Mijak a dit (08 Décembre 2015 à 03:41)
Moui bon, je pige pas bien tout cet engouement. L'ambiance m'a beaucoup fait pensé à celle qu'on nous invite à découvrir dans Gone Home (la petite sœur) ; une vie d'adolescente, ses amitiés et ses problèmes, la révolte, l'envie de briser cette cage, de partir... Ici on a tout ça, aussi, mais d'une façon bien différente, mais avec toujours l'ambiance lycée américain, la musique mélancolique à la guitare (elles se ressemblent toutes, dans le jeu, mais c'est ma perception - je suis pas fan du genre), et bien sûr le côté fantastique qui pimente les choses (un Marc Lévy du jeu vidéo ?)
J'ai trouvé l'héroïne très insipide, normale/sans personnalité, et l'histoire permet non sans mal de nous sauver de l'ennui du gameplay.
On se croirait dans un telltale récent (très narratif et avec des choix de parcours changeant le déroulement), moins foutage de gueule sûrement, car il y a moins de moments clés, mais ils ont plus d'impact ; mais j'avoue que depuis mon dernier de ce genre, le style narratif à l'extrême avec quelques choix par-ci par-là, ça me gave un peu.
La particularité du retour dans le temps, en plus de n'être pas originale ni si plaisante que ça (ok pour l'intégration à l'histoire, le pouvoir de Max, mais après, ben finalement, c'est comme charger une sauvegarde, rien de plus - d'ailleurs à certains moments c'est ce que j'ai fait), ne permet de revenir que peu de temps avant, ce qui limite les choix en connaissance des conséquences qui suivent directement le dilemme, donc niveau effet papillon, on repassera. De plus, tout est scripté, prévu, guidé, aucune impression de liberté (dans Gone Home, il y avait l'enquête, la découverte, la liberté, la progression sans script) ; même pour les informations recueillies pour être exploitées, c'est un élément qui vient ensuite se souligner, genre "vous avez cette nouvelle option de dialogue, maintenant", moui, bon, merci, ai-je le choix ? Pas vraiment. Et on vous le dit, quand il vous faut retourner dans le temps, surtout, on vous tient par la main. Et puis la liberté en tant qu'illusion nous est toujours rappelée dans ces moments où Max choisit un truc important dont l'option ne vous est pas présentée ; on s'en rend pas compte forcément, c'est le scénario, mais c'est là qu'on se rend compte qu'on est aux commandes de rien du tout et qu'on suit juste l'histoire.
Mais bon, ce qui m'agace surtout c'est Max elle-même, encore un de ces archétypes créée pour être aimable par tout jeune, à la mode mais pas pouf, insoumise mais pas rebelle, pas populaire mais pas rejetée ; bref une fille qui n'existe pas et n'existerait pas. La moyenne en toute chose.
Et puis bon, ajoutons qu'elle fait des études de photos et a une amie punk, pour le côté lien avec la rebellitude. Mais punk gentille hein, attention, que tout le monde puisse comprendre et s'y attacher ; rien de trop agressif ni trop singulier.
Bon, sinon c'est joli, touchant, agréable... mais très édulcoré et en rien exceptionnel. La seconde partie apporte du changement, et le dernier chapitre est plus intéressant et la fin est bien , mais je vais pas spoiler , même si là encore, on a peu de prise sur les évènements.
(edit : ah oui et j'oubliais ; ces jeux en épisodes ça commence à ME GAVER SÉRIEUX ! Foutre ces "précédemment dans..." et ces spoilers à la fin de chaque chapitre... ! Rhaaa !)
Greveche a dit (06 Décembre 2015 à 16:13)
Vraiment sympa pour oublier ses soucis de la vie de tous les jours, et permet aussi de se taper des bons délires quand on joue avec des amis :) Je conseille vivement!
Greveche a dit (06 Décembre 2015 à 16:09)
Non mais sérieusement quoi... Ce jeu c'est genre... le vide intersidéral.
Racetrack a dit (06 Décembre 2015 à 15:51)
C'est une expérience vraiment particulière que ce "jeu". Mais j'ai adoré !
