Franz26 a dit (19 Avril 2020 à 09:09)
Crash Bandicoot… Un nom plein de nostalgie ayant fait les beaux jours de la Playstation à l’aube de la plate-forme 3D. A tel point que beaucoup considéraient le bandicoot déjanté comme la mascotte officieuse de Sony. Un raccourci qui s’expliquait par la qualité des trois premiers opus, à juste titre très appréciés. Et ça tombe bien, il s’agit des volets que Vicarious Visions a choisi de remettre au goût du jour en prenant la responsabilité de succéder à Naughty Dog (dénués de droits sur la licence) ! Une refonte totale qui pour une fois ne sent pas l’opération commerciale à plein nez, les développeurs nous gratifiant des trois jeux pour le prix d’un petit. Plus qu’à espérer que la recette fonctionne toujours aussi bien 20 ans plus tard…
Crash Bandicoot et moi, c’est une histoire d’amour sans rides. Dévorés à l’époque et ressortis il y a une dizaine d’années histoire de dépoussiérer ma Playstation, c’est avec un œil relativement frais que je vais pouvoir aborder ces remasters. En avant pour une escapade sur les îles Wumpa.
Crash Bandicoot (16/20)
Commençons par l’aspect visuel qui se révèle une franche réussite. Tout en restant fidèle à la DA d’origine, la palette de couleurs et la qualité des textures nous offrent une esthétique convaincante y compris pour le néophyte croyant aborder un titre current-gen. Un travail exemplaire sur les animations également, toujours aussi hilarantes, et sur les effets visuels, vraiment réussis. Un ensemble de qualité bien au-delà des simples remasters HD habituels.
Ne bénéficiant pas du code source original, Vicarious Visions a dû repartir de 0 pour retranscrire les sensations de l’époque. Ici aussi le travail effectué est remarquable, et outre une petite latence au niveau des sauts et une légère impression "de glisse", on retrouve bien le feeling de notre adolescence. De quoi combler les nostalgiques, oui, mais aussi irriter quelques nouveaux venus qui pesteront devant diverses approximations et angles de caméras perfectibles. En effet, la distance et l’inertie ne sont pas toujours faciles à appréhender et vu le niveau d’exigence de certains passages cela s’avère souvent problématique. Un ensemble malgré tout très plaisant qui propose des phases de gameplay variées et des niveaux au level design intelligent. En revanche, les quelques boss présents se contentent du strict minimum et s’avèrent un peu trop simplistes pour laisser un souvenir mémorable. De même que le scénario, pouvant tenir sur un emballage Carambar et matérialisé par de brèves cinématiques.
Les musiques, essentiellement tribales et rythmées excepté pour la dernière partie de l’aventure jouant sur des sonorités plus métalliques et industrielles, ont bénéficiées d’une réorchestration complète et accompagnent une nouvelle fois nos cabrioles avec panache. Doublage VF crédible, bruitages et autres onomatopées amusantes complètent une excellente bande sonore.
La quête du 100% à travers les différentes gemmes se révèle très addictive et assure une durée de vie correcte et un challenge conséquent, heureusement facilité par un système de sauvegarde remanié. Cette version 2019 ajoute des « contre-la-montre » pour les plus acharnés d’entre nous, qui rajeunirons de quelques années à la redécouverte de ce mastodonte du genre. Les plus jeunes devront passer outre quelques petites imprécisions de gameplay afin d’apprécier le titre à sa juste valeur, qui fait ici peau neuve et profite d’une seconde jeunesse bien méritée. Si l’aspect nostalgique m’enivre inlassablement, Crash bandicoot premier du nom reste intrinsèquement bourré de qualités, fer de lance d’une licence entrée depuis au panthéon du jeu vidéo. Foncez !
Les opus suivants reprennent dans les grandes lignes la recette éprouvée par leur aîné, je serais donc plus succinct quant à leur analyse.
Crash Bandicoot 2 : Cortex Strikes Bike (15/20)
C’est en petite forme que notre crash reprend du service, dans un deuxième opus globalement moins maîtrisé et inspiré que son aîné. Tout commence par un scénario ridicule, prétexte à la recherche de cristaux au profit du Dr Cortex, désormais « bienfaiteur » de l’humanité. - Clin d’œil discret - Mouais, aller on s’en tape. Difficile en revanche de passer outre une maniabilité perfectible et manquant de précision, point déjà souligné dans le premier volet, mais ici bien trop souvent associé à des choix de level design et phases de jeu discutables ! (mon dieu ce jet-pack de l’enfer…) Le plaisir varie donc d’un stage à l’autre, générant ainsi un manque de consistance regrettable davantage pénalisant aujourd’hui qu’à l’époque. Les musiques souffrent du même constat. Sans être mauvaises, elles marqueront moins les mémoires et se contentent d’apporter un fond sonore sympathique.
