Franz26 a dit (24 Décembre 2019 à 07:54)
Fort du reboot de 2013 porté un peu plus tard sur PS4 dans une Definitive Edition aux petits oignons, la belle Lara revient sur scène afin de concurrencer sans détours la saga référence de Naughty Dog. Mais attention à ne pas confondre inspiration et plagiat… Ce Rise of The Tomb Raider saura-t-il apporter quelque chose de nouveau à un genre déjà bien exploité ? Pas si sûr.
Mise à mal dans l’opus précédent et malgré les dangers improbables dont elle a réchappé de justesse, Lara Croft n’est pas rassasiée d’aventure et part cette fois en quête d’un nouvel artefact au fin fond de la Sibérie. Mettant ainsi à l’honneur de vastes et arides contrées enneigées, sans oublier sa part de temples oubliés, grottes obscures, et autres bases soviétiques perdues dans la pampa. Même si quelques panoramas plus verdoyants seront aussi de la partie. Bref, un terrain de jeu dépaysant très convaincant, tant en terme de direction artistique que de level design. Ce dernier use à bon escient de la verticalité histoire de mettre à l’honneur le piolet/grappin et les talents d’alpinistes de la jeune fille. On appréciera aussi l’immensité de certaines zones, puisque le titre insiste énormément sur l’aspect exploration avec une masse affolante de collectibles, divers lieux secrets et des missions annexes auprès des PNJ (souvent reléguées au rang de quêtes Fedex ou de crafting). L’ensemble fonctionne et on prend plaisir à arpenter les moindres recoins de cet univers chiadé, épaulé par notre « vision de chasseur » qui indique les points d’intérêts en surbrillance.
Niveau gameplay : pas de surprises à l’horizon. On retrouve une recette mélangeant phases de plates-formes, de shoots, d’énigmes et d’exploration. Le tout étant plutôt bien dosé et parfaitement calibré, même si les gunfights m’ont semblé moins inspirés, précis et jouissifs qu’avec notre cher Nathan Drake. A ce système de jeu efficace s’ajoute un aspect gestion auprès des feux de camps, afin de déverrouiller de nouvelles compétences ou upgrader armes et équipements en échange des matériaux requis. Notre héroïne dispose en effet de tout un attirail pour occire du mercenaire avec panache, délaissant de ce fait un peu trop souvent le côté infiltration bienvenu du premier volet malgré la place centrale de l'arc.
Techniquement le titre de Crystal Dynamics s’en tire avec les honneurs grâce à une 3D léchée aux textures propres, couplée à des animations soignées et de splendides jeux de lumière. Dopés aux productions visuelles impressionnantes on ne lui décernera pas le prix Nobel, mais néanmoins quelques félicitations du jury. A défaut, encore une fois, de détrôner son homologue masculin. Une ombre décidément bien pesante… Mais la réalisation fait honneur à cette nature sauvage parfaitement matérialisée à l’écran, regorgeant de vie à travers une faune tantôt pacifique, tantôt sauvage. De quoi assurer une atmosphère immersive et très agréable malgré les coups du sort à répétition qui s’acharnent sur notre héroïne. Car l’épopée de Lara s’apparente à un véritable parcours du combattant en solitaire, dirigé par un enchevêtrement d’environnements hostiles et de surcroît malfamés. Sur le papier en tout cas, dans les faits la relative facilité du jeu anéanti cet aspect survie finalement sans grand relief.
Inutile de s’attarder sur le scénario qui n’est qu’un prétexte à l’aventure, présentant des mécaniques et rebondissements déjà vus et revus. Bien qu’efficace, la mise en scène tape à l’œil manque également de nous surprendre, et c’est bien ce grisant sentiment d’exploration qui pousse le joueur à avancer. Le voyage se révèle plutôt long si l’on prend le temps de fouiller chaque lieu de fond en comble, même si la durée de vie s’appuie un peu trop sur la recherche des collectibles et de nombreux défis inutiles. Une construction qui a ses limites et qui n’échappe pas à une certaine redondance passé la vingtaine d’heures de jeu. Notez que la version 20th Year Celebration apporte une louche de bonus intéressants (telle la quête de Baba Yaga), consolidant ainsi un contenu déjà généreux. Pour ce qui est du jeu en ligne et des modes orientés arcade/défis : ils n’ont pas éveillés mon intérêt mais ont le mérite d’exister. Enfin, la bande son accompagne l’action avec justesse, jonglant entre thèmes dynamiques, envolées épiques et musiques d’ambiance plus relaxantes. S’ajoute un doublage (VO) convaincant et des bruitages réalistes, pour un résultat parfaitement cohérent.
