Franz26 a dit (28 Mars 2019 à 07:38)
Fort de son succès sur PC, The Talos Principle débarque sur Playstation 4 dans une version Deluxe comprenant l’add-on Road to Gehenna. Amateurs d’action et d’hémoglobine, passez votre chemin, nous voici en présence d’un jeu de réflexion non sans rappeler un certain Portal…
Une comparaison flatteuse mais méritée tant The Talos Principle fait preuve d’une ingéniosité et d’une intelligence remarquable à travers ses innombrables puzzles. Ici pas de portails dimensionnels, mais des mécanismes qui parleront néanmoins aux amateurs du titre de Valve tel des jeux de faisceaux, de cubes ou de brouilleurs. Toujours justes, parfois tordus et régulièrement brillants, les casse-têtes finissent par céder pour laisser place à un intense sentiment de satisfaction. Un gameplay simple mais loin d’être simpliste, vous laissant au passage le choix d’explorer les niveaux à la première personne ou en vue subjective. Un point essentiel, puisque la réussite de votre entreprise dépendra avant tout de votre capacité d’analyse et d’observation.
Dans les circuits d’un androïde guidé par une obscure IA omnipotente, il vous faudra résoudre moult énigmes au sein d’environnements virtuels recréés pour l’occasion. Un futur dévasté où la civilisation humaine s’est éteinte, laissant derrière elle des vestiges matériels et quelques IA en guise d’héritage. Un synopsis intéressant et chargé en références bibliques, pour peu que vous vous donniez la peine de fouiller les archives des terminaux. Malheureusement, les pavés de textes dénués de toutes fioritures cassent le rythme et n’incitent guère à la lecture… Mais qu’importe, soutenu par une réalisation soignée l’univers de The Talos Principle éveillera probablement le philosophe endormi au fond de votre colon, en sus d’être un formidable terrain de jeu.
La bande son se veut relativement discrète mais joue son rôle. Elle aurait même méritée quelques bons points si le put*** de « bip » émit par les terminaux n’était pas aussi insupportable ! Enrichie par la présence de l’add-on Raod to Gehenna sur le BR, la durée de vie s'avère quasi exhaustive pour le genre et vos neurones seront mises à rude épreuve ! Devant la complexité d’obtention des étoiles bonus, mon petit cerveau commençait même à saturer sur la fin ! Certaines nécessitant clairement l’appui peu glorieux d’une solution si vous n’êtes pas amateur de nuits blanches…
The Talos Principle se révèle une franche réussite et ravira les amateurs de réflexion à travers un gameplay bien pensé et un level design inspiré. Pas toujours évident, il reste neanmoins accessible et s’entoure d’un contexte accrocheur. Passé la frustration de quelques énigmes vraiment retorses, l’expérience vaut largement le détour et se savoure à petites doses ou à grand renfort d’aspirine.
Franz26 a dit (22 Mars 2019 à 07:39)
Développé par le talentueux studio Mercurysteam déjà à l'origine des deux Lords of Shadow de la Playstation 3, cet opus 3DS a plutôt divisé les foules. Grand fan de la saga depuis la première heure, vais-je me ranger du côté des détracteurs ou des convaincus ? Suspens (ou pas).
Premier constat, d’ordre technique : bien qu’utilisant un affichage traditionnel en scrolling-horizontal, Mirror of Fate opte pour une réalisation intégralement en 3D. Réussie dans son ensemble, elle manque parfois de finesse et offre des décors assez inégaux en terme de qualité. Si le titre reste joli et propose des cinématiques stylées, une 2D léchée aurait été à mon goût plus efficace, en sus de générer un côté nostalgique bienvenu.
Deuxième constat : d’apparence proche des opus 2D classiques, le gameplay a été intégralement remanié et le feeling ressenti console en main pourra aux premiers abords déstabiliser les habitués. On retrouve certes des éléments habituels tel que le fouet, les items et les pouvoir spéciaux, mais bien que convaincant l’ensemble manque un peu de précision et se rapproche au final davantage d’un Castlevania 3D. Le level design n’atteint pas non plus des sommets d’ingéniosité, et on regrettera que les niveaux soient découpés en une multitude de petites zones. L’exploration du château, toujours facilité par la carte affichée sur le deuxième écran, reste malgré tout un véritable plaisir et réserve de belles surprises. D’autant que le scénario apporte quelques éclaircissements et conforte le généreux background de la saga.
