Franz26 a dit (18 Décembre 2015 à 17:15)
Le premier Lords of Shadow profita de l’expérience accumulée avec les deux opus PS2 pour se hisser au rang de meilleur Castlevania… 3D. Une excellente surprise servie par un design magistral, une ambiance géniale, un gameplay efficace, et un scénario intéressant. Konami profite logiquement de cette lancée et sort une suite attendue au tournant.
Lords of Shadow 2 reprend là où s’était arrêté son aîné, c’est donc dans le présent et au sein d’une sombre métropole que l’on reprend le contrôle du prince des ténèbres ! Une ville en plein chaos et en proie aux monstres les plus infâmes. Heureusement le traditionnel château de Dracula sera aussi de la partie, avec son architecture démesurée et son lot d’énigmes primaires. Dans l’ensemble le level design bénéfice d’un soin exemplaire, mais s’avère un peu moins maîtrisé qu’auparavant. L’ambiance oscille donc entre les phases urbaines, assez quelconques, et l’exploration du château, vraiment immersive. Malgré cette inégalité dans le soin apporté aux environnements et si affronter du mécha semble un peu hors sujet, le scénario justifie tout cela de belle manière et tient en haleine. L’atmosphère souffre un peu de ce choix mais se révèle encore une fois excellente, à défaut de contenter certains puristes.
Le gameplay ne change guère de son prédécesseur, avec toute une panoplie de coups variés et dévastateurs à acquérir au fur à mesure de l’expérience. Il est souvent nécessaire de switcher entre les armes pour plus d’efficacité, les combats offrants ainsi un rendu violent et dynamique à souhait. Notre vampire déchu peut également abuser de ses pouvoirs mystiques, tel que se transformer en brume ou envoyer une nuée de chauve-souris sur l’ennemi. On relèvera d’ailleurs un bestiaire inspiré et plusieurs boss épiques ! De nombreux bonus sont à découvrir, notamment les gemmes pour augmenter votre magie et votre santé. Les développeurs ont également inclus des phases d’infiltrations assez moyennes, comme quoi la nouveauté n’a pas que du bon. La progression, bien qu’assez linéaire, s’effectue au fil les compétences débloquées. Ces dernières permettant d’accéder à des zones auparavant inaccessibles. On retrouve donc une recette et des mécanismes connus n’ayant plus grand-chose à prouver. En résulte un gameplay solide et plaisant.
Techniquement ce Castlevania propose une 3D soignée et des environnements souvent impressionnants. L’animation se révèle excellente et les combats d’une fluidité exemplaire. Rien à redire, même si on aurait pu s’attendre à un chouia mieux. Quoi qu’il en soit l’excellente direction artistique se révèle parfaitement transposée à l’écran. Niveau sonore nous avons droit à un doublage VO satisfaisant et des compositions toujours très bonnes, bien que trop peu marquantes à mon goût.
Histoire de rallonger la durée de vie, plus que correcte, il serait dommage de se priver du DLC Revelations. Accessible pour une bouchée de pain, voici l’occasion de contrôler un Alucard en 3D qui transpire la classe ! Trois heures supplémentaires pour une petite aventure dispensable niveau scénaristique, mais fort agréable. Bénéficiant des qualités citées plus haut et gommant même quelques points noirs (exit les phases d’infiltrations !).
Au final ? Une suite certes en deçà des attentes mais qui ne démérite pas. On pointera du doigt quelques phases de gameplay douteuses et un univers urbain tenant plus de Gotham City que des environnements habituels attendus dans un Castlevania, mais ceci ne doit pas masquer les immenses qualités de ce titre. A défaut de surpasser son aîné, Lords à Shadow 2 s’impose comme un excellent jeu d’action-aventure.
Touket a dit (18 Décembre 2015 à 10:28)
Purée, merci, je testerai ça dès que je serai en vacances ;p
Lunic a dit (17 Décembre 2015 à 20:34)
Astuce: si vous l'avez retourné dans tous les sens, direction le mode "Portal Stories: Mel". 10 heures de jeux en plus !
Benben a dit (16 Décembre 2015 à 16:57)
Quel jeu de plates-formes entraînant ! Guacamelee use et abuse de références en tous genres (cinéma et jeu vidéo) et nous plonge dans une aventure digne des meilleurs jeux de plate-forme.
Exigeant au pixel près, varié et diablement prenant, c'est avec plaisir que l'on arpente les niveaux proposant parfois des challenges demandant une dextérité hors normes.
Les combats contre les boss sembleront au début très mal équilibrés car ceux-ci sont font subir au joueur la même déculottée que ces bons vieux Ornstein et Smough de Dark Souls. Apprendre les patterns de ces ennemis sera la condition sine qua non pour en venir à bout, et une fois cela acquis, les duels n'en seront alors que plus prenants.
