Franz26 a dit (22 Mars 2019 à 07:39)
Développé par le talentueux studio Mercurysteam déjà à l'origine des deux Lords of Shadow de la Playstation 3, cet opus 3DS a plutôt divisé les foules. Grand fan de la saga depuis la première heure, vais-je me ranger du côté des détracteurs ou des convaincus ? Suspens (ou pas).
Premier constat, d’ordre technique : bien qu’utilisant un affichage traditionnel en scrolling-horizontal, Mirror of Fate opte pour une réalisation intégralement en 3D. Réussie dans son ensemble, elle manque parfois de finesse et offre des décors assez inégaux en terme de qualité. Si le titre reste joli et propose des cinématiques stylées, une 2D léchée aurait été à mon goût plus efficace, en sus de générer un côté nostalgique bienvenu.
Deuxième constat : d’apparence proche des opus 2D classiques, le gameplay a été intégralement remanié et le feeling ressenti console en main pourra aux premiers abords déstabiliser les habitués. On retrouve certes des éléments habituels tel que le fouet, les items et les pouvoir spéciaux, mais bien que convaincant l’ensemble manque un peu de précision et se rapproche au final davantage d’un Castlevania 3D. Le level design n’atteint pas non plus des sommets d’ingéniosité, et on regrettera que les niveaux soient découpés en une multitude de petites zones. L’exploration du château, toujours facilité par la carte affichée sur le deuxième écran, reste malgré tout un véritable plaisir et réserve de belles surprises. D’autant que le scénario apporte quelques éclaircissements et conforte le généreux background de la saga.
Divisé en trois actes permettant d’incarner successivement Simon Belmont, Alucard, et Trevor Belmont, la durée de vie oscille entre 12 et 15 heures et ne vous demandera guère d’efforts pour explorer le jeu à 100%. D'autant qu'un système de check-point permissif amoindrit grandement la difficulté, atténuant de ce fait l’intensité des affrontements. Enfin, la bande son, sans égaler le standing habituel, propose des thèmes réussis et un doublage anglais de qualité afin d’accompagner votre périple de fort belle manière.
Critiquable sur certains aspects, Mirror of Fate possède à mes yeux suffisamment d’atouts pour mériter l’investissement malgré quelques défauts. Moins séduisant que la grande majorité de ses prédécesseurs, il assume son orientation et fait néanmoins honneur à la saga tout en s’intégrant dans l’arc Lords of Shadow.
Franz26 a dit (22 Mars 2019 à 07:33)
Ah putain ta critique m'a trop donné envie de lancer le remake PS4/Switch ! Je vais craquer. J'imagine que tu l'a justement fait en anticipation ? ;)
Benben a dit (20 Mars 2019 à 10:48)
Drôle de hasard que de s'atteler à ce jeu culte alors qu'il s'apprête à fêter ses 30 ans (à un mois près). Sorti en 1989, Wonder Boy III s'est imposé comme un titre phare sur Master System et Game Gear, et même sur toute la catégorie des jeux 8-bits. Aujourd'hui, je ne peux que confirmer ce constat. The Dragon's Trap fait partie de ces créations qui ont défini, ou aidé à définir les codes du jeu de plates-formes et d'aventures. Il s'agit d'un pilier intemporel qui allie avec brio une palette de couleurs chatoyantes, une variété de sons travaillés, des niveaux jamais redondants et un gameplay non linéaire qui évolue au fil de la progression.
Si la prise en main paraitra un peu lourdre de prime abord, laissez quelques minutes à vos réflexes pour vous habituer aux mécaniques qui rendront l'exploration d'autant plus jouissive.
Dans la peau de Wonder Boy, vous partirez à l'exploration de Monster Land, afin de lever la malédiction infligée par le Mecha-Dragon dans le jeu précédent. Mais en tuant ce fameux dragon, voila Wonder Boy transformé lui-même en dragon. Il faudra alors arpenter les différents niveaux du jeu et occire tour à tour d'autres dragons qui vous tranformeront alors chacun en une créature différente : homme-souris, homme-poisson, homme-lion puis homme-faucon. Chacune de ces formes apportera donc au joueur des capacités différentes (s'accrochers à certaines parois, nager, voler...), mais attention, il ne sera pas possible de passer d'une forme à l'autre en cours de niveau ! Seules certaines zones vous permettront d'alterner les apparences.
