Franz26 a dit (15 Juillet 2017 à 15:57)
N'ayant pas terminé ce titre à l'époque et pourtant grand fan du premier Soul Reaver, je m'étais promis de lui laisser une seconde chance à l'occasion. Malheureusement, malgré toute ma bonne volonté je dois admettre qu'il a prit un sacré coup de vieux ! Et si le monde de Nosgoth reste aujourd'hui encore magnifique, le gameplay accuse clairement le coup. Principalement au niveau des combats, sans grand intérêt, et de la caméra dont la gestion s'avère assez horrible. En résulte un plaisir de jeu amoindri qui m'a fait lâcher la manette après quelques heures. Décidément, je n'y arriverais pas ! Peut-être à l'occasion d'un remaster un jour ou l'autre, qui sait...
Franz26 a dit (13 Juillet 2017 à 07:42)
Passé relativement inaperçu lors de sa sortie sur Playstation 3 courant 2010, Nier s’est forgé au fil du temps une solide réputation. Notoriété amplement méritée malgré quelques maladresses. A Nier Automata désormais, d’assumer cet héritage.
Aux premiers abords, difficile de faire le lien entre les deux titres puisque des milliers d’années les séparent. L’histoire de Nier Automata débute dans la peau de 2B, un androïde dépendant de l’organisation Yohra. Leur objectif : préserver l’humanité chassée de la Terre par les machines et désormais exilée sur la lune. Les minces espoirs de reconquête reposent alors sur ces unités de combats dont le QG gravite en orbite autour de la planète. Accompagné d’un confrère immatriculé 9S, vous serez envoyé au front pour des missions de soutien et d’approvisionnement, avant que ne se dessine un tout autre enjeu. Nier Automata se base sur un système de NG+ indispensable au bon visionnage des cinq fins majeures du titre. Tout est pensé pour enchaîner les runs de façon la plus naturelle possible et sans redondance, malgré quelques similitudes inévitables. En résulte une réflexion intelligente sur la condition des machines, exploitant à fond le thème de l’existence et de l’humanité. Je n’en dirais pas plus ici.
Nier Automata présente un univers post-apocalyptique poignant, vestiges d’une civilisation familière en voie d’extinction. Cet open-world restreint se découpe en zones à l’ambiance distincte : d’un parc d’attraction abandonné à une forêt mystique, en passant par un désert brûlant ou une usine désaffectée, tous ces lieux s’axent autour d’une vaste métropole désolée, artère principale du jeu. De cet univers dévasté où la nature a repris ses droits, émerge une ambiance unique empreint d’une rare mélancolie. Sensation largement renforcée par une palette de couleur grisâtre et une incroyable bande son. A ce propos, si l’on n’atteint pas la perfection enchanteresse des mélodies du premier opus, Nier Automata s’inscrit dans la continuité de son aîné. Les musiques sont encore une fois d’une beauté enivrante, souvent accompagnées de chants dans une langue imaginaire du plus bel effet. L’ensemble transcende l’aventure et apporte un cachet vraiment unique.
Confié aux équipes de Platinium Games, le gameplay gomme les maladresses du premier volet en proposant des combats nerveux et dynamiques, qui reposent essentiellement sur votre maîtrise de l’esquive et des contre-attaques. La prise en main s’avère immédiate et les combos s’enchaînent sans problème. Parallèlement aux armes blanches vous disposez d’un pod afin d’attaquer à distance et vous assister dans votre quête. La montée en puissance se fait essentiellement via l’expérience et les puces de combats. Ces dernières permettent de paramétrer vos androïdes en leur octroyant divers bonus. Mais les emplacements de stockage ne sont pas illimités et il faudra bien gérer l’espace (plus la puce est puissante, plus elle sera gourmande en ressource), ainsi que le type de build souhaité. S’ajoute aussi la possibilité de fusionner les circuits entre eux, de customiser les armes via des forgerons, ou encore d’armer vos pod de programmes spéciaux. Quoi qu'il en soit, l’ensemble du gameplay fait la part belle au crafting car l’accumulation de matériaux se révèle indispensable à l’upgrade générale de vos personnages. On appréciera également la gestion intelligente des quêtes annexes et la sélection par chapitre (déblocable sur la fin), apportant un certain confort de jeu. Un système complet, prenant et vite chronophage, d’autant que les possibilités varient légèrement d’un protagoniste à l’autre. Vraiment excellent.