Divisé en trois actes permettant d’incarner successivement Simon Belmont, Alucard, et Trevor Belmont, la durée de vie oscille entre 12 et 15 heures et ne vous demandera guère d’efforts pour explorer le jeu à 100%. D'autant qu'un système de check-point permissif amoindrit grandement la difficulté, atténuant de ce fait l’intensité des affrontements. Enfin, la bande son, sans égaler le standing habituel, propose des thèmes réussis et un doublage anglais de qualité afin d’accompagner votre périple de fort belle manière.
Critiquable sur certains aspects, Mirror of Fate possède à mes yeux suffisamment d’atouts pour mériter l’investissement malgré quelques défauts. Moins séduisant que la grande majorité de ses prédécesseurs, il assume son orientation et fait néanmoins honneur à la saga tout en s’intégrant dans l’arc Lords of Shadow.
Franz26 a dit (22 Mars 2019 à 07:33)
Ah putain ta critique m'a trop donné envie de lancer le remake PS4/Switch ! Je vais craquer. J'imagine que tu l'a justement fait en anticipation ? ;)
Franz26 a dit (22 Février 2019 à 07:29)
Longtemps cantonnée au rôle de potiche royale et Mac Guffin de nombreuses aventures du plombier, Peach s’offre enfin un rôle décent afin de délivrer son amant moustachu et sauver le royaume champignon par la même occasion. Un contexte original, pour une recette fondamentalement classique.
Nintendo nous sert comme à son habitude un jeu de plates-formes 2D parfaitement calibré. Super Princess Peach se démarque toutefois de la masse en axant le gameplay sur les capacités spéciales de la belle, régies par ses émotions accessibles via l’écran tactile : la tristesse engendre des larmes abondantes, la colère enflamme tout sur son passage, la joie l’envoie au septième ciel (elle vole, bande de pervers), et la tranquillité restaure sa vie. Il faudra ainsi jongler entre ces pouvoirs, au cœur du jeu et des énigmes qui le compose, afin de progresser convenablement avec un minimum de jugeote. Une jauge magique évite tout abus d’utilisation, et se recharge par l’intermédiaire de petites gemmes ou en absorbant les ennemis via le parapluie magique. Cet item bien utile accompagnera la princesse dans son périple, faisant alors office de véritable couteau Suisse.
L’ensemble du gameplay a donc bénéficié du savoir-faire de la firme et se révèle très plaisant, malgré un level design un peu timide et une difficulté quasi nulle. Il n’est en effet pas bien compliqué de terminer l’aventure à 100% et de venir à bout des quelques boss en présence. La durée de vie reste cependant honorable, notamment par le biais de mini-jeux plus ou moins réussis et qui assurent un divertissement supplémentaire. Sans transition, le titre propose également des graphismes fins et colorés du plus bel effet.
Derrière son aspect mielleux, Super Princess Peach s’impose comme un excellent représentant du genre et, outre une inversion des rôles burlesque, il s'appui sur un gameplay solide pour proposer une expérience très sympathique. Une petite réussite, qui devrait ravir les amateurs à la recherche d’une aventure rafraîchissante et sans prise de tête.
Franz26 a dit (19 Février 2019 à 07:48)
Après avoir prospéré sur Playstation 2, la licence Ratchet & Clank se fait depuis plus discrète malgré l’excellent Opération Destruction, l’opus multi All For One, ou encore la traditionnelle Trilogie HD des familles. Afin de reconquérir son public, Insomniac Games nous propose un reboot complet du tout premier épisode. Voyons voir si la recette fonctionne sur Playstation 4.
