Sunread26 a dit (20 Juin 2023 à 19:53)
z0rr0 a dit (15 Juin 2023 à 18:10)
Dans la lignée de the new rder mais sans +
Benben a dit (12 Juin 2023 à 19:05)
Recherche Google "Conan exiles trophée route des rois"
1er lien :
https://www.psthc.fr/unjeu/conan-exiles-ps4/guide-trophees.htm?sid=7962e6ac11e916ca581dc8ed61320687#trophee25
Arise a dit (11 Juin 2023 à 15:21)
Bonjour, je cherche comment faire le trophée La route des rois qui consiste as terminer le chapitre un du périple. Hors actuellement sur le jeu il n'y as aucun chapitre. Je ne vois pas comment faire se trophée merci as ceux qui m'aiderons !!
Franz26 a dit (03 Juin 2023 à 07:42)
Véritable ovni dans le monde du plateformer 3D, Psychonauts premier du nom exhibait un univers psychédélique bariolé, bourré d’humour et de protagonistes loufoques. Empli d’idées de game-design rafraichissantes, le titre fut une franche réussite et acquis une renommée d’estime mondiale. Il faudra pourtant patienter plus de 15 ans avant de replonger dans ce monde atypique : une attente qui en valait la peine, croyez-moi !
Psychonauts 2 reprend là où les évènements du premier opus s’étaient arrêtés. Le petit Raz, après avoir sauvé ses camarades et mené à bien sa formation de mentaliste, découvre enfin l’imposant QG des Psychonautes. Mais de nombreuses questions restent en suspens malgré la capture du Dr Loboto, et il semblerait que l’abominable sorcière Maligula tente de refaire surface ! A vous de percer les mystères de ce synopsis complètement barré, voyage périlleux et inoubliable dans les confins de la psyché humaine.
Car la grande force de Psychonauts 2 réside dans son univers à la direction artistique aussi audacieuse que saugrenue ! Si les zones ouvertes dans le monde réel se veulent plus traditionnelles, les niveaux liés à l’esprit sont prétextes à toutes les folies ! Outre une originalité visuelle rare à rendre jaloux un Tim Burton des grands jours, ils proposent des perspectives détonantes et des mises en scène déstabilisantes qui se renouvellent en permanence ! Un style peu commun, consolidé par un character design complètement fou et parfaitement intégré à ce monde de l’étrange, dont on ne ressort pas indifférent.
Techniquement parlant le titre s’en tire plutôt bien et nous offre de jolis environnements, des textures honnêtes et des effets visuels réussis, tout en usant habillement d’une palette de couleurs fascinante. L’ensemble tient la route, et se veut de toute façon totalement éclipsé par la direction artistique susmentionnée.
En terme de contenu, nous voici en présence d’un plateformer 3D relativement classique sur le fond, mixte équilibré entre phases d’adresse, de combats et d’exploration avec divers collectibles à ramasser. Si les différents pouvoirs psychiques assurent le spectacle et que plusieurs sessions de jeu vous surprendront sur le fond, les mécaniques de gameplay ne révolutionnent pas le genre et c’est avant tout la forme qui fait de Psychonauts 2 une expérience unique.
La bande son apporte sa contribution à l’ambiance burlesque du jeu, et on relèvera notamment des élans de génie durant le sprint final ainsi que l’excellent doublage VO. Ce dernier met parfaitement en valeur l’écriture via des dialogues acérés, véhiculant un humour décalé tout en traitant des thématiques sérieuses telles que l’identité, le libre-arbitre ou encore les affres du totalitarisme.
Attendu au tournant, Psychonauts 2 tire son épingle du jeu via une identité visuelle forte et un univers bariolé fichtrement immersif ! Conforté par un gameplay agréable, un scénario détonant et une bande son hautement qualitative, ces nouvelles péripéties de Raz peuvent sans mal concourir dans la cour des grands ! Ensorcelé par la douce folie de cette aventure psychique, je vous recommande chaudement l’investissement.
