Benben a dit (29 Janvier 2017 à 10:53)
Alors déjà y'a pas de système de visée dans MGS, hormis pendant le boss Sniper Wolf, et le boss Liquid dans son Hind-D, où on passe en caméra subjective.
Le reste du temps il suffit de maintenir la touche carrée enfoncée pour que Snake vise tout seul O_o Y'a rien à faire quoi :D
Et puis tu parles de replacer technique et gameplay dans leur contexte mais tu assènes de vilains coups à la modélisation qui est dépassée, donc tu es hors contexte.
Mes exemples n'en sont que plus valables car il serait tout aussi absurde de dire que Streets of Rage est moche ou que la visée dans Contra est horrible. Oui c'est moche ou horrible face aux standards de 2017. Par contre replacé dans son contexte on ne peut pas dire ça !
Franz26 a dit (29 Janvier 2017 à 09:12)
Non c'est un fait : lors des cinématiques (c'est précisé ne sort pas du contexte) la modélisation des personnages fait vraiment datée. Sans yeux ni bouches (ni mains parfois), je te renvoi à des screenshots sur le net (attention ne pas confondre avec le lissage HD existant sur PC ou la version GC). Courant pour l'époque, voir dans le haut du panier technique, mais daté aujourd'hui tout simplement. Comme beaucoup de jeux d'action PSX que l'on relance de nos jours (même si pour avoir refais Soul Reaver y'a quelques années, la 3D de ce dernier avait mieux vieilli). Pareil niveau textures, certaines (donc pas toutes) sont quand même bien limites. Ce qui n'enlève rien au charme visuel de l'ensemble (toujours comme précisé) car les décors fins et bourrés de détails ainsi que le design rehaussent largement le tout. Je l'ai fait sur ma bonne vieille PS2 et TV cathodique (de 70 cm tout de même) donc je bénéficiais du rendu original. ;) Je pense que le ton réaliste du jeu fait aussi que je fus un peu critique sur cet aspect. Mais globalement la réalisation reste agréable, malgré le temps.
Euh non pour le système de visée tes exemples n'ont ni queue ni tête et aucun rapport. ^^ Prend au moins un jeu du meme genre dans le même contexte (Siphon Filter par ex). Là c'est franchement pas pratique et l'apport de la visée à la première personne de MGS 2 fut salvatrice ! Pareil, à l'époque c'était sans doute moins choquant (et pourtant déjà critiqué de mémoire), aujourd'hui la rigidité et l’approximation font tiquer. Même si une fois encore, passé un temps d'adaptation on s'y fait, et le gameplay dans son ensemble reste exceptionnel. ;)
Benben a dit (28 Janvier 2017 à 20:18)
Franz comment peux-tu oser dire que la modélisation des personnages prête à rire, ou encore que le système de visée est atroce ? Si on va par là, alors Streets of Rage est dégueulasse et la visée dans Contra est à jeter aux chiottes !!
Tu l'as refait sur une TV cathodique ou sur ton 142cm ? La 2é hypothèse expliquerait l'amas de pixels auquel tu fait allusion.
Franz26 a dit (28 Janvier 2017 à 08:52)
Metal Gear Solid fait incontestablement parti des jeux les plus marquants de sa génération. S’affranchissant de nombreuses barrières il a su proposer, malgré des limites techniques aujourd’hui évidentes, une expérience hors norme contribuant à hisser le jeu vidéo dans une autre dimension. Rien que ça. Peut-être un poil moins enthousiasme que la majorité, ce titre m’avait néanmoins conquis et laissé quelques souvenirs impérissables. Souvenirs fraîchement ravivés en replongeant dans la peau du célèbre Solid Snake pour une seconde partie. Depuis le temps que ça me démangeait…
Revenir des années plus tard sur un jeu d’action-aventure 32 bits n’est pas évident tant les titres 3D de première génération ont majoritairement mal vieillis (d’autres genres se révèlent bien moins impactés heureusement). Je ne vise pas l’aspect technique, plutôt secondaire, mais bien le gameplay auquel pardonner rigidité et approximation s’avère plus difficile de nos jours. Et ce qui nous apparaissait comme convaincant aux balbutiements de la 3D se remet désormais vite en perspective ! Hors savoir replacer l’ensemble dans son contexte et conserver un regard objectif n’est pas toujours aisé… Fin de l’aparté.