Techniquement, la refonte graphique se révèle toujours aussi convaincante et sert une direction artistique plaisante. Malgré quelques fausses notes (partiellement compensées par de bonnes idées, il faut aussi le reconnaître), la recherche des différents cristaux rend l’expérience addictive et sympathique mais paradoxalement moins complète que dans le premier volet. La durée de vie ne viendra pas compenser ce petit sentiment de « bâclage », et nécessitera entre 10 et 15 heures de jeu selon votre degré d’investissement.
Si Crash Bandicoot 2 reste un excellent représentant du genre, ses imperfections se sont accentuées avec le temps et en font à mes yeux le moins bon de la trilogie. Ce qui n’empêchera pas les fans du premier opus d’y trouver leur compte. Aller, passons au troisième opus afin de mettre tout le monde d’accord.
Crash Bandicoot 3 : Warped (17/20)
C’est avec un dessert chiadé que se termine le copieux repas N.Sane Trilogy. Vous connaissez le refrain : techniquement le titre se paye un lifting de luxe du plus bel effet, au profit d’une direction artistique plus réussie que jamais ! Thématique médiévale, égyptienne, ou encore chinoise, l’ensemble fait preuve d’un charme fou et les niveaux s’enchaînent avec gourmandise. Les stages rivalisent d’ingéniosité et de bonnes idées, malgré encore quelques passages pas toujours bien exploités, et profitent ainsi d’un level design plus ambitieux. En résulte un gameplay qui gomme la plupart des tares de ses prédécesseurs, et apporte même quelques nouveautés bienvenues tel que le salutaire double saut.
De ce fait, Crash Bandicoot 3 m’a semblé le moins exigeant de la compilation, et décrocher le pourcentage de finition parfait ne demandera pas de gros efforts. Comptez ainsi une douzaine d’heures de jeu avant d’envoyer une bonne fois pour toute Cortex et son nouvel acolyte maléfique dans les pommes, avant visionnage de la vraie fin. Un périple soutenu par une bande son entraînante et de meilleure facture que dans Cortex Strikes Bike, pour un opus qui conclut avec brio l’ère Playstation… et sonne par ailleurs le déclin de la saga. Mais il s’agit d’une toute autre histoire…
Bon, j’ai dû en perdre beaucoup en chemin : il est temps de conclure ! Quel plaisir de revivre les aventures de Crash à travers des remakes de cette qualité. Si avec le temps les quelques défauts de l’époque se sont accentués, notamment sur le second opus, l’expérience proposée n’en reste pas moins géniale. Une compilation idéale pour découvrir cette licence du passé ou se rappeler aux bons souvenirs d’antan, qui se doit de figurer dans toute bonne ludothèque Playstation 4.
Franz26 a dit (17 Avril 2020 à 08:32)
Après un premier volet de grande qualité parachutant notre justicier de l’ombre sur le devant de la scène, les talentueux développeurs de Rocksteady Studios remettent le couvert avec une suite répondant au doux nom d’Arkham City. Exit l’asile déjanté, place à une ville érigée comme une gigantesque prison où les hors-la-loi vivent en totale autarcie. Et devinez qui se jette dans la fosse aux lions…
On passera rapidement sur le scénario de ce nouveau Batman, sans queue ni tête, mais prétexte à un casting démentiel et jouissif ! En effet, la plupart des vilains emblématiques de la saga seront de la partie et ne vous ménageront pas. Il faudra (ré)apprendre le respect aux visages connus que sont Cobblepot, Bane, Mr. Freeze et j’en passe, pour arriver à l’inévitable Joker : antagoniste majeur de l’aventure. De quoi occasionner des affrontements explosifs ! Une aventure qui met l’accent sur la liberté, puisque notre héros sera laissé pour compte dans les ruelles malfamées d’Arkham City, et aura loisir d’explorer ce petit open world à sa guise. Ténébreuse, insalubre et oppressante, la ville de fortune officie comme personnage principal à part entière tant le soin apporté à sa réalisation transcende l’ambiance et l’atmosphère. Bénéficiant d’une direction artistique divine, son exploration se révèle ainsi passionnante et ponctuée d’innombrables secrets et quêtes annexes scénarisées. Octroyant au périple une durée de vie respectable. Comptez une quinzaine d’heures en faisant plusieurs détours, probablement le double pour explorer le titre en profondeur !