A l’image de Nier premier du nom, différentes phases de gameplay viennent enrichir l’aventure. Si l’aspect Shoot’em up est largement exploité, on observe aussi des variations de caméra audacieuses et surprenantes. Nier Automata s’amuse avec les genres pour notre plus grand plaisir ! Une vraie réussite.
Techniquement le soft accuse quelques lacunes (sans être aussi largué que le premier en son temps), mais s’en tire relativement bien notamment grâce à une animation irréprochable et une direction artistique somptueuse. Le design n’est pas en reste et l’ensemble renvoie une esthétique soignée fort appréciable. Sans transition et sous réserve de ne pas se contenter du premier run, qui n’effleure que la surface du jeu, Nier Automata bénéficie d’une durée de vie conséquente ponctuée de nombreuses sous-quêtes et secrets à découvrir. Comptez au minimum 40h de jeu pour en faire le tour correctement, une moyenne respectable de nos jours.
Alors, verdict ? Objectivement supérieur à son aîné sur de nombreux points, j’aurais pourtant bien du mal à les départager dans mon cœur ! Mais qu’importe, nous voici en présence d’un petit chef d’œuvre, proposant une expérience de jeu inoubliable par le biais d’un gameplay maîtrisé, d’un univers immersif, d’un background passionnant, ou encore d’une bande son magnifique. Malgré tout, le charme n’opère pas avec la même intensité qu’auparavant et on pourra rechigner sur quelques défauts mineurs, tel qu’un bestiaire assez fade ou des phases de piratages parfois soûlantes. Une contrepartie bien maigre, je vous l’accorde. Que ceux n’ayant pas touché à Nier sur Playstation 3 se rassurent : les liens entre les deux jeux sont savamment dispersés et ne gênent aucunement à la compréhension générale. Voici donc un action-RPG fantastique et original, figurant sans contestation possible parmi les meilleurs titres de la console.
Franz26 a dit (06 Juillet 2017 à 07:52)
Mon RPG 16 bits culte au côté de FFVI et Rudra no Hihou (ah le regretté âge d'or de Squaresoft...)
Franz26 a dit (24 Juin 2017 à 08:50)
Ce n’est pas tous les jours que je m’essaye à un shoot’em up vertical, genre en perdition désormais réservé à une niche de joueurs. Successeur spirituel du non moins renommé Radiant Silvergun, la réputation d’Ikaruga n’est plus à faire et je cherchais un jeu propice à des sessions rapides et occasionnelles. Développé à l’origine pour l’Arcade puis porté sur Dreamcast, c’est via l’ultime version Game Cube que je tente aujourd’hui l’expérience. Verdict.
Shooter en scrolling vertical comme il en existe des centaines, Ikaruga a pourtant su se démarquer de la masse par un gameplay fort bien pensé. Si le principe consiste évidemment à survivre aux vagues d’ennemis jusqu’au bout du niveau, votre vaisseau peut changer instantanément et à loisir de polarité afin d’alterner entre le blanc et le noir. De la bonne utilisation de ces couleurs va dépendre l’essentiel des mécanismes du jeu. Car vos ennemis répondent également à ce code, et selon votre polarité vous absorberez les projectiles de même nature alors que les autres vous seront fatals. A vous de switcher en permanence pour vous en sortir, sachant qu’absorber les attaques similaires à votre polarité charge la jauge spéciale (qui déclenche ensuite une vague de missiles à tête chercheuse), mais que toucher un ennemi d’une couleur opposée lui inflige deux fois plus de dégâts ! Dilemme.
