fulgurances émotives rares, servies par proposition visuelle de haute voltige.
Franz26 a dit (31 Décembre 2025 à 07:40)
Saga phare de Sega débutée sur Playstation 2 et marchant dans les traces du légendaire Shenmue, c’est pourtant un épisode hors des sentiers battus qui se présente à nous aujourd’hui, sous la forme d’un pari audacieux : transposer un jeu d’action-aventure en un J-RPG au tour par tour ! Si la formule change, le contexte ne dépaysera toutefois pas les amateurs de la franchise et s’inscrit dans la continuité d’une série très prolifique, à laquelle je n’ai pas touché depuis le second opus…
A la vue des excellents retours critiques, cette itération à la « sauce RPG » m’a donné l’envie de replonger dans la franchise Yakuza ! Aux commandes d’Ichiban Kasuga, mafieux déchu au grand cœur, nous voici embarqué dans une intrigue incongrue où s’entremêle crimes, complots, trahisons et politique. Une aventure prenante à la mise en scène soignée, où des passages guignolesques côtoient des évènements dramatiques imbibés de thématiques sérieuses (familiale, loyauté, sacrifice, etc...). Un contraste étonnant, matérialisé notamment par la différence de ton entre l’histoire principale et la légèreté des missions secondaires : toutes plus loufoques les unes que les autres ! Une trame travaillée, mais manquant clairement de rythme notamment à cause de la passivité générée par les cinématiques à rallonge et des dialogues interminables. Car oui, Yakuza : Like A Dragon est un jeu très bavard !
Si l’on ne peut parler d’open-world, Yakuza : Like A Dragon laisse champ libre au joueur dans un immense quartier fictif de Tokyo, grouillant de monde et d’activités. On se prend ainsi au jeu de la vie citadine japonaise, en savourant l’ambiance de cette métropole atypique. Vagabonder devient vite un art à part entière, reflet de la générosité du titre ! Impossible de recenser toutes les possibilités offertes, mais outre les multiples quêtes annexes, de nombreux divertissements s’offrent à vous : salles d’arcade (avec des classiques de la firme ayant marqué l'histoire du médium), golf, baseball, casino, crafting, jeu de rythme, cuisine, etc… Si la plupart restent marginales, certaines activités valent vraiment le détour. C’est le cas de la gestion d’entreprise par exemple, dans laquelle je me suis impliqué de longues heures afin d’engranger des millions de yens, et, dans une moindre mesure, du « Dragon Kart ». Clone bancal mais plutôt fun de la célèbre saga éponyme. Magasins et restaurants foisonnent aux 4 coins de la ville, et permettent de s’approvisionner quant à eux en objets et équipements. En résulte un contenu dense et diversifié, assurant une durée de vie conséquente à travers 15 chapitres, et ce même en limitant les à-côtés.
Je ne m’éterniserais pas sur le système de combat au tour par tour : choix de jobs, montée en expérience et spécialisation, gestion de l’équipement, malus et bonus d’états, système de forces et faiblesses, parade, etc… On retrouve toute la panoplie du J-RPG traditionnel, complet et efficace malgré quelques combats redondants et des pics de difficulté mal gérés. Le plus drôle, c’est que le titre arrive à justifier son orientation à travers la passion du héros pour la série Dragon Quest !
En effet, l’amour qu’Ichiban voue à ce J-RPG mythique couplé à son imagination débordante servent de prétexte pour apporter une touche fantaisiste au monde moderne. Le tout en gardant un aspect terre à terre des plus cocasses ! Pour changer de « job » par exemple, il faut se rendre au pôle emploi local ! Encore mieux, certains PNJs rencontrés durant vos péripéties endossent le rôle d’invocations… moyennant finances ! Le titre ne se prend donc pas au sérieux et parodie tout un genre avec une touche d’humour nippon inimitable. En revanche, les donjons, conditionnés le plus souvent à des égouts ou des bâtiments contemporains, sont assez insipides tant visuellement qu’en terme de level design. Mais cette problématique semblait difficile à contourner…
Techniquement, Yakuza : Like A Dragon impressionne par la modélisation de ses personnages et le réalisme des visages. La ville se veut également bien modélisée, et la qualité de l’animation et des effets visuels assure un constat général de bonne facture malgré quelques textures bas de gamme et des temps de chargement un peu longs. Niveau sonore rien à redire, et si les musiques d’ambiance jouent leur rôle d’accompagnant avec brio, on saluera surtout l’excellent doublage japonais des acteurs. Un casting assumant son lot de clichés, original et varié, même si niveau charisme j’ai rarement vu un roster principal aussi naze (mention spéciale à Namba le clochard…). Ce qui n’empêche pas de s’attacher aux héros et de développer leur petite intrigue personnelle.
