Benben a dit (22 Mai 2014 à 19:09)
Très bonne expérience qui renoue avec les titres de la "vieille époque". Visuellement c'est absolument sublime, comme quoi avec de la 2D (améliorée certes !) on pose des putain d’œuvres d'art dans le domaine du JV !
L'aventure en elle même est assez courte, mais se contenter d'un seul run serait un sacrilège. D'une part car refaire le jeu en multi apporte sa part de fun, et puis aussi parce que voir tous les boss des chemins B de chaque niveau, c'est parfois épique (genre le Killer Rabbit...).
Enfin bon cela dit au bout d'un moment ça devient vraiment TROP rébarbatif. Je n'ai pas eu le courage de terminer le Labyrinth of Chaos en Infernal, ni de refaire le jeu avec chacun des personnages.
Par contre, a déconseiller en multi avec un joueur bien tank qui encaisse les dégâts comme pas deux mais qui s'évertue à piquer la bouffe des autres ! Ça donne des envies de meurtres.
Benben a dit (06 Avril 2014 à 20:29)
Une excellente expérience, originale et reposante, quoiqu'un peu déprimante, mais qui bénéficie d'une réalisation aux petits oignons. Du grand art, que j'ai trouvé bien plus prenant qu'un Journey, d'une poésie différente mais aussi plus touchante. Ce genre d’œuvre, j'en redemande !
Seul défaut : 15€ c'est un peu cher pour une aventure aussi courte... Mais en même temps si ça peut aider à supporter ce studio si prometteur, bah banco :)
Benben a dit (05 Avril 2014 à 22:34)
Le moins que l'on puisse dire, c'est que Darksiders II bénéficie d'une direction artistique irréprochable. Les personnages sont tous superbement modélisés, la galerie de démons et autres créatures fantastiques est très originale et parfaitement crédible. Visuellement, c'est très beau, avec un aspect à la World of Warcraft, et la bande son en met plein les oreilles (Jesper Kyd a vraiment géré sur ce coup !).
Niveau gameplay, c'est très semblable au premier volet. Un beat-them-all nerveux doublé d'un jeu de plates-formes parsemé d'énigmes plus ou moins bien inspirées (les portails sont toujours aussi intéressants à utiliser).
Mais là où le bat blesse... c'est sur l'aspect affreusement répétitif du jeu. Les 5 ou 6 premières heures, c'est sympa, le monde est beau et coloré et les donjons même si ils se suivent et se ressemblent, restent agréables à parcourir. La fin de la première partie du jeu propose un duel épique avec un géant et la musique est juste parfaite, du grand art. On se dit que Darksiders II est génial et on s'empresse de continuer à l'aventure.
Et là, on s'embarque alors dans une successions de donjons dans lesquels il faut toujours trouver 3 clés, ou 3 âmes, ou activer 3 valves... et de sous-donjons dans lesquels il faut ramener 3 bidules pour ramener l'une des 3 clés ou âmes. Et ça dure pendant des heures et des heures, à tel point que ça en devient chiant. Tout simplement. Je me suis forcé à terminer le tout en ligne droite, pour la horde, laissant de côté les quêtes annexes toutes semblables demandant de trouver un certain nombre d'artefacts pour tel ou tel PNJ.
Le scénario pâtit affreusement de cet effet redondant : le but du jeu est d'aller au Well of Souls, et tout ou presque dans l'aventure n'est qu'un prétexte pour y accéder, sans presque jamais étoffer l'histoire. Difficile alors de s'accrocher. Je reste donc au final sur une impression vraiment moyenne .
Benben a dit (18 Mars 2014 à 10:37)
T'as peut-être choppé des sous-titres amateurs Pieuw ? y'avait pas une histoire autour de la trad' FR de ce jeu ? Genre que ce ne sont que des fans qui se sont occupés de le traduire ?
Benben a dit (13 Mars 2014 à 08:56)
Effet de mode... tout comme les daubes que sont Angry Birds ou Doodle Jump, ou Candy Crush. La honte du monde du JV, mais en même temps c'est ce qui se vend le plus.
Benben a dit (27 Février 2014 à 10:04)
Avec cette première grosse production, DONTNOD peut se targuer d'entrer directement dans la cour des grands. Quand on connaît le parcours chaotique qu'a connu le développement, le résultat final est loin d'apporter l'opprobre sur le staff du jeu, même si on ressent parfois quelques petits points qui auraient pu être fignolés.
