Franz26 a dit (21 Décembre 2016 à 07:48)
Sorti initialement en 1997 sur Playstation, Oddworld : L’odyssée d’Abe fait partie de ces titres qui auront marqué ma vie de joueur. Les cicatrices dues à la résolution d’énigmes et phases de plates-formes à l’époque trop exigeantes pour mon jeune âge n’ont jamais vraiment disparues. Frustrants souvenirs... Ce remake HD, que j’ai réussi à me procurer en version physique, semble l’occasion parfaite pour redécouvrir le monde mystérieux d’Oddworld dans de meilleures conditions.
Vous incarnez Abe, Mudokon et esclave de son état, employé lambda chez Rupture Farms. Cette sinistre compagnie alimentaire, aux dirigeants peu scrupuleux, officialise son nouvel aliment vedette dont le composant principal n’est autre que… votre propre espèce ! Choqué, Abe décide alors de briser ses chaines et de se faire la malle, non sans délivrer les autres Mudokons captifs. Dans un univers post apocalyptique industrialisé jusqu’à la moelle, la vie ne sera pas tendre pour notre drôle de héros qui devra survivre à bien des dangers avant de finaliser sa quête de liberté. Un synopsis étrange au sein d’un monde régi par la technologie, mais nanti d’un mysticisme opulent. Ces deux aspects s’opposent en permanence et offrent un ensemble détonant, faisant preuve d’une autodérision hilarante. Car l’humour noir est omniprésent ! Un second degré retranscrit par le bestiaire loufoque, des dialogues aberrants, ou encore via les mimiques des Mudokons et leurs interactions aussi douteuses que leur Qi. En résulte une ambiance atypique fascinante.
Si la direction artistique se révèle magistrale et directement à l’origine des éloges ci-dessus, cette version New "N" Tasty se paye de surcroît un lifting de qualité rendant plus que jamais justice au monde très particulier d’Oddworld. De superbes décors flattent nos rétines et chaque nouvel écran apporte sa contribution. On soulignera un léger manque de variété dans les environnements, mais le constat reste solide et ce n’est pas l’animation exemplaire des différentes créatures ni la finesse de l'ensemble qui viendra me contredire. Mention très bien.
Il est peut-être temps de parler gameplay. L’odyssée d’Abe est un jeu de plates-formes/réflexion en scrolling-horizontal, où il faudra progresser dans des niveaux truffés de pièges mortels qui mettront vos neurones, et parfois vos nerfs (aspect die & retry oblige), à l’épreuve. Heureusement les nombreux checkpoints et le système de sauvegarde rapide rendent l’aventure relativement confortable. Si le jeu peut se terminer en ligne droite, l’intérêt principal réside dans la quête des 299 Mudokons (qui vous occupera une quinzaine d’heures avec l’interlude bonus d'Alf). Ces derniers sont souvent bien cachés et tous les découvrir ne sera pas évident du premier coup. Les actions de notre héros se résument à courir, sauter, se mettre en boule, actionner des mécanismes ou encore utiliser ses pouvoirs mystiques. Il possède également toute une panoplie d’interactions pour inviter ses congénères à le suivre jusqu’aux téléporteurs, synonymes de salut. Mais attention, ces derniers n’ont pas inventé l’eau tiède et les guider ne sera pas de tout repos ! Un gameplay soigné qui dévoile toute sa saveur au fils des situations et des énigmes parsemant votre route. D’autant que la réflexion se lie souvent à la dextérité, et certaines phases de plates-formes délicates apporteront un peu de piment à votre aventure. A ce propos le stick analogique m’a semblé moins précis que la bonne vieille croix directionnelle PSX. Fait anecdotique pour réellement nuire au plaisir de jeu.
Concernant la bande son on regrettera la disparition de l’excellent doublage VF. Heureusement la VO reste très réussie et les musiques accompagnent avec brio votre périple. Quant aux bruitages, il suffit de péter et d’écouter les rires gras des Mudokons pour crier au génie. J’insiste. Rien de transcendant mais l’ambiance sonore joue parfaitement son rôle, confortant cette atmosphère totalement décalée.
Au final cette version New "N" Tasty m’a enfin permis d’apprécier ce titre mythique à sa juste valeur, de savourer son ingéniosité et sa patte artistique exceptionnelle. Et presque 20 ans plus tard je referme enfin la page après avoir libéré l’ensemble des Mudokons et finalisé l’aventure à 100% (non sans m’aider d’une solution pour 2-3 salles secrètes je l’avoue...). Amen. Quoiqu’il en soit voici un classique remit au gout du jour qui mérite amplement son statut de jeu culte. Espérons que sa suite, L’Exode d’Abe, bénéficie vite du même traitement. Simplement génial.
