Franz26 a dit (13 Juillet 2017 à 07:42)
Passé relativement inaperçu lors de sa sortie sur Playstation 3 courant 2010, Nier s’est forgé au fil du temps une solide réputation. Notoriété amplement méritée malgré quelques maladresses. A Nier Automata désormais, d’assumer cet héritage.
Aux premiers abords, difficile de faire le lien entre les deux titres puisque des milliers d’années les séparent. L’histoire de Nier Automata débute dans la peau de 2B, un androïde dépendant de l’organisation Yohra. Leur objectif : préserver l’humanité chassée de la Terre par les machines et désormais exilée sur la lune. Les minces espoirs de reconquête reposent alors sur ces unités de combats dont le QG gravite en orbite autour de la planète. Accompagné d’un confrère immatriculé 9S, vous serez envoyé au front pour des missions de soutien et d’approvisionnement, avant que ne se dessine un tout autre enjeu. Nier Automata se base sur un système de NG+ indispensable au bon visionnage des cinq fins majeures du titre. Tout est pensé pour enchaîner les runs de façon la plus naturelle possible et sans redondance, malgré quelques similitudes inévitables. En résulte une réflexion intelligente sur la condition des machines, exploitant à fond le thème de l’existence et de l’humanité. Je n’en dirais pas plus ici.
Nier Automata présente un univers post-apocalyptique poignant, vestiges d’une civilisation familière en voie d’extinction. Cet open-world restreint se découpe en zones à l’ambiance distincte : d’un parc d’attraction abandonné à une forêt mystique, en passant par un désert brûlant ou une usine désaffectée, tous ces lieux s’axent autour d’une vaste métropole désolée, artère principale du jeu. De cet univers dévasté où la nature a repris ses droits, émerge une ambiance unique empreint d’une rare mélancolie. Sensation largement renforcée par une palette de couleur grisâtre et une incroyable bande son. A ce propos, si l’on n’atteint pas la perfection enchanteresse des mélodies du premier opus, Nier Automata s’inscrit dans la continuité de son aîné. Les musiques sont encore une fois d’une beauté enivrante, souvent accompagnées de chants dans une langue imaginaire du plus bel effet. L’ensemble transcende l’aventure et apporte un cachet vraiment unique.
Confié aux équipes de Platinium Games, le gameplay gomme les maladresses du premier volet en proposant des combats nerveux et dynamiques, qui reposent essentiellement sur votre maîtrise de l’esquive et des contre-attaques. La prise en main s’avère immédiate et les combos s’enchaînent sans problème. Parallèlement aux armes blanches vous disposez d’un pod afin d’attaquer à distance et vous assister dans votre quête. La montée en puissance se fait essentiellement via l’expérience et les puces de combats. Ces dernières permettent de paramétrer vos androïdes en leur octroyant divers bonus. Mais les emplacements de stockage ne sont pas illimités et il faudra bien gérer l’espace (plus la puce est puissante, plus elle sera gourmande en ressource), ainsi que le type de build souhaité. S’ajoute aussi la possibilité de fusionner les circuits entre eux, de customiser les armes via des forgerons, ou encore d’armer vos pod de programmes spéciaux. Quoi qu'il en soit, l’ensemble du gameplay fait la part belle au crafting car l’accumulation de matériaux se révèle indispensable à l’upgrade générale de vos personnages. On appréciera également la gestion intelligente des quêtes annexes et la sélection par chapitre (déblocable sur la fin), apportant un certain confort de jeu. Un système complet, prenant et vite chronophage, d’autant que les possibilités varient légèrement d’un protagoniste à l’autre. Vraiment excellent.
A l’image de Nier premier du nom, différentes phases de gameplay viennent enrichir l’aventure. Si l’aspect Shoot’em up est largement exploité, on observe aussi des variations de caméra audacieuses et surprenantes. Nier Automata s’amuse avec les genres pour notre plus grand plaisir ! Une vraie réussite.
