Benben a dit (31 Janvier 2022 à 18:42)
Développé par le studio finlandais Remedy Entertainment à qui l'on doit les deux premiers Max Payne, Alan Wake et Quantum Break, on peut dire que le jeu vidéo Control a sur les épaules un héritage loin d'être affreux. En 2001, les mésaventures du flic le plus torturé du monde ont révolutionné les codes du jeu d'action à la troisième personne mais aussi la façon de raconter une histoire afin de rendre le médium plus mature. En 2012, les mésaventures de l'écrivain le plus malchanceux du monde étaient déjà moins révolutionnaires dans les mécaniques de gameplay mais proposaient une expérience vraiment prenante et immersive, et encore une fois, le scénario et la narration étaient absolument dantesques. Je ne peux hélas me prononcer concernant "Quantum Break" mais mon petit doigt me dit que le titre vaut le détour pour sa réalisation et ses bonnes idées.
C'est donc riche d'un savoir faire énorme que les créateurs de Control présentent leur dernière création en l'an de grâce 2019. Dans une ambiance à la croisée des chemins entre Twin Peaks et The X-Files, l'aventure prend place dans "The Old House", mystérieux building cis en plein de centre de Manhattan mais que l'on ne peut trouver que si on le cherche, et occupé par le "Federal Bureau of Control" (FBC), organisme d'état ultra secret ayant pour mission d'étudier, de confiner et de contrôler tous les phénomènes paranormaux : évènements altérant la réalité (AWE), objets altérés, objets de pouvoir, lieux de pouvoir... ces termes reviendront souvent puisque manette en main nous serons invité(e)s à prendre le contrôle (!) de Jesse Faden, propulsée malgré elle au rang de directrice du FBC. Et on peut dire que sa première journée sera bien remplie, puisqu'elle devra affronter l'invasion du Hiss, entité interdimensionnelle, paranaturelle et agressive.
Pour mener à bien sa mission et devenir la fonctionnaire la plus en vogue de l'administration, Jesse aura à sa disposition divers outils lui permettant d'occire ses ennemis et/ou de remettre un peu d'ordre dans des locaux en manque de maintenance. A l'aide de son arme de service pouvant prendre plusieurs formes (revolver, mitraillette, fusil à pompe, lance-missile, lance-grenade, sniper), et sur laquelle elle pourra greffer jusqu'à trois améliorations (par forme !), elle pourra jouer les poinconneuses et faire des p'tits trous partout, mais au delà du pan-pan-boum-boum, le gameplay va surtout s'enrichir de pouvoir surnaturels à débloquer. Grâce à la télékinésie, il sera possible d'attraper jusqu'à trois objets de plus en plus volumineux pour les envoyer dans la face de vos adversaires : c'est de loin l'arme la plus mortelle du jeu. Il sera également possible de se fabriquer un bouclier avec le sol et les murs afin d'éviter de prendre trop de dégâts, de dasher pour s'extirper d'une mauvaise passe, de prendre le contrôle (!) de vos ennemis blessés, et enfin de voler dans les airs avec l'option toujours gratifiante de poser un falcon-punch des familles dans les rangs adverses.
Certaines de ces capacités ne serviront pas qu'au combat, puisque la télékinésie permettra de ramasser des objets lourds, le plus souvent des batteries, afin de remettre en marche diverses machines. Et voler sera un excellent moyen d'atteindre des zones autrement inaccessibles à pied.
Tous ces pouvoirs se débloqueront au fur et à mesure que le scénario avancera, et les améliorer demandera de terminer les missions principales et secondaires, ainsi que de trouver des lieux secrets afin de glaner quelques points de compétence à distribuer dans un arbre des plus classiques. A la fin de l'aventure (comprenant les deux DLC) vous aurez d'ailleurs plus de points que nécessaire pour remplir intégralement l'arbre, donc allez y franco de porc et balancez des points sur les compétences les plus marrantes : augmenter sa barre de vie n'est pas nécessaire au début !
