Franz26 a dit (30 Mai 2024 à 08:01)
Considéré comme un spin-off de la saga Paper Mario, ce « Super » revisite la formule et nous propose une expérience originale sur Nintendo Wii. Au programme : un savoureux mélange de plates-formes 2D et 3D, une bonne dose d’exploration/réflexion et un soupçon de RPG, pour un titre qui ne démérite pas. Présentation.
Par le biais de l’émulation Wii U, me voici à insérer des piles dans une Wiimote qui n’avait sans doute pas servie depuis 10 ans ! L’écran de jeu incite à tenir la manette à l’horizontal, et me voici avec un godemiché - édition dorée Zelda Skyward Sword s’il vous plait - nullement ergonomique dans les mains. Petite piqure de rappel vis-à-vis du hardware foireux de cette console, heureusement gratifiée d’une excellente ludothèque. Mais faisons abstraction du contexte, et plongeons dans l’aventure en compagnie de Mario, Luigi, Peach et Bowser ! Cette fois nos héros vont unir leurs forces pour déjouer les plans du comte Niark et de ses acolytes. Le vilain désirant en toute originalité anéantir les mondes grâce au pouvoir des cœurs purs. Nos héros se retrouvent alors projetés entre les dimensions, et atterrissent dans l’étrange ville de Recto qui servira de hub central pour explorer le multivers. Notre objectif : s’engouffrer dans les failles dimensionnelles afin de retrouver les précieux artefacts et ainsi déjouer la funeste ambition des affreux.
Bon, on passera sur ce scénario assez convenu qui joue la carte humoristique, parfois maladroitement, et amène ainsi moult scènes désopilantes. Super Paper Mario s’éloigne du royaume champion et se permet d’introduire une multitude de nouveaux protagonistes et antagonistes. D'ailleurs, en terme de character-design, les développeurs se sont amusés en renouvelant allégrement le bestiaire et les PNJs. Nous y reviendrons en abordant la partie technique, mais allons d’abord à l’essentiel : le gameplay si particulier de cet épisode.
Super Paper Mario se présente en apparence comme un jeu de plate-forme 2D classique. En apparence seulement ! Car tout le concept du titre se base sur la transition en temps réel 2D/3D et le jeu de perspectives qui l’accompagne. Difficile à coucher sur l’écran, contextualisons donc en prenant un exemple basique. Supposons qu'un mur vous bloque le chemin : il suffit de passer en 3D et visualiser une fissure jusqu'alors invisible en son centre. Mais cette cloison ébréchée reste trop étroite pour s'y engouffrer ? Qu’à cela ne tienne, utilisez votre acolyte le « pixel Svelte » afin de devenir aussi mince d’une feuille de papier et traverser sans gêne l’obstacle. Et oui, car j’en viens à l’autre grosse mécanique de gameplay : l’utilisation des pixels ! En nombre conséquent, ces petites entités étranges sont à récupérer au fur et à mesure de l’aventure et permettent ainsi d’accéder à de nouveaux chemins et secrets grâce à leurs capacités uniques. Une habitude dans les Paper Mario.
Mais ça ne s’arrête pas là ! A la manière des pixels, nos héros sont interchangeables à tout moment et disposent eux aussi d’aptitudes propres : Peach peut planer avec son parapluie, Luigi sauter plus haut et Bowser compense sa lenteur par une force démesurée. Car histoire de ne pas couper tous les ponts avec la saga principale, le titre conserve un aspect RPG notamment via la présence de points d’expérience. Chaque montée de niveau octroyant à Mario davantage de santé ou de force de frappe. Ne vous attendez pas en revanche à du tour par tour comme le veut la tradition des Paper Mario. Les combats sont typés « plate-forme », en temps réel, et souvent expédiés par quelques sauts sur la tête ou un coup de marteau bien placé. Les boss offrent plus de challenge et nécessitent souvent l’appui d’un pixel pour s’en sortir sans encombre, ainsi qu’une bonne gestion de son inventaire et des items de soin. Quant à l’apport de la Wiimote, il se résume à quelques manipulations futiles lors de l’utilisation d’un objet.... Sans commentaires. Rendez-moi mon pad Gamecube bordel !