Techniquement le soft accuse quelques lacunes (sans être aussi largué que le premier en son temps), mais s’en tire relativement bien notamment grâce à une animation irréprochable et une direction artistique somptueuse. Le design n’est pas en reste et l’ensemble renvoie une esthétique soignée fort appréciable. Sans transition et sous réserve de ne pas se contenter du premier run, qui n’effleure que la surface du jeu, Nier Automata bénéficie d’une durée de vie conséquente ponctuée de nombreuses sous-quêtes et secrets à découvrir. Comptez au minimum 40h de jeu pour en faire le tour correctement, une moyenne respectable de nos jours.
Alors, verdict ? Objectivement supérieur à son aîné sur de nombreux points, j’aurais pourtant bien du mal à les départager dans mon cœur ! Mais qu’importe, nous voici en présence d’un petit chef d’œuvre, proposant une expérience de jeu inoubliable par le biais d’un gameplay maîtrisé, d’un univers immersif, d’un background passionnant, ou encore d’une bande son magnifique. Malgré tout, le charme n’opère pas avec la même intensité qu’auparavant et on pourra rechigner sur quelques défauts mineurs, tel qu’un bestiaire assez fade ou des phases de piratages parfois soûlantes. Une contrepartie bien maigre, je vous l’accorde. Que ceux n’ayant pas touché à Nier sur Playstation 3 se rassurent : les liens entre les deux jeux sont savamment dispersés et ne gênent aucunement à la compréhension générale. Voici donc un action-RPG fantastique et original, figurant sans contestation possible parmi les meilleurs titres de la console.
Benben a dit (11 Juillet 2017 à 09:58)
Crash Bandicoot >
Ah mais quel plaisir de renouer avec ce titre qui bénéficie d'un remaster à la hauteur des honneurs qu'il mérite. Seul pincement au cœur, quand les crédits du début ne mentionnent pas Naughty Dogs mais Vicarious Games, la boite qui a développé cette version.
Je ne parlerai ici que du premier opus pour l'instant.
C'est une franche réussite sur le plan visuel et sonore ainsi que sur le gameplay : on retrouve absolument toutes les sensations de la PSX, la fluidité en plus. Tous les niveaux ont été repris quasiment au pixel près, et pour les connaisseurs de la série, qui en ont bavé à l'époque, attendez-vous à renouer avec les passages millimétrés et exigeants si tant est que l'objectif des 100% vous intéresse.
En ligne droite, Crash Bandicoot est relativement facile, mais très court et dénué d'un réel intérêt si ce n'est celui apporté par son level design toujours inspiré. En mode completionniste, on entre dans le vif du sujet, et le challenge est au rendez-vous : finir certains niveaux en brisant toutes les caisses et sans perdre une seule vie tient de la gageur et de la concentration qui font l'essence même du titre.
On retrouve certains écueils de l'époque, comme la caméra un peu trop en recul par rapport aux sauts à effectuer, rendant certains passages difficiles à jauger. Les collisions sont également très sévères, et il ne sera pas rare de perdre une vie alors qu'on jurerait sur la tête des testicules de Gon17 que l'on était à bonne distance de cette putain de tortue qui vient de nous renvoyer d'où l'on vient.
Mais avec un peu de persévérance, la récompense suprême, ou à tout le moins la fierté d'avoir gagné toutes les gemmes, estomperont ces "défauts" qui mine de rien ont participé au succès de Crash en 1996.
Pour conclure, ce remaster est de haute voltige, il procure les mêmes sensations que son ainé, ce qui en fait un excellent jeu de plates-formes.
Benben a dit (11 Juillet 2017 à 09:32)
Sammy, Même objectivement, ce Zelda est franchement une réussite. Alors d'accord, chacun ses goûts, tu as le droit de ne pas avoir accroché même si je le redis, en une heure tu n'as même pas le temps d'effleurer la surface du pouillème de ce que réserve cet opus.
Personnellement je n'ai jamais été un FanBoy de la saga. J'aime bien les Zelda mais sans leur vouer un culte, la preuve je n'ai fait que Link's Awakening quand j'étais tout pitit, Ocarina of Time quand j'étais moins pitit, et The Wind Waker enfin grand.