Franz26 a dit (17 Décembre 2016 à 08:44)
Tu fais chier, je comptais pas prendre le temps de le faire dès l'année prochaine cause d'un "programme jv" déjà hyper chargé, mais ta critique donne trop envie ! Bon par contre plus de 150h (même si y'a sans doute moyen de très bien le finaliser un peu plus rapidement) ça demande un sacré investissement... J'ai déjà passé ma vie sur Xenoblade Wii U cette année, The Witcher 3 a l'air encore plus gourmand en temps lol.
Franz26 a dit (04 Décembre 2016 à 09:08)
Après la découverte tardive de la licence avec le génial Demon’s Souls, puis une confirmation dépassant toutes mes attentes par l’intermédiaire de Bloodborne et de son DLC, je m’atèle désormais à l’opus le plus prisé de la saga : Dark Souls. Dans sa version Prepare to Die évidemment, afin de profiter d’un contenu maximal. Compte-rendu de ce périple inoubliable.
L’aventure débute dans des geôles peu reluisantes où l’on se familiarise tranquillement avec le gameplay. L’habitué de la série reprendra vite ses marques, pour les autres de nombreuses heures seront nécessaires avant de maîtriser les tenants et les aboutissants du système. Rappelons que nous sommes en face d’un action-RPG très exigeant, laissant une liberté totale au joueur dans la construction et la gestion de son personnage. A titre personnel et histoire de varier un peu vis-à-vis de mes précédentes expériences, j’ai opté pour un build magicien vraiment jouissif. Mais on s’en fou. Comme à l’accoutumé la progression s’effectue essentiellement dans la douleur tant le titre ne pardonne pas le moindre échec et impose une maîtrise totale de son personnage. Car il faudra anticiper les multiples dangers matérialisés de bien des façons : level design traître, ennemis vicieux, pièges impitoyables, etc… Désormais des feux de camps sont disséminés à travers les niveaux, faisant office de checkpoints salvateurs ils permettent aussi de dépenser ses âmes ou d’accéder à la forge par exemple. A peine de quoi pallier à ce lourd sentiment d’insécurité qui vous rongera tout au long de l’aventure ! La montée en puissance matérialisée par les âmes et la quête permanente d’un équipement optimal devient vite virale, et les petits défauts de son prédécesseur semblent en majorité gommés (tendance du monde en tête). Ces explications succinctes cachent un système très complet aux possibilités quasi infinies. En résulte une recette légèrement améliorée frôlant plus que jamais la perfection.
Contrairement à Demon’s Souls, plus de hub central duquel se téléporter dans les différents lieux à visiter. Désormais votre havre de paix, le Sanctuaire de Lige-feu, fait partie intégrante du monde et l’univers ne forme qu’un seul et immense tout. Comprenez que les zones sont intégralement reliées entre elles, souvent par d’incroyables raccourcis d’une cohérence magistrale, et que vous pouvez vous rendre d’un endroit opposé à l’autre à pied. Même si passé un certain stade de l’aventure la téléportation sera de rigueur. Et nous arrivons à l’autre gros atout de Dark Souls : son univers.
Toujours dans un esprit Dark Fantasy traditionnel, la direction artistique fait preuve d’une qualité visuelle rare via un enchaînement de zones immenses, atypiques et variées, portées par une ambiance délicieusement immersive et un level design grandiose. Un terme qui ne rend même pas justice à la conception des niveaux tant ces derniers sont maîtrisés de bout en bout. Car l’univers de Dark Souls se savoure et se révèle bride par bride pour, au final, constituer un tableau d’une richesse rare. L’ensemble forme un monde unique qui ne cesse d’étonner tant sur le fond que sur la forme. Un univers sombre, inquiétant et brutal, mais aussi parfois empreint d’une beauté mélancolique laissant transparaître une pointe d’espoir. Demon’s Souls avait placé la barre très haute, son successeur le dépasse pourtant sans mal. Sacrée performance ! La réalisation ne fera pas défaut et matérialise ceci à l’écran de fort belle manière. Une 3D de qualité, des textures honnêtes, une animation exceptionnelle, et aucun problème de framerate ou de fluidité en ce qui me concerne. Précision utile car à la sortie du jeu ces soucis furent pointés du doigt. Des patchs ont dû passer par là. Bref, sans être éblouissant le titre bénéficie d’une technique solide faisant honneur à la formidable DA susmentionnée. What else ?