Scoring oblige, s’ajoute le principe des Chains : détruire successivement au moins trois ennemis d’une couleur identique engendre une Chain, puis trois autres deux Chains, etc… Ainsi les points rapportés par les cibles détruites sont démultipliés, mais retombent au taux normal si un projectile rompt l'enchaînement. Je ne vais pas vous mentir, les deux premiers niveaux mis à part et vu la difficulté du titre, peaufiner mon score avec le système de Chain fut le dernier de mes soucis ! La version console se révèle néanmoins assez permissive, avec un mode facile pour débuter (j’assume), et une augmentation progressive des vies en fonction de votre temps de jeu (chaque heure passée dessus offre un continu supplémentaire, jusqu’à obtenir les vies infinies au bout d’un certain laps de temps). Quelques maigres bonus viennent enrichir une durée de vie qui dépendra avant tout de votre personnalité, puisqu’un run complet peut se boucler en 30 minutes. Seulement, à moins d’être un grand habitué du genre, comptez de longues heures de souffrance et des dizaines de tentatives avant de venir à bout des cinq niveaux du jeu dans les règles de l’art (exit les vies infinies). Vos réflexes et vos nerfs seront largement mis à contribution…
Ikaruga soigne également la forme et propose une réalisation des plus séduisantes. Outre une 3D propre et une animation exemplaire sans aucun ralentissement malgré les innombrables explosions et projectiles à l’écran, on mentionnera aussi des rotations de caméra et effets de perspective forts sympathiques. L’ensemble étant soutenu par un excellent design et un jeu de contraste atypique (N&B) permanent. En y greffant une bande son de grande qualité, bien que difficilement appréciable à sa juste valeur vu l’action effrénée, il se dégage d’Ikaruga une ambiance assez onirique, quasi irréelle et mélancolique. Une sensation difficilement tangible mais qui marque indubitablement.
Pour finir, n’oublions les boss titanesques et impitoyables qui assurent à eux seuls le spectacle et le challenge, du moins le temps d’apprivoiser leur patern. Parfaitement maîtrisé à tous les niveaux, technique mais suffisamment accessible, Ikaruga procure un fun immédiat et un plaisir addictif justifiant clairement son statut de shoot’em up culte. Peu coutumier et réceptif au genre ma note restera modeste, question de goûts, mais ne vous y trompez pas : il s’agit d’un titre génial à essayer de toute urgence !
Franz26 a dit (30 Mai 2017 à 08:22)
Inutile de présenter la saga Metal Gear Solid qui se pavane désormais dans une ultime compilation HD. De quoi découvrir ou redécouvrir l’ensemble de la série avant de s’attaquer aux opus de la génération actuelle (Phantom Pain et son prologue, Ground Zero). Niveau continu, c’est du Solid(e) (oh oh oh) ! Metal Gear et Metal Gear 2 : Solid Snake (NES/MSX), Metal Gear Solid et Special Missions (PS1), Metal Gear Solid 2 et 3 (PS2), Peace Walker (PSP) et, enfin, Metal Gear Solid 4 (PS3). Sans oublier les films d’animation Digital Graphic Novel en bonus. Bien qu’il manque encore quelques volets annexes dispensables, voilà déjà de quoi faire !
Je ne vais pas partir dans une grande analyse sur cette compilation de titres cultes, ayant déjà gratifié leur fiche respective d’une critique plus détaillée et considérant les quatre premiers Metal Gear Solid comme des œuvres magistrales. J’attends quelques semaines avant de me lancer sur Peace Walker HD, peut-être sera-t-il gratifié du même statut. Avis aux curieux.
Néanmoins, parlons un peu de Metal Gear et Metal Gear 2 : Solid Snake que j’ai pu tester pour la toute première fois. Sortis respectivement en 1987 et 1990 sur MSX (puis NES), ils accusent clairement le coup aujourd’hui. Pourtant, bien des idées démocratisées avec Metal Gear Solid étaient déjà présentes l’époque. Qu’il s’agisse du radar, des mécanismes généraux, de l’inventaire ou encore du célèbre Codec ! Impressionnant, vu le contexte. Malheureusement j’avoue ne pas avoir eu la motivation d’avancer bien loin, l’aspect ludique m’ayant semblé désormais trop limité, et me suis vite concentré sur la suite du programme.