Benben a dit (31 Mai 2023 à 12:08)
Bon alors d'accord, après avoir racheté une PlayStation en 2023, se lancer dans Syphon Filter (filtre de siphon ? une simulation de plomberie ?) peut paraître totalement incompréhensible. Mais j'ai une bonne excuse, ce jeu est une de mes nombreuses madeleines de Proust. Alors oui, j'ai bien prévu de dépoussiérer mon backlog des années 1990 et de me faire des pépites, mais avant, j'avais cette envie incompressible de sortir mon taser pour déboucher mon évier.
Hein ?
Ah non, juste pour immoler par le feu des terroristes auxquels je ne pouvais pas mettre un "coup de tête" (putain d'VF).
Bref, Syphon Filter, jeu d'action et d'infiltration (non pas d'infiltration d'eau hein), dans lequel nous incarnons l'agent Logan, chaud bouillant pour incruster du plomb dans tout ce qui bouge.
On se remet dans le contexte d'une époque où le jeu vidéo pouvait encore se permettre d'avoir une narration à la zob et un scénario concon (même si et encore heureux, de nombreux titres prouvaient déjà que ce medium pouvait aussi raconter des choses avec autant de brio que le plus émouvant recueil de poésie).
Donc ici c'est simple, des terroristes veulent empoisonner tout le monde parce que voilà, et il faut les en empêcher parce qu'il faut bien justifier le salaire de ce fieffé fonctionnaire de Logan. Mais ! Le scénario à tiroirs se révèlera un poil plus malin et s'embellira d'une jolie galerie de personnages, de complots et de trahisons. On notera d'ailleurs que les jeux suivants de la franchise viendront vraiment rendre l'histoire intéressante.
Ce qui a fait le sel de Syphon Filter lors de sa sortie, c'était plutôt son gameplay. L'ère de la 3D en était encore à sa période couches-culottes et croyez-moi, du caca plein les yeux c'est à peu près tout ce que ce jeu propose mais non sans une certaine ambition et c'est ça qui compte.
Avec un vrai sens de l'action utilisé à bon escient, chacun des niveaux du jeu s'arpente avec plaisir. On ne s'ennuie jamais, grâce aux objectifs qui évoluent pendant la partie, aux ennemis qui viendront vous chercher des poux régulièrement, et à la construction des niveaux, judicieuse. En effet, le world-building est plutôt intelligent. Techniquement déjà et pour palier aux limites de la console, avec du brouillard en extérieur pour éviter le clipping ou des couloirs à gros angles droits en intérieur pour laisser le temps aux différentes pièces d'une zone de charger. Les zones varient et sont facilement identifiables, pratique car il sera souvent nécessaire de faire des allers-retours. La plupart du temps, il faudra effectuer telle(s) action(s) à tel(s) endroit(s) afin de débloquer un passage un peu plus loin. Par exemple, désamorcer toutes les bombes cachées dans un parc puis désactiver les communications ennemies afin de pouvoir accéder au boss. Ou encore couper le courant par-ici pour libérer un passage par-là.
Là où j'ai noté quelque chose d'intéressant, c'est sur la manière dont les missions doivent être réalisées. Dans un jeu moderne, on aura forcément quelque chose à l'écran pour nous indiquer où aller. Que ce soit un marqueur sur l'écran ou toute autre indication, on saura par où aller, par où passer. Ici, rien n'est clairement mis en avant et il faudra explorer et/ou observer pour progresser. Les éléments sur lesquels interagir ne seront que rarement détonants dans le reste du décor, certains seront même cachés dans l'ombre et donc non visibles.
Des rues de Washington aux églises délabrées en passant par un musée ou une base soviétique, les décors changent et ne se ressemblent pas.