Pour une première excursion dans le monde du J-RPG, Yakuza : Like A Dragon s’en tire très bien ! Sa densité et sa générosité gomment vite ses quelques maladresses, et, à défaut d’apporter une véritable plus-value à la franchise, ce changement audacieux d’orientation a le mérite de rafraichir la formule tout en conservant l’aspect bac à sable originel. De quoi piquer la curiosité des amateurs de J-RPG avides d’une proposition ludique peu commune, matérialisée ici par un univers mafieux atypique rarement exploité dans ce milieu. Assurément un bon jeu, méritant toute votre attention.
Sunread26 a dit (28 Décembre 2025 à 09:25)
Roq a dit (27 Décembre 2025 à 09:50)
Très en deca des deux précédents, le jeu se passe dans une rue avec 4 magasins.
Histoire pas mal sans plus, mixage sonore vraiment pas ouf , on voit que les comédiens étaient dans des bonnes cabines de doublages.
Sunread26 a dit (26 Décembre 2025 à 09:56)
http://sunread26.wordpress.com/2025/12/25/the-house-of-da-vinci/
Franz26 a dit (23 Décembre 2025 à 08:40)
Décembre 2025, après deux décennies de disette Metroid Prime 4 débarque enfin sur Nintendo Switch (2). De mon côté je raccroche les wagons avec un sacré train de retard, afin de dépoussiérer ma Game Cube et poursuivre la découverte des Metroid Prime avec le deuxième opus : « Echoes ». Si la transition 3D en vue subjective du premier épisode ne m’avait pas totalement convaincu, l’expérience globale s’était révélée très satisfaisante tant il était impossible de remettre en question les immenses qualités du titre. Retour en 2004 : fort du succès critique du premier volet, révolutionnaire, les équipes de Retro Studio nous proposent une suite maitrisée qui ne dépaysera pas les joueurs.
Débarquant à nouveau sur une planète austère et inconnue, notre chasseuse de prime galactique va se faire mystérieusement délester de son équipement avant de débuter une exploration épique emplie de dangers. A la recherche des modules de combinaisons éparpillés aux quatre coins de la planète, la progression reprend ainsi toutes les composantes de Metroid Prime premier du nom. Une virée solitaire où le mysticisme s’imbrique avec une faune et une flore bio-organique incroyables, mêlée à une civilisation perdue intrigante et à un nouvel ennemi : les « Ings ». Un synopsis à découvrir essentiellement via l’analyse spectrale des objets et de l’environnement, imposant ainsi des sessions de lecture austères coupant le rythme de l’action. Bis repetita.
Mais l’univers et l’ambiance du titre se veulent toujours aussi travaillés, profitant d’une réalisation parfaite dans la continuité du premier opus. Une technique sans faille dotée de textures magnifiques, d’effets visuels incroyable et d’une fluidité irréprochable. La GameCube crache ses poumons pour nous offrir l’un des plus beaux jeux du support, bien que l’évolution visuelle ne soit pas flagrante. La direction artistique est loin d’être étrangère à ce constat dithyrambique. Un peu moins colorée que précédemment, elle reste en parfaite en cohérence avec la nouvelle mécanique principale du titre : l’éther sombre.
Metroid Prime 2 : Echoes mise sur un concept axé autour de l’ombre et de la lumière. En effet, de nombreux portails dimensionnels balisent le périple et permettent d’alterner entre l’univers « normal » et son penchant ténébreux. Ce dernier, empli d’Ether, possède une atmosphère hautement toxique et son exploration se veut bien plus oppressante. Si le design change radicalement entre les deux univers, leur construction reste relativement similaire puisqu’ils fonctionnent en miroir, où chaque action dans le monde ténébreux permet souvent de débloquer une impasse côté lumière. Une interaction très bien construire, même si les nombreux allers retours et la liberté offerte par le procédé peuvent déstabiliser.
En effet, l’absence quasi-totale de directives, notamment sur la fin du jeu avec la recherche des 9 clés ténébreuses éparpillés dans l’Ether sombre pour ouvrir le temple final, oblige à errer et revenir inlassablement sur ses pas. Si le concept reste inhérent au genre, la lisibilité foireuse de la mappemonde 3D a freiné mes velléités de recherches... et l’utilisation d’une solution m’a régulièrement sauvé la mise ! Malgré tout, il m’a fallu plus de 30 heures avant de voir le bout de l’aventure avec 93% d’objets découverts. Des bonus cachés à ne pas négliger pour triompher des nombreux dangers de Metroid Prime 2 : Echoes.
