Benben a dit (16 Septembre 2017 à 13:45)
Avec un peu de recul car on ne peut pas le comparer aux standards d'aujourd'hui tout simplement. Comprendre, remettre les limites techniques de l'époque dans le contexte, le gameplay, le son... Certes c'est moins violent que pour Zelda 1 et 2, et pour des joueurs comme nous (sans vouloir être condescendant) avec notre expérience dans le domaine et notre connaissance du média, ça passe de toute façon très bien. Mais tu fous ça dans les pattes du néophyte, ou de l'habitué aux jeux en mode fil d'Ariane, et le ressenti ne sera pas le même.
Benben a dit (13 Septembre 2017 à 14:44)
1992. Super Nintendo. Tout est là. La légende éclot, et naît une œuvre artistiquement aboutie. Le 3é opus de la saga Zelda a tout et donne tout. Il faut évidemment y jouer avec un peu de recul. C'est tout simplement un classique du jeu vidéo.
Benben a dit (01 Septembre 2017 à 10:46)
Du FPS nerveux comme on les aime, avec un mode solo bien écrit et prenant, dans un monde dystopique bien amené et documenté (le Reichstag géant, ou encore le pont de Gibraltar étaient véritablement des projets Nazis).
The New Order signe la renaissance de la franchise Wolfenstein, et son retour parmi les grands du genre, après un volet précédent assez décevant. Depuis "Return to Castle", c'était la traversée du désert, qui s'explique par l'omniprésence de FPS tapageurs, et la surexploitation de la période WW2.
L'efficacité est au rendez-vous, et nous accompagne tout au long des fusillades de "Blasko". Le level-design est astucieux et innovant, les objets cachés.... sont très bien cachés, et les Nazis explosent fort bien. La durée de vie est augmentée au travers des améliorations à débloquer en dézinguant de telle ou telle manière, et des diverses choses optionnelles à aller chercher dans les niveaux. C'est simple, mais on en demande pas plus au genre.
Côté mise en scène et scénario, c'est du tout bon. Les personnages secondaires sont soit attachants quand ils sont gentils, soit monstrueux quand ils ont des bottes, raison de plus pour vider les chargeurs et poser les questions ensuite (en fait la seule question est : "Est-il pertinent de balancer une grenade la prochaine fois ?"). On a droit à deux easter-eggs formidables ([spoiler] Jimmy Hendrix et Wolfenstein 3D [/spoiler]), mission accomplie.
Benben a dit (04 Août 2017 à 09:58)
"Bayonetta" à prononcer avec une voix suave et langoureuse comme sur l'écran titre !
Jeu épique du génial studio Platinium Games, qui peut se targuer d'envoyer la plupart des beat'em all dans les cordes, et sans peine. Avec un gameplay peaufiné qui permet d’asséner des pluies de coups dévastateurs, une maniabilité au poil intelligemment pensée, des ennemis certes peu variés mais des boss divins, et des phases de jeu variées, autant dire que l'aventure envoie du lourd et ne laisse aucune place à l'ennui.
Soyons honnêtes, c'est évidemment le personnage de Bayonetta qui porte sur ses épaules le poids du jeu. Badass à souhait, à peine portée sur le sado-masochisme, terriblement belle et bénéficiant d'un chara-design excellent... Disons que les créateurs de cette créature n'ont rien laissé au hasard, et par le biais de cinématiques complètement incroyables, font entrer la sorcière dans le panthéon des personnages emblématiques du jeu vidéo.
Loin d'être un bête titre qui se contente de demander de spammer deux touches pour avancer, Bayonetta va puiser dans les ressources des joueurs et s'avère finalement assez technique : les meilleurs combos requièrent des esquives millimétrées, et un très bon doigté (hmmmmm). Jeu japonais oblige, chaque phase est notée en fonction des dégâts encaissés, du temps passé, etc... Les perfectionnistes trouveront ici leur bonheur.
Finalement, le déroulement pourrait se résumer en une succession d'arènes qu'il faudra vider de ses ennemis tout en découvrant un maximum d'items (cachés ou non) et en récupérant du lore, qui apporte beaucoup d'intérêt au tout.
Plus prenant qu'un Devil May Cry, mais aussi enragé d'un Asura's Wrath, Bayonetta saura aisément charmer les amateurs du genre.
Benben a dit (25 Juillet 2017 à 11:49)
Crash Bandicoot 3 - Warped !
Jeu, set et match, il est temps de mettre un terme à cette N.Sane Trilogy, et de manière royale avec Warped !, l'épisode le plus abouti à mes yeux. Crash reprend donc du service pour défaire une nouvelle fois sa Némésis en arpentant différentes zones temporelles.