Impossible d’évoquer un Souls sans parler de son bestiaire. Si le casting présente son lot d’ennemis connus (dragons, squelettes, morts-vivants, etc…), il jouit également d’une diversité et d’une originalité détonante que je vous laisse découvrir par vous-même. Chaque zone garantissant des ennemis propres dont il faudra se méfier. D’autant plus qu’il est possible de se faire envahir par des mobs uniques ou des joueurs malavisés. Quant aux boss, ceux-ci n’ont pas fini d’hanter vos nuits ! Rarement un jeu n’aura été aussi généreux en la matière. Ils sont nombreux, variés, et bien souvent un modèle de design dégageant une puissance folle ! Si leur difficulté sera à l’appréciation de chacun, selon le build mis en place, personne ne ressortira indemne de ces affrontements dantesques. Contrairement aux apparences vous ne serez pas totalement seul dans cet enfer, et quelques PNJ viendront vous prêter main forte ou, au contraire, vous barrer la route. Des quêtes qui ne sont pas à négliger puisque, en sus d’apporter quelques vagues éclaircissements scénaristiques, elles sont souvent à l’origine d’objets très intéressants. Nos choix et nos actions ayant encore des répercussions immédiates sur le monde qui nous entoure.
Si l’absence de scénario tracé peut laisser un sentiment de vide narratif, le background du monde de Dark Souls n’en reste pas moins étonnement riche. Seulement il faudra rassembler les morceaux du puzzle via les rares dialogues présents et, surtout, se référer aux descriptions détaillés des objets. Chacun analysera ensuite l’ensemble selon sa perception quitte à rester dans le flou sans un minimum de réflexion. Vous êtes prévenu.
Inutile de s’attarder sur la durée de vie vertigineuse du titre. From Software nous propose un périple long et passionnant, agrémenté d’un DLC fourni et d’une rejouabilité intéressante via le New Game Plus. En faire davantage relèverait de l’insolence. La bande son mérite également son lot de compliments. Composée essentiellement de musiques discrètes pour mieux apprécier les bruitages environnants saisissants, quelques thèmes magistraux engendrés par d’épiques affrontements viendront briser cette agréable monotonie. Ajoutez un doublage Anglais solide pour obtenir un constat sonore irréprochable.
Concluons cette modeste critique avant que la longueur de l’article ne vous fasse fuir. Avec Dark Souls From Software nous happe à nouveau dans un monde impitoyable, parfaitement conçu et pourvu d’une ambiance exceptionnelle. Consolidée par un gameplay plus que jamais maîtrisé, une bande son excellente et une durée de vie faramineuse, l’expérience vécue surpasse celle de son aîné pour s’inscrire parmi les plus marquantes et immersives de la console. Un pur cher d’œuvre, pilier d’une saga désormais mythique à mes yeux.
Franz26 a dit (25 Octobre 2016 à 07:39)
Rappelons tout d’abord la particularité de ce nouveau Fire Emblem. Après une introduction et quelques chapitres communs, deux chemins distincts vont déterminer la direction de l’aventure. Vous pouvez suivre la patrie d’Hoshida, déclinaison Héritage, ou la nation de Nohr, déclinaison Conquête. Et si l’on prend en compte le DLC Revelations prônant, lui, la neutralité, on peut alors considérer que cette association de trois titres forme « l’ensemble Fates ». Nous sommes donc en face de jeux complémentaires, puisque le scénario, les missions et les personnages, vont différer jusqu’au dénouement final. Procédé sentant mauvais l’argent facile, je vous l’accorde. Néanmoins, d’après les critiques l’intérêt de toutes ces versions semble justifié. J’en serai juge à l’horizon 2017, et commence tranquillement par l’opus Héritage. Impatient de reprendre en main une de mes licences fétiches.
