Benben a dit (31 Juillet 2020 à 19:03)
Il y a sept ans, alors que je terminais "The Last of Us" et que j'écrivais ma chronique sur ce grand jeu, j'en appelais aux forces cosmiques pour qu'une suite ne voie jamais le jour, de crainte de voir un chef d’œuvre diminué par un second volet qui n'aurait pas pu se hisser au rang de son prédécesseur. Quand Sony Interactive Entertainment a annoncé "The Last of Us Part II" je faisais donc partie du camp des dubitatifs. Qu'ajouter à l'histoire de Joel et Ellie qui avaient déjà tout traversé ? Comment parvenir à toucher joueurs et joueuses avec autant d'impact qu'en 2013 ? Puis je me suis souvenu qu'avec "Uncharted 4 : A Thief's End" Naughty Dogs avait réussi à produire un jeu d'action avec une histoire bas du front (une chasse au trésor...!) bénéficiant d'une mise en scène absolument dantesque, avec une sous lecture assez dramatique, rendant l'aventure d'autant plus prenante.
Alors, une fois n'est pas coutume, je me suis jeté "day one" comme on dit dans le milieu, sur le dernier né du studio chouchou de Sony (la dernière fois que j'avais acheté un jeu "day one" c'était pour "Final Fantasy XV" et je m'étais juré de ne plus jamais gaspiller mes deniers ainsi). 40 heures plus tard, c'est l'heure du verdict, certifié sans spoilers (ça va être chaud).
L'histoire débute 4 ans après la traversée des Etats-Unis entreprise par Joel et Ellie, alors que ces derniers coulent des jours plus ou mois heureux mais paisibles dans la ville fortifiée de Jackson dans le Wyoming. Mais comme on peut s'y attendre, les meilleures choses ont une fin, et une fois de plus, il faudra chausser ses plus confortables Converse afin de parcourir les quelques 1400 kilomètres qui vous séparent de Seattle dans l'Etat de Washington. On prend donc les mêmes et on recommence ?
Presque, mais pas tout à fait... mais presque !
Commençons par causer technique. Cette Part II a, comme toute exclusivité sur une plate-forme donnée qui se respecte, bénéficié d'une optimisation aux petits oignons. Même si je lui préfère "Red Dead Redemption II" et ses vastes étendues en monde ouvert, ou encore "Zelda : Breath of the Wild" et sa poésie sans fin, soyons honnêtes, The Last of Us 2 est absolument sublime visuellement parlant. On pourra regretter quelques bugs de clipping de-ci de-là au début de l'aventure notamment avec des objets du décor qui scintillent, ou encore le fait que les cadavres disparaissent, ce qui donne un coup bas à l'immersion, le reste est un parcours sans faute. On retrouve la multitude de détails uniques qui marquaient déjà le premier volet, comme par exemple les filets d'eau qui coulent sur le corps des personnages plutôt que de leur passer au travers. Il n'y a que dans TLOU que j'ai vu ça. Au rayon des ajouts bluffants on pourra par exemple parler du sang, qui s'écoule différemment selon la matière sur lequel il coule : moquette, carrelage, ou terre n'auront pas le même effet sur l'épanchement de l'hémoglobine. Si l'on tire sur un mur de béton au dessus d'une étendue d'eau, les gravats feront des ondines en tombant. Les muscles sont animés et bougent, jetez une bouteille en verre sur un ennemi et vous verrez les morceaux restés accroché sur sa peau ! Du détail que l'on ne verra pas forcément, mais qui illustre le degré de peaufinage dont a bénéficié le jeu. Sur une PlayStation 4 basique, on ne ressent pas de baisse de framerate, le jeu reste fluide en toutes circonstances. Mais la console crache ses poumons !