Reprenant le même gameplay que précédemment, mais proposant des modes de jeu originaux et bien calibrés, ainsi qu'un level design certes un peu timide mais toujours agréable, Crash 3 parvient à capter l'intérêt même après avoir terminé les deux autres opus récemment.
Au menu des nouveautés : un bazooka, un niveau sous-marin, trois courses à moto, trois parcours en jet-ski, et trois niveaux à bord d'un avion. Dans le doute, les développeurs ont préféré faire de ces niveaux des balades champêtres faciles à terminer. Aucun ragequit à déplorer.
De manière générale, c'est tout le jeu qui est beaucoup plus facile que ses grands frères. A vrai dire, cet épisode n'oppose que peu de challenge et atteindre les 102% n'est pas du tout compliqué. La seule difficulté réside dans l'obtention des reliques de platine en mode contre-la-montre.
N'en demeure pas moins que le titre conclut d'une fort belle manière cette trilogie, et offre de beaux moments de plate-forme.
Benben a dit (18 Juillet 2017 à 09:48)
Crash Bandicoot 2 - Cortex Strikes-Back >
Je me revois, à 12/13 ans à peine, fébrile à l'idée de gouter à la suite des aventures de Crash. Je me revois également, affreusement déçu par ce second volet que j'avais terminé pour la Horde mais sans aucun plaisir.
Cette cuvée 2017 n'a fait hélas que confirmer mon ressenti de l'époque. Crash Bandicoot 2 demeure un jeu emmerdant au possible. Comme il est tout frais dans ma tête, je peux enfin coucher sur la dalle de votre écran la nature de mon ressentiment pour ce titre.
Pour faire simple, cet opus ne reprend que les mauvais points de son prédécesseur et rajoute une couche de mauvaises idées par dessus. Le level-design est très peu inspiré et parfois franchement bancal, les bugs de collision sont tellement rageants que l'institut Pasteur a du intervenir, la visibilité est ignoble et l'assertion des distances sur certains niveaux est à gerber. La difficulté est décuplée sur certains passages, alors que sur la fin, on peut sans peine terminer un monde à 100% sans perdre une vie... C'est sans parler du boss final aisément poutrable dès le 1er essai.
On notera la tentative d'originalité avec les phases en jet-pack... qui s'avèrent chiantes au possible.
Si la difficulté du premier jeu était intéressante et motivante, et demandait concentration et précision, ici j'ai simplement trouvé emmerdant, limite maso, et poussif de terminer chacun des tableaux.
C'est sans doute l'appel alléchant du 3é et dernier volet -mon préféré- qui aura fini de me motiver à tracer ma route en ligne droite sur Cortex Strikes-Back. En tout cas, bon débarras !
Benben a dit (11 Juillet 2017 à 09:58)
Crash Bandicoot >
Ah mais quel plaisir de renouer avec ce titre qui bénéficie d'un remaster à la hauteur des honneurs qu'il mérite. Seul pincement au cœur, quand les crédits du début ne mentionnent pas Naughty Dogs mais Vicarious Games, la boite qui a développé cette version.
Je ne parlerai ici que du premier opus pour l'instant.
C'est une franche réussite sur le plan visuel et sonore ainsi que sur le gameplay : on retrouve absolument toutes les sensations de la PSX, la fluidité en plus. Tous les niveaux ont été repris quasiment au pixel près, et pour les connaisseurs de la série, qui en ont bavé à l'époque, attendez-vous à renouer avec les passages millimétrés et exigeants si tant est que l'objectif des 100% vous intéresse.
En ligne droite, Crash Bandicoot est relativement facile, mais très court et dénué d'un réel intérêt si ce n'est celui apporté par son level design toujours inspiré. En mode completionniste, on entre dans le vif du sujet, et le challenge est au rendez-vous : finir certains niveaux en brisant toutes les caisses et sans perdre une seule vie tient de la gageur et de la concentration qui font l'essence même du titre.
On retrouve certains écueils de l'époque, comme la caméra un peu trop en recul par rapport aux sauts à effectuer, rendant certains passages difficiles à jauger. Les collisions sont également très sévères, et il ne sera pas rare de perdre une vie alors qu'on jurerait sur la tête des testicules de Gon17 que l'on était à bonne distance de cette putain de tortue qui vient de nous renvoyer d'où l'on vient.
Mais avec un peu de persévérance, la récompense suprême, ou à tout le moins la fierté d'avoir gagné toutes les gemmes, estomperont ces "défauts" qui mine de rien ont participé au succès de Crash en 1996.
