Benben a dit (28 Septembre 2020 à 14:31)
Lorsque la scène post-générique de God of War III apparut à la fin du jeu éponyme, les habitués de la saga surent qu'un jour ou l'autre, Kratos reviendrait. Et il a fallu patienter presque 10 ans pour que Santa Monica Studio, celui à qui l'on doit les trois titres principaux d'une licence qui compte 8 volets, nous conte enfin la suite que l'on attendait plus.
Qu'ont pu apporter toutes ces années à un système de jeu dont on avait déjà bien fait le tour, ainsi qu'à son protagoniste emblématique, pâle comme la mort et tatoué au marqueur indélébile ?
D'entrée de jeu l'on ne peut que constater que les fondements de la saga ont été repensés, et si l'aspect beat'em all demeure légèrement, c'est bien l'un des seuls parallèles que l'on pourra tracer avec l'odyssée héllénique nous ayant permis d'occire un à un tous les tauliers de l'Olympe. Kratos, athée de l'extrême ? Nous retrouvons le fantôme de Sparte, loin de sa patrie, alors que les années ont passé. Il s'est laissé pousser la barbe, et fréquente de nouvelles divinités tout en se baladant avec une hache. C'est tendancieux par les temps qui courent mais gardez vos Zemmour et Le Pen dans leurs chenils, Kratos ne s'est pas converti et va encore prouver qu'il est pour un Etat laïc.
Direction Midgard, et par conséquent, la chasse gardée des dieux de la mythologie nordique. Alors que nous retrouvons notre héros en train de couper du bois (non, ce n'est pas le sequel de Dexter), nous apprenons au passage qu'il a (re)fondé une famille, tout juste endeuilée par le décès de sa bien aimée Faye. C'est accompagné de son fils, Atreus, qu'il se met en quête de disperser les cendres de sa défunte épouse sur le plus haut sommet des Neuf Royaumes. Et bien évidemment, c'est là que le passé de Kratos va le rattraper avec la délicatesse d'un Gilet Jaune devant l'arc de Triomphe ou encore la douceur d'un CRS face à des manifestants faisant cuire des merguez. En effet, certaines personnes bien placées sur l'arbre généalogique d'Odin voient d'un oeil mauvais la présence d'un dieu étranger parmi eux. Qu'à cela ne tienne, Kratos et Atreus partent à la découverte de Midgard afin d'honorer la mémoire de Faye.
Le scénario est assez bien ficelé pour justifier les multiples détours obligatoires avant d'atteindre le but final. Le tout est porté par un monde ouvert à la topographie accidentée, limitant alors les lieux véritablement explorables. Mais la zone principale est assez vaste pour occuper de nombreuses heures toutefois, et grâce à une judicieuse trouvaille scénaristique, elle se révèlera petit à petit. Le monde de Midgard est divisé en plusieurs royaumes, qui deviendront accessibles au fil de l'aventure et viendront varier les décors, tout en proposant de faire avancer l'histoire, ou bien d'opposer au joueur des challenges qui se règleront avec le tranchant d'une lame bien aiguisée. Des quêtes annexes, et des chasses au trésor embellissent encore s'il en est besoin, un terrain de jeu bien complet.
L'histoire, ou plutôt sa mise en scène, a bénéficié d'un soin tout particulier, et va donner lieu à des séquences absolument magistrales, que ce soit en termes d'action pure, ou sur la narration intimiste entre un père et son fils. Tiens, après The Last of Us, on retrouve une grosse production Sony qui fait la part belle à une relation parent/enfant. Game Next Door en parle d'ailleurs fort bien dans sa vidéo "Comment Sony a façonné son catalogue d'exclus ?". Tous les personnages sont profonds et chacun, gentil comme méchant, saura captiver l'attention du joueur grâce à un background solide.