Le gameplay n'a que très peu évolué entre les deux jeux, et on retrouve donc des mécaniques connues : il va falloir ramasser divers morceaux d'objets afin de compléter par exemple une bouteille ou une paire de ciseaux, cela afin de pouvoir fabriquer soi-même son équipement : trousses de secours, grenades et cocktails molotov, munitions... On pourra également ramasser de la ferraille, qui servira à améliorer l'arsenal guerrier que l'on se trimballe, à condition de trouver un établi pour bricoler. Enfin, sans peur de l'overdose, on récoltera des centaines de cachets (probablement périmés !) afin d'améliorer les caractéristiques du personnage, divisées en 6branches sur l'arbre des compétences, branches qui s'ouvrent lorsque le joueur découvre les manuels dédiés à telles ou telles techniques. On gagnera donc en puissance au fil de l'aventure, alors que les ennemis vont eux aussi devenir de plus en plus retors. Le bestiaire ne gagne pas non plus vraiment en nouveautés. On retrouvera donc nos bons vieux infectés, pas très malins et qui le plus souvent ne mériteront qu'un coup de couteau furtif, mais quelques surprises attendent toutefois de nous éclater à la tête sans crier gare. Les humains auront la part belle dans la galerie des ennemis, on fera la rencontre de diverses factions hargneuses qui tirent d'abord et re-tirent ensuite. La diplomatie ça fait trop ancien monde. Parfois accompagnés de toutous à l'odorat affiné, il faudra donc être vif pour traverser des lotissements bien gardés. Les phases d'infiltration et de combat sont à ce titre, absolument géniales et gagnent en tension. D'une part car les ressources sont rares et les munitions précieuses, on évitera donc de tirer dans le tas et on privilégiera l'approche discrète afin d'éliminer un maximum d'ennemis avant d'être inévitablement découvert par une sentinelle aux aguets. Rares sont les passages durant lesquels j'ai pu me la jouer 100% Solid Snake ou Hitman, la poudre finit quasiment toujours par parler. Mais l'IA plus que relative permet même en mode difficile de s'en sortir sans trop de casse. En effet, seuls les ennemis de la fin du jeu commenceront à vous envoyer des molotov pour vous obliger à bouger de votre cache, les autres viendront s'empaler directement sur le canon de votre arme si tant est que vous ayez trouvé un emplacement stratégique. A ce titre je me souviens d'un passage assez complexe avec beaucoup d'ennemis armés, dont une bonne partie s'est tout simplement suicidée en se ruant dans un escalier en haut duquel j'attendais avec mes grenades et mon fusil. Mais je ne redis, chaque phase avec des ennemis se joue sous tension, on débute presque toujours en tant que proie et passer dans le rôle du chasseur ne se fera qu'en jouant prudemment. La grande nouveauté de TLOU Part II est l'implémentation des cordes, avec un moteur physique absolument incroyable. Si leur utilité sera toujours cantonnée à l'identique, à savoir les jeter au travers d'un trou ou au dessus d'un obstacle, elles apportent un peu de fraîcheur dans le peu de situations qui demandent un tant soi peu de réflexion. Jamais les développeurs ne nous mettrons dans des situations complexes. Par exemple, le jeu est truffé de coffres-forts verrouillés par une combinaison. La combinaison est forcément écrite sur un papelard qui traîne non loin, et parfois, on aura droit à un peu de subtilité, grâce à un message écrit révélant que la combinaison est la date de naissance de l'employé du mois, que l'on peut trouver sur un tableau à côté. Mais, il est également possible d'ouvrir tous les coffres à l'oreille ! En effet, lorsque l'on tombe sur le bon chiffre, le son qu'emmet la goupille est différent. Quelques passages feront penser à "Resident Evil", et l'aspect horrifique mettra les nerfs à rude épreuve. Afin de donner envie d'explorer de fond en comble tous les recoins des niveaux, on pourra également tenter de trouver des cartes à collectionner et des pièces de monnaie. Absolument aucun intérêt pour l'histoire, simplement un challenge pour les chercheurs de reliques.