Remember Me nous propose un monde futuriste convainquant, avec un background travaillé. Les décors sont magnifiques, et la représentation de Néo-Paris m'a complètement bluffé. Le passage dans le quartier St Martin futuriste témoigne du talent de l'équipe artistique.
Au niveau du scénario, là aussi on est gâtés. Il se découvre petit à petit, au rythme de révélations et de retournements de situations parfois inattendues. Certes ce schéma est classique, mais il est efficace. Cela dit, avec Alain Damasio (le génie qui a pondu La Horde du Contrevent quand même !!) à l'écriture, je m'attendais à mieux, même si la toute dernière révélation d'Edge est quand même diablement bien trouvée.
J'attendais aussi beaucoup des dialogues et d'ailleurs je me suis même forcé à passer le jeu en VF en me disant qu'il fallait profiter à fond du talent de Damasio, mais le doublage est vraiment loin d'être à la hauteur... Du coup, je conseille la VO, bien plus punchy.
Je n'ai certainement pas relevé toutes les références plus ou moins cachées, mais le coup du Dr Quaid dans un jeu où le scénario tourne autour des souvenirs, c'est un très bon clin d’œil à Total Recall. Il existe aussi un trophée appelé "Are You My Mummy ?" qui m'a bien fait penser à Doctor Who... Était-ce volontaire ?
Côté bande-son, c'est l'extase. Les bruitages sont parfaits, et la musique vraiment digne des meilleures productions de SF.
Le gameplay quant à lui est à la fois bon et mauvais. Je m'explique. Les combats sont basés sur des combos qu'il faut poser pour gagner des bonus d'expérience et faire le plus de dégâts possibles / regagner de la vie / réduire le temps d'attente pour pouvoir ré-utiliser un pouvoir spécial. Le concept est super, mais au final le jeu ne propose que 4 suites de combo (de 4 à 8 suites de touches), ce qui est vraiment peu. D'un autre côté, il est très souvent complexe de poser un combo complet à cause des ennemis en surnombre qui coupent les combos au moindre contact. On peut certes lancer une esquive pour reprendre son combo en plein milieu, mais entouré d'une dizaine d'ennemis, on se retrouve souvent dans l'impossibilité de profiter pleinement de ce système de jeu.
Hormis de rares passages en caméra fixe qui rendent la vue complètement dégueulasse, les phases d'exploration sont, elles, vraiment réussies. Dommage que le HUD indique au joueur où sauter lors des escalades de bâtiments... On se retrouve à suivre bêtement un chemin tout tracé pour nous, cachant parfois les zones secrètes dans lesquelles on peut trouver des améliorations ou des séquences historiques de Néo-Paris.
C'est peut-être par chauvinisme (rien à voir avec la calvitie Franz et Gon, bande de chèvres !), mais quoi qu'il en soit, cette production française m'aura quand même laissé un bon souvenir.
Benben a dit (13 Février 2014 à 09:30)
Personnellement c'était mon deuxième run sur Dead Island, et cette expérience en multijoueur n'a fait que confirmer ma première impression : le mix RPG/FPS dans un univers de zombies, ça déboite !
Certes, le tout manque de finition, surtout au niveau de la mise en scène comme l'a fait remarquer Franz. Les cinématiques sont moisies, les musiques pas du tout mises en avant, et les dialogues mal doublés et/ou inaudibles.
Mais ceci mis à part, il faut avouer qu'arpenter les plages de Banoi, les rues du bidonville, la jungle ou encore la prison, procure un vrai plaisir (quand il n'y a pas de vieux lags ou des plantages), surtout que visuellement, Dead Island n'a vraiment pas à rougir face à la concurrence. On pourra en dire ce qu'on voudra, mais ce jeu peut largement tenir tête à des ténors de la vitrine technologique.
Le lancer de cocktails Molotov, ou faire péter à distance des bonbonnes de gaz alors que les coéquipiers ne sont pas à distance respectable pour éviter les blessures, est aussi un aspect non négligeable du titre. J'aurais d'ailleurs du gagner un trophée vu le nombre de team-kill que j'ai posé !
Benben a dit (12 Février 2014 à 09:56)
C'est le souci des résumés récupérés sur jv.com :) J'ai modifié ça, c'est déjà mieux.
Benben a dit (10 Février 2014 à 09:44)
Il y a des jeux qui sortent de l'ordinaire. Parmi ceux-ci, il y en a qui en plus d'être originaux, sont épiques. Et dans la catégorie des jeux originaux et épiques, on trouve quelques perles qui laissent une grosse marque en forme d'énorme baffe sur la liste des jeux terminés. Asura's Wrath, c'est tout cela, et plus encore.