Pour moi [spoiler] il n'y a pas de sœur jumelle, elle est juste folle [/spoiler].
Et j'ai bien aimé le petit détail à la fin [spoiler] que le protagoniste soit Sarah, la fille d'Hannah des vidéos [/spoiler]
Sammy a dit (05 Décembre 2015 à 21:37)
Le "fils" de Ghost'n'goblins en plus simple :).
Franz26 a dit (28 Novembre 2015 à 09:38)
A première vue on pourrait penser que Nidhogg fait office de jeu promotionnel pour l’industrie du cannabis. En effet la réalisation du titre se révèle tout à fait… atypique ! En référence au monde dans les nuages complètement psychédélique, les autres étant au final assez conventionnels mis à part l’ultime écran complètement barré ! Mais j’en oublie l’essentiel, et vais d’abord vous présenter le gameplay.
Deux bonshommes représentés de la plus sommaire des manières dans un niveau en scrolling-horizontal découpé en tableaux. Chacun muni d’une épée, prêt à en découdre. L’objectif sera d’atteindre le dernier écran de votre adversaire afin de vous jeter dans la gueule d’un serpent rose géant... Oui, bon, bref. Un bouton pour sauter, un pour attaquer. Via les flèches directionnelles haut/bas vous pouvez modifier votre prise sur l’épée pour tenter de déjouer la garde de votre opposant et le ainsi perforer sans vergogne. Cela vous laissera quelques secondes de repis pour foncer vers son camp avant qu’il ne respawn et défende à nouveau sa vie. Autant vous dire qu’il faut de suite rentrer dans le rythme, les parties pouvant durer quelques dizaines secondes seulement après 4-5 décès successifs. A contrario un duel équilibré peut donner lieu à de longues minutes de vas et viens improductifs ! La prise en main est immédiate, et dans les deux cas le fun sera roi.
Je vous disais plus haut que l’esthétique générale ne laisse pas indifférent. En effet Nidhogg se démarque par son style rétro simpliste, mais pas désagréable. Le pixel 8 bit étant à la mode depuis l’avènement des jeux indépendant dématérialisé, personne ne s’en plaindra. L’utilisation des couleurs se révèle très audacieuse mais ne plaira pas à tous. La musique n’est ici qu’un facteur anecdotique, les bruitages et notes jouent leur rôle et se trouvent de toute façon couverts par l’enthousiasme ambiant. Nidhogg ne s’encombre même pas d’un scénario, et reste pensé uniquement pour le 1 VS 1 avec un pote dans le canapé. C’est là l’essence même de ce titre, facile d’accès mais suffisamment subtil, original et fun pour se distinguer lors de vos soirées multi. Dommage que le contenu soit si minimaliste (seulement 4 niveaux), à l’image du prix certes. Sans quoi j’aurais attribué 1 ou 2 points supplémentaires à ce trip monumental qu’est Nidhogg.
Franz26 a dit (28 Novembre 2015 à 09:36)
Petit jeu indépendant sans prétention, Samurai Gunn se révèle un véritable concentré de fun et d’accessibilité ! Taillé pour le multijoueur uniquement, chacun contrôlera un samurai dans une arène fermée avec pour objectif de saigner son prochain par l’intermédiaire de son sabre ou via un coup de feu, puisque vous avez la possibilité de tirer à 3 reprises. Des projectiles que vous pouvez également renvoyer avec votre lame. Malgré un gameplay un poil trop simpliste le plaisir de jeu est bien là, conforté par des arènes nombreuses au design varié et bien construit. Notez la présence d’un mode en coopération face à des vagues d’ennemis. Vite lassant.
A plusieurs l’arène devient rapidement un théâtre sanglant où tous les coups vicieux sont permis ! Et lorsque la fin du round intervient et que le décompte des points s’avère trop ardu, un duel en mort subite porte la tension à son comble ! L’aspect technique est quant à lui plutôt sympathique, surfant sur la nostalgie du pixel rétro. Manquant un peu de profondeur, Samurai Gunn n’en reste pas moins un excellent titre à plusieurs.