Autant le dire de suite : ce Fire Emblem ne révolutionne pas les fondements de la série. On retrouve un gameplay similaire à ses prédécesseurs, pour le plus grand plaisir des fans. Tactical-RPG au tour par tour, découpage en chapitres, gestion minutieuses de ses unités, etc… Oui, j’ai la flemme, et tout le monde doit connaitre cette recette intemporelle approuvée à maintes reprises. Les nouveautés de l’opus Awakening sont également de la partie (duo d’unités), mais l’aspect gestion prend une tournure encore plus prononcée. Car vous établirez une base, refuge entre chaque bataille, et la personnaliserez au gré de vos envies. Magasins d’armes, de sceptres, d’équipements, loterie, colisée, forge, éléments décoratifs, etc…, à vous d’acheter et de placer vos bâtiments selon vos goûts tel un jeu de gestion sommaire. Vous pouvez même visiter les forteresses d’autres joueurs afin de récupérer prématurément quelques items avancés ou troquer des matériaux. Sympathique, mais complètement dispensable si vous ne désirez pas perdre de temps entre les missions.
Soulignons également une innovation majeure dans la finalité du soutien entre les personnages. Si augmenter l’affinité de deux unités (à force de combattre côte à côte) déverrouille des dialogues et se révèle utile sur le terrain, atteindre le rang S entre héros de sexe opposé peut générer un mariage. Dans ce cas précis une mission annexe permet de recruter la descendance du couple, dont l’âge anormalement avancé sera vaguement justifié par une « faille spatio-temporelle ». Bien que les progénitures restent prédéterminées par un parent spécifique, le principe s’avère intéressant. Comme à l’accoutumé les protagonistes ont bénéficié d’un grand soin tant dans leur personnalité que dans leur design, et leur recrutement représente toujours un objectif secondaire addictif.
Afin d’attirer un maximum de néophytes il est désormais possible de désactiver la perte définitive d’une unité, et celles mortes au combat peuvent même ressusciter avant la fin d’une mission ! Aberrant pour les puristes, mais sans incidence puisque l’option « classique » reste disponible afin de profiter pleinement du jeu et de l’exigence qu’il impose. Autre changement : sauf cas particulier, fini l’usure des armes ! Plus besoin de faire attention à son inventaire et d’attaquer avec parcimonie. Du coup la difficulté habituelle de la saga en prend un coup, et concernant ce volet Héritage je vous recommande d’entrée le mode classique/difficile si vous recherchez du challenge. D’autant qu’il vous sera possible, moyennant finance, de combattre des ennemis ordinaires à l’infini et de monter facilement en puissance. Ainsi chacun y trouvera son compte.
Techniquement rien de folichon ; les magnifiques artworks et cinématiques rehaussent une réalisation assez quelconque malgré une 3D convenable. Mais ce critère n’a jamais été déterminant quant à un l’intérêt d’un Fire Emblem. Le constat sonore se révèle plus élogieux et les compositions, principalement des pistes d’ambiance, jouent parfaitement leur rôle.
L’histoire de cette version Héritage ne remportera pas un prix d’originalité. Malgré quelques rebondissements agréables rien de transcendant, surtout que toutes les zones d’ombres ne seront pas dévoilées dans ce premier épilogue. A défaut d’être répétitives les missions sentent parfois le déjà vu, et peu sortent vraiment de l’ordinaire. Ce qui n’empêche pas une immersion totale et un plaisir énorme devant un concept se suffisant à lui-même.
Gratifié d’une durée de vie à toute épreuve et d’un gameplay parfaitement rodé, ce Fire Emblem Fates : Héritage ne prend pas de risques et s’impose comme un excellent Tactical-RPG. En attendant d’avoir le recul nécessaire pour juger la compilation Fates dans son ensemble, voici déjà un premier acte de grande qualité que j’ai dévoré sans retenue. Génial.
Franz26 a dit (17 Octobre 2016 à 07:43)
Depuis la Super Nes le célèbre plombier moustachu s’essaye à divers genres, et se distingue notamment dans le domaine du RPG. Après l’excellent Superstar Saga sur GBA, la Nintendo DS accueille sans surprise un nouvel opus. On y retrouve l’univers coloré et bon enfant de la série, amené via un scénario déjanté et, surtout, porté par un gameplay extrêmement ludique. Explications.
Le royaume champignon doit faire face à l’invasion des Xhampis, race alien hostile désirant s’emparer de la planète. Mario et Luigi se présentent donc en sauveurs désignés. Ils devront repousser la menace et, O surprise, délivrer la Princesse Peach. Je sais, quel choc... Néanmoins le scénario fait preuve d’une certaine autodérision, s’aventure dans de gros délires, et se révèle au final fort sympathique. L’histoire se déroulant à la fois dans le passé et le présent, les voyages temporels seront au cœur de l’aventure. Et justement, cette notion permet d’incorporer les bébés Mario et Luigi afin d’engendrer une coopération explosive avec leur homologues adultes. C’est donc quatre protagonistes qu’il faudra gérer et mener au bout de ce périple insolite.
