Norteim a dit (24 Juillet 2021 à 04:09)
Mieux vaut tard que jamais, et ce proverbe s'applique parfaitement à The Witcher 3 -Wild Hunt. Pour être honnête, je m'étais vite découragé lorsque je l'avais commencé à sa sortie devant l'immensité de l'open world, la durée de vie du jeu et le monceau de quêtes disponibles. J'avais préféré attendre d'avoir suffisamment de temps pour profiter pleinement de cet opus, et je ne regrette nullement mon choix.
Que ce soit grâce à la mise en scène, aux voix françaises qui ne cessent de sublimer les personnages, à l'ambiance générale ou à l'univers de l'auteur, l'immersion est totale. J'ai littéralement passé ces 78h en moins de trois semaines sans les voir passer, tant j'étais hypé à chaque apparition de la Chasse Sauvage ou effrayé par certains contrats de Sorceleur qui ne m'ont pas laissé de marbre (le Blême, notamment, qui m'a salement donné les foies). L'acte final s'enchaîne plutôt bien, même si je m'attendais à des combats un peu plus poussés, et la dernière scène est sincèrement touchante. Coté scénario, c'est du très bon travail.
Maintenant voilà : l'immersion globale est régulièrement troublée par quelques éléments souvent externes au récit qui m'ont sorti de l'histoire plus d'une fois.
Il faut déjà parler des bugs, même si c'est pour survoler une flopée d'articles et de commentaires qui en ont déjà fait mention. Que ce soit mourir d'une chute d'à peine un mètre, voir son écran se figer au moment de choisir un sort, assister au spawn archaïque de certains mobs en dehors de leur zone d'apparition sans aucune raison visible... Même si cette liste non-exhaustive ne semble pas être véritablement pesante, elle rajoute un grain de sel conséquent dans le plaisir de jouer : je n'ai pas pu faire des sessions de plus de deux heures sans avoir à redémarrer Wild Hunt ou à charger une ancienne sauvegarde. À défaut de 78 heures de jeu, ça fait quand même 39 interruptions de partie...
Ensuite, même si les quêtes sont diversifiées dans leur approche, on se retrouve quand même souvent à devoir tabasser globalement un peu tout, malgré des personnages et des dialogues divertissants. Leur répartition est tout de même assez spéciale : il est possible de ne faire presque que des quêtes secondaires jusqu'au niveau 25 mais arrivé à ce stade, l'histoire s'enchaîne sans interruption et plus aucune intrigue secondaire n'est proposée. Le tout rend un équilibrage assez étrange, entre l'équipement et le niveau du personnage qui facilite grandement la seconde partie du jeu (pourtant en Sang, Sueur et Larmes chez moi), qui m'a donné l'impression d'être moins travaillée que la première.
On passera sur les combats qui sont agréables mais pas révolutionnaires ou particulièrement techniques, le gwynt et les courses de chevaux plus qu'anecdotiques ainsi que sur la possibilité de recommencer le jeu une fois terminé, qui ne présente aucun intérêt selon moi.
Le tout est fidèle aux problématiques sociales du roman d'origine à travers lesquelles Geralt navigue, essayant toujours de ne pas choisir le "Moindre Mal". La discrimination entre les espèces est omniprésente, tout comme la peur de l'inconnu, qui sont symbolisées à la fois par la guerre entre les Elfes et les Humains ainsi que par les bûchers des Rédaniens qui brûlent ceux qui ne leur ressemblent pas. Il faut réussir à faire des choix parfois compliqués, à essayer de rester fidèle à ses valeurs ou non... The Witcher 3 interroge le joueur, le questionne et ne le fait pas simplement jouer dans son univers : il l'emmène au cœur du marais de Velen, de la peur de l'autre et de la guerre et le fait évoluer en lui demandant de trancher entre plusieurs situations. Même si les choix n'ont pas forcément de conséquences direct sur l'intrigue principale, ça fait tout de même du bien d'avoir une œuvre qui interroge vraiment le joueur et ne le considère pas comme simple spectateur d'un récit déjà tout tracé.