Si d'un point de vue personnel j'ai été très déçu par l'humour façon Marvel CU qui vient désamorcer certains passages dramatiques, ou encore par les répliques d'adolescent américain du XXIé siècle d'Atreus, j'ai trouvé l'écriture globalement au poil. Certains choix scénaristiques me laissent perplexes par contre, comme par exemple cette (vraie) fin pseudo cachée, abrupte et qui laisse penser que tout cela n'était qu'un prélude à une suite déjà imaginée, tandis que la (fausse) fin laisse un goût d'inachevé. Des choix qui m'ont donc gêné car j'attends aujourd'hui beaucoup de la façon dont sont racontées les histoires que l'on vit.
Heureusement, ces défauts sont vite balayés par une musique absolument monstrueuse. La bande originale, composée par Bear McCreary, est fabuleuse. Simple, mais orchestralement grandiose. Le mélomane en parle d'ailleurs fort bien en 3 minutes seulement sur une vidéo de promo du jeu. En découle une OST digne des exploits pour lesquels il n'existe pas assez de superlatifs, que vous vivrez accrochés aux épaules de Kratos.
Visuellement c'est ici aussi une jolie prouesse. God of War n'est peut-être pas le plus beau jeu de la génération, mais techniquement les développeurs ont réussi des exploits dignes d'être chantés au Vallhalla. Les impressions de gigantisme, les éclairages, les cinématiques, sont des exemples à suivre. Et le tout se passe, grâce à une habile utilisation des zones tampons, sans temps de chargement, hormis lorsque Kratos tombe au champ d'honneur. En effet, et cela avait déjà été utilisé dans le premier Mass Effect avec les ascenseurs par exemple, lorsque l'on change de monde, ou quand on se téléporte, on se retrouve dans une petite zone circulaire dans laquelle il n'y a pas grand chose et où l'on ne peut pas faire grand chose hormis attendre qu'une animation se termine, ou bien qu'un dialogue prenne fin. De cette manière, on passe donc d'une zone à l'autre sans écran de chargement.
Place au gameplay, coeur du jeu et brique fondamentale de tout titre orienté action. On délaisse donc en grande partie l'aspect beat'em all des premiers volets et la vue en plans fixes ou travellings, pour une caméra placée dans le dos de Kratos, et ce dernier placé légèrement sur la gauche (en même temps ses tatouages rouges et son ambition à se libérer de ses chaînes nous avaient mis sur la voie : Kratos est un coco). Une composante RPG est proposée, comme sur la plupart des jeux aujourd'hui, et même si je trouve galvaudé de qualifier ce volet d'action-RPG, toujours est-il que notre héraut dispose de cacapcités qui se verront améliorées au fil des niveaux gagnés. Il sera possible de faire forger toute une ribambelle d'armures améliorables dont la pluart prendront la poussière, et des dizaines d'amulettes dont la vaste majorité s'entassera dans votre inventaire. C'est en améliorant les armes de Kratos que de nouvelles capacités de combat seront disponibles, permettant de varier les méthodes pour renvoyer à la poussière les pauvres fous qui croiseront la route et le fer de l'ensauvagé de l'Olympe. A ces capacités s'ajoutent des pouvoirs runiques, deux par arme, idéaux pour déchaîner des dégâts élémentaires (feu et glace). En combat, il sera possible de parer les coups grâce à un bouclier rétractable. Une parade au bon moment sonnera même vos opposants, ouvrant une fenêtre pour contre-attaquer sans filtre. A la parade s'ajoute l'esquive, seule méthode efficace contre les coups les plus violents, illustrés par un signal rouge lorsque les ennemis seront sur le point de vous les assener. Comme toute l'aventure se passe aux côtés d'Atreus, il fallait bien que ce rejeton serve à quelque chose ! L'IA le gère en partie et il est capable d'attaquer les ennemis comme un grand, mais le joueur peut également lui imposer de s'en prendre à un ennemi en particulier, d'une simple pression sur CARRE. Utilisées à bon escient, les capacités du duo pourront se révéler indispensables lors de certains combats.
Même si, il faut le dire, God of War est très facile. Bien plus que ses ainés. Si un ennemi se révèle trop coriace, il suffit d'attendre de monter de niveau pour l'éliminer sans difficultés. En effet, hormis lors des combats optionnels contre les redoutables Valkyries, jamais il ne sera demandé au joueur de faire preuve d'une habileté exceptionnelle pour venir à bout de la vaste majorité des kamikazes qui se jettent sur vos lames. Spammer R1 ou R2 sera amplement suffisant mais tout le sel des duels résidera toutefois dans la possibilité de combattre avec un minimum de finesse, pour la beauté du geste.
