Franz26 a dit (28 Juin 2019 à 07:41)
Pardonnez-moi seigneur Dracula car j’ai péché. Oui, j’ai péché. En tant que fan inconditionnel de la saga je n’ai jamais terminé le mythique Super Castlevania IV, considéré comme l’un des volets fondateurs de la série. Il est grand temps de faire pénitence et de corriger cette lacune. Car l’opus abordé ce jour a grandement contribué à la légende, tout en promouvant au passage les capacités techniques de la Super Nes.
Konami nous livre ainsi des graphismes aux petits oignons, composés de fins décors, de sprites détaillés et d’effets visuels novateurs. L’animation n'est pas en reste, et la réalisation globale, remise dans son contexte, illustre de belle manière le potentiel de la génération 16 bits. Si la lenteur des déplacements, ou plutôt l’impossibilité de courir, choque aux premiers abords, le gameplay n’en souffre pas et propose un savant mélange d’action et de plates-formes. Armé de son fidèle fouet et de diverses armes de soutien, Simon Belmont devra lutter ferme avant d’occire le maître vampire. En effet, les 11 stages du jeu sont parsemés de pièges et vices en tout genre, puis d’un gardien des lieux qui viendra parachever le travail et mettre à mal vos 4 misérables vies. Sans parler du bouquet final et de l’enchaînement de boss avant de défier un Dracula déchaîné ! Heureusement, un système de mots de passe permet d’arriver au bout de l’aventure sans trop de peine, même si les dernières zones en feront suer plus d’un et nécessitent un apprentissage douloureux.
Souvent gage de qualité au sein de la série, la bande son de cet opus ne déroge pas à la règle et mérite de sacrées éloges. Car les compositions sont remarquables et bénéficient d’une qualité sonore peu commune en 1991. Des thèmes qui contribuent directement à l’ambiance du titre et à l’immersion dans cette Transylvanie impure et démoniaque.
On passera sur le scénario résumé en quelques lignes de texte lors de l’introduction, assez jolie au demeurant, au profit d’une élogieuse conclusion. Malgré l’âge (bientôt 30 bougies), Super Castlevania IV n’a pas pris une ride ! La rigidité du gameplay s’oublie rapidement au profit d’un level design irréprochable qui, associé à une réalisation impérissable et une bande son impeccable, nous immerge complètement dans l’aventure. Objectivement la comparaison avec les opus 2D plus récents n’est pas à son avantage, d’où ma notation somme toute modérée, mais l’aura affective qu’il dégage compense largement. Tant pour ses qualités intrinsèques que pour ce qu’il représente dans l’histoire du jeu vidéo, Super Castlevania IV est un titre culte qui mérite l’investissement.
Franz26 a dit (25 Juin 2019 à 07:53)
Histoire de faire tourner ma poussiéreuse Megadrive et souffler entre deux jeux plus consistants, je m’essaye aujourd’hui à un vieux classique de la plate-forme 2D : le fameux Aladdin, décliné à toutes les sauces et sur de nombreux supports ! Après avoir longtemps hésité avec l’opus Super Nes et malgré les recommandations de mon sous-fifre généreusement membré dont je tairais le nom (AKA Tilk) : c’est bien le logo SEGA qui ranime d’outre-tombe mon écran cathodique en ce Week-end caniculaire.
Visuellement le titre de Virgin Interactive est une petite pépite, surclassant son homologue Super Nes avec des décors somptueux et des animations incroyables bourrées d’humour ! Hormis 2-3 stages plutôt foirés esthétiquement, l’ensemble fait preuve d’une belle variété visuelle et conceptuelle. La bande son directement tirée du film constitue aussi un atout de taille, et accompagne avec brio notre jeune voleur dans son périple sinueux.
Niveau gameplay voici de la plate-forme 2D rétro dans son plus simple appareil : les trois touches du pad servent à sauter, lancer des pommes et donner des coups d’épée. Ni plus, ni moins. Outre un petit manque de précision par moment et une hitbox du sabre assez brouillonne, Aladdin répond au doigt et à l’œil et se déplace avec fluidité. En résulte une maniabilité solide qui procure un fun immédiat.
La difficulté est assez bien dosée, même si les 10 stages du jeu se parcourent un peu trop vite. Car une fois les niveaux apprivoisés (3 runs pour ma part), il ne vous faudra guère plus d’une heure pour parachever l’aventure d’une seule traite. Le dernier obstacle au générique étant symbolisé par Jafar, métamorphosé en serpent, qui périra sans gloire à grands coups de pommes dans la tronche ! La morale de l’histoire semble donc indiquer qu’un fruit fraîchement cueilli peut se révéler plus létal qu’une arme blanche. Bref, pour rehausser la durée de vie il faudra jouer sur la difficulté dans les options. Maigre consolation, malheureusement dans la norme de l’époque.
