Franz26 a dit (28 Mai 2016 à 09:01)
Attendu comme le messie par les possesseurs de Wii U, Xenoblade Chronicles X porte une lourde charge sur ses épaules. A juste titre puisque son prédécesseur s’imposa comme une référence du J-RPG et de sa génération, concrétisant son ambition malgré les limites techniques de la console. Les attentes et les enjeux suscités par cette suite sont donc énormes. D’autant que la Wii U, en manque de reconnaissance, ne peut se permettre de griller une telle cartouche. Verdict.
Après une introduction assez banale voyant la destruction de la terre et la fuite de l’humanité vers d’inconnus horizons, nous voici lâché sans sommation sur Mira, votre nouvelle planète de fortune. Quelques minutes suffisent pour faire connaissance avec la faune et la flore locale, et effleurer la magnificence d’un open world ahurissant. Impressionnant tant par sa taille démesurée que par sa beauté, Xenoblade Chronicles X bénéficie d’une direction artistique somptueuse. Les environnements sont magnifiques, variés et originaux, riches et vivants, bref, les superlatifs ne manquent pas et on ne pouvait rêver meilleur terrain de jeu. Un monde où la vie primitive règne naturellement, où les autochtones pacifiques côtoient des ennemis agressifs, et où les humains semblent loin du sommet de la chaîne alimentaire... Il faudra bien veiller à ne pas défier n’importe qui/quoi sous peine de raclées monumentales. Humilité et fuite vont de pair avec une exploration non linéaire et parfois un peu déstabilisante. En effet, difficile de ne pas se sentir perdu et minuscule devant l’immensité des lieux et de la faune locale.
Tous ces merveilleux panoramas à perte de vue se révèlent entièrement accessibles et donnent l’impression d’un monde sans limites, abondants de secrets. On restera aussi plus d’une fois en admiration devant le bestiaire recherché, atypique et majestueux. Cette dualité entre la technologie et la nature offre une ambiance exceptionnelle où l’aspect Science-Fiction se mélange au fantastique. En somme, transposition encore plus ambitieuse de ce que nous avait montré Xenoblade Chronicles sur Wii, pour un constat simplement grandiose. D’autant que le système de téléportation via la tablette, et la map-monde ainsi affichée, facilite grandement les déplacements et conforte le maître-mot du jeu : l’Exploration avec un grand E ! Plus tard vous disposerez même de Skells volants et pourrez ainsi atteindre les endroits les plus fous. D’ailleurs je vous conseille d’attendre ce stade de l’aventure pour vous lancer à fond dans les missions annexes et dans la quête quasi infinie du pourcentage d’exploration total...
Vous l’aurez compris, l’univers de Xenoblade Chronicles X frôle la perfection et constitue son plus gros point fort. On regrettera néanmoins que le dernier refuge de l’humanité, New Los Angeles, soit la seule zone urbaine du jeu. Ici pas de villages ou villes à découvrir, Mira est une planète sauvage qu’il faudra dompter. Techniquement, si l’on dénoncera une distance d’affichage pénalisante, la réalisation bénéficie d’un soin exemplaire et fait honneur au formidable level design déjà souligné.
