Franz26 a dit (06 Novembre 2018 à 07:50)
Dernier né de Playdead, studio à qui l’on doit l’incroyable Limbo, Inside compte bien laisser à son tour une empreinte dans le paysage vidéoludique. Leçon de maîtrise, acte 2.
Sur le fond comme sur la forme, difficile de ne pas faire la comparaison avec son aîné. Inside se présente donc comme une échappée solitaire dans un monde tortueux, souillé et lugubre à souhait, où l’expérimentation scientifique sur l'homme atteint un paroxysme malsain. Un univers dérangeant matérialisé par une direction artistique magistrale, aux teintes sombres et aux jeux de lumières saisissants. Soutenue par cette esthétique remarquable, l’ambiance d’Inside prend aux tripes et procure une immersion peu commune.
Le gameplay rappelle également celui de Limbo, mais se révèle cependant moins axé plates-formes et se base essentiellement sur la résolution d’énigmes très bien pensées plutôt que sur notre dextérité pad en main. Confortée par un level-design suintant le génie, la progression se révèle être un plaisir constant où l’envie d’aller toujours plus loin ne s’effrite jamais !
Assez discrète, la bande son ne trahit pas l’esprit du jeu et vient accentuer l’atmosphère insalubre d’un contexte déjà pesant. Si l’aventure n’est pas très longue, les quelques secrets bien disséminés incitent à profiter à fond de l’expérience, de ce voyage hors-norme au secours d’une petite âme en peine. Un ensemble exceptionnel qui laisse, une fois encore, la place à d’innombrables interprétations scénaristiques peu reluisantes. De quoi hanter l'esprit des plus curieux d'entre-nous.
chtitepoete a dit (05 Novembre 2018 à 21:04)
Un excellent jeu !
Des graphismes sublimes.
Une OST d'une rare beauté pour un jeux vidéo.
Des personnages plus qu'attachants.
Bref une expérience de jeu vraiment unique.
C'est un des rares jeu à m'avoir procurer autant d'émotions.
Je vous le conseille à 1000% si vous aimez les jeux à scénario et à choix et que comme moi dans ce genre de jeux, vous aimez fouiner un peu partout et parler à un peu tout le monde :)
chtitepoete a dit (05 Novembre 2018 à 21:01)
J'ai vraiment adoré ce deuxième opus de KH.
Moins de problèmes de maniabilités, moins de problèmes de caméra, des nouveaux héros, une nouvelle intrigue avec l'organisation XIII qui est souvent rajouté au scénario Disney.
Bref un excellent jeu selon moi ! :)
Syranos a dit (01 Novembre 2018 à 12:41)
Le meilleur épisode de la saga à ce jour. Mon avis en une image sur : http://pcstriangle.com/assassins-creed-odyssey/
Mca a dit (25 Octobre 2018 à 19:00)
Sympathique gros best-of de la saga WarioWare, on y retrouve vraiment le meilleur de toute la saga, et sous presque toutes ses formes grâces aux nombreuses fonctionnalités de la 3DS.
Il n'empêche que pour ceux qui ont suivis la série jusqu'ici (ou tout du moins l'épisode Wii, GBA, et DS), le résultat est assez largement dispensable vu que même les nouveaux mini-jeux me semblent être des recyclages ou des détournements d'anciens mini-jeux WarioWare.
Les seuls réels modes qui mettront les vétérans aux aguets, en plus des sempiternels modes regroupant tous les mini-jeux, ou bien avec une seule vie imposée, sont tout d'abord le mode "Wario s'en mêle". Ce dernier permet à Wario de décontenancer le joueur via des actions parfois douteuses, mais le plus souvent surtout gênantes pour la lisibilité sur l'écran. Heureusement, il nous est donné la possibilité de nettoyer ces bavures selon quelques interactions précises, et de temps en temps on a le droit à un joker annulant toute attaque du moustachu.
Ce mode rajoute un peu de piment à une recette déjà trop vu, et surtout peut-être trop étalée dans cet opus (la faute finalement à son atout: beaucoup de mini-jeux, qui deviennent finalement trop de mini-jeux). Une fois qu'on connaît les mini-jeux et les gênes occasionnés dans ce mode, c'est comme si le jeu n'avait plus de secret pour nous et perd soudainement pas mal de sa saveur. Un constat qu'on peut réitérer sur d'autres modes et quelque soit l'épisode de la saga.
Le second mode encore plus intéressant, c'est le mode "Non-Stop". Comme son nom l'indique si bien, les mini-jeux ici s'enchaînent sans aucun temps mort, et cela en profitant du double écran de la console. Ainsi lorsqu'un mini jeu se termine sur l'écran du bas, un autre débute sur l'écran du haut. Ceci donne l'impression qu'on arrive à la finalité de WarioWare, à son rythme le plus endiablé et celui qui lui correspond le mieux. Chaque situation défile l'une sur l'autre, pour donner lieu à un festival d'absurdités, une course aux réflexes et au jeu instantané comme on voit rarement. Dommage que la vitesse monte très vite et que ce mode ne donne pas l'occasion de plus tester son endurance.
Enfin, ce qui sauve réellement cet épisode n'est autre qu'un recyclage du délaissé Game & Wario, j'ai nommé "Gamer Furtif". Difficile d'en parler plus que ça tant le mini-jeu mérite la surprise naïve de celui qui s'y essaie pour la première fois. Mais pour moi c'est tout simplement l'éclat, le coup de génie de WarioWare.