Une conclusion qui au final rejoint allègrement l’opinion laissée un peu plus haut par mon compère Benben, ancien chevelu au demeurant. Rise of the Tomb Raider s’impose ainsi comme un excellent jeu d’action-aventure mais ne laissera pas une trace impérissable dans le paysage vidéoludique. Contrairement au passage de Lara dans ces terres de Sibérie, désormais jonchées de cadavres ! Un titre sans réel défaut qui assume son statut d’Uncharted-like avec brio, pour une expérience de jeu très plaisante. Après le précédent opus unanimement encensé, on en attendait peut-être un peu plus…
z0rr0 a dit (22 Décembre 2019 à 18:18)
L'histoire Grand Theft Auto IV reste meilleur !
starrk a dit (22 Décembre 2019 à 15:07)
Dommage que c'est le même scénario que le jeux ps1
Sinon très bon reboot, très jolie
Vicsene a dit (21 Décembre 2019 à 22:37)
Je n'y ai pas encore beaucoup joué, mais clairement, j'adore déjà le jeu, je pense qu'en 2016 il était effectivement merdique, mais grâce au grosses MàJ et au multi, notre trio va être pas mal occupé :D
Benben a dit (17 Décembre 2019 à 09:22)
Je lis ci-dessus que mon éternel compère a déjà tout dit ou presque sur The Talos Principle. Excellente analyse par ailleurs, mais je ne partage pas tout à fait ton avis sur la nécessité de se gaver d'aspirine :)
Pour ma part, plus je jouais, plus j'allais vite. Les mécaniques étant souvent les mêmes, appliquer les méthodes apprises auparavant avec quelques variantes est vite devenu pour moi une gymnastique mentale bien rythmée.
J'avoue cependant sans honte avoir eu recours également à quelques tutos pour dénicher certaines étoiles. Il faut dire que les développeurs ont su aller chercher des énigmes vraiment tordues, mais toujours intelligentes, et dont la résolution procure à chaque fois un sentiment d'accomplissement enjaillant !
Bercé dans une ambiance sauce robotique dans un monde virtuel dirigé par une entité omnipotente, le titre sait poser son empreinte assez unique assez vite. De vastes cartes où l'on se sent parfois un peu seul, et où l'on s'attendrait presque à voir débarouler des hordes d'aliens déchaînés, d'ailleurs une référence à Serious Sam, autre rejeton de Croteam, en fera sourire plus d'un :)
Fruit du hasard, je lisais justement le cycle des Robots d'Asimov à la même période, autant dire que j'ai plus d'une fois eu l'impression de vivre dans la Matrice pendant ce mois de novembre !
Spanqueur a dit (14 Décembre 2019 à 23:24)
Un jeu vraiment sympa et de musique envoûtante. On accompagne deux frères qui font tout pour sauver leur père. Le gameplay avec le contrôle des deux personnages compliqués au début finis par devient plus facile durant l'aventure. Les énigmes sont plutôt simples une balade qui s'accomplit en environ 3 heures.
Vicsene a dit (12 Décembre 2019 à 22:34)
Je viens de terminer le premier, (me reste le time attack du DLC Stormy Ascent T_T ) vraiment sympa même si parfois les sauts sont un peu bizarre. Allez, go pour le 2ème :D
Dreadz23 a dit (10 Décembre 2019 à 17:06)
Je vais attendre sagement de voir si Bethesda a le courage (ou même l'envie) de ressortir Morrowind et Oblivion en remastered.... Je ne perds pas espoir ^^'
z0rr0 a dit (08 Décembre 2019 à 12:36)
Mais quel jeu !
Pour les retardataires, ne pas hésiter à ressortir la PS3 du placard ^^