Difficile de faire la fine bouche lorsque Konami nous donne la possibilité de découvrir une saga mythique du jeu vidéo à petit prix et d’un seul bloc. Je n’ai indiqué ici que le temps passé sur les quatre opus principaux (puisque traitant VR Missions et Peace Walker à part), l’ensemble de la compilation pouvant aisément dépasser les 100 heures de jeu ! Pour les retardataires désireux de découvrir la série, ce Metal Gear Solid : Legacy Collection vaut de l’or. Pour les autres, le lifting HD appliqué sur trois épisodes mérite de toute façon le détour. Dommage que Metal Gear Solid premier du nom n’ai pas bénéficié du même traitement. Quant à moi, j’ai replongé avec passion dans cette fresque épique afin d’appréhender au mieux Metal Gear Solid V courant 2018 (histoire d’éviter l’overdose). A suivre…
Franz26 a dit (29 Mai 2017 à 07:52)
Si Snake Eater s’étendait sur les origines de la saga avec le personnage de Big Boss, il est désormais temps de retrouver le grand Solid Snake quelques années après l’incident de la Big Shell. Hanté par son passé tragique et consumé par le virus Foxdie, conséquence directe d’une condition physique déplorable, notre héros légendaire tentera malgré tout de mettre un terme aux agissements de Liquid. Point de départ d’une conclusion magistrale.
C’est donc dans la peau d’un Snake mal en point, rebaptisé sans respect aucun « Old Snake », que nous plongeons en pleine zone de guerre au Moyen-Orient. Désormais la nanotechnologie est au cœur du système, servant à réguler les émotions et les performances des soldats. La guerre représente un pilier de l’économie mondiale, entretenue et sous-traitée par les gouvernements à des armées privées. Bien évidemment, Liquid va apporter son grain de sel et mettre l’équilibre du monde en péril. On s’arrêtera à cette mise en bouche succincte qui ne dévoile qu’une grosse bribe de scénario, ce dernier tenant le joueur en haleine dès les premières minutes. Néanmoins, mieux vaut s’accrocher et être familiarisé avec la saga pour profiter pleinement de l’histoire. En effet, tous les événements se révèlent liés entre eux pour, au final, former un tout dense et passionnant. D’autant que les hommages et références aux opus précédents sont innombrables ! Pour le coup, enchaîner les volets à quelques mois d’intervalle (via la compilation Legacy Collection par exemple) facilite grandement la compréhension générale. L'ensemble étant exposé par une abondance de cinématiques à la mise en scène exceptionnelle, même si leur longueur et leur côté "too much" peuvent parfois nuire à l'immersion...
Le gameplay, toutefois plus orienté action, ne dépaysera pas les habitués. On retrouve les possibilités traditionnelles, approfondies et accompagnées de quelques nouveautés sympathiques à l’image du Mark II, petit rebot téléguidé servant d’éclaireur, ou de la combinaison caméléon s’adaptant elle-même à la surface foulée. Si la furtivité reste le maître mot de l’aventure et l’aspect le plus jouissif, l’arsenal mis à notre disposition assure également quelques phases moins subtiles. Le magasin de Drebin permet en effet d’acheter et de débloquer une myriade d’équipements, afin de se frayer un chemin dans la sueur et le sang de temps en temps.
Contrairement à ses aînés, Guns of The Patriots se divise en cinq actes et autant d’environnements distincts. Si le premier exploite le Moyen-Orient, le second renvoi en Amérique du Sud et le troisième en Europe centrale. Les deux derniers seront à découvrir par vous-même et raviveront d’émouvants souvenirs. Ce découpage permet de renouveler les décors, le contexte, et surtout l’ambiance du titre. Chaque zone étant particulièrement soignée (mention spéciale aux terres sauvages d’Amérique Latine), bien qu’inégales en terme de longévité. C’est donc un pur régal d’incarner Snake à travers ces environnements multiples au réalisme saisissant et à l’immersion incroyable. La bande son jouant toujours son rôle à la perfection, via de magnifiques compositions et un doublage de qualité. Sans compter qu’au rayon des protagonistes, alliés ou ennemis, cet opus propose un casting à la hauteur de son héritage. En résulte des affrontements mémorables, une multitude de passages épiques chargés en émotion, et bien sur un final en apothéose.
S’appuyant sur la recette d'origine alliant phases d’infiltrations, d’actions, cinématiques à rallonge et mise en scène détonante, le tout enrobé d’une esthétique remarquable et d’un background passionnant, Guns of the Patriots joue allègrement sur la fibre nostalgique et livre une conclusion convaincante digne de son héros. Le résultat n’est pas exempt de défauts mais se révèle tellement généreux qu’on lui pardonnera ses quelques imperfections. Un pur chef d’œuvre, tout simplement.