Le scénario va mener Jesse dans les différentes parties de "The Old House" : bureaux exécutifs, centre de recherche, maintenance, et d'innombrabes chiottes (je n'ai jamais vu autant de chiottes dans un jeu vidéo, ça en dit long sur la qualité du self) et j'en passe. Chaque zone sera l'occasion de rencontrer un nouveau PNJ haut placé dans la hiérarchie du FBC, et de lever un peu le voile sur tout le fumeux merdier en train de décimer vos employés. On regrettera le manque de diversité dans les environnements. Si le style architectural "brutal" et les bureaux administratifs donnent le ton et jouent beaucoup sur l'ambiance, le fait que cela représente plus de 50% des décors du jeu va venir installer une certaine redondance et altérer l'aspect découverte, même si il y a énormément d'espace à parcourir.
Le bestiaire, assez varié, opposera une farouche résistance et forcera Jesse à redoubler de vigilance. Si les simples gardiens du début sont surtout là pour servir de cibles mouvantes, on aura tôt fait de se retrouver face à des Hiss bien plus coriaces, mais il sera cependant dommage que les techniques pour en venir à bout ne soient pas variées. En somme il suffira de balancer tous les objets du décor à la tronche des ennemis pour en finir. Cela étant dit, les combats sont tous excellents, mais donc rébarbatifs.
Quelques mécaniques "Dark-Soulsiennes" ont été implémentées, comme le fait d'avoir des points de contôle à débloquer et sur lesquels on pourra améliorer les compétences de Jesse, se téléporter, farmer son arme de service, et repop en cas de game-over. On notera aussi certaines arènes qui vont se fermer tant que le boss dont la barre de vie et le nom seront affichés en grand en bas de votre écran ne sera pas renvoyé dans sa dimension. Enfin, on aura la possibilité d'ouvrir des raccourcis permettant de mieux comprendre tout le level-design un peu compliqué (car les décors sont peu variés on y revient) mais diablement bon.
Tout le jus de Control se concentre sur son ambiance, et on sent qu'à l'écriture, il y en a qui se sont fait plaisir ! Tout concourt à donner un ton mystérieux et complotiste (dans le sens divertissant du terme). Enormément de documents à lire, à écouter (les transcripts audio mais aussi l'ambiance sonore générale du jeu) ou à regarder, enrichissent un monde qui a été finement réfléchi, et le rendent cohérent dans toute son invraisemblance. Au delà du simple remplissage c'est tout un pan de la narration qui passe par cette phase optionnelle mais obligatoire pour dépasser la limite du simple jeu d'action.
Pour renforcer cette construction scénaristique (mais aussi pour teaser gratos un futur jeu hein on est pas dupes), Control va aller jusqu'à tisser des liens forts avec un autre jeu du studio, Alan Wake pour ne pas le citer, et ce faisant, va contribuer à sa propre cohérence. Cela donnera d'ailleurs lieu à un DLC nommé "AWE" pour "Altered World Event" (ou Alan Wake Experience) fort intéressant qui va rebattre un peu les cartes du gameplay et proposer des passages en mode simili-horreur vraiment prenants.
L'autre DLC (le premier en fait), "The Foundation" prend place après l'aventure principale mais tient lieu d'épilogue. Sans toutefois apporter une conclusion et une réponse à toutes les questions bien évidemment ! Il aura le mérite de changer de décor et d'apporter un nouvel élément de gameplay lié à l'exploration.
Un mot enfin sur la technique, au poil sur PS5 même avec le ray-tracing activé : le framerate est constant (sauf en sortie d'écran pause, va savoir pourquoi alors que sur la version PS4 ce n'est pas le cas), et les temps de chargement sont ultra rapides. Les effets de lumière sont saisissants, parfois un peu trop d'ailleurs. Outre la direction artistique qui cherche à tout rendre impersonnel et donc pas forcément beau, il faut reconnaitre la qualité du travail de Remedy Entertainment sur l'optimisation. Aucun bug ni plantage, certes en 2022 après trois ans d'exploitation et divers patchs c'est plus facile que "day one", mais la cuirasse est solide.