Goinfrex a dit (14 Décembre 2015 à 13:51)
Malgré un ton beaucoup moins mature que d'habitude (le pokémon que tu incarnes est d’ailleurs un enfant, traité comme tel par les adultes, il va à l'école, ect...), on sens un effort réel pour poser les personnages, pour les rendre attachants et réels. Peut être un peu trop parfois, avec des longueurs, mais l'intention est là.
Étant un collectionneur compulsif, j'ai adoré littérallement le poké-liens, sorte de mélange entre réseau social pokémon et pokédex de dresseur, c'est vraiment bien fait et c'est pas trop artificiel pour recruter des gens (enfin devenir amis, je vous avez dit que c'était un réseau social !).
J'en suis à l'épilogue au bout de 40 h de jeux, j'attendrais la sortie française pour me l'acheter et refaire une partie, mais c'est franchement une très bonne surprise pour moi :)
Franz26 a dit (14 Décembre 2015 à 07:51)
Difficile d’innover dans le petit monde de la plate-forme 2D, d’autant plus sur une console Nintendo où les licences de la firme écrasent tout sur leur passage ! Mais A Shadow’s Tale se démarque immédiatement par son concept audacieux.
En proposant d’interagir avec les ombres en arrière-plan, les développeurs bousculent nos habitudes et notre perception de l’espace. Il faudra donc faire fi de ce qui se passe au premier plan afin de se concentrer ce qui est projeté au second. Déroutant quelques minutes, le temps de s’habituer. Malgré cette originalité le gameplay met du temps à révéler son potentiel, et se révèle au début assez classique. On retrouve de la plate-forme 2D traditionnelle, agrémentée d’énigmes diverses et de combats relativement simplistes, pour une recette finalement moins novatrice que prévue. Impression factice je vous rassure. Car petit à petit l’excellent level-design, la richesse des énigmes, l’ingéniosité des mécanismes basés sur les projections d’ombres, et surtout l’accès aux portails de lumière apportant une toute autre profondeur aux niveaux (c’est le cas de le dire, vous comprendrez en y jouant !), parachèvent un gameplay complet et fort agréable.
La progression suit un schéma récurent : il faut ramasser 3 reliques afin d’ouvrir la porte menant au niveau suivant, sans oublier les diverses mémoires éparpillées un peu partout. C’est d’ailleurs cette quête des 90 mémoires du jeu qui pousse vraiment à l’exploration, l’accumulation de ces dernières permettant d’augmenter sa jauge de santé. Les allers et retours seront donc courants, parfois obstrués par des téléporteurs donnant lieu à une sorte de mini stage à l’intérieur même du niveau. Interludes au gameplay un peu différent, axé sur la perspective via les rotations de caméra. Votre ombre devra de surcroît user de son épée pour occire les ennemis malveillants. D’ailleurs le bestiaire se révèle très inspiré. Dommage que, mis à part une gigantesque ombre imposant une fuite effrénée de temps en temps, les boss ne soient pas de la partie.
Mais arrêtons de parler gameplay pour mentionner un autre atout majeur du soft : son ambiance. Difficile de la décrire. Il en ressort un sentiment mélancolique assez décalé, non sans rappeler le légendaire Ico. La palette de couleur utilisée, plutôt fade, n’est pas étrangère à cette comparaison, de même que la bande son très épurée. Des musiques et des bruitages assez discrets mais qui concordent parfaitement avec cet univers mystérieux à l’extrême. Le scénario se veut minimaliste et restera sujet à votre interprétation. L’ascension de la tour n‘étant entrecoupée que par de rares cinématiques.
Techniquement A Shadow’s Tale ne brille pas davantage que sa thématique. Vous devrez composer avec une 3D moyenne et un aliasing assez gênant. Toutefois les effets de lumières, le design et la patte artistique, sauvent l’ensemble, renvoyant une esthétique générale sympathique. Au pis, originale.
Ce jeu de plates-formes/réflexion est une excellente surprise, à laquelle il manque peu de chose pour laisser une empreinte davantage prononcée dans le milieu. Un périple ombragé et solitaire, dans les abysses ténébreux d’un univers envoûtant en quête de lumière. Une vingtaine d'heures sera nécessaire pour profiter des immenses qualités de ce titre et en découvrir les secrets. L’expérience vaut le détour.
FaceDeCraie a dit (11 Décembre 2015 à 00:11)
Une véritable expérience narrative. Et en plus c'ets gratos sur steam !