Passé une introduction complètement farfelue, à l’image de la tonalité globale de l’intrigue, qui présente brièvement les protagonistes, nos deux acolytes se voient propulsés rangers galactiques en vue d’empêcher l’invasion Zorg et sauver l’univers de la tyrannie. Un prétexte idéal pour enchaîner les missions aux quatre coins de la galaxie et explorer des planètes diverses et variées. Ces dernières bénéficient d’un level design réussi et font preuve d’une richesse visuelle impressionnante. L’ensemble de la réalisation mérite d’ailleurs les félicitations du jury, et Ratchet & Clank nous en met plein les yeux tant par sa 3D léchée que par son animation irréprochable. La direction artistique n’est pas en reste et conforte un aspect visuel très attrayant, soutenu par une mise en scène efficace.
Niveau gameplay nous voici en présence d’un jeu d’action-aventure légèrement orienté plates-formes, mais qui prend plus souvent des airs de shoot’em all tant ça pète dans tous les sens ! Ratchet dispose donc d’un arsenal aussi large qu’insolite, nécessitant des upgrades régulières pour rester dans le coup. D’où l’intérêt de ramasser un maximum de boulons et de ne pas laisser de côté les objectifs secondaires. Le titre multiplie les bonnes idées, et au fur et à mesure de la progression les gadgets ramassés nous ouvrent de nouveaux horizons, pimentant ainsi un gameplay extrêmement plaisant. Quoique desservi par une avancée un peu trop linéaire.
S’ajoute une bande son rythmée couplée à un excellent doublage VF pour que les heures s’enchaînent sans temps morts. Un peu de rab n’aurait d’ailleurs pas été de refus, la faute à une durée de vie dans la moyenne basse du genre qui pénalise légèrement l'appréciation finale.
N’ayant pas touché au jeu d’origine je me garderai donc de toute comparaison avec son modèle, et me contente d’apprécier ce Ratchet & Clank remis au gout du jour sans arrière-pensées. Insomniac Games a réalisé un travail formidable et nous présente un titre généreux qui régale à tous les niveaux. Une prise de risque minime certes, mais un indéniable savoir-faire. Juste excellent.
Franz26 a dit (13 Février 2019 à 07:50)
J'ai replongé pour une vingtaine d'heures sur CS GO, entraîné par des potes du boulot. Résultat ? Le skill se perd bien vite mais le fun est toujours là ! Un grand nom du FPS, mais loin de 1.6 et Source dans mon cœur. Benji : pour la refonte des -=[BD}=- on attend le prochain c'est ça ? Voir Half Life 3 tant qu'on y est xd.
Franz26 a dit (16 Janvier 2019 à 07:53)
T-RPG dans la pure lignée d’un Final Fantasy Tactics, God Wars : Future Past reprend les mécaniques vieillissantes du genre pour les transposer dans un Japon Féodal aux codes et légendes passionnants. Présentation d’un titre classique mais fichtrement efficace.
Clairement, God Wars : Future Past s’adresse davantage à un public nostalgique plutôt qu’aux amateurs de nouveautés. L’adage « C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure came » sied parfaitement à ce Tactical-RPG des plus traditionnels, certes, mais qui propose une expérience largement convaincante. Si le système de jeu apparaît aujourd’hui assez rigide, les amateurs y trouveront leur compte notamment via un principe de jobs multiples très complet. Arbres de compétences, montée en niveau, gestion des équipements et tout le tintamarre habituel viendront étoffer un gameplay solide et prenant.
Notre héroïne, la princesse Sakuya, part à la recherche de sa mère et de réponses quant à son passé douloureux. Enfermée depuis son enfance, elle a de surcroît dû surmonter le sacrifice de sa sœur en vue d’apaiser les dieux. Un périple qui vous conduira aux quatre coins de l’archipel, à rallier de puissants alliés pour affronter les clans ennemis et la colère des divinités corrompues. Sans fioritures ni grandes révélations, le synopsis reste bien construit et se suit avec plaisir malgré une mise en scène un peu trop sommaire.