Aladdin sur Megadrive est assurément un bon jeu, mais reste loin derrière les grands noms du genre selon moi (Mario et DKC pour une comparaison facile). Très agréable visuellement, l’expérience reste somme toute un peu classique et convenue. Un titre qui aurait probablement récolté quelques points supplémentaires si je l’avais découvert à sa sortie en lieu et place de son homologue Game Gear. Nostalgie oblige. Mais ne soyons pas trop dur, il a su remplir avec brio son cahier des charges tout en se démarquant de la concurrence acharnée de l’époque (notamment en rivalisant haut la main avec l’opus développé par Capcom sur Super Nes), et reste encore sympathique 25 ans plus tard. Bravo.
Mijak a dit (24 Juin 2019 à 22:02)
Très sympa :) Je me suis laissé prendre par cette intrigue cyberpunk archétypale (on sent le côté JDR, avec les shadowrunner qui sont des héros bien pratiques) mais épique, ce gameplay tactique au tour par tour très généreux, complexe, laissant beaucoup de possibilités avec les différentes classes et un arbre des compétences assez grand pour qu'on ne finisse pas avec un héros multi-tâche, ce qui rend intéressant le côté recrutement et constitution des équipes.
Le scénario du Dead man's switch est assez court, j'ai trouvé. Pour le coup, on n'exploite pas toutes les possibilités de la classe à la fin. La narration est écrite, l'univers, l'histoire, le monde a son propre vocabulaire, on sent que ce monde préexiste au jeu et il faut aimer lire pour l'apprécier, si on veut s'immerger dans son intrigue.
Je me mets à Dragonfall, et je reviendrai dire ce que j'en pense...
(edit : la VO non traduite m'a découragée, ce jeu repose beaucoup sur le textuel pour raconter son histoire et ça peut être fatiguant, selon notre maîtrise de l'anglais. Je ne l'ai pas fini, mais les quelques heures faites étaient tout aussi satisfaisantes.)
Alexbou a dit (22 Juin 2019 à 19:19)
on meurt trop vite mdr
par contre il est cool pour jouer avec des potes
Benben a dit (22 Juin 2019 à 16:59)
Episode ayant gagné une aura presque divine pour moi, car sorti sur Dreamcast, la console qui m'est passée à côté, et aussi et surtout grâce aux screenshots sublimes que proposait le magasine Joypad, Code Veronica aura fini par croiser mon chemin.
On retrouve donc un Resident Evil pur, jus, baignant dans l'aura des trois premiers épisodes, avant que la saga ne se cherche un côté plus action. Déplacement rigides, impossibilité de viser et de se déplacer en même temps, décors fixes/précalculés énigmes tordues... et évidemment un scénario à faire pâlir d'envie les plus Z des nanars.
C'est sur la fratrie Redfield (Claire et Chris donc) que cet épisode se centre, mise en opposition avec une autre fratrie, celle des Ashford, qui apportera beaucoup de "profondeur" sur la création d'Umbrella Corporation. Évidement, ce bon vieux Wesker s'invitera à la fête, mais on regrettera que son rôle se cantonne à celui d'un emmerdeur dans les cinématiques.
Emprisonnée sur une île perdue, Claire va se libérer et à appeler Chris à la rescousse. Le scénario la mènera sur les traces de nouvelles expériences totalement éthiques (mais où était L-214 bon sang de bon soir !?) à base de Virus-T. De campement militaire en laboratoire, de manoirs en base sous-marine, les allers-retours seront légion, pour assembler différents objets permettant au joueur de trouver une sortie à cet enfer.
La deuxième partie du jeu nous fera vivre l'enquête de Chris pour retrouver sa frangine, qui aura laissé des traces visibles de son passage.
Globalement, Code Veronica reste un bon jeu, et même un excellent Resident Evil à l'ancienne. Mais on sent aussi que les ficelles du genre sont quelque peu usées, et des redites des précédents opus se feront ressentir ça et là. De plus, l'aspect complètement con du scénario et des personnages est ici, à mon sens, trop exacerbé. RE 1, 2 et 3 n'allaient pas aussi loin dans la narration poussive et même si on sait qu'on est ici volontairement face à du 3é degrés, c'en est parfois trop.
Sans pour autant pardonner les écarts innommables de la saga par la suite, je peux donc comprendre pourquoi Capcom a tenté de trouver d'autres chemins pour faire vivre la franchise juteuse.
Spanqueur a dit (18 Juin 2019 à 20:32)
Une petite balade dans un désert vraiment magnifique. Super jeux que je n'avais pas eu l’occasion de faire sur le PS3. Il est juste un peu court mais du coup on peut le faire en une seule fois. Une dernière chose sur PC (Epic Game Store), il y a des ralentissements quand on met le jeu en ultra.
Cliffhunter a dit (17 Juin 2019 à 22:04)
Trop de temps d'attente et de chargement qui gâchent vraiment le jeu...
Syranos a dit (15 Juin 2019 à 00:39)
Outer Wilds est pour l'instant le meilleur jeu de 2019 selon moi ainsi que l'un (voir le) meilleur jeu d'aventure que j'ai jamais fais. Mon avis en une image ici :https://pcstriangle.com/test-outer-wilds/