Car outre son level design tentaculaire, il faut aussi composer avec un bestiaire retord (mention spéciale aux boss, peu nombreux mais mémorables) et des points de sauvegardes pas toujours bien disséminés. Heureusement, Samus réponds aux doigts et à l’œil : la multitude de mouvements spéciaux, métamorphose, viseurs et munitions diverses à manipuler en temps réel se fait dans une aisance générale quasi irréelle. Un modèle d’ergonomie à la manette, même en 2025 !
L’ambiance sonore joue encore un rôle prépondérant et nous immerge avec maestria dans ce périple galactique inédit. Une bande son étrange, très éclectique, au service d’une atmosphère pesante et mystérieuse. Comme pour souligner l’altération du monde, les musiques d’ambiance s’imbriquent parfaitement à ces environnements hostiles et quelques envolées épiques viennent enrichir le tableau. Mais c’est évidemment l’incroyable sound design de la franchise qui parachève cet excellent constat, avec toute une panoplie d’effets et de bruitages terriblement efficaces.
Metroid Prime 2 : Echoes s‘adresse d’abord aux fans du premier volet, qui découvriront ici une suite qualitative reprenant les mécaniques de son aîné en les enrichissants de quelques nouveautés. En résulte une recette éprouvée et adoubée, plus complexe, plus sombre et plus difficile, aux airs de déjà-vu. Difficile alors de changer mon fusil d’épaule, et une fois encore j’émets quelques réserves au moment d’apposer un verdict sur ce grand nom du jeu vidéo. Impossible de nier ses qualités, mais il y a des ressentis qui ne s’expliquent pas, qui défient au moins partiellement la logique… Et je n’arrive décidemment pas à apprécier cette orientation « FPS-exploration » autant que la majorité, devant me contenter d’une très bonne expérience vidéoludique ayant traversé les âges avec brio. Ni plus, ni moins.
leopolochon a dit (23 Décembre 2025 à 00:01)
rien de bien nouveau sous le soleil, un bon metroidvania malheureusement très simple et oubliable
Benben a dit (20 Décembre 2025 à 14:26)
Je ne pourrai hélas jamais me targuer d'avoir terminé réellement Silksong. Après 80h de jeu, après avoir fini l'Acte II et bien entamé l'Acte III, j'abandonne.
Ca fait mal à mon petit égo je l'avoue, mais l'expérience ne me satisfait plus. Disons qu'au bout d'un moment, enchaîner les murs de difficulté au point où l'on redoute le suivant (qui va arriver très très vite), ça rend le périple plus frustrant qu'autre chose.
Silksong souffre donc d'un game-design qui est à mon avis, mal calibré. Ou tout du moins trop orienté "tu vas en prendre plein la gueule et t'as pas le choix". Outre les backtracks parfois chiants, outre les arènes qui s'enchaînent et qui n'apportent rien au jeu hormis te foutre des calottes dans la tronche quand t'as envie d'avancer dans le jeu, outre les pièges retors, outre le peu de récompenses ingame, outre le fait de devoir récolter des ressources pour utiliser les outils, outre le temps perdu en début de jeu à farmer les perles, c'est l'absurdité avec laquelle tout cela est implémenté qui me fait lâcher la manette sans atteindre la vraie fin du jeu.
Je reconnais parfaitement ses qualités à Silksong, son level design incroyable, son gameplay tellement fin, son gamefeel satisfaisant, sa direction artistique de dingo, ses surprises, et malgré tout, les décharges de dopamine qu'il procure après avoir réussi une épreuve que l'on pensait insurmontable.
Mais désolé, outre le challenge, mon plaisir ludique doit aussi être contenté un minimum. En soit, le jeu est vraiment incroyable et peaufiné, mais beaucoup trop violent dans sa difficulté et la frustration qu'il génère.
Janodu74 a dit (17 Décembre 2025 à 21:00)
Un peu plus de mission que dans FS16: maintenant on peu cultiver des betteraves et du tournesol!
Ah, il y a aussi un élevage de cochons!
iPee a dit (17 Décembre 2025 à 11:16)
Un jeu sympathique, sans plus. Le scénario est vide, la répétitivité forte. Alors le recrutement des capitaines pour prendre une forteresse c'est sympa, mais à la longue, ça devient lourdingue.