Transition toute amorcée pour exposer le gameplay de Metal Gear Solid premier du nom. Vous l’aurez deviné : le constat n’est pas aussi rose qu’en 1998. L’ergonomie générale accuse un peu le coup, mais on pointera surtout du doigt les combats et l’imbuvable système de visé qui rend certaines phases plutôt pénibles. Certes, dans l’ensemble le gameplay reste une réussite grâce à des mécaniques efficaces et très poussées en matière d’infiltration et de réalisme, mais les sensations s’avèrent fatalement moins bonnes qu’à l’époque. Vu l’ambition affichée et les possibilités offertes, remises dans leur contexte, on lui pardonnera. Comptez juste un léger temps d’adaptation.
Techniquement aussi le titre accuse le coup et pique un peu les rétines. De nombreuses textures s’apparentent désormais à une belle purée de pixels, et la modélisation des personnages durant les cinématiques prête à sourire. En revanche, la plupart des décors s’en tirent assez bien, l’animation reste satisfaisante, et on observe un souci du détail constant au service d’une direction artistique de haute voltige. L’ensemble conserve, au final, un certain cachet.
Des environnements aussi réussis visuellement que conceptuellement et une pléiade de personnages originaux mettent en évidence une atmosphère unique, froide et implacable. La progression exige une bonne dose de discrétion, sous peine de punition rapide, renforçant ainsi une tension palpable qui trouve écho dans l’atmosphère glacée et métallique de cette base militaire en Alaska. Associée au ton mature de l’intrigue, généreuse en scènes mémorables et boss épiques, l’ambiance unique de Metal Gear Solid prend aux tripes !
Bien sûr, il faut aussi compter sur un scénario passionnant et une mise en scène exceptionnelle. C’est là l’un des gros tours de force de Metal Gear Solid, qui redéfini à sa manière la frontière entre le jeu vidéo et le cinéma. Toutes proportions gardés évidement. Au passage, cette forme de passivité cinématographique manette en main, due aux diverses vidéos et nombreux dialogues, sera l’argument principal des rares détracteurs de la série. Bref, s’ajoute une bande son grandiose pour parachever une immersion déjà phénoménale. Car outre des compositions magnifiques et des bruitages cultes (vous venez d’entendre le Codec sonner dans votre tête, ne mentez pas), le jeu bénéficie d’un doublage intégral ! Les voix Françaises sont honnêtes, même si à titre personnel j’aurais vendu ma couille gauche pour de la VO, et semblent à jamais encrée dans nos têtes tant le procédé était rare vingt ans auparavant.
En complément à la quinzaine d’heures nécessaire pour une achever sa première partie, le jeu regorge de secrets à découvrir et présente une durée de vie convaincante. Entres les accessoires bonus, les scènes cachées, un challenge rehaussé, et surtout l’envie de revivre myriade de scènes d’anthologie associées à une deuxième lecture du scénario souvent utile, le contenu de Metal Gear Solid ne souffre d’aucune lacune.
A l’aube de la 3D le titre d’Hideo Kojima a su innover et concrétiser son ambition en proposant une aventure magistrale maîtrisée de bout en bout. Culte pour toute une génération de joueurs, Metal Gear Solid s’est imposé comme une référence en matière d’action-infiltration et hissé parmi les meilleurs jeux de la console ! Le temps a malheureusement œuvré et laissé quelques traces dommageables. En résulte un plaisir de jeu amoindri et une expérience légèrement ternie pour quiconque replongerait dans l’aventure aujourd’hui (d’où ma note plutôt sévère). Néanmoins, l’aura qui entoure Metal Gear Solid vaut le détour, et si la nostalgie biaise sans doute cette impression les qualités indéniables du titre y sont pour beaucoup. A jamais parmi les grands. Snake, terminé.