Je parlais plus haut de la facilité du jeu, mais pour être tout à fait honnête, j'ai démarré le jeu en difficile et l'ai terminé en normal. La faute à un gap que j'ai trouvé assez dantesque entre les deux modes. En difficile, c'est la punition bête et méchante qui enlève tout plaisir de jeu : se faire one-shoter par un coup imparable et inesquivable, ça va bien 5 minutes. Le mode normal est quant à lui une petite balade bucollique et ne vous fera probablement jamais transpirer. Les boss sont rares et surtout... presque tous identiques hélas. Une fois éliminé votre premier Troll ou votre premier Ancien, sachez que les suivants auront les mêmes patterns. Et ils représentent la vaste majorité des boss que vous rencontrerez. On aurait aimé ici plus de variété même si, il faut le reconnaître, certains de ces ennemis spéciaux sont magistraux.
Alors en conclusion, que vaut le grand retour de Kratos, mascotte de Sony depuis 2005 ? C'est plutôt une réussite, le titre se laisse dompter et parcourir avec grand plaisir même si il manque un peu du piquant qui aurait rendu les combats un peu plus techniques ou complexes. C'est cette frontière ténue entre le beat'em all et le action-RPG qui à mon sens, n'arrive pas à faire concilier idéalement le meilleur des deux mondes. Cela étant dit, les combats sont jouissifs et sont de vrais défouloirs tant il est bon de déchaîner les pouvoirs mis à notre disposition. L'histoire qui émaille l'aventure est habilement contée et tourne autour de la relation assez unique entre Atreus et son père. En découvrir les tenants et aboutissants est une fin en soi, et les scénaristes réservent quelques surprises de taille jusqu'à la dernière seconde. A n'en point douter, ce volet de la saga God of War est un point de passage obligé pour tout fan de jeu vidéo (à la condition de posséder une console Sony évidemment). C'est un excellent divertissement grand public (adulte, je précise, car arracher la machoire des loups-garous n'est pas une vision idéale pour les plus jeunes !), qui réussit le pari de renouveller totalement une licence culte.
Mijak a dit (26 Septembre 2020 à 17:47)
Un jeu brainless à base de drifts et de boost. Reposant avec la bonne playlist dans les oreilles.
Mijak a dit (26 Septembre 2020 à 17:44)
Mieux au niveau scénar que son prédécesseur, mais moins agréable dans le combat, j'ai trouvé. Ou alors je n'apprécie plus autant, je sais pas.
Je l'ai délaissé hélas, parce que l'histoire, même si plus recherchée, reste très clichée, et je ne me suis pas attaché aux persos.
Mijak a dit (26 Septembre 2020 à 17:32)
Un jeu j'ai l'impression un peu délaissé, arrivé sur le tard après la hype Guitar Hero 3. Warriors of Rock (le 6e) donc, dans la lignée de Legend of Rock, essaye de pousser le délire très loin.
Et c'est peu dire ; ici on retrouve le casting habituel qui correspond un peu à des genres différents, mais on va aller les recruter pour délivrer le dieu du rock !
Chaque perso va donc avoir sa petite liste de chansons qu'on va devoir jouer pour remporter des points et les faire se transformer en des monstres volontairement très kitsh, et ainsi, avec notre groupe de 8 héros aux pouvoirs différents qu'on va acquérir (multiplicateur supérieur, SP facilité, bouclier, vies, SP qui multiplie plus...), on va sauver le monde du rock (la VF du narrateur fait plus nanar que kitsh hélas, elle gâche un peu tout).
Non sans, entretemps, être passé récupérer la guitare légendaire en se tapant TOUT 2112 de Rush. Un beau moment.