Franz26 a dit (10 Mai 2017 à 07:56)
Déjà conquis par la direction artistique et la réalisation chatoyante proposée par le titre de Moon Studio, seul le temps me faisait défaut pour profiter de ce petit bijou. Compte rendu d’un voyage inoubliable et d’un émerveillement, tant visuel que ludique, permanent.
Ori and The Blind Forest attise d’abord l’intérêt par une esthétique magnifique et envoûtante. Rarement un jeu 2D n’aura été aussi beau, aussi fin, saupoudré d’effets et jeux de lumières somptueux et usant d’une animation générale exceptionnelle. La direction artistique transcende cette technique et nous convie à s’abandonner corps et âme dans les contrées magiques de la gigantesque forêt d’Ori, qui dégage une ambiance mystique hors-norme à la mélancolique enivrante. Ori and The Blind Forest se pare ainsi d’un univers totalement dépaysant, propice à une quête spirituelle onirique au ton grave.
Néanmoins, ce voyage féerique sera rythmé par un gameplay nerveux et exigeant dans la pure lignée d’un Metroid. On se retrouve avec un jeu d’action en scrolling horizontal où l’exploration prend une place prépondérante au sein de l’aventure. Limité au début, notre petit bonhomme déverrouillera au fil du temps des capacités indispensables pour accéder à de nouvelles zones. En parallèle, un arbre de compétences assure le développement progressif de nos pouvoirs, afin d’être en mesure de découvrir l’intégralité du monde et de percer les secrets qu’il dissimule. Cellules d’énergie et de vitalité faisant parti des bonus les plus convoités ! Notez aussi que la gestion judicieuse des checkpoints permet de doser la difficulté à sa guise, certains passages prenant parfois des airs non dissimulés de pur Die & Retry. Malgré quelques nouveautés Ori réemprunte donc les codes bien connus du genre et les exploite avec brio. En résulte un gameplay parfaitement maîtrisé frôlant la perfection, véritable condensé de plaisir de jeu.
Continuons les louanges avec la bande son, constituée de thèmes magnifiques tantôt doux et poétiques, tantôt sombres et angoissants. Cette harmonie sonore délicate, en parfaite symbiose avec l’aventure, force également le respect. Sans surprise le scénario se voudra très épuré, incitant le joueur à sauver la forêt tout en insistant sur la relation d’Ori et sa mère adoptive, Naru. Une quête passionnante qui s’étalonnera sur une bonne douzaine d’heures pour les plus acharnés, la Definitive Edition apportant quelques améliorations et zones inédites.
Divin sur la forme et exemplaire sur le fond, Ori and The Blind Forest se vit comme une vraie bouffée d’oxygène, comme un vent de fraîcheur enchanteur et merveilleux. Un petit chef d’œuvre aux charmes irrésistibles.
Franz26 a dit (28 Avril 2017 à 07:43)
Si Metal Gear Solid 2 s’inscrivait dans la continuité du premier opus, Metal Gear Solid 3 : Snake Eater s’attaque aux origines de la saga afin de lever le mystère sur de nombreuses zones d’ombres. Sans pour autant oublier de rafraîchir son concept et de s’appuyer sur ses points forts. Affichant l’ambition quasi démesurée de transcender une licence déjà au sommet. Et pourtant… Présentation d’un chef d’œuvre.
Au cœur des années 60, alors que la guerre froide et la menace permanente d’un conflit nucléaire pèsent sur le monde, le jeu débute aux commandes du célèbre « Big Boss » dont le visage vous semblera indubitablement familier. Lâché en pleine jungle hostile, la première mission consiste à secourir le scientifique à l’origine du projet Shagohod (futur Metal Gear) tout en composant avec la trahison de notre mentor. Les emmerdes commencent ! Et il ne s’agit que de partie émergée de l’iceberg, le scénario usant sans cesse de rebondissements et de révélations afin de nous éclairer sur la genèse de Snake et des Philosophes. Je me garderais donc d’en énoncer davantage et vous laisse profiter pleinement de la profondeur de l’intrigue. Intrigue toujours conduite par une abondance de cinématiques à la mise en scène explosive et une myriade de protagonistes incroyables, pour un ensemble captivant riche en émotion et pourtant non dénué d’humour.