Mais force est de constater que Breath of the Wild est un titre grandiose et bourré de bonnes idées, qui demande au joueur de s'impliquer, est c'est à mon avis pour ça que tu n'as pas aimé : ici il faut prendre le temps d'apprivoiser l'environnement sans quoi, en effet il n'y a pas grand chose à faire à part avancer en ligne droite. Il faut imaginer, penser à ce que l'on peut faire, paumé en pleine nature, et essayer de le faire pour que la magie opère. Nintendo propose un jeu bac à sable où les rouages doivent être activés à la manette, où rien n'est automatique. Impossible d'appréhender cela en une heure.
Je te conseille vivement, si tu en as l'occasion et surtout l'envie, d'essayer de te replonger dans ce Zelda, en prenant ton temps car le jeu (huhu) en vaut la chandelle :)
AmazingTupp a dit (08 Juillet 2017 à 00:29)
Resident Evil n'est pas mort ! Bien que ce jeu aurait pu s'appeler complètement autrement, ça n'aurait pas fait défaut.
Capcom rassure après deux opus beaucoup trop tournés vers l'action. Je parle bien du 5 et du 6 (j'ai pas réussi à le finir celui là tellement c'est chiant), le 4 était chouette de par la nouveauté en terme de gameplay mais aussi son ambiance, son histoire et son Léon !
Ici, on oublie tout ce qui touche aux autres RE (à part quelques références par ci, par là), on revient à un huis clos, une ambiance pesante, stressante le tout mélangé à un univers bien crade avec certes peu de méchants mais un plus charismatique que tous les autres réunis depuis le 4 à savoir Jack ici. Il est trop chouette Jack. Horriblement chouette. Du coup j'ai pris mon pied même si j'ai quelques réserves. En effet, le jeu est clairement tourné pour être joué avec un casque VR, c'est parfois dommage et frustrant de voir par exemple la main de Jack se refermer sur le visage de Ethan mais sans en ressentir vraiment la frousse. Autre élément un peu dommage, c'est cette tendance qu'à RE à faire des monstres toujours plus gros, plus grands, plus bordéliques. Les moments les plus flippants sont ceux au cours desquels tu affrontes un "humain" si on peut dire (Jack, sa femme, tout ça). Mais quand on a affaire à des boss (pas très durs à tuer effectivement...), le côté flippe disparaît (surtout sur la deuxième partie du jeu). Enfin bref, je m'étale de ouf mais ce jeu est chouette, la peur est présente (quand je serai blindé, j'achèterai le Sony VR parce que ça doit être quelque chose), l'histoire assez prenante... Un vrai Resident Evil flippant et puzzle (ce côté "puzzle"qui pourra en agacer certains d'ailleurs). J'espère que Capcom continuera sur cette voie !
Franz26 a dit (06 Juillet 2017 à 07:52)
Mon RPG 16 bits culte au côté de FFVI et Rudra no Hihou (ah le regretté âge d'or de Squaresoft...)
Mijak a dit (05 Juillet 2017 à 23:31)
Je l'avais commencé il y a un moment, sans aller bien loin, bloqué par un boss, et je l'ai repris il y a quelques jours. Alors je joue sur emulateur PS1, bien sûr.
Eh bien j'ai été très surpris par la richesse et à quel point le jeu va loin dans son scénario, en exploitant le thème du voyage dans le temps et en l'utilisant pour ses quêtes annexes aussi. Les personnages sont assez simples et clichés, mais bien amenés, avec leur histoire. J'avais fait Chrono Cross avant de faire celui-ci, et la mention de Lavos m'avait attiré vers ce jeu. Maintenant je sais.
La version PS1 a en plus quelques scènes animées, par-ci par-là, et à la fin, ça rajoute un peu du Akira Toriyama en mouvement, ça fait plaisir.
Côté gameplay, rien de folichon, mais une utilisation des placements et des attaques à plusieurs agréable. Pour le reste, c'est très basique : niveaux, stats, compétences qui se débloquent au fur et à mesure.