Alors on peut émettre des doutes quant aux choix de certaines chansons, on y ressent la volonté de popularité, entre Uprising de Muse et Bohemian Rhapsody, on pourrait légitimement penser qu'ils n'ont rien à foutre là (surtout quand on joue du piano à la guitare), ou que d'autres chansons de ces artistes auraient pu prendre place. En gros on sent certains morceaux dans le lot là pour être du fan-service, mais concrètement guitare en main on se fait un peu chier.
Bref moins inspiré au niveau musical que Legend of Rock, mais délirant et long dans son mode histoire. Parce qu'il y a beaucoup de morceaux.
Franz26 a dit (20 Septembre 2020 à 14:16)
C'est toujours un plaisir que de t'inciter à dépenser l'argent du pauvre contribuable. Escroc.
Benben a dit (20 Septembre 2020 à 11:54)
Ben voilà avec une telle plume, tu m'as donné envie d'acheter ce jeu.
Ce qui est fait.
Alors que j'ai même pas de Switch.
Franz26 a dit (20 Septembre 2020 à 08:33)
Alors que les fans déplorent le long sommeil de la franchise Advance Wars, Intelligent System se concentrant sur les non moins géniaux Fire Emblem, le petit studio Chucklefish vient consoler nos âmes en peine avec un clone assumé de la licence. Une sortie physique sur Switch plus tard, le mode nomade de la tablette convenant parfaitement au genre, et me voici à espérer de tout mon cœur. Vais-je revivre une expérience à la hauteur de mes plus belles heures sur GBA et Nintendo DS ? Un fantasme fortement improbable, et pourtant…
Cinq minutes. C’est le temps nécessaire, une fois passé la jolie introduction animée suivi du prologue, pour faire le rapprochement avec Advance Wars. Wargroove reprend sans détour le gameplay millimétré du maître, contexte mis à part : place à un monde Heroic-Fantasy où les cavaliers, golems, archers, magiciens, balistes et dragons remplacent les unités de guerre contemporaines. Pour le reste, à quelques subtilités près, c’est du pareil au même ! Chaque mission demandera de mener à bien un objectif précis, souvent cantonné à la capture de la base ennemie ou à la défaite du général adverse. A vous d’user intelligemment des éléments en place pour mener vos troupes à la victoire. Ainsi, la capture des bases et des forteresses aux emplacements stratégiques sera souvent moteur de succès, à condition de ne pas négliger le type de terrain et le placement de vos unités sur l’échiquier. Ces dernières obéissent évidemment à un principe de forces et faiblesses : envoyer vos piquiers sur la cavalerie ennemie engendrera de juteuses lasagnes Findus, mais la première unité aérienne du coin fauchera vos hommes sans pitié. Derrière cet exemple primaire se cache une réelle science du placement et de l’analyse, où le circuit de chaque adversaire doit être pris en compte afin d’assurer une réponse adaptée et une couverture permanente. Utilisé au bon moment les pouvoirs des différents généraux peuvent également influencer l’équilibre d’une bataille, et, une fois tous ses éléments maîtrisés, vous serez devenu un impitoyable maitre de guerre.
Si terminer le jeu se révèle à la portée de tous, obtenir les meilleurs grades nécessite une bonne anticipation et une prise de risque parfaitement calculée. A ce sujet Wargroove peine à trouver un équilibre, et malgré un premier tiers plutôt docile le challenge monte brutalement (en mode difficile j’entends). En résulte une durée de vie conséquente, composée d’une campagne travaillée, d’un mode arcade, en ligne, ou encore d’énigmes à résoudre en un seul tour (passionnant !). Histoire d’enfoncer le clou, nous est proposé gratuitement un très bon DLC, introduisant de nouveaux héros à travers une petite campagne originale. Comptez au bas mot 50 heures de jeu avant d’en faire le tour hors ligne, même si un soupçon de lassitude risque de se faire sentir entre temps. Car bien qu’excellent le gameplay de Wargroove se veut toutefois moins addictif que celui de son modèle, manquant d’un soupçon de maitrise et de savoir-faire en matière de level-design.