Benben a dit (27 Janvier 2017 à 11:05)
Un titre atypique, qui pourtant aime à aller puiser ses références chez les grands pontes du monde vidéo-ludique. Nier est un jeu qui reste, quoi qu'il en soit, unique en son genre, et qui propose une expérience méritant que l'on s'y attarde.
Souffrant malgré tout d'un retard considérable sur le plan visuel (même en 2010 j'entends), ce qui a valu à l’œuvre des critiques biaisées lors de sa sortie, et par conséquent un succès public plutôt faible, il serait dommage de s'arrêter au choc visuel provoqué par les premières minutes de jeu, car ce serait passer à côté d'un grand titre, certes inégal mais travaillé.
Nier se vit un peu comme un rêve, ou du moins comme une expérience éthérée, car l'on ne sait que peu de choses du monde dans lequel on est plongé. On accepte les quêtes que nous confie Popola pour sauver Yonah, fille du héros dans la version occidentale, d'une maladie mystérieuse, mais on ne sait ni d'où on vient, ni où l'on va. Le scénario s'égraine lentement, au fil des missions secondaires en mode facteur (d'ailleurs, le titre joue sur l'auto-dérision du début à la fin, grâce à de piquantes répliques de Weiss), qui nous permettent de mieux appréhender et de comprendre ce que l'on fait en ce bas monde.
Il n'y a que peu de personnages dans Nier, mais chacun est si puissant qu'on s'en contente largement : de Kainé, guerrière qui se bat en nuisette et qui n'a pas sa langue dans sa poche, à Emil, jeune garçon apeuré, en passant par Grimoire Weiss qui rend le verbe plus fort que l'épée, il y a de quoi se délecter rien qu'au niveau des dialogues, qui font toujours mouche.
Le gameplay est issu des action-RPG les plus basiques : des combats en temps-réel, des pouvoirs magiques et de la mêlée, du gain de niveau et des accessoires pour améliorer le tout (accessoires qui sont en fait des mots, trouvés au fil de l'aventure, à apposer sur une arme ou un pouvoir pour augmenter ses caractéristiques). Les combats sont dynamiques à défaut d'opposer une réelle difficulté, et le joueur assidu aura tôt fait d'être surpuissant par rapport aux ennemis qui bêtement vous fonceront dessus sans se douter qu'un seul coup de votre plus belle hache sera le one-shot fatal.
Des références à Zelda, et à Resident Evil, et énormément de symboliques japonaises donnent encore plus de profondeur à Nier, qui jongle entre les différents types de jeu : vue en 3D isométrique, vue de côté, phases en texte uniquement, ou bien vue classique à la 3é personne, sont autant de genres diablement bien intégrés les uns par rapport aux autres, et qui donnent un tout cohérent.
Pour finir, parlons de la musique, totalement géniale, point. Elle s'accorde tellement bien avec chacune des situations et chacun des lieux, qu'elle fait véritablement partie de l'identité profonde et multiple de Nier.
Un titre qui aura donc gagné ses lettres de noblesse pour une petite partie du public connaisseur, et une reconnaissance tardive mais amplement méritée. Vivement la suite !
GrumpyAna a dit (26 Janvier 2017 à 23:38)
@Pieuw : je comprends mieux ton point de vue. Je suis une fangirl, mais raisonnable ^^ Si tu as eu des bugs suffisamment importants pour gâcher ton plaisir du jeu vraiment tout le temps, ça n'a pas dû être une partie de plaisir. Ma moquerie n'était pas vilaine, je ne pensais juste pas que c'était "à ce point" ;)
Je trouve franchement dommage de passer à côté pour des bugs, d'autant qu'en mourant souvent, tu l'as quand même fini plus vite que moi ! A moins que tu ne l'aies pas fini ?