Les méthodes pour s'amuser ne manquent pas. Outre l'attirail habituel pour éliminer les pauvres hères qui s'empaleront sur vos balles, on citera le légendaire taser, qui non content de pouvoir assommer le quidam moyen, pourra, si l'on maintient la touche de tir, finir par enflammer purement et simplement ceux qui aiment leur steak bien cuit. Au rayon des armes bien foutues, les fusils de sniper à la précision redoutable permettront de faire des carnages à longue distance, notamment avec le fusil équipé d'une lunette thermique, permettant de faire abstraction des limitations d'affichage de la PlayStation.
Le jeu propose un mode de visée à la première personne, permettant de cibler les parties du corps des adversaires. On pourra tirer dans les armes pour les faire tomber des mains des soldats, mais aussi et surtout, on pourra asséner le fameux "coup de tête" traduction bourrine de "headshot". De toute manière, la traduction est globalement affreuse, surtout dans les cinématiques, où elle rend les dialogues risibles.
La maniabilité a pris un petit coup de vieux même si les mouvements de Logan sont fluides (il se penche dans la direction dans laquelle on le fait courir, donnant une impression de souplesse). La norme actuelle est d'avoir un stick pour bouger et un autre pour agir sur la caméra, mais en 1999, les développeurs cherchaient encore la recette parfaite. On a donc ici un stick qui permet d'avancer, de reculer, et de tourner mais la caméra restera fixe derrière Logan. Les boutons de la tranche héritent des fameux pas sur le côté, qui permettent également lorsqu'on est à la première personne de pencher la tête à droite ou à gauche afin de tirer tout en restant à couvert.
En toute objectivité, il n'y a pas grand chose à reprocher à Syphon Filter, qui fait ce qu'on attend de lui et même plus encore, car il propose des choses que l'on voyait alors rarement dans les jeux 3D de l'époque : les impacts des balles sur le décor par exemple étaient une petite révolution. La possibilité de détruire certains éléments en tirant dessus également (cadenas pour libérer un passage ou bien juste des babioles disposées dans les niveaux). Si la narration fait très série Z, elle est assumée, et le scénario se révèle plus profond au fur et à mesure que l'histoire avance.
Il faudra attendre le second opus pour que la licence s'améliore notablement sur tous les points.
RPGL a dit (24 Mai 2023 à 21:55)
Superbe ambiance musicale :)
Il n'invente rien comparé à un "Inside" mais il a son propre charme
Franz26 a dit (20 Mai 2023 à 07:29)
Alors que Wind Waker avait créé la polémique avec son aspect visuel enfantin très éloigné des volets 64 bits, Nintendo revient à un style plus mature quelques années plus tard. Accompagnant une Game Cube en fin de vie, Twilight Princess profite surtout du succès de la Wii pour trouver son public. Quant aux derniers retardataires, ils ont tout intérêt à sauter sur ce portage afin de jouir d’un périple en haute-définition.
The Legend of Zelda : Twilight Princess aura lui aussi divisé les fans. Les reproches ne concernaient pas la direction artistique cette fois, mais plutôt son trop plein de similitudes avec le grand OOT. Les joueurs sont des éternels insatisfaits ! Autant la jouer franc-jeu : nostalgie de Link’s Awakening et Ocarina of Time mise à part, ces aventures de Link et Midona représentent sans doute ma plus belle expérience avec la franchise ! Oui, Twilight Princess reste à ce jour mon opus fétiche, et cette version HD ne fera l’objet d’aucun démenti. Bien au contraire.
Une fois n’est pas coutume, le voyage commence au cœur un petit village reculé d’Hyrule où Link coule des jours heureux dans l’oisiveté la plus totale. Mais les évènements extérieurs finissent par rattraper notre communauté retranchée dans la forêt de Toal, et le rapt des enfants par les forces obscures marquera la fin de l’oisiveté naïve de notre héros. D’autant plus après un petit tour fortuit dans le monde des ombres où Link, désormais transformé en loup, fera la connaissance de l’énigmatique Midona et du funeste destin qui attend le monde d’Hyrule. Je n’en dirais pas plus, voici le point de départ d’une aventure dense et épique.