Les niveaux seront donc bâtis selon la dernière malédiction du dragon tué, et l'expérience de jeu s'en trouvera alors variée du début à la fin. Ajoutez à cela le fait que certaines armes vous donnent la possibilité de briser certains murs, vous l'aurez compris, il faudra faire quelques allers-retours pour compléter votre arsenal : épées, armures, boucliers plus puissants seront vos meilleurs alliés, et partir à leur recherche sera donc primordial. L'équipement de Wonder Boy est également composé d'armes de jet : boules de feu, tourbillons, flèches, éclairs... permettront de se sortir des situations les plus périlleuses. Notez que la quête d'équipement n'est pas vraiment optionnelle. En effet, il sera grandement recommandé de trouver tous les objets pour vous faciliter la vie. J'en ai fait l'expérience malheureuse, à mon corps défendant, lorsque je me suis rendu compte vers le milieu du jeu qu'il me manquait une armure.
Récit.
Imaginez : vous arrivez devant une immense étendue de lave qu'il va falloir traverser. Aucune plate-forme pour vous y aider, aucune possibilité de voler ou de se transporter. Juste à côté de l'étendue de lave... un magasin (eh oui, pourquoi pas !?). Dans ce magasin, un seul article en vente mais hélas, le commercant refuse de vous le céder. Mystère et boules du dragon ! Heureusement, sur Youtube, tout est trouvable, même un walkthrough de ce jeu. Quelle n'est alors pas ma surprise en découvrant que le commerçant est censé vous vendre... une saloperie d'armure capable de vous protéger de la lave ! Mais alors pourquoi ne puis-je l'acheter ? Car ce vendeur est un gros raciste qui n'accèpte de faire affaire qu'avec un personnage ayant assez de points de charme. Je joue sur une ROM depuis un Raspberry, donc je n'ai pas de notice de jeu. Je n'apprends donc qu'à ce moment là que dans les caractéristiques du personnage, les CP sont les "Charm Points" et qu'il m'en manque une vingtaine car je ressemble actuellement à un homme-poisson, autant dire à l'opposée des canons de beauté. Comment faire, donc, pour acquérir assez de points de charme à ce niveau du jeu ? Une seule solution, la manifes-tation ! Ou alors, s'équiper de l'armure de Shogun, achetable dans la forêt, le niveau précédent, qui octroie les points de charme nécessaires. Mais pour pouvoir entrer dans la forêt... il faut avoir la forme d'homme-souris. Sauf qu'à cette étape du scénario, impossible de redevenir une souris ! Malédiction ! Je parcours tout de même les forums les plus antédiluviens de GameFaqs et de SteamPowered avant de finir par tomber sur des messages signalant qu'un ennemi de la zone a 18% de chances de looter l'armure protégeant de la lave... 18% c'est pas si mal. Me voilà donc, pendant une heure, à perpétrer un génocide dans l'espoir de récupérer l'artefact qui me permettra de continuer. En vain... Finalement, je décide de tenter la traversée de la lave, à poil. Cela m'aura coûté toutes mes potions et une grande partie de mes armes de jet, utilisées pour exploser tous les ennemis qui barrent le passage et font perdre de précieuses secondes au milieu du magma.
Passée cette mésaventure, ce Wonder Boy 3 est un petit délice. Si le jeu est court (comptez 5 à 6 heures maximum), il n'en est que plus génial. On retrouvera énormement d'éléments devenus aujourd'hui légion dans le domaine vidéoludique, et on appréciera un level-desgin inspiré et des ennemis redoutables surtout dans l'avant-dernier niveau.
Vicsene a dit (19 Mars 2019 à 12:06)
pas de Cloud sur steam = adieu ma save T_T
Benben a dit (14 Mars 2019 à 09:01)
Rockstar a presque cassé Internet avec une simple image publiée sur Twitter pour annoncer son futur blockbuster. Ce simulateur de bons, de brutes et de truands est-il aussi impitoyable qu'un duel au soleil, vaut-il la poignée de millions de dollars qui ont été nécessaires à sa conception ? Embarquez pour une chevauchée fantastique avec Arthur Morgan, l'homme de la plaine.
La rédemption de la mort rouge est de retour. L'oeuvre peut à elle seule redéfinir le concept d'hyperbole tellement elle renverse, tel un cheval lancé au galop, toutes les limites du jeu vidéo. Avec un budget qui tutoie presque le milliard de dollars, une équipe de 1000 personnes, 7 ans de développement à un rythme frôlant l'indécence, 500 acteurs motion-capture, des dizaines de milliers de lignes de dialogue... je m'arrête là pour l'énumération affolante des records indécents affichés par Rockstar.
Une telle machinerie peut-elle encore être ou paraître réaliste ? A l'échelle humaine, celle du joueur, RDR2 est-il trop énorme pour être vrai ? Ou au contraire, est-ce là le prix à payer pour réduire encore ce qui sépare le réel du virtuel ?