Sur la forme on se retrouve en face d’un RPG old school en 2D avec des combats au tour par tour, une montée en expérience progressive, et une gestion de l’inventaire obligatoire. Donjons et boss viendront pimenter la recette, saupoudrée de quelques énigmes basiques. Mais derrière cette apparence traditionnelle se cache un aspect ludique insoupçonné. En effet, au cours d’un affrontement chaque action nécessitera une petite manipulation de votre part et un timing rigoureux, qu’il s’agisse d’attaquer ou de défendre. Assimiler le patern des ennemis, et surtout des boss, se révélera donc indispensable pour limiter les dégâts. De même, l’efficacité offensive d’un item spécial dépendra de votre dextérité à manier les petites touches de la console. De ce fait chaque combat, aussi anodin fusse-t-il, nécessite une certaine concentration. L’exploration impose aussi son lot d’interactions car vos héros bénéficient de capacités spécifiques indispensables à la progression. Les adultes peuvent, parmi moult aptitudes, lancer les petits en hauteur pour atteindre un interrupteur inaccessible, ou encore voler quelques instants histoire de traverser un précipice. Ne vous fiez pas à ces mièvres exemples, les développeurs ont fait preuve d’originalité et d’ingéniosité afin de vous surprendre plus d’une fois en exploitant les deux écrans de la DS. L’ensemble forme un gameplay cohérent et très agréable, s’affirmant comme l’atout principal du soft.
Techniquement, non satisfait d’une 2D fine et agréable riche en décors colorés, Mario & Luigi : Partners in Time se pare d’une animation parfaite. Un rendu de qualité qui s’applique aussi niveau sonore où certaines reprises jouent avec brio sur la fibre nostalgique, à condition d’adhérer à l’univers du plombier évidemment ! Malheureusement le titre n’est pas très long et ne propose pas d’alternative à la quête principale, très linéaire au demeurant. Pourtant cette durée de vie (environ 20h) m’a semblé bien adaptée et évite toute forme de lassitude. Car soyons honnête, le background reste assez limité. Pourtant ne vous y trompez pas, derrière une simplicité apparente ce jeu n’est pas destiné aux enfants et certains combats se révéleront plutôt ardus.
Mario & Luigi : Partners in Time marche dans les traces de ses prédécesseurs, mais en apportant son petit lot de nouveautés il s’impose comme une franche réussite ! Un petit RPG rafraîchissant et sans prétention qui se dévore avec plaisir. On en redemande.
Franz26 a dit (23 Septembre 2016 à 07:23)
Le moins que l’on puisse dire c’est que Puppeteer bouleverse les conventions. S’il s’apparente à un jeu de plates-formes 2D traditionnel, il bénéficie pourtant d’un traitement original à tous les niveaux ! Explications et péripéties d’une aventure pas comme les autres.
Puppeteer se présente comme un spectacle de marionnettes où le narrateur vous contera l’histoire burlesque de Kutaro, jeune garçon transformé en pantin. Il y a quelques années la déesse de la lune fut trahit par son nounours de compagnie. Ce dernier, en lui volant ses ciseaux magiques, s’est transformé en tyran et autoproclamé roi. Le héros, Kutaro donc, s’échappe des geôles du château en dérobant l’accessoire mystique et part en quête des éclats de lune que nounours a confié à ses généraux, répartis aux quatre coins de l’astre. Guidé par une sorcière malavisée, notre petit bonhomme tentera de récupérer son âme en restaurant les pouvoirs de la déesse lunaire. Enfantin, avez-vous dit ? Oui, car Puppeteer se pare d’une aura naïve assumée et diablement séduisante ! Nous y reviendrons.
De sa voix OFF charmeuse le narrateur vous accompagnera tout au long de l’aventure, en commentant vos faits et gestes en direct et en se chamaillant régulièrement avec la petite fée Pikarina, votre camarade de route à la langue bien pendue. Histoire de compléter ce joyeux tableau comptez sur le public pour réagir en fonction de vos actions, comme si vous jouiez à la console devant une foule d’étrangers ! Rires, applaudissements, cris et sifflets viendront ponctuer vos agissements de façon originale. En résulte l’un des plus gros atouts de Puppeteer : sa bande son. Non seulement dialogues et doublages ont bénéficié d’un soin exemplaire, mais les musiques ne sont pas en reste et forment une osmose sonore exquise.