L’originalité principale de cet opus, outre l’aspect gadget de la Wiimote remplacée sans regret par la manette pro ou le Gamepad dans ce remaster, provient de la dualité entre le monde de la lumière et du crépuscule. Conséquence directe sur le gameplay : Link peut désormais faire appel aux pouvoirs des ombres pour se transformer en majestueux loup gris, et va compter tout au long de l’aventure sur un sidekick peu banal en la personne de Midona. Une petite entité mystérieuse à la langue bien pendue et dotée d’étranges pouvoirs (l’entité, pas la langue… vous êtes sales), comme celui de vous téléporter à différents points de la carte du monde : bien pratique !
La métamorphose en canidé va surtout apporter de nouvelles idées de game-design, puisqu’il faut régulièrement jongler entre la forme traditionnelle de Link et son état sauvage pour avancer. Une transition d’autant plus fluide avec cette version Wii U, assez discrète en nouveautés mais à la prise en main exemplaire. En effet, malgré son âge la maniabilité reste très agréable et, outre quelques petits soucis de caméra et une certaine rigidité occasionnelle, diriger Link ne pose aucun problème. Notre jeune héros dispose comme à son habitude de toute une panoplie d’objets (arc, grappin, boomerang, spectre animant les objets, etc…) à utiliser à bon escient afin de progresser à travers des donjons savamment pensés.
Encore une fois, Nintendo a mis son savoir-faire en avant pour nous proposer des temples débordant d’ingéniosité, d’originalité, emplis de mécanismes incroyables et d’énigmes diverses qui nécessitent un peu de jugeote et un sens poussé de l’observation. De nombreux boss viendront pimenter les débats et, à défaut de proposer un réel challenge, assurent le spectacle ! Plus l’on progresse, plus la palette d’accessoires à notre disposition s’étoffe et engendre davantage de possibilités. Le monde d’Hyrule n’avait alors jamais été aussi vaste (ça c’était avant BOTW…), invitant au voyage et regorgeant de secrets à découvrir : quêtes annexes, fragments de cœur, mini-jeux, etc… Sans transition, l’ocarina ou la baguette des vents sont ici remplacés par le hurlement du loup, au clair de lune s’il-vous-plait, afin de déverrouiller des coups spéciaux bien pratiques.
Moins pimpant que Wind Waker HD, le Cel Shading permettant de masquer plus facilement les imperfections visuelles, Twilight Princess s’en sort néanmoins avec les honneurs et fait peau neuve. Evidemment, les textures, l’animation et la modélisation trahissent un âge avancé, mais l’ensemble s’avère tout à fait honorable et permet d’apprécier l’incroyable direction artistique du jeu. Si l’univers de Twilight Princess n’est pas aussi sombre que celui de Majora’s Mask, l’ambiance du titre n’en reste pas moins pesante et met en évidence un Hyrule déchiré par les forces des ténèbres. S’ajoute le mystère entourant le monde des ombres et le lourd secret de Midona en toile de fond pour parachever le ressenti mature de l’œuvre, qui conserve néanmoins un petit côté burlesque via son character design. La bande son apporte évidemment une généreuse contribution à ce constat : musiques et bruitages respectent la norme de qualité habituelle propre à la saga.
S’il est étonnant que Nintendo n’ait pas encore sauté sur l’occasion de revendre à prix fort Wind Waker et Twilight Princess HD aux possesseurs de la Switch, la Wii U aura au moins eu le mérite de restaurer ces deux grands opus. Peut-être un peu trop retranché dans sa zone de confort, je l’admets volontiers, ce Zelda n’en démérite pas pour autant et propose un périple mémorable teinté d'une douce poésie. Maitrisées de bout en bout, ces aventures de Link ont marqué ma vie de joueur et cette version HD vient clairement bonifier l’expérience. Un grand cru, qui vieillira désormais sereinement. Santé !