Concernant le gameplay les fans du premier opus s’y retrouveront vite. La palette d’arts à utiliser en temps réel fait son retour, paramétrable en fonction de la classe choisie, qui, elle, détermine le type d’arme utilisable. L’IA gère vos équipiers et vous vous contenterez d’ordres généraux. Le principe ne change pas d’un iota avec les Skells, attaques spéciales prédéfinies mise à part évidement. Je ne m’éterniserais pas sur la profondeur de jeu sous peine d’y passer des heures, mais les paramètres à prendre en compte sont très (trop ?) nombreux. Il faut un peu de temps avant de tout maîtriser et saisir la richesse de l’ensemble. Les fans de farming et de loot y trouveront sans aucun doute leur compte, mais à mes yeux le système de combat aurait mérité davantage de soin et peine à passionner tant il est répétitif. Même si l’ensemble se révèle plus stratégique qu’il n’y parait aux premiers abords. On se serait passé de quelques obscurs paramètres et données à prendre en compte pour optimiser ses stats, rendant de ce fait la gestion un peu lourde. Bref, un ensemble exhaustif mais de qualité, néanmoins sujet à bien des améliorations. L’orientation MMORPG se ressent et je n’en suis pas fan…
Malheureusement là où son aîné avait su mêler un open world immensément riche et un scénario passionnant malgré un manque de rythme certain, Xenoblade Chronicles X ne peut se targuer du même exploit. Les quêtes ne sont pour la plupart qu’un prétexte à l’exploration, se limitant généralement à de la recherche d’objets ou assassinats de monstres. L’intérêt scénaristique frôle souvent le zéro, hormis pour les missions dites « d’entente », un peu plus travaillées. Et encore on ne peut pas dire que les cuts-scènes soient passionnantes tant les divers protagonistes et les dialogues manquent de charme. L’histoire reste toutefois intéressante, via son lot de mystères et de rebondissements, mais la comparaison avec la richesse scénaristique de Xenoblade Wii ne tient pas. Décevant, à défaut d’être rédhibitoire. Constat identique niveau sonore. Pas mauvaise en soit, la bande son manque un peu d’ambition et ne restera pas dans les annales. Si certains thèmes se révèlent tout bonnement excellents, d’autres semblent un peu hors sujet. Les musiques d’ambiance et les doublages jouent leur rôle, ni plus, ni moins. Des lacunes largement compensées par une ambiance envoûtante, et on s’accommode de ces imperfections pour s’immerger sans retenue dans le monde mystérieux de Mira.
Est-il nécessaire d’aborder la durée de vie ? Vous vous doutez bien que finir le jeu à 100% relève de l’exploit. Il m’a fallu une centaine d’heures pour en faire le tour correctement, mais je suis pourtant loin d’avoir complété l’exploration à 100%, et tout aussi loin de pouvoir tenir tête à certaines créatures du jeu ! Cependant il ne faut pas exagérer : au bout d’un moment ce n’est plus que de la durée de vie artificielle et de l’acharnement. 80 à 100h de jeu me semble une bonne moyenne pour profiter allègrement de cet incroyable univers.
Alors, Xenoblade Chronicles X égale-t-il son prédécesseur ? A mon sens, non. Son open world démesuré et sa direction artistique exceptionnelle ne suffisent pas à le hisser au rang de jeu culte. Pénalisé par un gameplay perfectible, une trame scénaristique sans grand relief, et une bande son décevante, il n’en reste pas moins un RPG génial dont la richesse s’avère incontestable. Grâce à un univers immensément vaste, immersif, et d’une qualité visuelle hors-norme, rarement l’exploration dans un jeu vidéo n’aura prise de telles proportions. Conjugué à d’autres atouts, Xenoblade Chronicles X s’impose comme une expérience unique et addictive à laquelle il ne manque pas grand-chose pour atteindre les sommets. On se contentera de frôler l’excellence pour l’un des meilleurs J-RPG de ces dernières années !
Adzouz a dit (26 Mai 2016 à 13:36)
On voit que certaines scènes ont moins été travaillé et l'histoire parfois un peu trop simple mais c'est le jeu le plus beau, impressionnant et immersif auquel j'ai joué jusqu'alors sur PS4.
Nouveau chef d'oeuvre de la part de Naughty Dog. Chapeau bas !
Benben a dit (23 Mai 2016 à 14:39)
Bon, comme Franz vient de me voler la vedette avec son pavé, et que je n'ai rien de mieux à rajouter... Vive la caillette !