En faisant du jeu une mise en abîme, on arrive à un concept assez fascinant de double jeu qui profite cette fois-ci véritablement au maximum de l'avantage du double écran.
On joue aux mini-jeux WarioWare, tout en jouant à l'extérieur du "virtuel" dans la diégèse du jeu, à un autre jeu de cache-cache.
C'est bourré d'animations, de blagues, et d'idées pour surprendre un joueur même après une heure passée sur ce mode. Les effets sonores sont géniaux et exagèrent parfaitement la situation.
Situation qui renvoie en plus à un moment que je pense de nombreux autres joueurs ont eux-même déjà vécu en vrai. Et c'est un autre point qui rend ce Gamer Furtif d'autant plus croustillant.
Enfin sans trop rentrer dans le sujet, même le gameplay est bien pensé pour rester crispant et apporter de la tension, même quand on connaît très bien tous les évènements qui peuvent arriver. Honnêtement les p'tits gars de Nintendo pourrait faire presque un jeu entier sur ce concept, en variant les thématiques et les situations de jeu par exemple. C'est comme si on découvrait une toute nouvelle voie entière que pourrait emprunter avec brio WarioWare.
Une chose est sûre, après ces deux rétrospectives du studio que sont ce WarioWare, et Rhythm Paradise Megamix, on attend avec grande hâte de véritables nouveaux opus. Car je suis convaincu que ces deux sagas méritent encore de l'attention, et ne nous ont toujours pas tout dévoilé de leurs possibilités d'idées originales ou malines!
Franz26 a dit (22 Octobre 2018 à 07:29)
La série Final Fantasy continue à faire dans le spin-off sans prendre la peine de masquer ses intentions : World of Final Fantasy s’adresse clairement aux amateurs de la licence et compte bien jouer sur notre fibre nostalgique. Alléchant de par son casting démentiel, voyons ensemble si ce titre recèle un intérêt véritable.
World of Final Fantasy assume son statut de Pokemon-like et se présente comme un RPG au tour par tour à l’ancienne. L’histoire vous place dans la peau de Reynn et Lann, deux mystérieux invocateurs frappés d’une non moins étrange amnésie. Sans plus attendre, ce duo fraternel en quête d’un passé perdu officiera comme prétexte grossier pour explorer un monde segmenté et construit autour de la mythologie Final Fantasy. Entre les quelques lieux connus et les innombrables guests issus de la série, le titre s’adresse plus particulièrement au fan de la licence qui fera fi de l’incohérence générale, du scénario banal et de son écriture légère, pour apprécier toutes ces références revisitées.
Le gameplay se base sur la capture des monstres que vous croiserez au court de l’aventure. Bien évidemment, il faudra réunir une condition particulière avant d’avoir la possibilité d’en apprivoiser un puis de l’invoquer en soutien. Une fois attrapé, le mob pourra être placé dans votre équipe et fera office de personnage à part entière, assujetti au gain d’xp et doté de son propre sphérier de compétences. Passé un niveau défini ou un critère spécifique, certains pourront même évoluer dans une forme plus aboutie ! Chaque Mirage appartient à une sous-catégorie définie par sa taille : petite, moyenne, et grande. Il nous est alors possible (recommandé) d’associer directement ces familiers aux héros afin de former une pyramide composée de trois combattants. L’intérêt étant de cumuler leurs HP et de profiter des nouvelles capacités générées en fonction de l’association en question. Mais attention, les ennemis peuvent en faire de même et essayeront de déséquilibrer votre pyramide pour la dissocier ! Bref, un principe sympathique qui offre de nombreuses possibilités, bien que la relative facilité du jeu ne vous imposera pas des combinaisons optimales. Notez que les différents PNJ bien connus rencontrés au cours de l’aventure peuvent s’acheter comme invocation lambda. Si l’on ajoute quelques subtilités telles que les compétences utiles à l’exploration ou les gemmes propres aux deux héros, on se retrouve avec un système complet et très efficace.
Techniquement le jeu se révèle plutôt agréable à l’œil, même si quelques ralentissement réguliers propres à la version Vita viendront taquiner cette esthétique somme toute banale et sans grande inspiration artistique. Le character design et le bestiaire s’en tirent relativement bien, sans toutefois laisser une impression impérissable. En résulte une ambiance assez kitsch et bon enfant qui ne se prend pas au sérieux.
Au rayon des déceptions, et compte-tenu du potentiel en présence, je me dois de mentionner la bande son du jeu. Les remix de thèmes cultes s’avèrent dans l’ensemble ratés et les compositions inédites peinent à convaincre. Il en ressort un ensemble convenable et soutenu par des doublages de qualité, mais rien d’extraordinaire alors qu’il y avait pourtant matière. Dommage.
On terminera par un point positif en soulignant l’excellente durée de vie du titre, accentuée par une foule de quêtes-annexes et une chasse aux monstres assez chronophage. World of Final Fantasy ne se contente donc pas de donner dans le fan-service, et Square-Enix nous propose un RPG à l’ancienne perfectible mais non dénué d’intérêt. Si l’amateur de la série y trouvera globalement son compte, l’expérience reste toutefois largement dispensable et manque un peu d’envergure.