Si la recette fonctionne aussi bien, c’est aussi grâce au gameplay proposé et à l’excellente maniabilité de notre justicier masqué. Se mouvoir de sommets en sommets à grands coups de grappin, en jonglant avec de longs vols planés et un peu d’escalade, apparaît comme une promenade de santé pour un Batman au sommet de sa forme malgré l’épée de Damoclès placée au-dessus de sa tête (un virus mortel… tient donc !). Rosser de coups des dizaines de sbires ne sera pas un problème pour peu que vous ayez un minimum le sens du timing, même si les combats prennent souvent des airs de mêlée répétitive. Heureusement, l’aspect infiltration vient nuancer les phases d’action, et il conviendra de se défaire avec subtilité des hommes armés sous peine de finir en gruyère. Une multitude de gadgets allant du Batarang téléguidé, en passant par le gel explosif ou le brouilleur de fréquence, sont présents pour vous épauler avec efficacité.
A l’image de son prédécesseur, Batman : Arkham City bénéficie d’une technique aux petits oignons qui impressionne tant par la qualité de ses graphismes que par son animation globale, bluffante. Les effets et jeux de lumière ne sont pas en reste, et il n’est pas rare de se percher sur les hauteurs afin de contempler cette dangereuse citée s’animer sous la supervision d’une lune blafarde omnipotente. La bande joue également un rôle prépondérant et propose des thèmes de haut standing. Entraînantes, angoissantes, épiques ou discrètes, les musiques font partie intégrante de l’aventure et renforcent l’immersion avec brio. S’ajoute une mention spéciale délivrée au doublage Français, simplement excellent, pour un verdict sonore quasi parfait.
Au final, mais où sont les défauts ? Il y en a peu, il faut le reconnaître… Un titre maîtrisé, complet et généreux, véritable hommage à l’homme chauve-souris et digne successeur d’Arkham Asylum. Pourtant, la répétitivité des affrontements contre les voyous de bas étage et des phases d’infiltration ont nui à mon expérience globale. Associé à un scénario de l’absurde, malgré un rythme soutenu, et une qualité désormais attendue au tournant, je garderais en tête un excellent jeu d’action/aventure qui n’aura su me rendre totalement addict. Avec une décennie d’existence dans la tronche, ce n’est déjà pas si mal !
splash18 a dit (15 Avril 2020 à 18:01)
https://albertebly.wordpress.com/2020/04/15/jeux-videos-a-short-hike/
Mijak a dit (13 Avril 2020 à 21:36)
La version PS2 toujours aussi laborieuse, à jouer sur PC.
Sinon, j'ai bien plus galéré sur celui-ci, peut-être parce que l'avais jamais fait, même si pour le premier j'avais tout oublié malgré tout. Bref j'ai fait un usage régulier de la soluce, mais pour certaines "énigmes" j'ai juste pas pigé la logique. Dans le premier il n'y avait eu que pour le cocktail que ça avait été le cas, même sur Internet, je trouvais la réponse mais pas le pourquoi du comment.
Ici ça s'est renouvellé, j'ai toujours cherché à comprendre et n'ai utilisé la soluce que pour me débloquer, mais il faut bien admettre, les point & click, faut pas chercher à être rationnel ou à réfléchir, ce n'est pas du puzzle-game, parfois faut juste faire des trucs au pif, et d'autres fois c'est très tordu comme logique.
Sinon, histoire très belle, suite et "fin" du premier (même s'il y a un 3e, ici ça sonne plus comme une fin que le premier). Musiques toujours sublimes, un peu de wtf dans des détails, des dimensions du scénar, mais on passe sans soucis si on adhère au côté conte et à l'imaginaire enfantin du rêve de Hans.
Néanmoins je préférais quand même le premier jeu, probablement parce qu'il y avait cette évolution de Kate, qui ici est déjà connue et sait ce qu'elle veut.
Dreadz23 a dit (12 Avril 2020 à 21:48)
Même commentaire que pour Planet Coaster : je me lasse des jeux de gestion, c'est répétitif à n'en plus finir :)
Dreadz23 a dit (12 Avril 2020 à 21:47)
Répétitif.