Visuellement Super Paper Mario exhibe un style mignon tout plein aux couleurs chatoyantes, mais pèche par certains décors minimalistes et une direction artistique soufflant le chaud et le froid. Le bilan reste néanmoins positif, particulièrement grâce à la fluidité des transitions 2D/3D. Le level design aussi n’est pas irréprochable, et si on trouve d’excellentes idées de conception certains passages s’avèrent un peu bancals (banals ?). On relèvera aussi les allers et retours imposés ci et là, nuisibles au rythme général. Enfin, la bande son ne restera pas dans les annales et se contente de thèmes d’ambiance pour la plupart agréables mais sans réelle envergue.
Alors que ses prédécesseurs jouaient la carte du J-RPG au tour par tour, Super Paper Mario opte pour une approche différente en mettant tous nos sens à l’épreuve avec ce monde pensé simultanément en 2D et en 3D. En résulte un concept rafraichissant au centre d’un gameplay imparfait mais bien huilé. Perfectible sur le fond comme sur la forme, le plaisir de jeu l’emporte vite sur les petits défauts et l’aventure vous tiendra en haleine de nombreuses heures. D’autant plus si vous désirez percer tous les secrets cachés du soft ! Un très bon titre estampillé Mario, dont on saluera la prise d’initiative malgré une norme de qualité un chouia en dessous du standard habituel.
Vebak a dit (28 Mai 2024 à 01:53)
Le jeu est assez beau et avec des chorégraphies assez stylées dans les combats, mais il n'a pas grand chose de plus. Ça reste un énième gasha qui capitalise sur une franchise à succès sans aller chercher une quelconque forme d'originalité. On passe plus de temps à looter les millions de ressources faites pour manquer tôt ou tard et nous tenter de passer à la caisse qu'à faire des missions (qui se terminent globalement en moins de 2min et se ressemblent toutes). Et les micro temps de chargements omniprésents sont vraiment relous. Il suffit de quitter le menu pour circuler dans le hub pour avoir un temps de chargement de 2-3 secondes, même sur SSD nvme et un PC de brute épaisse. L'opti est clairement aux fraises. Solo Leveling mérite bien mieux.
Mijak a dit (26 Mai 2024 à 21:50)
Plus court que le DLC précédent, et un peu décevant ; on y rencontre un Atlantide post-apo assez morne.
chrebie a dit (26 Mai 2024 à 21:28)
Tres sympa, je m'attendais a un jeu assez moyen après avoir joué avec la démo PS3, et j'ai pris grand plaisir a y jouer sur pc... Bon le switch de pilote c'est un peu du vent, mais le reste tiens la route, c'est maniable, rapide et sans prise de tête.
chrebie a dit (26 Mai 2024 à 20:13)
Un jeu sympathique, quoi que un peu répétitif, quelques traits d'humour, une progression assez linéaire et bien dosée, j'ai passé quelques dizaines d'heures sur ce jeu et j'y ai pris du bon temps, c'est un jeu que l'on peu jouer rapidement pour une mission, et y revenir plus tard.
chrebie a dit (26 Mai 2024 à 19:01)
Assez sympathique et assez agréable à jouer; pleins de bonnes idées, et a la sortie du jeu des mises a jour régulière, mais depuis 2 mois, on dirait que les développeurs sont partis en vacances.
chrebie a dit (26 Mai 2024 à 14:47)
La version definitive edition m'a permis de rejouer a ce jeux qui est devenu la franchise que l'on connait aujourd'hui meme si il s'agit déja du 3eme opus. Les 2 premiers étant vraiment tres loin de ceux d'aujourd'hui car en 2 D
Franz26 a dit (24 Mai 2024 à 07:55)
FINAL FANTASY V (15/20)
Affranchi de la maturité et du synopsis très sombre son prédécesseur, devant de surcroît composer avec l’aura écrasante du magistral 6e épisode, Final Fantasy V manque de reconnaissance aujourd’hui mais n’en reste pas moins un modèle de savoir-faire. Partons à la (re)découverte du second opus de la Super Nes, d’une redoutable efficacité !