@RaceTrack : après 12h de jeu, je commence à apprécier vraiment le 2. J'ai mis plus de temps à m'y faire que le premier, je trouve l'interface plus complexe. Disons que les petites missions en Mako avec les repères oranges sur les cartes me manquent sûrement un peu ^^
Racetrack a dit (26 Janvier 2017 à 22:01)
A partir du 2 la saga s'oriente vers l'action et le combat en laissant de coté l'aspect RPG. Mais pour moi, le fond du jeu est le même. Le 1 et le 2 sont très différent, mais se complète. Le 3 c'est une autre histoire :(
En tant que fan inconditionnelle, il faut, pour moi, avoir jouer aux 3 jeux. L'un ne vas pas sans l'autre. Ca serait comme commencer un jeu sans le finir. Ou chopper la sauvegarde de quelqu'un en plein milieu de partie.
Apres, chacun perçoit un jeu différemment. Mais c'est dommage de passer à coté...
Je continuerai de toute façon a aimer ce jeu et a rêver a mes bébés bleus ;)
Pieuw a dit (26 Janvier 2017 à 21:34)
@Jadaither Je comprends que les mauvaises critiques te titillent si tu adores le jeu, mais le fait est que mon expérience avec celui-ci a été catastrophique...
Ça fait loin maintenant donc j'ai plus tout en tête, mais je t'assure que je me prenais des Game Over sans comprendre pourquoi. Quand je repense à ce jeu c'est un sentiment de frustration qui me vient.
Tu peux remettre en cause ma façon de jouer si ça te fait plaisir, après tout je suis peut-être une quiche qui s'ignore ^^
J'ai quand même tenté le 2 quelques temps plus tard et je ne le regrette pas puisque j'ai bien apprécié cette fois, comme quoi c'était pas de la mauvaise volonté :)
GrumpyAna a dit (26 Janvier 2017 à 15:07)
J'ajoute qu'en "sautant ME1 pour passer directement au second", on se prive de détails majeurs, comme l'importation du perso ME1, avec les conséquences que ses choix IG ont impliqués. Quand Arachnid dit "l'histoire tient à peu près la route", moi je dirais plutôt "L'histoire de ME1 est quasi indispensable pour apprécier l'expérience ME2 à sa juste valeur."
GrumpyAna a dit (26 Janvier 2017 à 15:03)
@Mca : Ce qui m'ennuie profondément dans le commentaire d'Arachnid, c'est qu'il dise clairement qu'à part l'histoire, y'a rien à sauver du jeu : "Heureusement que l'histoire tient à peu près la route, sinon je conseillerais de le sauter pour directement passer au second opus de la saga" Je trouve personnellement ce genre de commentaire très injuste d'une part, et franchement réducteur pour ceux qui voudraient y jouer et qui lisent les commentaires.
Le jeu est imparfait, comme tous les jeux vidéos sans exception, mais ME propose un contenu relativement inédit dans le monde du jeu vidéo, et mérite qu'on s'y intéresse pour autre chose que sa date de sortie ou ses graphismes, tout comme Bioshock.
J'ai joué à Bioshock Infinite avant Bioshock, et les graphismes sont forcément très loin devant, mais dire pour autant que le premier a mal vieilli parce qu'Infinite est plus joli, c'est injuste.
@RaceTrack : je suis entièrement d'accord avec toi. Il y a un avant, et un après.
Mais tu vois, je viens de commencer ME2, et j'ai du mal à m'y faire. Je trouve que l'interface est a été compliqué, particulièrement au niveau de l'exploration de la galaxie. L'accent a été mis sur l'aspect du combat au sol, avec la recherche de composants pour les armes, et ça ne m'enchante pas forcément. J'attends beaucoup de l'histoire, et du dénouement de l'action, mais je préférais le gameplay tel qu'il était dans le précédent, là je suis un peu perdue. Mention spéciale toutefois pour le "PDN", pour ceux qui ont pris le temps de lire le Codex de ME2 x'D