Ici, on ne parle pas de gameplay car il est tellement succinct qu'on pourrait apprendre à un crabe s'en sortir avec les honneurs. Ici, on parle d'expérience interactive et visuelle. On parle de déchirure oculaire, et d'éclatement de la rétine (et accessoirement d'entorses aux doigts à force de taper comme un forcené sur les touches du pad pour effectuer les QTE), ainsi que d'orgasme auditif. Car Asura's Wrath, c'est avant toute autre chose une déferlante de couleurs et de sons.
C'est un animé qui se vit au travers de duels complètement dingues a faire franchement pâlir Kratos, et qui se regarde (les 3/4 du jeu sont en fait des cinématiques avec ou sans QTE). Au bout de quelques minutes de jeu, on comprend très vite que le but n'est pas de demander au joueur de se surpasser, mais de lui offrir un spectacle grandiose.
Respect aux doubleurs (états-unien et japonais) d'Asura qui ont certainement du se faire greffer de nouvelles cordes vocales à l'issue de leur contrat ^_^
Benben a dit (04 Février 2014 à 10:46)
Dark Souls. On m'en avait parlé, on m'en avait fait des éloges, on m'avait dit "c'est pour les joueurs purs et durs", alors j'ai voulu tenter l'expérience. Bien m'en a pris, car c'est certainement l'un des jeux les plus marquants que j'ai pu faire.
J'ai d'abord été marqué par l'originalité globale du titre. On est parachuté dans un monde sur lequel on ne connait rien, sans informations sur notre quête. D'emblée, on est donc complètement abandonnés, livrés à soi même dans un monde glauque avec une malédiction sur la tronche. Le cheminement de l'aventure se fera tout du long dans la même ambiance. Il faudra par soi même aller chercher des informations, parfois les interpréter, s'orienter tant bien que mal dans un Royaume vaste et diablement varié.
Une fois que l'on s'est adapté à ce "larguage", c'est la difficulté qui frappe. Non pas que Dark Souls soit un jeu compliqué, non, en réalité c'est simplement un jeu extrêmement exigeant. Il demande au joueur d'être constamment concentré, en particulier pendant les duels contre les boss ou certains ennemis particulièrement coriaces. Lors de certains affrontements, une seconde d'inattention et c'est la mort quasi-assurée. La mort est d'ailleurs bien plus frustrante dans Dark Souls que dans d'autres jeux, car elle implique la perte de vos âmes (points d'expérience) non encore utilisées pour monter de niveau ou améliorer votre équipement. De retour dans la partie, le joueur à une chance de retrouver ses âmes si il retourne à l'endroit exact de sa précédente mort sans se faire tuer. Mourir deux fois d'affilée sans récupérer ses âmes signifie leur perte pure et simple. Là où ça devient hardcore, c'est que les ennemis respawnent avec le joueur lorsque celui-ci revient à la vie. Il faut donc taillader de nouveau dans le vif entre le point de contrôle (souvent bien loin de là où l'on s'est fait zigouiller sinon c'est pas drôle), et ses âmes perdues.
Chaque combat contre un ennemi spécial procure un réel sentiment d'accomplissement et un soulagement tel qu'on pouvait en ressentir lorsqu'on battait les boss finaux des jeux les plus prenants des générations Nes/SuperNes/MegaDrive.
Le challenge qui nous est opposé est donc selon moi l'un des meilleurs qui puisse être proposé dans la panoplie de jeux actuels. Lié à un gameplay parfait, il donne envie d'aller jusqu'au bout et même de se surpasser via certains boss optionnels d'anthologie.
Avec sa durée de vie largement plus qu'honorable (60h pour un premier run et encore j'ai loupé pas mal de trucs), et ses musiques rares mais enchanteresses, Dark Souls signe un parcours quasi-parfait.
Seul défaut : deux zones (Le hameau du Crépuscule, et Izalith la Perdue) font passer l'affichage à environ 3 FPS... Et c'est plus que chiant ! Encore heureux que les développeurs aient bien prévu le coup et fait en sorte que les combats dans ces zones soient ou inexistants, ou sur de vastes étendues, empêchant toute chute impromptue.
En tout cas, après avoir réussi à terrasser le boss final, je ne peux que confirmer ce que dit l'image ci-dessous !
http://www.geekunleashed.fr/photos/photos/skyrim-darksouls.jpg