Je me lasse grandement des jeux de gestion :)
Dreadz23 a dit (12 Avril 2020 à 21:45)
Bon ben j'ai saigné et re-saigné ce jeu : une vraie pépite, je surkiffe ! Pas réussi un seul niveau d'ascension en revanche, c'est un peu hardcore et je n'ai jamais été une bête sur les deck-buildings :)
Dreadz23 a dit (12 Avril 2020 à 21:40)
Histoire très courte dont le concept était bon mais que je n'ai finalement pas aimé. Les dessins sont hideux, l'enfant neuneu est insupportable, les bruitages sont super agaçants.... et la liste est encore longue pour moi ! J'adore les petits jeux indé d'habitude mais celui-ci ne marquera clairement pas mon esprit ! Passez votre chemin, vous trouverez mieux à faire pour passer le temps :)
Franz26 a dit (11 Avril 2020 à 08:38)
Metroid 3, plus couramment appelé : Super Metroid. Un de ces noms ancré dans l’histoire du jeu vidéo, entré dans la légende et devenu culte pour toute une génération de joueurs. Grand amateur de la licence, je l’ai pourtant découverte sur le tard avec les premiers opus Game Boy Advance. Je m’emploi aujourd’hui à rattraper cette lacune historique. Un petit coup de plumeau sur ma Super Nintendo, immortelle et soigneusement bichonnée, et me voici paré pour un voyage dans le temps. 26 ans tout de même…
Si la série a d’abord vu le jour sur Nes puis sur Game Boy, c’est bel et bien avec le volet 16 bits que la franchise atteindra la reconnaissance ultime. Super Metroid a officié comme modèle de base pour la plupart des épisodes modernes, et ne dépaysera pas l’habitué de la série. Ainsi, c’est avec une aisance toute naturelle que l’on prend les commandes de Samus Aran, bien déterminée à récupérer la larve Metroid dérobée par les pirates de l’espace. Passé une jolie introduction rappelant brièvement le contexte et les événements passés, place à l’exploration de l’intrigante planète Zebes ! Oui, car l’essence de la série repose avant tout sur ce périple vers l’inconnu, matérialisé par une gigantesque mappemonde, elle-même découpée en zones diverses parsemées de secrets en tout genre. La progression sera régie par une multitude de capacités et d’équipements annexes, essentiels pour s'enfoncer toujours plus loin dans les confins de ce monde souterrain. De majestueux boss viendront barrer la route de notre héroïne, qui devra faire preuve d’une certaine dextérité afin d'échapper à ce bourbier infernal. Un gameplay désormais bien connu, quasi irréprochable et déjà impressionnant de maîtrise.
La finesse des graphismes de Super Metroid aura également contribué à son immense succès. Décors détaillés et originaux, animation et fluidité exemplaires, effets visuels saisissants, etc… Autant de superlatifs pour définir une réalisation à la hauteur des meilleurs titres de la console. De quoi mettre à l’honneur une excellente direction artistique et assurer une immersion imparable, tant l’ambiance prend aux tripes et transcende l’exploration. Les tréfonds désolés et mystérieux de Zebes sont accompagnés de musiques aux sonorités plutôt métalliques, graves et inquiétantes, assez répétitives mais bien adaptées au ton général. L’excellent sound design, ô combien familier, parachèvera cette bande son de qualité.
Sous réserve de maîtriser avec doigté les mouvements de Samus et de privilégier la fouille minutieuse, qui récompensera le joueur avec de nombreux power-up, le titre propose un challenge raisonnable et une quinzaine d’heures suffisent pour un premier run assez complet (82% d’items collectés en ce qui me concerne). Quant à découvrir l’intégralité des secrets que recèlent les innombrables couloirs de Super Metroid, c’est une tout autre histoire !
En guise de conclusion, le constat semble sans appel : Super Metroid s’affirme comme un chef d’œuvre aux qualités intarissables ! Encore aujourd’hui son gameplay millimétré fait mouche, et son univers SF/Fantastique nous immerge dans l’aventure avec une aisance déconcertante. Histoire d’avancer de timides défauts, on relèvera quelques rares déconvenues dans les mouvements de Samus et deux ou trois approximations de level design (ainsi que l’absence regrettable de téléporteurs, introduits plus tardivement). Replacé dans son contexte le tour de force reste magistral, et impressionne encore de nos jours. Sans nostalgie aucune et en gardant en tête mes exigences de joueur moderne je ne peux lui décerner une note parfaite, mais ne vous y trompez pas : il s’agit d’un titre fabuleux, à (re)découvrir absolument.
PotinsDeGeek a dit (10 Avril 2020 à 23:26)
Terminé une première fois avec la femme Ninja.
Excellent jeu !
Je vais essayer d'obtenir les trophées, ça demande de terminer le jeu sans utiliser de continue avec l'ensemble des persos du jeu...