Posons tout d'abord le contexte historique de cette fiction. RDR2 est une préquelle, se déroulant quelques années avant son ainé. Il faut savoir que RDR premier du nom prenait place en 1911, ce qui est déjà une période très avancée pour un western. Alors si le principe même de la préquelle ne m'enchentait pas de prime abord, force est de constater qu'il y avait ici une certaine logique et non pas une simple paresse scénaristique. En effet, nous retrouverons beaucoup de personnages croisés dans le premier simulateur de far-west de Rockstar, levant de fait le voile sur des questions que l'on ne se posait pas forcément.
C'est donc dans la peau d'Arthur Morgan que nous allons évoluer. Bandit au grand coeur ou salaud de grands chemins, c'est à celui qu tient la manette d'en décider. Son destin sera quoi qu'il arrive, lié à celui du gang du charismatique Dutch Van Der Linde dont il est le bras droit. Plus une communauté qu'un gang, c'est même une famille dont le joueur sera le rejeton adoptif, qui sera au coeur de l'intrigue principale. De plans foireux en mésaventures, de coups tordus en trahisons, un fil conducteur mis en scène tantôt de façon bancale, tantôt de manière magistrale, rythmera une bonne cinquantaine d'heures de jeu. La partie emmergée de l'iceberg.
Car RDR2, c'est aussi et surtout un monde ouvert immersif, qui regorge de milliers de détails, d'évènements, de situations étranges, de dizaines de missions scénarisées et loufoques dans le plus pur style Rockstar. Mais avant tout, RDR2 est un titre qui pour être apprécié, demande de prendre. son. temps. J'ai lu et vu beaucoup de critiques qui reprochaient au soft d'être lent, lourdaud, tout sauf "fun". Réagir ainsi c'est tout simplement passer à côté de l'esprit insufflé par les créateurs. Hormis dans quelques missions du scénario, vous ne trouverez pas d'action effrénée, c'est vrai. La plus grande partie de l'aventure prendra place dans les grands espaces, où tout peut arriver. Chasser et pécher seront vos occupations principales au début du jeu, si vous voulez vous imprégner de ce qui fait l'essence même du titre. Déambuler dans les forêts, escalader les promontoires rocheux, bref explorer le monde immense qui s'étend sous nos yeux seront les premiers pas vers des découvertes qui mèneront Arthur jusque dans les recoins les plus intimes de la carte. La chasse aux trésors à l'aide de cartes à moitié mangées, les enquêtes sur les traces de psychopathes dépeceurs ou de personnes disparues, la recherche des animaux "légendaires", et toutes les activités annexes (fossiles de dinosaures, attrapes-rêves...) font de RDR2 un bac à sable dans lequel il est impossible de s'ennuyer.
Mais il faut accepter de prendre. son. temps.
RDR2 c'est à mon sens, le roleplay poussé à son paroxysme. On vit avec Arthur, on se repose avec Arthur. Dans un monde extrêmement violent, Rockstar a crée certains des moment les plus buccoliques et poétiques qu'il m'ait été donné de voir dans un jeu vidéo. Des moments, pas forcément scénarisés, mais poignants et touchants, voire berçants. Pour cela, les développeurs ont poussé le réalisme de certaines actions extrêmement loin. Les mouvements sont détaillés au maximum, les actions les plus élementaires bénéficient d'un soin du détail rarement vu. Si le dépeçage de lapins ou de biches est très cru, il est une belle illustration du niveau exemplaire de peaufinage apporté à l'oeuvre.
Difficile de parler de RDR2 sans évoquer son rendu graphique et audio. C'est une claque. Une énorme baffe, un pur délice visuel et sonore. Tout en restant fluide comme jamais, nous sont offerts les paysages les plus vastes et les plus grandioses du 10é art. Joué au casque, Red Dead sort le grand jeu. Les rues de Saint Denis grouillent de vie et de bruits, les sous-bois et les ruisseaux semblent s'inviter dans le salon du joueur, les vautours, les ours ou les pumas en embuscade n'ont jamais semblé aussi dangereux.
Tout cela apporte donc un monde ouvert plus crédible que jamais, mais encore une fois, pour l'apprécier, pour le dompter il faut avoir pris le temps de le comprendre. D'aucun ne pourrait se vanter d'avoir terminé ce jeu sans avoir traqué une proie dans les montagnes, ou être passé chez le barbier, ou avoir pris un verre au saloon et égréné de longues minutes de pocker. Ou avoir brossé son canasson. Ou avoir pris un bain. Tout cela est optionnel certes, mais c'est la seule bonne manière de jouer le jeu.