L’environnement de Snake Eater tranche radicalement avec celui des opus précédents, puisque les espaces urbains froids et austères s’effacent au profit d’une jungle sauvage impitoyable. Ce nouveau terrain de jeu, également composé de montagnes rocheuses et autres camps militaires de fortune, sera le théâtre de dangers divers et variés. Car si l’infiltration reste le maître mot de l’aventure et que la progression impose de feinter les soldats en présence, Metal Gear Solid 3 insiste sur un nouvel aspect : la survie en milieu en hostile. Snake dispose désormais d’une jauge d’endurance qui diminuera en fonction de l’intensité de vos actions. Pour se requinquer, pas le choix : sortir sa b*** et son couteau puis se restaurer avec ce qui tombe sous la main ! C’est ainsi que toute la faune locale (reptiles, rongeurs, batraciens, insectes, etc…), parfois peu amicale, subira votre courroux pour finir en rations à l’efficacité variable dans l’inventaire ! Que les végétariens se rassurent, fruits et champignons se ramassent également en abondance. Mais attention à ne pas manger n’importe quoi et ne pas laisser pourrir vos denrées, sous peine d’empoisonnement par exemple. Intervient alors le deuxième effet kiss-cool du concept : soigner vos différentes blessures avant que la barre de vie ne s’éteigne. Bref, un côté survie très sympathique bien qu’assez superficiel, ajoutant une dose supplémentaire d’immersion à un gameplay reprenant globalement la recette impeccable de Metal Gear Solid 2. On retrouve donc des possibilités d’infiltration multiples soutenues par un arsenal exhaustif et une gestion de l’inventaire primordiale. Votre camouflage jouera également un rôle prépondérant, et il faudra adapter ses tenues en fonction de l’environnement afin de se fondre efficacement dans le décor. Si l’on pestera encore sur certains angles de caméra inopportuns et quelques contrôles perfectibles, l'ensemble reste parfaitement calibré et propose une expérience complète assez jouissive.
Techniquement Konami pousse la Playstation 2 dans ses retranchements et nous livre un petit bijou encore très agréable de nos jours. Outre une 3D fine et des textures irréprochables, on relèvera surtout l’impressionnante animation de la faune et la flore environnante. L’ensemble matérialisant parfaitement à l’écran cette jungle mortelle criante de réalisme ! Notez que le lissage HD sur PS3 pérennise encore ce constat de nos jours. Une crédibilité également assurée par la direction artistique, magistrale de bout en bout, et un level design maîtrisé. Ce qui m’amène indirectement à l’un des atouts majeurs du soft : son ambiance. Car si le contexte politique et scénaristique dégage déjà une tension palpable, l’immersion engendrée par les environnements sauvages et l’aspect survie ajoute un cachet supplémentaire à l’atmosphère déjà unique du titre. Mais encore une fois, ces éloges découlent d’une multitude de facteurs et il serait fâcheux d’oublier l’apport crucial de la bande son : exceptionnelle à tous les niveaux.
Enfin, on ne peut parler d’un Metal Gear Solid sans évoquer ses boss mémorables dont beaucoup figurent désormais au panthéon des antagonistes. Ici, entre l’unité Cobra totalement barrée et les affrontements finaux dantesques, les combats marqueront encore les esprits ! D’autant que la durée de vie n’est pas en reste et s’étends sur une vingtaine d’heures de bonheur.
En s’imposant comme l’un des meilleurs jeux de la Playstation 2, Metal Gear Solid 3 représente avant tout l’aboutissement d’une saga culte. Peut-être moins intimiste que le second opus, Snake Eater le surpasse néanmoins à bien des égards : beau, jouissif, haletant, passionnant et émouvant, les superlatifs se cumulent vite ! Kojima accouche ainsi d’un nouveau chef d’œuvre, hissant définitivement sa franchise au sommet du jeu vidéo.
Franz26 a dit (16 Avril 2017 à 12:01)
Largement convaincu par l’opus Héritage et fan de la recette Fire Emblem depuis des années désormais, je replonge confiant dans la compilation Fates avec la version Conquête. Les différences entre les deux titres seront-elles suffisantes pour justifier l’investissement ? C’est bien là tout l’enjeu.
Une fois le prologue passé, je me range donc du côté des Nohriens afin de découvrir un point de vue nouveau sur l’histoire. De ce contexte émerge, malgré quelques unités communes aux deux versions, suffisamment de nouvelles têtes pour renouveler l’aspect général de votre armée. En revanche, si les objectifs de missions changent la plupart du temps, les batailles se déroulent majoritairement sur les mêmes cartes et renvoient inévitablement un air de déjà-vu.