La grosse réussite du jeu, c'est l'ambiance générale et le scénario. Une simple cinématique peut faire oublier tous les aspects négatifs et l'histoire nous tient en haleine durant toute l'aventure : je me suis surpris parfois à me croire en plein champ de bataille entre un Radovid sombrant dans la folie et un empereur nilfgaardien aux ambitions démesurées. Il est simplement dommage que quelques problèmes facilement évitables de la part du studio soient à l'origine de redémarrage intempestif ou d'un gameplay parfois plus que frustrant. J'ai hâte de me lancer dans les deux DLCs et de retrouver Geralt pour quelques heures encore.
Mijak a dit (20 Juillet 2021 à 02:41)
Très sympa. Un RPG au tour par tour sur une map dans une 3D rudimentaire mais mignonne et designée avec goût.
Un RPG aussi avec permadeath (mais sympa, y a plein de moyen de pas crever, vous avez des vies pour vos persos tombés), pour ça que j'ai lu "rogue-like". Équipement, xp, objets... les compétences vous viennent de vos armes, et tout est calculé par lancé de dés selon vos stats (à renforcer selon les persos et ce que vous choisissez de faire d'eux).
Les ennemis pop de-ci de-là à chaque nouveau tour, de quoi récup xp et or pour vos passage dans les cités, qui offrent des services de soin et un marché. Un monde diversifié, mer, bateaux, ou terre avec des donjons (enfilade de salles et de combats).
Un super sound design, musique et jingles sympatiques, et une histoire simple, basique, fantasy commune qui sert le gameplay.
Niveau longévité, j'ai mis 11h pour faire la 1ere campagne (en explorant presque tout). Le jeu en a une poignée. Les tomes du savoir récupérés dans une partie permettent de débloquer (par une boutique dans le menu principal) des PNJ, des PJ, lieux, objets, pour notre partie suivante.
Franz26 a dit (15 Juillet 2021 à 07:59)
Cinq ans après une sortie remarquée sur PS Vita, Gravity Rush revient enfin sur le devant de la scène avec un petit remaster PS4. De quoi préparer le terrain avant la sortie du second opus devant conclure les évènements en suspens, et rendre accessible au plus grand nombre cette pépite du jeu vidéo.
Exclusivité PS Vita m’ayant fait craquer à l’époque, Gravity Rush apporta un soupçon de fraicheur dans le paysage vidéoludique. Original sur le fond et décalé sur la forme, il représente l’une de mes meilleures expériences sur le support. C’est donc avec grand plaisir que je me suis replongé dans les aventures gravitationnelles de Kat : petit rafraichissement indispensable avant de s’atteler au second épisode.
Comme son nom l’indique, Gravity Rush vous propose de jouer avec la… gravité ! Vous incarnez Kat, une gravitéenne à priori amnésique qui, naïvement, va mettre ses pouvoirs aux services de la communauté. Le quotidien de la miss consistera donc à aider les habitants de Heksville et à combattre les Nevis, mystérieuses et peu amicales entités extra-dimensionnelles. Le tout sous fond d’une intrigue bien ficelée au ton volontairement léger. Voilà pour le synopsis, qui avancera au moyen de superbes écrans fixes à la manière d’une bande dessinée, mettant en valeur l’excellent character design et direction artistique du titre. Car l’univers imaginé par Keiichiro Toyama nous présente un monde industriel rétro type vielle Europe, matérialisé par une ville flottante à la verticalité détonante. En résulte un terrain idéal pour exploiter le concept unique du jeu : renverser l’apesanteur dans tous les sens ! La jeune fille peut ainsi littéralement voler et exploiter l’espace tridimensionnel comme bon lui semble, mais aussi utiliser des glissades gravitationnelles (ride sur une paroi), créer des champs de force et user de pouvoirs magiques bien utiles face aux hordes de Nevis.