Flânant dans les plaines à dos de son fidèle chocobo, le jeune Bartz assiste médusé au crash d’une météorite. N’écoutant que son courage, notre intrépide aventurier fonce sur place et fait la rencontre de Lenna, la fille du roi, et de Galuf, un homme amnésique. Après de vagues présentations et rapidement rejoint par le 4e larron de la bande, Faris, commandant pirate de son état, la petite troupe se rend au temple du vent et découvre un cristal brisé. Ainsi commence leur épopée sous une toile de fond sentant bon le réchauffé : préserver les cristaux du mal et ainsi sauver le monde. Final Fantasy V délaisse en partie la dimension tragique de son prédécesseur au profit d’une touche d’humour cocasse, et nous propose une histoire plus directe centrée sur un petit nombre de personnages.
Axé autour d’un groupe de quatre combattants, exit le « turn-over » du 4e épisode, le gameplay s’appuie sur la jauge ATB précédemment introduite et renoue avec le système de jobs initié par Final Fantasy III. A chaque évènement majeur de nouveaux métiers s’offrent à vous, occasionnant alors un panel de possibilités conséquent. En parallèle de l’expérience, les points de compétences permettent de progresser en niveau de classe, et ainsi déverrouiller les différentes capacités du job jusqu’à sa maîtrise complète. Mais toute la profondeur du concept réside dans le choix d’une seconde compétence associée à celle du métier en cours d’apprentissage, assurant alors une personnalisation accrue de son équipe. A vous les « ninja-samurai », « mage blanc-moine » ou « voleur-invocateur » pour plus de flexibilité ! Ajoutez la classe cachée du mime afin de parachever une équipe de tueurs et atteindre la fin du jeu sans trop de difficulté. A condition de faire l’impasse sur les quelques boss optionnels insanes et de vous accrocher devant un combat final titanesque ! D’ailleurs cet opus propose des affrontements très marquants, et impossible de ne pas mentionner l’incroyable Gilgamesh : un antagoniste récurrent aussi charismatique que redoutable. Avec son système de combat complet et fichtrement efficace, Final Fantasy V capitalise sur les acquis de ses prédécesseurs pour n’en garder que le meilleur. En résulte un gameplay au poil, parfaitement calibré.
Encore une fois la refonte visuelle à la sauce « pixel remaster » fait des merveilles, d’autant que le matériau brut exploitait bien mieux les capacités de la Super Nes avec des décors et des sprites très détaillés, ici parfaitement retranscrits en HD. Sans surprise et sans transition, les musiques de notre cher Nobuo déboitent la gueule et transcendent à plusieurs reprises l’expérience. Difficile de ne pas éjaculer des oreilles devant tous ces thèmes d’excellente facture et bénéficiant d’une réorchestration magistrale. S’il ne fallait en retenir qu’un ? « Battle with Gilgamesh » évidement ! Niveau contenu aussi Final Fantasy V se défend et offre une épopée dense découpée en deux mondes, ainsi que des fonds marins et une myriade de quêtes annexes, désormais coutumières.
Vous l’avez compris, si ce n’est déjà fait foncez découvrir ce Final Fantasy cinquième du nom ! Avec son gameplay soigné, son aventure parfaitement rythmée et sa bande son magnifique, il fait clairement partie du haut du panier en terme J-RPG 16 bits. A l’image de son prédécesseur, je lui voue une affection réelle et il m’est d’ailleurs bien difficile de les départager. Prenons désormais quelques semaines de répit avant de lancer la dernière étape, et non des moindres, de ce « marathon Final Fantasy » ! Un bouquet final divin, déjà humé à deux reprises, qu’il me tarde de savourer à nouveau.
hakim a dit (22 Mai 2024 à 15:37)
Les niveaux musicaux sont géniaux ! Un très bon level design on ne s'ennuie jamais