L’esthétique du titre se révèle elle aussi remarquable, matérialisant un authentique spectacle interactif de poupées animées. On retrouve des décors aux milles couleurs fais de tissus, de bois ou de cartons. Les traits sont volontairement prononcés, les effets kitschs, et des fils ou des rouages apparents parachèvent la simulation d’une véritable scène de théâtre ! L’ensemble bénéficie d’une 3D soignée aux textures irréprochables, les arrière-plans sont d’une variété étonnante et la direction artistique fait preuve d’une audace exceptionnelle ! En découle une ambiance magique indescriptible, à mi-chemin entre un dessin animé candide et la fantaisie macabre d’un Tim Burton.
Si le contexte, l’atmosphère, l’aspect visuel et sonore, sortent de l’ordinaire, le gameplay apporte également sa touche personnelle. En effet, l’usage de votre ciseau magique Calibrus se révèle multiple et indispensable. Tachons d’expliquer ce principe original. Kutaro peut flotter dans les airs l’espace de quelques secondes dès qu’il découpe un élément du décor. Et si durant ce laps de temps notre pantin retrouve matière à cisailler, il peut poursuivre son action et enchaîner jusqu’à retomber au sol. Traduisons cela par quelques exemples : un lac putride à traverser ? Pas de problème, il suffit de découper les nuages environnants à portée de ciseau pour passer au-dessus. Coincé devant une cascade, sans issue apparente ? Contentez-vous de remonter le cours d’eau via Calibrus ! Voici deux exemples primaires qui ne reflètent en rien l’ingéniosité dont ont fait preuve les développeurs pour exploiter ce système. D’autant que notre petit bonhomme possède d’autres cordes à son arc dont je vous préserve la surprise. Il faudra alors jongler habillement entre toutes ces capacités, notamment face aux nombreux boss extravagants qui vous barrerons le passage. Débordant d’idées ingénieuses, le gameplay se renouvelle en permanence et ne laisse jamais place à l’ennui.
La collecte de têtes loufoques, affichées en temps réel sur Kutaro et faisant office de joker en cas de coup reçu, fait partie intégrante de l’aventure. Leur possession se révèle en effet indispensable si l’on désire découvrir les mini-jeux bonus, sous réserve d’utiliser la figure adéquate au bon moment. Au nombre de 100 et limitées à 3 dans l’inventaire, je vous laisse imaginer le côté aléatoire et frustrant du procédé… Surtout que, aspect collection mis à part, leur utilité reste marginale. Le titre regorge de petits secrets et détails bienvenus, à condition de fouiller avec la fée (via le joystick droit) chaque élément du décor. En découle une durée de vie somme toute raisonnable. Puppeteer se découpe en 7 actes, chacun composé de 3 scènes, pour un total (sortez les calculettes) de 21 niveaux. Ces stages se traduisent souvent par une multitude de petits tableaux qui, mis bout à bout, forment un niveau se concluant par un boss épique et un levé de rideaux. Le tout sous les applaudissements et acclamations du public : immersion totale !
Si on lui reprochera sa relative facilité, Puppeteer s’impose comme une expérience rafraîchissante qui devrait plaire au plus grand nombre. L’histoire profite d’une mise en scène fantastique et l’aventure prend vite une saveur insoupçonnée pour quiconque ayant conservé son âme d’enfant. Enchaînement de scènes cocasses et d’idées géniales malgré quelques inégalités dans le traitement des niveaux, Puppeteer symbolise une ode au plaisir de jeu et à l’émerveillement. Subjugué par ce titre atypique tel un spectateur béat devant une captivante pièce de théâtre, j’aurais aimé repousser l’épilogue de ce voyage enivrant.
Franz26 a dit (04 Septembre 2016 à 08:50)
Dungeons & Dragons : Chronicles of Mystara est en fait la compilation de deux Beat’em all cultes des années 90 : Tower of Doom et Shadow over Mystara. Un petit filtre HD et voici l’occasion pour Capcom de nous faire passer à la caisse. Si le tarif de base pouvait laisser sceptique, les 5 petits euros désormais nécessaires m’ont tenté. Preuve en est avec cette modeste critique, suivant une après-midi rétro-gaming avec un pote.