Le titre se décompose en petits chapitres, entre lesquels vous pouvez vaguer librement à l’exploration de Heksville en quête de missions annexes et défis divers. Ces derniers prennent la forme de challenges chronométrés et récompenseront le joueur avec un lot conséquent de gemmes, indispensables afin d’upgrader les capacités de Kat. Barre de vie, jauge gravitationnelle, puissance des coups, rapidité, etc… , une personnalisation somme toute limitée mais bien présente pour apporter une petite profondeur supplémentaire au gameplay. Si la lisibilité et les rotations de caméras ne sont pas exempts de défauts, l’ensemble se relève globalement maitrisé et à la hauteur des ambitions affichées. Ce remaster PS4 éclipse, contrainte technique oblige, l’utilisation du pavé tactile arrière de la Vita, et la DualShock 3 prend le relai de fort belle manière. On ne perd aucunement en sensation et l’on gagne en précision : mais que demande le peuple !
Esthétiquement parlant Gravity Rush n’a pas perdu de sa superbe, et si l’aspect technique n’impressionnera plus grand monde aujourd’hui, les qualités artistiques du jeu assurent un style visuel unique. L’utilisation du cell shading et le rendu crayonné des graphismes mettent en valeur ce monde singulier, vecteur d’une atmosphère particulièrement attachante. L’excellente bande son du titre n’est pas étrangère à ce constat, et se compose de thèmes tantôt sombres, tantôt entrainants, toujours en parfaite harmonie avec la situation à l’écran. Mention spéciale aux sonorités Jazzy récurrentes et à la langue fictive (à la manière d’un Nier) qui renforcent le côté décalé de l’œuvre.
Petit ovni vidéoludique typiquement Japonais, jusque dans sa mise en scène exubérante, Gravity Rush s’enrobe d’une esthétique léchée afin de proposer une expérience originale. La recette fonctionne à merveille et les aventures de Kat se révèlent délectables de bout en bout, malgré un concept assez répétitif. Heureusement la durée de vie reste bien calibrée, et 15 à 20 heures suffisent pour en faire tranquillement le tour. Le jeu se voulant plutôt facile d’accès et sans réel challenge, malgré quelques boss optionnels un peu plus coriaces que la moyenne. La galette PS4 incluant au passage les DLCs d’origine, sympathiques mais dispensables. Passé l’effet de surprise ressenti à l’époque, c’est avec amour que j'ai retrouvé les ruelles atypiques d’Heksville, désireux de percer le mystère des Gravitéens. Un décrassage savoureux avant de me lancer dans Gravity Rush 2 courant 2022.
shun a dit (13 Juillet 2021 à 17:59)
je suis dégoutté de chez dégoutté... il n'y a pas le doublage français de l'original ps1! Tout est en anglais, sous titre français oui ( mais pas tout)... sous titre Minuscule, j'ai testé malgré tout le jeux et une horreur, la magie a totalement disparue, on comprend rien quand abe parle et pour interagir avec les mudokons c'est pas le top. LA DECEPTION de l'année.
PikamTheFirst a dit (11 Juillet 2021 à 17:57)
Mon Pokémon favoris !
PikamTheFirst a dit (11 Juillet 2021 à 17:56)
Sympa pour améliorer mes piteux skills, l'histoire et les jeux de mots étaient chouette, maintenant j'essaye le 100%
PikamTheFirst a dit (11 Juillet 2021 à 17:48)
Découvert grâce à mon copain -c est son jeu pref- et son compte Steam, j'ai réussi malgré mes piteux skills à finir Portal ! Au final, j'ai bien aimé, une bonne découverte, surtout pour l'histoire derrière cachée et travaillée
Om3arbi a dit (10 Juillet 2021 à 11:39)
"Mamagooooo dépannage service. Viens te chercher sans le vice !"
Que de souvenirs. Un jeu énorme que j'ai pris du plaisir à refaire maintes et maintes fois.
Ah oui, et on casse pas le binôme !!!!!!