Techniquement, God Wars : Future Past fait ressurgir la nostalgie des années 32 bits, pour le meilleur… et pour le pire ! La 3D reste toutefois assez fine, les décors se parent de couleurs chatoyantes, et les sprites apparaissent suffisamment détaillés. Mais outre des cinématiques animées du plus bel effet, vous vous doutez bien que la réalisation n’est aucunement un atout pour le titre. On appréciera davantage l’excellent character design du jeu, intimiste et qui apporte un véritable cachet aux personnages. De quoi conforter cette épopée mystique d’une bonne quarantaine d’heures, bien ancrée dans la mythologie Japonaise et ses folklores ancestraux. La bande son n’est d’ailleurs pas en reste et, malgré un doublage US passable, assure une immersion convaincante via des thèmes en parfait raccord avec l’univers.
Loin de la finesse d’un Fire Emblem, à mille lieux de la puissance d’un Final Fantasy Tactics, God Wars : Future Past se révèle néanmoins un Tactical-RPG tout à fait réussi qui devrait satisfaire bien des amateurs du genre. En revanche, son traditionalisme et son manque d’audace peineront probablement à convaincre un nouveau public.
Franz26 a dit (05 Janvier 2019 à 08:25)
Si les aventures de Nathan Drake ne vous ont pas rassasié, Naughty Dog remet le couvert l’année suivante avec The Lost Legacy. Davantage considéré comme un add-on d’Uncharted 4 plutôt qu’un nouvel opus à part entière, voyons voir si cette aventure inédite s’apparente à un début d’indigestion ou vaut réellement le détour.
On ne va pas y aller par quatre chemins : The Lost Legacy ne propose rien bien nouveau et se contente de prolonger l’expérience de jeu vécue avec le quatrième volet. Et vu la qualité de celle-ci, ce n’est pas forcément un mal ! On retrouve donc un gameplay bien rodé ayant maintes fois fait ses preuves, alliant exploration, réflexion, phases de shoot et de plates-formes. Le tout conduit par une maîtrise technique hallucinante. Mention spéciale aux environnements tous plus somptueux les uns que les autres, résultants d’une direction artistique divine qui conforte une immersion sans faille.
Bien que classique dans son déroulement, The Lost Legacy s’affranchira durant un long chapitre de toute linéarité via un simili open world étonnant ! Mis à part ce petit contre-pied bienvenu, les phases et les mécaniques de jeu ne surprendront guère les habitués de la licence. On assiste donc à une montée en puissance jouissive et à une suite d'événements calibrés, pour nous servir un final spectaculaire parachevant à merveille un périple maîtrisé de bout en bout.
L’histoire n’a pas bénéficié d’un tel soin, et le scénario sert de prétexte vaguement camouflé pour placer Chloé et Nadine en têtes d’affiche. Heureusement, les dialogues et l’interactivité entre les personnages font passer la pilule, et ce point ne dessert en aucun cas l’expérience de jeu. Sans transition, la bande son rehausse le niveau avec des thèmes réussis (bien que sentant un peu le réchauffé) et un doublage de qualité.
Au final, Uncharted : The Lost Legacy n’a pas grand-chose à envier à ses aînés et s’impose comme une référence en la matière. On regrettera peut-être une durée de vie un poil faiblarde, puisqu’une douzaine d’heures seulement suffit à en faire le tour. Il n’en reste pas moins un excellent représentant du genre, à défaut de révolutionner une licence peinant à se renouveler mais qui conserve encore tout son charme.
Franz26 a dit (24 Novembre 2018 à 08:23)
Considéré comme un classique de la XBOX (oui, ça existe) et malgré mon amour pour la licence Oddworld, j’avais à l’époque fait l’impasse sur ce titre. Il est désormais temps, via un bon vieux remaster des familles, de découvrir ce petit monument du jeu vidéo ! Ayant privilégié l’achat d’une version physique sur PS Vita, c’est via la portable de Sony que je me plonge dans l’univers déjanté d’Oddworld : La Fureur de l’Etranger. En HD, s’il vous plait !