Shailene a dit (03 Juillet 2017 à 22:21)
Je me suis laissé embarquer dans cette histoire sans avoir eu le temps de le réaliser. Pourtant le scénario est basique, et il s'agit seulement de faire un choix , qu'on peut changer a l'infini avant de se décider. C'était le premier du genre que je testais, et l’expérience était prenante, sauf sur le dernier épisode , [spoiler] quand Chloé porte Max jusqu'au phare, on entre dans une phase complètement loufoque et de mon point de vue inutile a ce stade de l'épisode [/spoiler]
Je suis d'accord sur le faite que max est un personnage qui manque d'un petit quelque chose, après je pense qu'il est important de jouer plusieurs fois pour explorer ce qui ne peut se faire en une première lancée. Pour le choix de fin [spoiler] j'ai sacrifiée Chloé , comme dit la fin me semble plus aboutie et plus cohérente par rapport a tout le chemin parcouru, je trouve que Max en ressort grandi de cette histoire , alors que sur l'autre choix elles n'ont pas l'air très heureuses ... [/spoiler]
Benben a dit (03 Juillet 2017 à 09:53)
Épilogue tout en paroxysmes de la saga culte de FromSoftware. Dark Souls III représente la quintessence des "Souls" et propose une aventure vaste, toujours aussi technique, et exigeante, tout en plongeant le joueur dans un monde onirique aux relents de fin des temps, avec une direction artistique inspirée.
Plus orienté action et vitesse que ses grands frères, cet épisode fait la part belle aux combats très violents tout en laissant une place prépondérante à l'exploration et à la découverte. Sans être dirigiste, le titre se veut plus accessible et distille son scénario beaucoup plus clairement. Même les quêtes annexes deviennent -presque toutes- compréhensibles et ce faisant apportent une extrême profondeur et une cohérence à l'ensemble.
Pour ce qui est du reste, on prend les mêmes et on recommence : lâché au beau milieu d'un cimetière, notre héros va devoir prouver sa valeur en terrassant pléthore d'ennemis issus d'un bestiaire toujours aussi incroyable, et en récupérant les âmes des cinq Lords of Cinder, responsables de la décrépitude qui ronge le monde. Prétexte à une croisade jubilatoire et éprouvante, l'aventure va se révéler passionnante et empreinte de mélancolie.
Attendez-vous à rencontrer des boss qui marqueront au fer rouge votre vie de joueur, Nameless King en tête, préparez vous à rester pantois devant certains décors, et tenez vous prêts à en chier des ronds de chapeau face à des ennemis plus énervés que jamais. Mais quoi qu'il en soit, c'est peut-être l'habitude de ce genre de jeu qui parle, Dark Souls III demeure moins compliqué que ses ainés.
Seuls défauts mais qui pour moi sont assez paralysants dans un jeu qui demande autant de précision : les ennemis qui mettent des coups de latte à travers les murs, ça, franchement c'est le pire qui puisse arriver, et le boss le plus retors qui souffre d'une caméra atrocement mal foutue (le boss passe dans les angles morts fréquemment).
C'est donc avec une certaine fierté que je range Dark Souls sur son étagère, même s'il me manque la toute fin du dernier DLC pour clore intégralement mon parcours (j'aurais pas du me reposer au feu de camp après le dernier boss...).
Prochaine étape : Bloodborne.
Sammy a dit (03 Juillet 2017 à 09:34)
Apparemment j'étais encore dans la zone de départ (celle des 3 premières heures).
Mais, MOI, si je joue à un jeu vidéo orienté Action / aventure, c'est pour quasiment direct être plongé dans l'action justement. Si je veux jouer à un jeu pour son scénario et n'avoir presque pas de chose à faire je joue à un (j)rpg dans ce cas... (FF X, KH 2...) pas à Zelda.
Sammy a dit (01 Juillet 2017 à 18:33)
Certes Benben. Mais n'importe quel Zelda ou jeux d'aventure (voir même rpg) auquel j'ai joué, m'as marqué dès la première demi-heure et ce sans parler du scénario.
Moi dans un zelda ou même un "simple" jeu d'aventure je m'attend à avoir peur pour la vie de mon perso quand je suis en dehors d'une ville ou autre "safe zone" (Minish Cap, Pokémon, Borderlands etc...) pas à quelque pauvre monstre en journée et à peine plus la nuit.
Et j'accroche pas au disign de ce Link, et la façon d'y jouer. J'aurais pu être plus sévère et mettre 6 x).