Du côté de la durée de vie, c'est avec surprise que l'on enchaîne les dizaines d'heures, et si les situations ont tendance à être un poil redondantes dans leur construction et leur dénouement, il serait malhonnête de dire que l'on puisse s'ennuyer ici. Grâce à une habile mise en scène, on vit chaque instant, même les phases de simple randonnée on cette aura si spéciale qu'à su insuffler le studio. L'histoire de The Last of Us Part II, on y vient. Indissociable de la narration, je vais ici tenter d'en parler sans gâcher les surprises qu'elles réservent. On connaît le talent du studio Naughty Dogs pour conter des histoires et proposer des séquences émotion à la fois simples mais d'une force implacable. Il y a prescription je pense pour évoquer la scène des girafes dans le premier The Last Of Us... Et bien ici, on a droit à de nombreuses séquences du même tonneau, mais jamais jusqu'à l’écœurement. C'est la construction narrative et l'ordre des séquences qui donnent tout leur impact à ces passages, mais aussi et surtout les nombreux détails qui renforcent l'immersion. La romance est écrite avec toute la justesse qui lui sied, la relation entre Joel et Ellie, toujours en filigrane, est elle aussi extraordinairement racontée. Et enfin, ce qui oppose ou rapproche les deux personnages principaux fait tout le sel de TLOU2. Très violent, probablement bien plus que le premier jeu qui se posait déjà là en la matière, sombre et sans pitié, on se dit que GRR Martin a pu écrire le scénario un jour où il aurait été particulièrement dépréssif. On appréciera ou non la tournure que prennent les événements tout au long du jeu, quoi qu'il en soit j'applaudis la prise de risque proposée ici, qui m'a désarçonné de prime abord avant d’apparaître finalement vraiment géniale. On a tous entendu parler du bashing en bonne et due forme que de nombreuses personnes ont exprimé dès la sortie du jeu, remettant en cause une morale qui ne leur convient pas. Honnêtement, il ne faut pas tenir compte de ces commentaires puérils. En abordant des sujets sensibles comme la sexualité ou la religion, des réactions étaient à prévoir, mais là on a atteint des sommets de bêtise. S'offusquer face aux messages que fait passer TLOU2 c'est faire preuve d'un conservatisme digne du 19é siècle. On peut reprocher à TLOU2 de pomper allègrement sur "The Walking Dead", mais son écriture qui bouscule les codes et surtout les attentes est tout à son honneur. Et que dire des tarés qui sont allés jusqu'à proférer des menaces à l'encontre de l'actrice qui campe les traits, gestes et voix du personnage d'Abby, qui va commettre un acte lourd de conséquences au début du jeu, pour lequel des gens pas moins humains que vous et moi, ont pris fait et cause et sont partis en croisade. L’œuvre appartient-elle encore à son créateur ?
Mais ces polémiques stériles n'ont que peu d'importance et n'intéressent que les personnes qui les diffusent. Alors autant les ignorer et se rappeler que The Last of Us 2 est un jeu qui a su déjouer le piège des attentes fanatiques tout en restant magistralement orchestré. Certes l'effet de surprise est passé depuis 2013, certes on a souvent l'impression de refaire les mêmes séquences dans des lieux différents, et parfois... ces séquences n'apportent rien à l'histoire. Mais elles sont néanmoins percutantes et quand je repense aux heures passées manette en main, ce sont souvent ces passages presque hors-scénario qui me reviennent en tête, avec évidemment tout l'aspect dramatique du titre. Il se passe tellement de choses au fil de l'aventure qu'il faudrait doubler la taille de ce pavé pour en faire un résumé détaillé. Très "couloirisé", le titre a l'inconvénient de garder le joueur enfermé et de le prendre par la main. Seul le centre-ville de Seattle donnera un semblant de liberté comme a pu le faire la zone en Jeep de Uncharted 4. Mais pour raconter une histoire comme veulent le faire les Dogs, laisser trop de liberté aurait été nuisible. Pour prendre l'exact opposé, "Red Dead Redemption" laisse une totale liberté mais le scénario s'en retrouve donc relégué au second plan. Ici, c'est bel et bien l'intrigue, qui est au cœur de l'aventure.
La morale. Le manichéisme. Le sens du mot "héros". C'est sur ce terrain là que "The Last of Us Part II" nous emmène brillamment et c'est ici que réside toute la force de frappe d'un jeu qui illustre avec brio la cruauté, l’instinct animal qui sommeille en chacun de nous. Le désir de vengeance et son accomplissement peuvent-il surpasser ce qui nous rend humain ?
C'est assurément un grand jeu, qui peut polariser le public à cause de ses choix narratifs osés. Mais quel privilège de pouvoir manette en main vivre cette histoire absolument fabuleuse qui prend aux tripes.
Norteim a dit (28 Juillet 2020 à 19:50)
Un jeu relativement rapide qui se caractérise par sa difficulté croissante et son gameplay plutôt simpliste. Le "vol" de Spider-Man est en revanche mal contrôlé, se déclenchant une fois sur deux et le manque de sauvegarde se révèle pesant. Mais pour un jeu sorti en 1990, le résultat est agréable dans son ensemble.
Om3arbi a dit (23 Juillet 2020 à 01:57)
Sombre, énigmatique, labyrinthique, atmosphérique, cauchemardesque, frustrant, jouissif et emblématique. Franchement que demander de plus ? Ah oui et la direction artistique ainsi que le bestiaire sont à tomber par terre si jamais c'était pas assez.. Digne des pires visions de Lovecraft
orion78fr a dit (17 Juillet 2020 à 18:46)
L'histoire et loufoque, le gameplay sympa.