Techniquement, Wargroove use d’un style rétro en pixel-art très sympathique. Les sprites sont mignons tout plein et c’est un plaisir d’assister à quelques minutes de cinématiques entre chaque mission. D’autant que le ton général ne se prend pas au sérieux, donnant allégrement dans le second degré et l’autodérision. Le génial character-design n’est pas étranger à ce constat, confortant ainsi une ambiance agréable et bon enfant. La bande son vient également pérenniser cet excellent verdict, avec des compositions entrainantes et assez peu répétitives. Performance à souligner, puisqu'il sera courant de batailler plus d'une heure avec un thème musical unique en fond sonore…
En attendant le grand retour du maitre (l’espoir fait vivre), Wargroove se présente comme une alternative de choix et ravira tous les amateurs en manque d’Advance Wars. Ne pas y trouver son compte relèverait de la mauvaise foi tant l’inspiration des développeurs est évidente. Si un léger manque de profondeur et une pointe de redondance finissent par porter préjudice au titre, il n’en reste pas moins un excellent tactical, bien maitrisé et fichtrement efficace. Foncez !
Trone55 a dit (19 Septembre 2020 à 18:30)
Profitant de la gratuité du jeu sur Epic Store, j'ai voulu avec plaisir essayer le jeu. Mais le plaisir est très vitre parti. Je trouve que c'est mal expliqué, le tutoriel pense qu'on est un joueur confirmé et qu'il parait évident. Jouer sur PC est plus c difficile mais le jeu n'aide pas du tout. Dommage j'aurais sans doute passé des heures si c'était plus simplifié!!!
FaceDeCraie a dit (16 Septembre 2020 à 17:11)
Super court, rempli de bug et vraiment pas plaisant à jouer. Certains jumpscare fonctionnent mais sont complètement téléphonés la plupart du temps
Norteim a dit (16 Septembre 2020 à 01:41)
J'avoue que j'ai, encore une fois, un goût amer dans la bouche alors même que je viens de terminer L'Ombre du Mordor, et je me rends compte que cela m'arrive régulièrement quand je torche un jeu triple A ou simplement issu d'une grosse industrie du jeu vidéo. Qu'on ne s'y méprenne pas, J'ai adoré mes 22 heures à tuer des orques et à découvrir le Mordor en pleine métamorphose, étant un grand admirateur de l'univers de Tolkien. Mais malgré ça, je reste sur ma faim... Je m'explique.
Tout d'abord, le gameplay est incroyablement satisfaisant. Enchainer les exécutions, traquer discrètement les troupes ennemis, chevaucher un Caragor pour aller dévorer de l'Uruk, contrôler des capitaines pour détruire l'armée de l'intérieur... Tout est fait pour que le joueur aime l'expérience de jeu, et c'est tout à fait réussi. Visuellement, c'est beau, même si quelques gros plans ou effets sont aujourd'hui un peu au rabais. Les musiques sont sympas, la VF est vraiment bonne (notamment celle des orques), et le fait d'incarner Celebrimbor rajoute un cachet au scénario.
Parce que parlons-en, du scénario. Jouer pendant 22 heures en traquant la Main Noire pour au final n'avoir même pas de vrai combat mais un simple QTE digne d'un mauvais point and click, c'est clairement la grosse déception du jeu. Certes, si l'ambiance est réussie, les grosses lacunes du scénario peuvent, dans certains jeux, passer moindres. Mais sincèrement, répéter toujours les mêmes combats en boucle, ramasser les mêmes items totalement osef et enchainer les quêtes secondaires au mieux correctes, au pire franchement oubliables, ça ne fait que ressortir ces fameuses lacunes sur le devant de la scène. Et c'est là, où je suis une fois de plus déçu. Il y avait un potentiel énorme sur cet opus car les idées de gameplay sont juste excellentes. Mais au lieu de faire une aventure variée et immersive, on se retrouve une fois de plus à parcours la carte immensément vide pour ramasser des objets inutiles, qui vont feront passer au niveau maximum à peine la seconde zone commencée et retirera toute la difficulté des combats. Et ce genre de facilités, c'est malheureusement chose courant dans beaucoup de jeux.
Je devais sûrement m'attendre à trop en commençant L'Ombre du Mordor, et le jeu mérite un bon 14/20. J'espère simplement que le second opus aura rectifié le tir.