Détails

Titre(s) alternatif(s)

The Velvet Queen

Date de sortie FR

8 décembre 2021

Date de sortie BE

30 mars 2022

1ère sortie festival

13 juillet 2021
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Synopsis

Au cœur des hauts plateaux tibétains, le photographe Vincent Munier entraîne l'écrivain Sylvain Tesson dans sa quête de la panthère des neiges. Il l'initie à l'art délicat de l'affût, à la lecture des traces et à la patience nécessaire pour entrevoir les bêtes. En parcourant les sommets habités par des présences invisibles, les deux hommes tissent un dialogue sur notre place parmi les êtres vivants et célèbrent la beauté du monde.

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Casting

Commentaires (3)

  • avatar Aurégane Lemière
    19 / 20Le 08 Mai 2022 à 16:03Aurégane Lemière

    Hier, j’ai été voir La Panthère des neiges de Vincent Munier et Marie Amiguet au cinéma. Il s’agit d’un documentaire au cours duquel on suit l’exploration des hauts plateaux tibétains avec Vincent Munier (photographe) et Sylvain Tesson (écrivain), à la recherche de la fameuse panthère des neiges. Ils sont tous les deux à l’affût, cachés, camouflés, à l’écoute du moindre indice, de la moindre trace animale, et s’arment de patience pour espérer apercevoir les animaux qu’ils recherchent. Les images vidéographiques sont alternées au montage avec les photos de Vincent Munier. Le parti pris est probablement celui de traiter le réel comme une image. En associant l’art cinématographique à l’art photographique, le montage semble chercher à faire de la nature même un art visuel. Comme s’il s’agissait de proposer aux spectateurs et spectatrices plusieurs strates visuelles : le paysage en premier lieu, ensuite le regard de Munier sur lui -les photographies-, et enfin, le point de vue du caméraman -les vidéos en plan large comprenant les deux protagonistes.

    Nous sommes invités à contempler la beauté de la nature, ainsi qu’à réfléchir à notre place, en tant qu’êtres humains, en son sein. Au-delà de ces éléments, nous pouvons déceler des problématiques sous-jacentes, notamment la question du visuel interrogée par le film. Comment aller au-delà du visuel ? Je voudrais commencer par vous raconter une anecdote du film. Au cours de son précédent voyage pour voir la panthère des neiges, Munier commençait à être découragé de ne pas trouver cette dernière et finit par rentrer bredouille en France. Deux mois plus tard, il regarde ses photos plus en détail. La panthère est sur l’une d’elles et il ne le savait pas. Il s’agit d’une photo d’un faucon sur une paroi rocheuse. Avec son pelage comparable à une tenue de camouflage, elle est invisible pour un œil non-averti. Ce qu’il cherchait tant à voir était en réalité sous son nez. La panthère l’observait. Il était l’objet d’étude et pas l’inverse. Nous pourrons ici pointer la réelle dichotomie entre le regardant et le regardé. La photographie agit comme un révélateur. Elle permet de voir ; de mieux regarder. Munier questionne ce que l’on voit à la surface des choses, et ce que l’on pense voir.

    Cette incapacité propre à l’être humain serait peut-être due à notre perte d’instinct. Le temps passe et nous nous éloignons de plus en plus de la nature ; nous perdons nos compétences animales naturelles. Cela vaut sur le plan physique comme c’est dit dans le film : « nous sommes les gros lourdauds de la nature ; on marche 300m en montagne et on est essoufflé alors que les grands bharals, par exemple, sont capables de courir longtemps et silencieusement ». Même différence pour les pièges photographiques. Vincent Munier en installe un pour trouver la trace de la panthère. Cela fonctionne ; elle passe devant la caméra. Mais au bout de quelques jours, on peut observer qu’elle vient dormir devant toutes les nuits. Cela n’est sûrement pas un hasard ; elle a ressenti la présence humaine. Qui surveille qui ?

    Le documentaire donne à voir la nature et les animaux qui sont alors d’une magnificence sublime. Le recul pris là-dessus, intégrant Sylvain Tesson et Vincent Munier au cadre, avec leurs équipements, leurs vêtements, les met en exergue comme des intrus. Pourquoi la présence d’un animal sur une photo de paysage participe à la beauté, alors que celle d’un humain gâche la photo ? L’idée que l’espèce humaine n’a plus sa place dans la nature devient flagrante. Les animaux sont en avance sur les humains. Ils savent, ils sentent, et pas nous. Ils voient, et pas nous. Ils sont à leur place, et pas nous.

    Selon moi, l’apparition dans le film n’est en aucun cas l’apparition de la panthère sous les yeux des humains comme on peut le penser au premier abord. Il s’agirait plutôt de l’apparition de l’humain là où il n’a rien à faire.

  • avatar Magemo Hashashin
    19 / 20Le 05 Octobre 2022 à 23:14Magemo Hashashin

    Magnifique, puissant, magistral, je m'attendais à beaucoup après le livre de Tesson et les ouvrages photos de Munier et je n'ai pas été déçu.

  • avatar Janodu74
    20 / 20Le 25 Décembre 2023 à 12:45Janodu74

    Superbes images! Les commentaires de Sylvain Tesson sont très poétiques!

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avatar thotho5317 / 20

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