Cependant 2 gros points noir : le jeu n'arrête pas de planter ou bugger (crash complet, disparition des indicateurs de sorts...) et l'équilibrage est complètement aux fraises (la difficulté ne scale pas en fonction du nombre de joueur, donc à 4 c'est facile, seul ou à 2 c'est très compliqué).
Très grosses frustrations sur certains sorts compliqués à lancer qui se font interrompre par l'ennemi ou qu'on rate à cause des contrôles des sorts qui se font avec des L au stick droit (et si réalisé rapidement, le jeu confond parfois haut gauche le heal et gauche haut l'eau par exemple).
Certains ennemis nous one-shot et on se retrouve à constamment ressusciter nos alliés (ce qui n'est pas possible quand on est mouillé, par exemple quand il pleut, car il faut pouvoir lancer un sort de foudre impossible à faire mouillé).
On est donc parfois obligé de recommencer de longues séquences en boucle avant de réussir par miracle à le tuer super rapidement on ne sait trop comment.
Mijak a dit (14 Juillet 2020 à 18:28)
Rholala...
Rholalalalalala...
C'est la souffrance quand même ce jeu...
edit:
Un jeu très intéressant et stratégique, assurément.
Seulement, un jeu aussi très exigeant, difficile et injuste.
L'humanité en situation de faiblesse, une agence inter-gouv terrée dans un bunker, essayant de lutter contre une race supérieure technologiquement sur tous les points.
Le jeu se compose de deux aspect : le combat tactical-rpg, du tour par tour, équipement, capacités, couvertures, chance de toucher... et puis l'aspect gestion de la base : de l'argent tous les mois pour faire un nombre énorme de choses que vous ne pourrez PAS faire.
Le combat est dur, exigeant, injuste, il vous fera désespérer. Les couverture, même avec les bonus de protections multiples, ne seront jamais sûres, pas même souvent, en fait. Et si ladite couverture se fait exploser par un ennemi en début de leur tour, les autres vont s'en donner à cœur joie, dites-lui adieu.
Car oui, ici des gens meurent. Tout le temps. A chaque mission. Des soldats que vous avez entrainé, personnalisé, qui ont peut-être à leur actif une foule de missions réussies. Les PV sont pas énormes, les dégâts si ; en deux ou trois coups, pouf, adieu. Ils sont plus rapides, plus nombreux, et visent mieux.
L'argent que vous gagnez en début de mois dépend de l'implication de l'agence dans le monde. Mais pour augmenter celle-ci, il vous faudra construire des installations, des satellites aussi, et tout ça en passant du temps, donc en faisant d'autres missions qui vous tombent dessus, donc en perdant des gens. Donc en devant en recruter avec de l'argent. Les protéger ? Oui, armes et armures, mais ça coûte aussi. Des recherches pour améliorer l'ensemble, aussi très chères, des avions, des armements pour les avions, et l'entretien qui fait diminuer vos revenus par mois...
Et tout ça dans une course contre la montre, car les pays paniquent, il faut être partout, au risque de voir un pays quitter le Conseil et avoir moins de chance de gagner. Oui car on peut être game-over (pas en combat, ça non, un échec est juste un échec de mission), avec aucun espoir de rattrapage. Est-ce que j'avais déjà perdu il y a cinq heures quand j'ai laissé ce pays sombrer dans la panique ? Est-ce que j'aurais dû mettre mon argent là plutôt que là ?
Bref ce jeu est un calvaire.
Il est très dur. En fait, c'est le genre de jeu qui vous maltraite et ne vous donne jamais l'occasion de souffler ou de vous sentir serein. Il vous manquera toujours de l'argent, les combats sembleront toujours perdus d'avance, car ils seront à chaque fois plus difficiles.
Personnellement, je ne joue pas à un jeu pour souffrir, mais j'aime bien, a un moment, me sentir confiant, puissant, sûr de moi.
J'ai espacé mes parties, puis elles se sont fait de plus en plus courtes, car j'en venais à comprendre que je me forçais à y jouer, de plus en plus.
Voilà. Je ne l'ai pas encore désinstallé, mais bon. Il est là, mais franchement, j'ai plutôt envie de jouer à autre chose.
ps : JE JOUE EN FACILE ! (oui, j'avais commencé une partie en normal, je l'ai vite abandonnée).
Alors après, si vous voulez juste gagner et pas jouer, vous pouvez suivre un guide sur Internet qui vous dit comment faire votre partie. Mais bon, pour un jeu comme ça qui laisse quand même pas mal de liberté, je vois pas trop l'intérêt.