Au delà de tous les détail qui parsèment la carte, c'est surtout le fait que tout est auréolé d'une petite histoire, ou d'un mini scénario, rendant le tout vivant. Au fil des pérégrinations et de l'exploration, on fera plus que de juste tomber sur de simples peintures pariétales dans le décor, ou sur une scène de carnage dans une cabane au fond des bois. Il y aura surtout un souci d'écriture autour de ces découvertes. Ce ne sera pas forcément grandiose ou digne d'un récit épique, mais cela donnera de la profondeur à tout ce qui embellit le monde de Red Dead. Les missions annexes en mode facteur requiérant de trouver des objets disséminés sont elles aussi assez travaillées pour donner envie de les faire... Mais même l'oeil le plus vif aura du mal à déceler sans aide tous les trésors enfouis dans les quatres états.
Comme tout jeu Rockstar qui se respecte, on a droit à une critique acerbe de la société. Dans l'Amérique de fin du 19é, on traitera beaucoup de racisme, et on ressent d'ailleurs le gros malaise sur ce sujet tellement il est mis en avant. La fin des guerres de conquête et le sort réservés aux amérindiens, les massacres perpétrés, seront des sujets sensibles mais abordés avec beaucoup d'intelligence. Evidemment, le racisme anti-noirs sera omniprésent dans certaines contrées. Essor industriel et fin de l'age d'or des hors-la-loi dresseront la toile de fond de cette grande fresque, qui n'est certainement pas une leçon d'histoire, mais qui apporte un point de vue contemporain sur une période pas si lointaine.
Après avoir beaucoup parlé de contexte, passons au gameplay, qui est à mon sens l'un des deux points faibles de RDR2. Sous ses airs de TPS classique, le titre doit conjuguer une multitude d'actions diverses, avec des situtations diverses également. Par exemple, on aura pas toujours le même bouton pour ramasser deux choses différentes. Idem pour tirer, il faudra parfois d'abord viser avant de pouvoir faire feu, d'autres fois non. Cela peut mener à des situations désastreuses où on flinguera un pauvre PNJ sans le vouloir. Rageant. La roue qui permet de choisir différents items dans l'inventaire atteint ses limites, avec parfois des mauvais choix effectués. Les gunfights sont quand à eux risibles et nuient carrément à l'immersion : les ennemis débarquent par dizaines, de nulle part même en rase campagne, et se révèlent incapables d'abattre un Arthur à découvert, ce qui incite à foncer dans le tas. Seuls quelques vaillants assaillants seront capables de vous envoyer ad-patres en se ruant sur vous avec une arme blanche. Si les situations sont dignes des plus grands westerns, et des fusillades les plus folles du cinéma, elles retombent bien vite à plat tellement elles manquent de tension.
L'autre point faible, de mon point de vue, est la mise en scène de l'histoire, qui manque parfois de répondant, et qui souffre surtout de longs dialogues après le début d'une mission, lorsque le joueur est sur son cheval pour se rendre là où l'action doit avoir lieu. Classique chez Rockstar, rappelez vous dans GTA, les dialogues parfois difficiles à suivre lorsque vous foncez dans la circulation. Il aurait été ici plus utile de faire transplaner les personnages plutôt que d'imposer des balades à cheval scriptées. N'en restent pas moins certaines cinématiques époustouflantes et des situations absolument épiques. De plus, l'évolution d'Arthur est brillemment retranscrite. La véritable conclusion laissera toutefois un goût d'inachevé, car finalement, l'histoire de RDR2 n'a rien de transcendant, dans le sens où les enjeux des protagonistes restent totalement subjectifs.
Il est temps de mettre un terme à ce pavé. Red Dead Redemption 2 est un jeu hors normes, et à mes yeux un chef d'oeuvre, qui surpasse le déjà magistral Read Dead Redemption. Il est dommage que les employés de Rockstar aient eu à subir autant de pression, et de dépressions parfois, pour que l'on obtienne un produit fini de cette qualité. L'énormité du chantier et les ambition démesurées ne sont pas des excuses pour traiter les petites mains comme des moins que rien. Mais l'expérience qui découle de ce mastodonte, si l'on se donne la peine de s'y investir, est unique en son genre. RDR2 va plus loin que tout ce que vous avez déjà essayé.
Tom_ a dit (11 Mars 2019 à 20:43)
Bon, ben le endgame promet aussi. Rdv a la sortie! (Ou a mon anniv pour moi xD)
FaceDeCraie a dit (08 Mars 2019 à 11:41)
Une expérience vraiment cool. si niveau gameplay c'est pas top top mais varié (de la conduite, des phases de shoot, de course, de recherche...). Le tout est ultra accessible, permettant à un public (même non joueur) de rentrer dans le truc !
A partager impérativement avec quelqu'un à qui on tient, le tout n'en sera que décuplée !
Sam_p a dit (01 Mars 2019 à 23:40)
De ce que je m'en souvient ça vaut un numéro du jeu / 20 x)