Après avoir sélectionné un personnage aux caractéristiques spécifiques (guerrier, voleur, magicien, etc…), on se familiarise vite avec les commandes pour découper son quota d’orcs, gnomes, elfes noirs, trolls, et autres classiques de l’Heroic-Fantasy à la Tolkien. Le monde de Mystaria respecte en effet tous les codes du genre, et renvoie une ambiance agréable traduite par des forêts mystiques, cavernes lugubres, ruines abandonnées, et divers indémodables.
Tower of Doom et Shadow of Mystara se distinguent néanmoins des autres productions par deux aspects traités un peu différemment. Le cheminement, tout d’abord, oblige à choisir sa route de temps en temps. Une habille incitation à recommencer plusieurs fois l’aventure puisque les niveaux différent selon les embranchements sélectionnés. Sans parler des nombreux trésors et salles secrètes à découvrir.
Quant au gameplay, il intègre des éléments propre aux RPGs avec une montée en expérience, du loot d’items, ou encore une gestion sommaire de l’inventaire. Vous aurez même l’occasion de discuter avec des PNJ ou de vous restaurer dans les nombreuses tavernes. Pour l’anecdote, ce jeu a en grande partie inspiré le récent Dragon’s Crown sur PS3. Difficile de manquer ce rapprochement lorsque l’on compare leur gameplay et level design respectifs.
Cependant, malgré un travail de fond indéniable, les sensations de jeu peinent à convaincre aujourd’hui. Les coups manquent d’impact et l’ensemble s’avère loin d’être aussi jouissif que les ténors du genre tel Golden Axe, Double Dragon, ou Street of Rage pour citer quelques références. Comme quoi le poids des années n’explique pas à lui seul ce constat décevant… Les puristes s’amuseront quand même, à condition d’avoir un pote à ses côtés. Car si vos amis ne partagent pas votre passion du Beat’em all, le mode on line m’a semblé fort désert pour compenser ce vide ! Et seul, l’aventure ressemblera davantage à une purge qu’à un moment de détente…
La réalisation se révèle de bonne facture avec des décors réussis, des sprites convaincants, et des effets visuels assez balèzes. Dans la lignée des meilleures productions de l’époque, lissage HD en prime. Rien de très marquant niveau sonore. On découvre des musiques sympathiques qui passent au second plan tout en remplissant leur contrat. Et enfin, petite aparté sur le scénario afin de clore cette intervention que personne ne va lire ; des plus banals il a toutefois le mérite d’exister, bénéficiant même de quelques cinématiques.
Si Tower of Doom se montre logiquement plus limité que Shadow over Mystara, ces deux beat’em all restent d’excellents défouloirs. Coopération (jusqu’à 4 joueurs !) impérative, sans quoi l’intérêt baisse fortement. L’occasion de découvrir à petit prix deux titres sympathiques qui ont marqué leur génération, à défaut de trôner parmi les incontournables du genre.
Franz26 a dit (31 Août 2016 à 07:45)
Parmi les productions indépendantes qui pullulent sur Steam et autres plates-formes de téléchargements, TowerFall Ascension fait office de petit Saint Graal. Axé multi-joueurs, il allie un concept fun et facile d’accès à une profondeur de jeu surprenante. Sans aucun doute la clé de son succès.
Derrière des graphismes old-school pixélisés, fort sympathiques au demeurant, le principe de TowerFall Ascension se résume en quelques mots : il faudra sortir victorieux d’affrontements jusqu’à 4 joueurs en local au moyen d’un arc et de flèches. Votre archer dispose de 3 munitions à utiliser avec parcimonie, toutefois récupérables à condition de marcher dessus. Si l’on tombe en panne il ne reste plus qu’à s’en remettre au corps à corps, puisqu’un saut bien négocié sur la tête entraîne également la mort. Bien sûr moult items bonus viendront agrémenter les parties, comme les flèches explosives, les ailes, le bouclier, etc… A paramétrer dans les options.
Les commandes de votre personnage sont simplifiées au maximum : une touche pour sauter, une pour tirer (plus direction souhaitée évidement) et une dernière pour dasher. D’ailleurs le dash apporte une grande subtilité aux duels puisqu’il vous rend invincible l’espace d’un instant. Par exemple, au moment de se faire toucher par un projectile adverse, un dash dans le bon timing permet non seulement de survivre, mais aussi d’ajouter la flèche ennemie à sa réserve ! Sachant que les munitions sont rares et précieuses, comme évoqué plus haut, l’ensemble impose une certaine stratégie. Bref, un concept simple, très facile à prendre en main, et qui pourtant vous demandera de la pratique avant de dévoiler toute sa richesse.