Vicsene a dit (14 Juillet 2020 à 10:41)
j'ai détesté le gameplay (vive la méga savonette),
j'ai détesté être coincée dans le mur pour me faire défoncer par un boss,
ah, j'ai bien aimé les patte graphique... mais c'est quand même pas suffisant pour apprécier ce jeu.
j'ai apprécié le fait qu'il soit court aussi, j'ai souffert moins longtemps comme ça xD
Marine13 a dit (13 Juillet 2020 à 18:08)
Très bon jeu, seul problème, ces personnes qui sont là pour t"insulter via le tchat ou pour crâner en restant parmi les faibles joueurs alors qu'ils ont un niveau bien plus élevé que toi, juste pour dire je suis meilleur je gagne et pas toi.
Les créateurs du jeu devraient vraiment revoir le système au niveau des personnes qui ont des comptes secondaires et s'amusent à troller les joueurs en bronze et argent en étant pas classé alors qu'ils ont clairement un niveau or, diamant ou plus.
Mijak a dit (11 Juillet 2020 à 20:21)
Un très bon RPG tactique dans des USA post-apo, qui rappelle non sans raison Fallout bien sûr (les premiers surtout, pour le tour par tour et la vue isométrique - ici en vraie 3D).
Un jeu très complet mais très simple à la fois, avec ce qu'on pourrait attendre du genre : équipements, améliorations, compétences, jets de dés (pourcentage de réussite)... Comme dans tout tactical, chaque combat est à prendre au sérieux, le positionnement est à faire en amont, pour bien aborder les choses et préparer les embuscades (tirer le premier). Diversifier les compétences entre les 7 rangers qu'on contrôle (dont 4 qu'on peut créer au début), pour la courte portée, la longue portée, le corps à corps, gérer les munitions adaptées, avoir médecins et réanimateurs, etc.
L'histoire est sympa. Si je ne suis pas fan du côté flic post-apo des rangers, l'intrigue robotique m'a conquis, et énormément de libertés sont données au joueur dans les quêtes à faire ou pas, les choix de résolution, violence ou diplomatie, à soi-même d’interpréter ce qu'être un ranger veut dire.
Le jeu est long ; ne m'étant pas renseigné j'ai été surpris quand on atteint la moitié, qu'il reste encore tout une moitié (au moins). Il n'est pas avare de contenu, et comme dans Fallout et consor, ici post-apo est synonyme de tarés, de psychopathes, et de "ok ils sont complètement fous, mais est-ce qu'ils sont dangereux ?"
Bref du tactical comme j'aime, même si le genre post-apo n'est pas mon préféré néamoins.
Franz26 a dit (08 Juillet 2020 à 07:44)
Début 2014, Nintendo enchaîne les cartouches maison pour éviter à la Wii U un funeste destin. C’est au tour de la célèbre mascotte poilue - « Ouaf !! » Ah mais coucouche-panier Gon, lâche cette pantoufle bon sang ! - d’apporter sa contribution à une timide ludothèque. S’il ne sauvera pas la console de l’échec commercial, que vaut le dernier opus en date de la mythique saga Donkey Kong Country ?
Comme beaucoup, je voue un grand affect à cette franchise qui accompagne mes joutes vidéoludiques depuis ma plus tendre enfance. Outre les spins-off et le volet Nintendo 64, la série, désormais entre les mains de Rétro Studio, perpétue de surcroît la tradition chère à mon cœur du jeu de plates-formes 2D. Les bases sont saines et m’enivrent déjà de nostalgie : rentrons dans le vif du sujet.
Une fois la manette pro en main (à privilégier), une pointe d’irritation vient atténuer cet élan d’enthousiasme : Donkey accuse le poids des bananes englouties et, outre sa relative lenteur, étale une inertie houleuse et source d’approximation. Problématique pour un jeu exigeant, où précision et timing sont les facteurs clés du succès. Heureusement, au prix d’un petit temps d’adaptation, le primate fini par s’apprivoiser, dévoilant ainsi toute la richesse du gameplay malgré une première impression en demi-teinte. Le plaisir de jeu vient ensuite naturellement, poussé par un level design de génie et une direction artistique tout aussi grandiose (mais nous reviendrons sur ce dernier point un peu plus loin). Sans révolutionner le genre, DKC Tropical Freeze présente des phases de gameplay variées et des mécaniques qui fonctionnent à merveille. Une fois encore, Donkey peut compter sur ses amis pour faciliter sa progression : Diddy, Dixie, et Krank sont bien de la partie. Des compères aux capacités propres à exploiter selon la situation, qui viennent prendre place sur vos épaules et par l’occasion doubler vos cœurs de vie une fois leur tonneau détruit. On notera aussi la timide présence de Rambi le Rhino, seul renfort secondaire ayant répondu à l’invitation.