Biobazard a dit (10 Décembre 2015 à 20:12)
Déjà cultissime, Last Of Us nous propose une histoire attachante entre un homme dans la force de l'âge, meurtri par la perte d'un être cher au début de la catastrophe, et une jeune ado née dans ce chaos, au caractère bien trempé, et qui se révèle être LA solution à ce cauchemar. On se lie d'affection de facto à cette relation qui finit en apothéose, entre certains passages où l'horreur vous mets la pression (sans blague, je serrais les dents pendant des heures tellement la tension avait effet sur moi!), et d'autres où c'est l'humain qui est plus dangereux que le monstre. Avec un gameplay diablement efficace qui, au début, peut paraître difficile à prendre en main (j'ai acheté le jeu il y a un an, j'ai dût m'y mettre à trois fois pour enfin accrocher!), et une bande son sublime, TLOU est, pour ma part, LE jeu parfait. Le meilleur jeu vidéo de tous les temps. Il serait dommage de ne pas s'y essayer, au risque de ne plus retrouver ce petit quelque chose que tous les autres jeux n'ont pas.
Benben a dit (08 Décembre 2015 à 10:28)
Avec quel jeu attaquer la 8é génération de consoles ? Avec le portage d'un jeu de 7é génération pardi ! Mais tant qu'à faire, autant en choisir un bon, un très bon, un qui devrait imprimer les boutons de la manette sur les mains tel un fer rouge. Alors c'est parti pour un voyage en Drangleic avec Dark Souls II.
Sans surprises, From Software reprend la même recette que pour les opus Souls précédents et largue le joueur au beau milieu d'un monde hostile et oppressant. Histoire de rameuter du public, on a droit à un enrobage et une narration plus poussés et DEUX cinématiques d'intro vont venir expliquer pourquoi on se retrouve à poil au milieu des bois. On retrouve très vite ses marques après la 1ere mort qui doit survenir dans les deux premières minutes de jeu et qui donne accès au bien nommé succès "This is Dark Souls". Le ton est donné, l'aventure peut débuter.
La version Scholar of the First Sin propose un rendu visuel vraiment éblouissant : le jeu est fluide (60 FPS constants), les effets de lumière toujours bien placés, les décors variés et impressionnants, les effets spéciaux moins kitsch. Bref, c'est du tout bon et c'est vraiment plaisant de pouvoir apprécier la direction artistique à sa juste valeur dans des conditions idéales.
A l'image de Demon's Souls, on ne pourra ici monter de niveau qu'en un seul endroit de Drangleic, et ce, en allant discuter avec un PNJ aux relents tout aussi mélancoliques que ceux de la Maiden in Black. Si le fait de devoir retourner dans cette zone centrale peut paraitre rébarbative, il n'en est rien, car ce havre de pseudo paix permettra également de retrouver d'autres PNJ libérés, d'acheter des items uniques, d'améliorer ses armes, bref, de se préparer à affronter des créatures toujours plus fortes.
Cependant, j'ai trouvé la difficulté de cet opus bien moins élevée que dans Dark Souls. D'aucuns diront qu'après avoir terminé les deux premiers Souls, on est rodé au genre, mais rien dans la partie hors DLC ne m'aura tenu tête bien longtemps. Avec une atmosphère globalement bien moins sombre, si l'aventure n'a certes rien d'une balade champêtre, elle a peiné à me mettre dans l'ambiance qui m'avait complètement accroché dans les volets précédents.
Cela dit, certains lieux comme le Gutter, Lost Bastille ou Undead Crypt sont de dignes enfants du genre, et resteront collés dans mes rétines encore longtemps. La variété des zones apporte un renouveau constant et l'exploration, si elle est toujours sujette à des moments de gros stress, demeure un point crucial de l’œuvre. La découverte de passages secrets, les rencontres fortuites avec un bestiaire plutôt bien inspiré, l'ouverture de raccourcis, font partie intégrante du gameplay et s'avèrent nécessaires pour dénicher les meilleurs objets et comprendre Drangleic.
Les boss, nombreux, ne proposent hélas que peu de patterns et à part quelques exceptions (The Pursuer, salaud !) on retrouvera sous une apparence différente un même type de combattant qu'on aura tôt fait de mettre en pièce. Certains boss optionnels (Executionner's Chariot, Old Dragonslayer...) rendront quant à eux les duels plus variés et opposeront un challenge digne dont on sera plus que soulagé de sortir vainqueur.
Les 3 DLC proposés avec cette version apportent chacun beaucoup de choses : beaucoup d'heures de jeu, une difficulté démultipliée, de l'originalité. Si l'aventure principale m'a parue limite facile, ce fut une toute autre paire de manches pour récupérer les trois couronnes des rois déchus... Et que dire des boss optionnels carrément surpuissants et qui demandent de surcroît de survivre à un parcours du combattant avant de les atteindre ! Il y a donc ici de quoi rallonger le durée de vie déjà conséquente de Dark Souls II.
68 heures m'auront donc été nécessaires avant de donner un dernier coup d'épée et de lever la malédiction pesant sur Drangleic. J'en ressors avec l'impression d'avoir vécu encore une fois un grand jeu d'aventure, digne successeur de la saga Souls, qui trouve sa propre identité dans les petites différences qu'il affiche par rapport à son épique grand frère.