Si, un truc m'a ennuyé sur ce jeu : lors de la phase de fin du combat contre Gannondorf, le lock se désactive si l'on achève pas notre Nemesis du 1er coup, ce qui laisse Link à la merci du 1er coup d'épée venu. Ça m'a valu un retry pour rien :p
Franz26 a dit (21 Mai 2016 à 08:31)
Alors que la Wii U peine encore à convaincre, Nintendo se plie à la mode des portages HD avec l’une de ses plus grandes licences. The Legend of Zelda : The Wind Waker s’offre donc une seconde jeunesse, et si l’initiative n’aura eu qu’un impact mineur sur les ventes de la console, les joueurs, eux, ne peuvent que s’en réjouir. Pas d’excuses pour replonger dans l’un des meilleurs opus de la saga. « Toutes voiles dehors ! »
C’est en 2003 que The Wind Waker voit le jour, bouée de sauvetage d’une GameCube peu en vogue. Unanimement encensé par la presse et les joueurs, ce titre aura marqué sa génération et bien plus encore. Pour notre plus grand bonheur Nintendo abuse de cette réputation et nous offre un portage soigné au plaisir de jeu intact.
A l’époque The Wind Waker avait engendré une petite controverse de par son aspect graphique. Le titre propose en effet un cell-shading très cartoon et coloré, bien loin du côté mature des volets 64. Mais Nintendo prend à contre-pied certains fans avec ce contraste saisissant. Ainsi on se retrouve devant un véritable petit dessin animé, rafraichissant et visuellement magnifique. Les décors possèdent un charme fou et sont transcendés par un level design fantastique. Nous y reviendrons. Véritable signature de cet épisode, son esthétique originale s’avère selon moi une réussite totale. HD oblige le lifting graphique épate ; difficile alors d’imaginer que nous sommes en face jeu datant d’il y a plus de 10 ans.
Mais la réalisation n’est pas la seule originalité de cet épisode. The Wind Waker, comme son nom ne l’indique pas, se déroule dans un vaste monde maritime. Une étendue d’eau à perte de vue parsemée de quelques îlots mystérieux. Pas d’Epona pour accompagner notre cher Link, son fidèle destrier se matérialise ici par un drôle de voilier (autoproclamé le Lion Rouge) qui servira d’unique moyen de transport. Tout commence sur la petite île d’Aurora. Alors que notre héros se plie à la tradition du village en revêtant une familière tunique verte symbole d’une gloire passée, afin de célébrer le passage à l’âge adulte, sa sœur se fait enlever par un volatile imposant. Phénomène coïncident avec l’arrivée de pirates loufoques, Link décide de les suivre et part inconsciemment en quête de justice. Les jeunes de nos jours… Une pincée de princesse Zelda, un peu de Triforce, un zeste de Ganondorf : on retrouve les traditionnels fondements de la série mais exploités d’une manière rafraichissante.
Aventure avec un grand « A », voilà ce qui caractérise la saga depuis la nuit des temps. The Wind Waker ne déroge pas à la tradition et propose une formule récurrente mais toujours aussi prisée, à base d’exploration et de donjons en tout genre. Ainsi on retrouve un gameplay qui a fait ses preuves, avec un inventaire exhaustif pouvant accueillir toute sorte d’objets. Des classiques qui vous permettent de progresser et d’explorer des lieux jusqu’alors inaccessibles (grappin, bombes, boomerang, etc...), et d’autres plus spécifiques dont l’utilité sera révélée en temps voulu. Link se manie toujours aussi bien, abusant de son épée, bouclier, de roulades et sauts audacieux. Notre héros peut même désarmer et chiper l’arme de son adversaire ! De manière générale on retrouve tous les mécanismes chers à la saga et mis en place par l’incontournable Ocarina of Time, mécanismes particulièrement bien exploités dans les donjons. Car ces derniers se révèlent extrêmement soignés, bénéficient d’un level design grandiose et d’une ingéniosité forçant, une fois n’est pas coutume, l’admiration.