Pour conclure, ce remaster est de haute voltige, il procure les mêmes sensations que son ainé, ce qui en fait un excellent jeu de plates-formes.
Benben a dit (11 Juillet 2017 à 09:32)
Sammy, Même objectivement, ce Zelda est franchement une réussite. Alors d'accord, chacun ses goûts, tu as le droit de ne pas avoir accroché même si je le redis, en une heure tu n'as même pas le temps d'effleurer la surface du pouillème de ce que réserve cet opus.
Personnellement je n'ai jamais été un FanBoy de la saga. J'aime bien les Zelda mais sans leur vouer un culte, la preuve je n'ai fait que Link's Awakening quand j'étais tout pitit, Ocarina of Time quand j'étais moins pitit, et The Wind Waker enfin grand.
Mais force est de constater que Breath of the Wild est un titre grandiose et bourré de bonnes idées, qui demande au joueur de s'impliquer, est c'est à mon avis pour ça que tu n'as pas aimé : ici il faut prendre le temps d'apprivoiser l'environnement sans quoi, en effet il n'y a pas grand chose à faire à part avancer en ligne droite. Il faut imaginer, penser à ce que l'on peut faire, paumé en pleine nature, et essayer de le faire pour que la magie opère. Nintendo propose un jeu bac à sable où les rouages doivent être activés à la manette, où rien n'est automatique. Impossible d'appréhender cela en une heure.
Je te conseille vivement, si tu en as l'occasion et surtout l'envie, d'essayer de te replonger dans ce Zelda, en prenant ton temps car le jeu (huhu) en vaut la chandelle :)
Benben a dit (03 Juillet 2017 à 09:53)
Épilogue tout en paroxysmes de la saga culte de FromSoftware. Dark Souls III représente la quintessence des "Souls" et propose une aventure vaste, toujours aussi technique, et exigeante, tout en plongeant le joueur dans un monde onirique aux relents de fin des temps, avec une direction artistique inspirée.
Plus orienté action et vitesse que ses grands frères, cet épisode fait la part belle aux combats très violents tout en laissant une place prépondérante à l'exploration et à la découverte. Sans être dirigiste, le titre se veut plus accessible et distille son scénario beaucoup plus clairement. Même les quêtes annexes deviennent -presque toutes- compréhensibles et ce faisant apportent une extrême profondeur et une cohérence à l'ensemble.
Pour ce qui est du reste, on prend les mêmes et on recommence : lâché au beau milieu d'un cimetière, notre héros va devoir prouver sa valeur en terrassant pléthore d'ennemis issus d'un bestiaire toujours aussi incroyable, et en récupérant les âmes des cinq Lords of Cinder, responsables de la décrépitude qui ronge le monde. Prétexte à une croisade jubilatoire et éprouvante, l'aventure va se révéler passionnante et empreinte de mélancolie.
Attendez-vous à rencontrer des boss qui marqueront au fer rouge votre vie de joueur, Nameless King en tête, préparez vous à rester pantois devant certains décors, et tenez vous prêts à en chier des ronds de chapeau face à des ennemis plus énervés que jamais. Mais quoi qu'il en soit, c'est peut-être l'habitude de ce genre de jeu qui parle, Dark Souls III demeure moins compliqué que ses ainés.
Seuls défauts mais qui pour moi sont assez paralysants dans un jeu qui demande autant de précision : les ennemis qui mettent des coups de latte à travers les murs, ça, franchement c'est le pire qui puisse arriver, et le boss le plus retors qui souffre d'une caméra atrocement mal foutue (le boss passe dans les angles morts fréquemment).
C'est donc avec une certaine fierté que je range Dark Souls sur son étagère, même s'il me manque la toute fin du dernier DLC pour clore intégralement mon parcours (j'aurais pas du me reposer au feu de camp après le dernier boss...).
Prochaine étape : Bloodborne.
Benben a dit (29 Juin 2017 à 09:38)
What the... ?
Sammy... en 1/2 heure de jeu t'as à peine le temps de sortir du Shrine du début, parler à "Un Mystérieux Vieillard Barbu", défoncer 2-3 Bokoblins et cueillir des pommes.
Je comprends que tu n'accroches pas au concept de monde ouvert en 3D, mais juger BotW aussi sèchement alors qu'il requiert une centaine d'heure de jeu pour en faire un tour et que, apparemment, tu n'avais qu'une heure et demie devant toi (donc pas du tout le temps et le loisir de te poser pleinement dans l'univers et le dépaysement du titre), c'est hard !
Surtout qu'en plus tu colles un 11/20. Autant ne pas le noter, sinon on va finir par écrire des chroniques basées uniquement sur des trailers ^_^