Vicsene a dit (27 Novembre 2018 à 19:15)
Un peu déçue de l’épisode 4 qui ne m'a pas permis de faire ce que je voulais et qui en plus me troll quand on me dit que j'aurais du le faire é_è
Mijak a dit (27 Novembre 2018 à 01:01)
Premier Larry que je fais (mais pas que je vois), j'ai trouvé très drôle :) Celui-ci a ce côté méta, décalé, jouant avec les codes et les références modernes et rétro. Larry est toujours ce perso ringard, obsédé et méprisé par tout le monde, mais d'une certaine façon il arrive toujours à avoir des semi-victoires en forme de fails hilarants dans sa quête pour pécho.
Côté point & click, pas trop difficile comparé aux anciens jeux du genre, principalement grâce au clic molette qui révèle les objets cliquables.
On pourrait cependant lui reprocher le côté scato un peu trop lourdingue parfois, mais il intègre un côté ouvert, avec une intrigue gay, un personnage trans, et un passage remise en question absurdement réaliste (durant une sorte de trip... bref). En tout cas, parfois c'est crade et comme ses prédécesseurs il ne fait pas dans la légèreté côté "hé... hé t'as vu ! Le bâtiment il a une forme de BITE !"
Bref faut pas être susceptible sur ce genre d'humour : à chaque écran on y a droit. Pour ça ils ont mis le paquet.
Franz26 a dit (24 Novembre 2018 à 08:23)
Considéré comme un classique de la XBOX (oui, ça existe) et malgré mon amour pour la licence Oddworld, j’avais à l’époque fait l’impasse sur ce titre. Il est désormais temps, via un bon vieux remaster des familles, de découvrir ce petit monument du jeu vidéo ! Ayant privilégié l’achat d’une version physique sur PS Vita, c’est via la portable de Sony que je me plonge dans l’univers déjanté d’Oddworld : La Fureur de l’Etranger. En HD, s’il vous plait !
A milles lieux de l’Odyssée et de l’Exode d’Ade, La Fureur de l’Etranger se présente comme un jeu d’aventure avec un grand A, mélangeant exploration à la 3e personne et phases de shoot en vue subjective. Un cocktail des plus détonants, diablement efficace tant la transition entre les deux se fait naturellement. On privilégiera ainsi la vue traditionnelle pour l’exploration, les quelques phases de plates-formes, et surtout afin de profiter au mieux de l’incroyable univers mis en place par Oddworld Inhabitants : un Far-West post-apo empreint de l’humour noir cher à la série. On y retrouve une ribambelle de personnages saugrenus au sein d’environnements originaux servis par une direction artistique somptueuse. En résulte une ambiance exceptionnelle, tantôt crasseuse et poussiéreuse de par son côté industrialisée post-apo, tantôt onirique via de merveilleux panoramas naturels. Le contraste se révèle saisissant. Techniquement divin en son temps, le lifting HD permet de profiter encore de la réalisation du titre presque 15 ans plus tard.
Mais revenons à nos Mudokons. Le fait de pouvoir switcher à tout moment en mode FPS apporte une saveur particulière au gameplay, qui s’axe alors autour d’une arbalète aux « munitions » peu banales. Guillemets de rigueur, puisqu’il s’agit en réalité de petites bestioles loufoques aux effets divers et variés ! De quoi apporter une sacrée dose d’humour aux combats, durant lesquels la capture de l’ennemi sera à privilégier en vue de meilleures récompenses. S’ensuit un côté infiltration à ne pas prendre à la légère, sous peine de se faire déborder par des ennemis nombreux et coriaces. Si une certaine redondance fini par s’installer, et ce malgré la variété des environnements, le gameplay a bénéficié d’un savoir-faire exemplaire.
La Fureur de l’Etranger ne s’encombre pas d’un scénario complexe et il faudra se contenter du strict minimum. On passe la majeure partie de l’aventure à récolter bêtement des primes, avant que ne se dessine quelques révélations et rebondissements sympathiques. Mais qu’importe, l’univers se suffit à lui-même et assure une immersion sans faille, soutenue par une bande son de qualité. Mention spéciale au doublage VO de très haute voltige !