Considéré comme un jeu très difficile orienté Die & Retry, ce dernier né de la saga s’adresse aux joueurs avertis. Une réputation somme toute exagérée car en réalité la difficulté n’a rien d’insurmontable. Les vies sont distribuées comme des petits pains, les niveaux dévoilent des checkpoints réguliers, et moyennant finance il est possible d’équiper des items bonus temporaires pour les moins scrupuleux d’entre vous (cœur de vie supplémentaire, potion d'invincibilité, droit à une chute mortelle, etc…) Certes, le titre se veut exigeant et ne laisse place qu’à une minuscule marge d’erreur, mais pas de quoi crier au loup. Le vrai challenge réside d’ailleurs dans la collecte de toutes les pièces de puzzles et des lettres K.O.N.G parsemant les stages, imposant souvent plusieurs revisites des niveaux. S’ajoute les désormais célèbres « Temples DK » (stages bonus hardcore) et une île aérienne post-game (encore pire !), histoire de renforcer une durée de vie à toute épreuve. C’est donc avec une pointe de fierté et quelques larmes de sang que l’on atteint les 100% de progression au compteur.
DKC Tropical Freeze brille aussi par son cadre visuel enchanteur. A travers une 3D fine et chatoyante où les éléments s'animent à la perfection, s’exhibe une direction artistique somptueuse à l’inspiration sans faille. Chaque niveau propose un cachet envoûtant et offre un enchevêtrement de détails impressionnants au service d’un design exceptionnel. En résulte une ambiance très plaisante, où les mimiques hilarantes des protagonistes et les comiques de situation ajoutent au fun un humour Cartoon détonant. Une contribution non négligeable au plaisir de jeu, et avant d’aborder la bande son les petites imperfections relevées au début sont déjà derrière nous.
Cet opus Wii U marque aussi le retour de David Wise aux baguettes. Sans égaler son travail d’orfèvre orchestré sur les deux premiers opus Super Nes, le monsieur nous offre une bande son inspirée n’ayant pas à rougir de la comparaison. Des thèmes variés sachant jongler en fonction du contexte du stage, tout en assurant quelques élans majestueux et nostalgiques. Du bel ouvrage.
En conclusion, Retro Studio nous gratifie d’un nouvel opus génial, qui joue la sécurité et apporte finalement peu de nouveautés par rapport au DKC Returns de la Wii. On boudera discrètement devant les combats de boss assez longuets et manquant d’intensité, histoire de nuancer le verdict final auquel il ne manque pas grand-chose pour côtoyer les plus grands du genre. Donkey Kong Country : Tropical Freeze n’en reste pas moins à la hauteur de son héritage légendaire, et devrait combler tous les amateurs de plates-formes. Une belle exclusivité Wii U, désormais disponible sur Switch pour les retardataires. Plus d’excuses, foncez !
MLT a dit (07 Juillet 2020 à 18:03)
Remaster PS4 terminé. Le jeu a un gros côté Madeleine de Proust. J'ai été surpris de voir que je reconnaissais les drapeaux des différents podracers, ainsi que certains pilotes. Ce fut un vrai plaisir que de retrouver ce jeu culte de mon enfance. De nombreuses courses étaient mythiques à mes yeux et ce fut incroyable que de les parcourir à nouveau.
Le travail sur le remaster est très limite sinon. Seule la jouabilité et les FPS ont été améliorées. Les cinématiques auraient méritées d'être refaites car elles sont carrément saccadées tant les FPS sont faibles. Idem pour les graphismes qui accusent un certain coup de vieux.
Ma note reflète clairement mon amour du jeu de base sur lequel j'ai passé 200 heures, plutôt que la qualité du remaster.
PS. Attention pour les chasseurs de trophées. Le platine n'est pas atteignable si vous achetez des pièces chez Watto. Pour le trophée demandant d'acheter tous les meilleurs équipements, il faut choisir "Le vainqueur prend tout" sur chaque course, et acheter les équipements abîmés à la casse. Avec quelques droides mécanos vous pourrez réparer les pièces en question et faire une plus-value aisément à la revente.