A milles lieux de l’Odyssée et de l’Exode d’Ade, La Fureur de l’Etranger se présente comme un jeu d’aventure avec un grand A, mélangeant exploration à la 3e personne et phases de shoot en vue subjective. Un cocktail des plus détonants, diablement efficace tant la transition entre les deux se fait naturellement. On privilégiera ainsi la vue traditionnelle pour l’exploration, les quelques phases de plates-formes, et surtout afin de profiter au mieux de l’incroyable univers mis en place par Oddworld Inhabitants : un Far-West post-apo empreint de l’humour noir cher à la série. On y retrouve une ribambelle de personnages saugrenus au sein d’environnements originaux servis par une direction artistique somptueuse. En résulte une ambiance exceptionnelle, tantôt crasseuse et poussiéreuse de par son côté industrialisée post-apo, tantôt onirique via de merveilleux panoramas naturels. Le contraste se révèle saisissant. Techniquement divin en son temps, le lifting HD permet de profiter encore de la réalisation du titre presque 15 ans plus tard.
Mais revenons à nos Mudokons. Le fait de pouvoir switcher à tout moment en mode FPS apporte une saveur particulière au gameplay, qui s’axe alors autour d’une arbalète aux « munitions » peu banales. Guillemets de rigueur, puisqu’il s’agit en réalité de petites bestioles loufoques aux effets divers et variés ! De quoi apporter une sacrée dose d’humour aux combats, durant lesquels la capture de l’ennemi sera à privilégier en vue de meilleures récompenses. S’ensuit un côté infiltration à ne pas prendre à la légère, sous peine de se faire déborder par des ennemis nombreux et coriaces. Si une certaine redondance fini par s’installer, et ce malgré la variété des environnements, le gameplay a bénéficié d’un savoir-faire exemplaire.
La Fureur de l’Etranger ne s’encombre pas d’un scénario complexe et il faudra se contenter du strict minimum. On passe la majeure partie de l’aventure à récolter bêtement des primes, avant que ne se dessine quelques révélations et rebondissements sympathiques. Mais qu’importe, l’univers se suffit à lui-même et assure une immersion sans faille, soutenue par une bande son de qualité. Mention spéciale au doublage VO de très haute voltige !
Oddworld : La Fureur de l’Etranger s’impose donc comme un excellent jeu d’action-aventure. Toutefois, et s’il a plutôt bien vieilli, sa durée de vie juste moyenne et son petit côté répétitif m’obligent à tempérer mes éloges. Je regrette aussi de ne pas avoir opté pour la version PS4, car le voyage aurait été encore plus dépaysant sur grand écran ! Mais cela n’éclipse en rien les immenses qualités du titre, porté par un gameplay soigné et un univers unique. Un périple qui se savoure de bout en bout, confortant s’il en était besoin le statut culte de la licence.
Franz26 a dit (06 Novembre 2018 à 07:50)
Dernier né de Playdead, studio à qui l’on doit l’incroyable Limbo, Inside compte bien laisser à son tour une empreinte dans le paysage vidéoludique. Leçon de maîtrise, acte 2.
Sur le fond comme sur la forme, difficile de ne pas faire la comparaison avec son aîné. Inside se présente donc comme une échappée solitaire dans un monde tortueux, souillé et lugubre à souhait, où l’expérimentation scientifique sur l'homme atteint un paroxysme malsain. Un univers dérangeant matérialisé par une direction artistique magistrale, aux teintes sombres et aux jeux de lumières saisissants. Soutenue par cette esthétique remarquable, l’ambiance d’Inside prend aux tripes et procure une immersion peu commune.
Le gameplay rappelle également celui de Limbo, mais se révèle cependant moins axé plates-formes et se base essentiellement sur la résolution d’énigmes très bien pensées plutôt que sur notre dextérité pad en main. Confortée par un level-design suintant le génie, la progression se révèle être un plaisir constant où l’envie d’aller toujours plus loin ne s’effrite jamais !
Assez discrète, la bande son ne trahit pas l’esprit du jeu et vient accentuer l’atmosphère insalubre d’un contexte déjà pesant. Si l’aventure n’est pas très longue, les quelques secrets bien disséminés incitent à profiter à fond de l’expérience, de ce voyage hors-norme au secours d’une petite âme en peine. Un ensemble exceptionnel qui laisse, une fois encore, la place à d’innombrables interprétations scénaristiques peu reluisantes. De quoi hanter l'esprit des plus curieux d'entre-nous.