Oddworld : La Fureur de l’Etranger s’impose donc comme un excellent jeu d’action-aventure. Toutefois, et s’il a plutôt bien vieilli, sa durée de vie juste moyenne et son petit côté répétitif m’obligent à tempérer mes éloges. Je regrette aussi de ne pas avoir opté pour la version PS4, car le voyage aurait été encore plus dépaysant sur grand écran ! Mais cela n’éclipse en rien les immenses qualités du titre, porté par un gameplay soigné et un univers unique. Un périple qui se savoure de bout en bout, confortant s’il en était besoin le statut culte de la licence.
Mijak a dit (23 Novembre 2018 à 17:26)
Deux ans et demi après mon dernier commentaire, 360 heures de plus. La route sera longue jusqu'à TES VI ! Mais j'y reviendrai après une pause.
Et les mods de quête sont toujours là pour apporter du contenu supplémentaire. Leurs quelques bugs n'enlève pas le plaisir de l'apport de nouveauté scénaristique.
Benben a dit (19 Novembre 2018 à 12:46)
Les tribulations de la jeune Lara Croft reprennent de plus belle dans ce second volet d’une trilogie qui cherche à exhumer le passé de l’archéologue à la gâchette facile. En essayant de marcher sur les traces d’un certain Nathan Drake, la licence Tomb Raider n’aurait-elle pas finalement perdu une partie de son identité ?
La phase d’introduction semble l’annoncer tout de suite : perdue dans les montagnes de Sibérie, Lara est promise à une aventure rude et violente. Rappelez-vous ce qu’elle subissait en 2013 sur son île du pacifique, et imaginez-vous ce que cela pourrait donner dans un environnement encore plus rude. Mais loin de proposer une expérience survivaliste, cet éveil de la pilleuse de tombes aura plutôt des airs de maternelle étant donné sa facilité.
Le scénario principal n’étant agrémenté d’aucune épreuve hormis les combats, le joueur ne souhaitant pas s’attarder sur le titre pourra donc tailler la route sans trop se poser de questions. L’expérience n’acquiert ses galons qu’avec tous les à-côtés proposés : ramasser une multitude d’objets permettant d’améliorer l’équipement, chasser afin de récolter les peaux d’animaux, récupérer des babioles, pardon des artefacts, et enfin trouver des manuscrits qui embellissent l’histoire sont autant d'activités qui exécutent à merveille leur office de remplissage. Au même rayon on notera également la quête de pièces d’or byzantines pouvant être échangées contre de l’équipement.
Evoquons aussi les challenges disséminés sur les différentes zones du monde ouvert : couper des drapeaux, brûler des affiches, briser des lampes ou des statues… Telles seront les excuses pour tout saloper sur le passage de Lara, ainsi que pour rajouter quelques heures de jeu totalement inutiles.
Nous aurons aussi la possibilité d'accepter des missions annexes qui seront proposées par des PNJ, mais elles se résument le plus souvent à des quêtes FedEx sans grand intérêt.
Les tombes « optionnelles » (à mon sens indispensables sinon autant ne pas lancer Tomb Raider) se présentent donc comme le point fort du jeu et offrent quelques énigmes intéressantes à défaut d’être complexes. En bonus, Lara apprend pour chaque tombe complétée, une compétence plus ou moins utile. Tout cela fait gagner des points d’expérience, permettant de débloquer d’autres compétences dans un arbre d’apprentissage basique mais utile pour pouvoir utiliser des techniques de combat bourrines.
Les phases de gunfights sont d’ailleurs tout sauf tactiques et se révèlent extrêmement brouillonnes. Rares sont les passages où il sera possible d’assassiner silencieusement tout le monde, et on se retrouvera souvent en train d’attendre simplement qu’un mercenaire sorte la tête de sa cachette pour en finir. La possibilité de pouvoir transformer certains objets ramassés en bombes artisanales, le fait de pouvoir piéger les cadavres de soldats pour tuer leurs collègues curieux, sont autant de bonnes idées mais hélas mal mises en avant.
Un petit mot sur l’arc, arme star du jeu, mais bien vite rangée et pratiquement jamais utilisée, car le titre met à disposition du joueur un véritable arsenal de guerre. Il aurait été vraiment sympa d’avoir tout un gameplay basé sur l’utilisation de l’arc, et de rendre les munitions assez rares pour que faire parler la poudre ne soit qu’un ultime recours.