Les arènes lugubres à l’ambiance moyenâgeuse (geôles et donjons au programme) font preuve d’un level design travaillé et imposent une concentration permanente pour survivre face au danger. Car en sus de vos adversaires, les lieux sont souvent truffés de pièges ou mécanismes. Et si les bonus apparaissent aléatoirement, s’approcher d’un coffre convoité s’avère aussi le meilleur moyen pour devenir une cible facile !
Sans transition, notez que les bruitages rétros et les musiques restent très agréables, accompagnant les joutes avec brio. Même si les barres de rires (et les insultes) vous empêcheront la plupart du temps d’en profiter !
Si le Versus se passe d’explications, le mode Quest vous proposera de survivre seul ou en coopération à des niveaux blindés d’ennemis et de boss mortels. S’ajoute un mode Training composé de défis chronométrés afin de vous faire la main. Mais l’intérêt principal du jeu réside évidement dans le multi, addictif et incroyablement fun si vous adhérez au principe ! Malgré le récent DLC on regrettera de n'avoir un contenu plus conséquent, pourtant déjà bien au-dessus de la moyenne. Le gros point noir restant l’absence de mode en ligne. Difficile donc d’évaluer la durée de vie d’un tel titre, mais en ce qui me concerne j’en fais un incontournable des soirées gaming et ne suis pas près de me lasser ! A essayer avec ses amis de toute urgence !
Franz26 a dit (26 Août 2016 à 07:45)
La petite mascotte d’Ubisoft surfe encore sur la tendance du jeu mobile via un nouveau titre exclusif. Soyons clair : ce support et moi, ça fait deux. Mais de temps en temps il m’arrive de laisser sa chance à de rares élus (merci les vacances). Le premier qui évoque Pokemon GO je le noie dans ses tripes. Merci.
Premier constat : Whaou, c’est beau ! La réalisation impressionne par sa finesse et nous présente une 2D chatoyante haute en couleur. Le design toujours aussi barré engendre des niveaux complètement farfelus aux décors fabuleux, dans la continuité des derniers opus sur consoles de salon. Toutes proportions gardées.
D’apparence traditionnelle le gameplay a toutefois été remanié pour s’adapter au support. Comme dans un SpeedRunner votre héros avancera tout seul et vos actions se limiteront essentiellement à sauter/planer/frapper au bon moment. De ce fait l’ergonomie générale se révèle excellente, et malgré quelques gros lags ternissant certains stages la prise en main reste un modèle du genre.
Les niveaux sont courts, rythmés, et si les terminer ne sera pas un problème récolter les 100 Lums de chaque stage se révélera, en revanche, plus délicat. En effet, aspect die and retry oblige, il n’est pas rare de recommencer un niveau plusieurs fois jusqu’à connaitre le cheminement par cœur. Car ici tout est question de timing et de réflexes. Un gameplay nerveux et simplifié qui s’assume pleinement. D’autant que les développeurs n’ont pas été avares en passages sournois, mais la satisfaction de finir le jeu à 100% mérite l’investissement.
L’ensemble bénéficie d’un level-design inspiré, et si à force les niveaux dégagent un air de déjà-vu on ne peut que saluer l’imagination déployée pour nous divertir. La bande son rappelle aux bons souvenirs via des thèmes rythmés, variés et originaux. Convaincante pour un jeu smartphone, à l’image de la durée de vie qui oscillera entre 10 et 12 heures selon votre skill pour terminer l’aventure à 100% (88 niveaux disponibles à l’heure actuelle). La difficulté étant bien gérée et largement abordable.
Développé et pensé pour le support, difficile de reprocher grand-chose à ce titre. Hormis les ralentissements déjà soulignés, on se tournera vers un concept assez répétitif pour nuancer mon enthousiasme. Rayman Fiesta Run n’en reste pas moins un petit concentré de fun dont il serait dommage de se priver (surtout vu son prix dérisoire). Notons enfin que l’aspect free to play reste totalement optionnel et ne pénalise aucunement. Une excellente surprise.
Franz26 a dit (22 Août 2016 à 17:44)
Ah oué pardon j'avais cru que c'était la version GB vu la jaquette. ^^