Comme évoqué plus haut l’univers de ce Zelda surprend, délaissant la verdure du monde d’Hyrule au profil de la mer et la piraterie. Mais ne comptez pas naviguer tranquillement car l’immensité d’eau abonde de mystères et de dangers ! Vierge de toute indication, il vous incombe de retracer la carte du monde en nourrissant le poisson présent dans chaque zone. Prise hors contexte cette phrase parait bizarre je vous le concède. La maitrise du vent représente l’élément central de ce Zelda et s’avère entre autre indispensable pour naviguer d’ile en ile. En effet via son doigté expert Link maniera sa baguette magique afin d’orienter le sens du vent et ainsi voguer vers de nouveaux horizons. Malgré la présence de tornades pouvant vous téléporter et faciliter vos déplacements, la longueur des traversées fut largement pointée du doigt en son temps. Nintendo corrige le tir dans cette mouture HD en proposant un item bonus salvateur : la voile rapide ! La majorité de l’exploration s’effectue via votre embarcation, ainsi il faudra souvent jouer du canon pour se défendre ou utiliser le grappin afin de remonter les nombreux trésors sous-marin. La présence d’un inventaire entièrement tactile grâce à la tablette Wii U parachève une ergonomie et un confort de jeu total.
The Legend of Zelda : The Wind Waker présente un univers bien différent, toujours aussi riche et généreux, au charme indéniable et à l’humour omniprésent. Car l’histoire ne se prend pas toujours au sérieux et certaines cinématiques ou situations vous arracheront de larges sourires. Une aventure longue et passionnante qui abonde aussi de quêtes annexes ; mini-jeux, quarts de cœur, cartes aux trésors, etc… Explorer de fond en comble ce vaste monde vous demandera un sacré investissement, dont vous vous accommoderez avec plaisir tant le level design voit juste du début à la fin. Chaque lieu ayant bénéficié d’un grand soin dans sa réalisation. Notez en revanche que, malgré des donjons et des boss réussis (d’ailleurs l’affrontement final s’avère selon moi l’un des plus marquants de la saga), la difficulté n’est guère relevée.
En guise de conclusion il ne me reste plus qu’à souligner l’excellente bande son, sans m’éterniser car après tout la série nous aura rarement, pour ne pas dire jamais, déçu sur ce point. Ainsi de nombreuses mélodies, parfois un peu discrètes à mon gout, vous accompagneront de fort belle manière. Je préfère insister une ultime fois sur la magie qui entoure ce titre, théâtre d’une formidable épopée bonifiée par un remake HD bienvenu. Simplement grandiose.
Heisenberg a dit (18 Mai 2016 à 14:02)
C'est simple : c'est le plus beau jeu auquel j'ai pu jouer.
Touket a dit (17 Mai 2016 à 14:51)
Un peu décevant, CoR : AoDA est une copie en moins bien du premier opus.
On fait trop souvent la même chose, les quelques bonnes idées ont été finalement repompées sur l'opus précédent, les musiques sont peu immersives, l'IA n'est pas une référence, le game design peine à se renouveler, la palette d'ennemis est ridicule et le boss de fin... Non, là franchement c'était du foutage de gueule !!!Même le HUD est quasi-identique, au moins j'étais pas perdu, mais bon, ça fait vraiment feignant quand même...
D'un autre côté, on a un Riddick toujours aussi incisif dans ses dialogues, des graphismes plutôt soignés, un FPS basique mais avec un gameplay agréable. Les idées sont là, mais bien moins exploitées malheureusement.
Lunic a dit (15 Mai 2016 à 15:45)
Acheté quelques euros en promo, le jeu est bien sympa quoi qu'un peu court.
Peut être qu'à l'occasion je me ferai les DLC, apparemment il n'y a pas le problème que cite Pieuw, avec l'oncle qui aide bien trop.
Un jeu sympathique en somme
chris110991 a dit (13 Mai 2016 à 08:59)
une pepite du jeu inde: graphique chatoyan, un bon gamplay, musique sublime et une histoire avec des personnages attachants !
Dreadz23 a dit (11 Mai 2016 à 20:10)
Jeu très drôle, doté d'un (grosse) pointe de sarcasme. Certains n'aiment pas le côté immoral de la chose mais personnellement ça m'a fait beaucoup rire ^^