Crystal Dynamics a tenté d’insuffler une dimension épique aux cascades vertigineuses de Lara, mais celles-ci se révèlent fades et sans suspens car scriptées et dirigistes. Il en va de même pour le scénario, basique et ce n’est pas forcément une mauvaise chose, mais surtout malhabilement mis en scène et flirtant souvent avec le nanar mal assumé.
On le voit donc, Rise of the Tomb Raider tente de rivaliser avec Uncharted, et si on pourra louer la tentative, on notera surtout que se mesurer à un géant sans se donner les moyens d’y arriver donnera au final un résultat plutôt moyen. Si l’aspect monde ouvert est un plus par rapport à la saga de Naughty Dogs, et si les énigmes sont un poil plus compliquées (toute relativité gardée), cela est loin de palier au syndrome de remplissage inutile et à l’absence de sentiments émanant des personnages.
Sur les deux DLC scénarisés, seul celui se déroulant dans le manoir Croft tire le titre vers le haut. On y trouvera en effet quelques clins d’œil bienvenus aux anciens Tomb Raider (le majordome qui se plaint de se faire enfermer dans le congélateur, ou la musique classique que Lara peut écouter). On aura également droit à quelques énigmes bienvenues et demandant un peu de réflexion, rappelant les puzzles tordus de l’époque Core Designs.
Pour conclure, Rise of the Tomb Raider se place en digne successeur du reboot de 2013. L’aventure est plutôt agréable à suivre, même si elle n’est pas exceptionnelle, la facilité globale rend l’expérience plaisante mais aussi parfois ennuyante car sans pression. Visuellement abouti le titre regorge tout de même de bugs divers et variés, jamais bloquants mais toujours un frein à l’immersion. Les complétionnistes (dont je fais partie) iront chercher le dernier des documents cachés dans le trou du cul du dernier loup moisi, mais sans réel plaisir à explorer et à découvrir un monde superficiel. En résulte donc un jeu dans lequel on pourrait remplacer Lara Croft par n’importe qui, car sans réelle identité à force de vouloir recopier Uncharted.
Dreadz23 a dit (16 Novembre 2018 à 15:32)
Ultra répétitif... Je vais aller jouer à d'autres jeux bien plus passionnants ^.^
Togechu a dit (07 Novembre 2018 à 18:09)
Dans une ambiance sombre et bichrome, au choix parmi les styles visuels des premières consoles de jeu, le joueur incarne un(e) agent de compagnie d'assurance venu enquêter sur un navire déserté, l'Obra Dinn. Seuls quelques squelettes au sol témoignent de la tragédie qui s'est déroulée à bord. Armé seulement d'une montre permettant d'entendre et de visionner le dernier instant du mort, d'un carnet encore vide mais dont chaque page est consacrée à l'un des 60 membres d'équipages, et surtout de vos sens de l'observation et de la déductions, il va vous falloir découvrir qui sont les personnages, quel a été leur sort et, le cas échéant, ce qui les a tué.
Le concept du jeu est assez incroyable. Sorte de Cluedo géant, il nous emmène de scène en scène pour découvrir le destin de tous ces personnages. L'ambiance visuelle et sonore participe totalement à nous immerger dans cette histoire tragique.
S'il ne faudra pas plus de 7 ou 8 heures aux plus attentifs pour en venir à bout, le jeu n'en reste pas moins prenant mais à réserver aux plus persévérant.
On notera toutefois que le jeu n'est pas totalement exempt de bugs (j'ai par exemple eu la malheureuse expérience de devoir recommencer le jeu parce qu'une mort ne me donnait pas accès, comme elle aurait du, à une autre scène, ce qui m'a bloqué lors de ma première partie). Mais ce fut finalement une expérience positive de reprendre le jeu en ayant acquis les réflexes à avoir devant chaque mort visionnée.
Mon plus grand regret sur ce jeu restera en partie son scénario : une fois l'intrigue du jeu découverte, on évolue finalement dans une série B assez quelconque. Même le dernier chapitre, accessible uniquement en ayant dévoilé le sort de la quasi totalité des passagers, n'apporte pas une immense satisfaction (la vraie satisfaction est plus d'accéder à ce chapitre que le voir).
Verdict, un bon jeu, prenant, pas trop long (mais qu'il est préférable de jouer en une ou deux longues sessions pour rester dans l'ambiance). Amateurs de mystères, à tester !