Contrairement à son homologue Héritage, ce volet dispose d’une quantité de missions bien définie limitant tout apport bonus d’xp. Impossible également de farmer des items, de l’argent, ou de monter sans contrainte le soutien de ses unités. La durée de vie s'en trouve directement impactée, mais reste malgré tout conséquente. Pour le reste je vous renvoie à la fiche de Fire Emblem Fates : Héritage, ayant déjà exposé en détail mon point de vue sur le gameplay parfaitement rodé, la réalisation convaincante appuyée par un superbe character design, ou encore les musiques de bonne qualité. Rien de vraiment nouveau à signaler.
http://www.seriebox.com/jeux-video/game.php?id=9788
Au final, cette seconde lecture du scénario fort intéressante renouvelle l’expérience via un contexte et un casting bien distinct. Complémentaire avec la version Héritage, Fire Emblem Fates : Conquest se révèle lui aussi un excellent T-RPG. Intelligent System démontre à nouveau son savoir-faire exemplaire, enrichissant par le biais des opus Fates sa série phare. Même si, au fur et à mesure de son exploitation, la recette semble inexorablement s’essouffler…
Franz26 a dit (21 Mars 2017 à 07:34)
Après deux volets centrés respectivement sur les Terrans et les Zergs, il est désormais temps de s’atteler au dernier acte de Starcraft II aux commandes des Protoss. Cet opus fait donc office de bouquet final, fort de la performance de ses prédécesseurs. De ce fait, m’étant déjà allègrement penché sur ses aînés, je ne vous infligerais point une critique exhaustive. Legacy of The Void reprenant les acquis mis en place tant sur le fond que sur la forme. Où comment conclure parfaitement une trilogie mémorable.
Passé un prologue et une cinématique d’introduction épique, l’ultime campagne peut débuter. On retrouve ainsi le système de base et de micro-gestion, cette fois par l’intermédiaire du vaisseau-mère Protoss, où vous aurez la possibilité de dialoguer avec votre équipage, d’upgrader vos unités et capacités spéciales, ou encore de relancer d’anciennes missions et d’en amorcer de nouvelles. Spécificités de la race Protoss et nouveautés mineures mises à part, le gameplay reste identique à ses prédécesseurs et fait preuve d’un parfait équilibre. Les missions sont variées, prenantes, bénéficient d’un level design exceptionnel et montent en puissance jusqu’au dénouement final. Entre temps, moult dialogues et cinématiques viendront ponctuer votre progression et parachever un plaisir coupable devant tant de maîtrise. Une épopée solo ambitieuse, intense et jouissive, débutée il y cinq ans avec Wings of Liberty et aujourd’hui sans égale dans le milieu du RTS. Tout simplement.
Au rayon des qualités difficile de ne pas mentionner une fois encore l’incroyable univers de Starcraft, magistralement retranscrit à l’écran par une superbe direction artistique et une réalisation soignée. J’ai déjà développé ce point par ailleurs, mais sachez que l’ambiance se révèle exceptionnelle et nous immerge sans retenue dans cet univers SF d’une richesse inouïe ! La bande son apporte sa pierre à l’immersion via un doublage Français exemplaire et des compositions remarquables.
Même si je n’ai pas passé autant de temps en ligne que sur Heart of The Swarm, comptez déjà une grosse trentaine d’heures pour finaliser convenablement la campagne solo. Chaque mission proposant de surcroîts quelques objectifs et défis bonus totalement optionnels mais fort addictifs. Libre à vous ensuite de vous éclater avec la communauté on line très active en arpentant différents mode de jeux vite passionnants !
Difficile d’établir une hiérarchie entre les trois opus composant l’ensemble Starcraft II, Legacy of The Void clôturant cette trilogie avec panache et s’affirmant lui aussi comme un pur chef d’œuvre. Mis bout à bout la densité du projet force l’adulation, et Blizzard a su concrétiser ses ambitions au-delà des espérances ! A défaut de révolutionner le milieu du RTS, ces trois titres parfaitement maîtrisés forment un tout d’anthologie et représentent probablement ma plus belle expérience du genre depuis Warcraft III, la nostalgie en moins. Juste monumental.