Pour conclure ce nouveau pavé, Control a tout d'un grand jeu d'action mais souffre sur la longueur d'un sentiment de redondance dans ses phases de combat. On fait assez vite le tour des capacités qui sont certes plaisantes à mettre en oeuvre. Les décors monotones servent le ton du jeu et son ambiance à la fois rétro, futuriste, et lourde de mystères. Le scénario quant à lui est simpliste mais trouve toute sa richesse avec les éléments du second plan qui deviennent nécessaires pour appréhender pleinement la profondeur de l'histoire qui nous est contée.
Simonptdr a dit (30 Janvier 2022 à 00:41)
Très bon jeu et je m’amuse bien avec mon frère en jouant à ce jeu et il y a beaucoup de contenu
Simonptdr a dit (30 Janvier 2022 à 00:37)
Les contrôles sur wii sont bien fait pour la console et j’ai jamais jouer au premier jeu et donc je découvre mais avec des très beaux graphismes
Simonptdr a dit (30 Janvier 2022 à 00:20)
Cool mais maniabilité dégueulasse
Simonptdr a dit (30 Janvier 2022 à 00:10)
Bon jeu mais il est pas bien maniable et je trouve personnellement que ce jeu manque d’histoire un peu
Simonptdr a dit (30 Janvier 2022 à 00:04)
Très bon mais je cherche mario galaxy 2 pourquoi ils ne l’ont pas mis
GrumpyAna a dit (29 Janvier 2022 à 17:33)
Je voudrais pouvoir lui mettre une top note, parce que je me suis régalée, vraiment, mais il y a des choses impardonnables.
La moitié des personnages ne sont pas traduits... même si je parle très bien l'anglais, c'est hyper frustrant de pas entendre les voix FR auxquelles on est habitués depuis tout petits. Pareil pour les chansons, et les visiteurs du parc.
Ensuite, même s'il s'agit d'une adaptation PC d'un jeu prévu pour la Kinect, certains mini-jeux ont des commandes cauchemardesques.
Ca a beau être orienté "enfants" les quêtes ne sont pas très fun et surtout, ce sont toutes les mêmes : aller chercher des objets dans le parc pour les personnages, et prendre des photos (je suis d'ailleurs hyper triste qu'ils n'aient pas fait un petit effort sur la qualité de celles-ci, et ajouté une fonction qui permette de les garder sur l'ordi, par exemple).
Enfin, l'interface du menu est catastrophique. Il y a plein d'objets et photos collectionnables, rien pour les mettre en valeur ou leur donner de l'intérêt. La carte ne sert à rien si ce n'est au fast-travel, le suivi des quêtes est très bof...
Plutôt qu'une adaptation PC, le jeu aurait vraiment mérité une refonte en profondeur (surtout quand l'original et l'adaptation sortent avec 7 ans d'écart !).
Ca n'a pas altéré le plaisir que j'ai eu à y jouer, mais beaucoup de moments de frustration.
Ca reste un super jeu pour les fans de Disney, vraiment, enfants et adultes, il est super chouette, je pense le meilleur jeu Disney auquel j'aie joué. Si ça avait réellement été un jeu PC, adapté au niveau des commandes, graphismes, game-play... ç'aurait été une bombe.
Je prie pour qu'ils en fasse un 2, au goût du jour !
Mijak a dit (27 Janvier 2022 à 01:48)
Genshin Impact est un jeu qui donne une bonne impression de liberté :) N'ayant pu jouer à Zelda BOTW, j'expérimente les hauteurs et l'escalade ici, ainsi que le planage et les longs voyages.
C'est un réel plaisir de surplomber une vallée, de voir le monde à ses pieds, d'être au-dessus des nuages et de planer sur des distances incroyables. Ou encore de planifier un trajet, escalader en plusieurs fois des parois immenses... (j'aime bien l'escalade). Et les décors sont assez beaux.
Toutefois attention, le RPG a ses limites.
Déjà, bon, même si on est sur un jeu chinois, c'est du matériau japonais, dans le sens où on a des archétypes japonais tout ce qu'il y a de plus attendu. Disons que pour les weebs, ça tombe bien. Autrement, c'est un concert de répliques clichées, de mise en scène d'isekai navrant, de designs dignes de TOUS les MMORPG asiatiques classiques, des lolis, des beaux gosses ténébreux, et de la niaiserie en pagaille. Si le jeu essaie un peu de faire de la diversité, avec des pays ou des peuplades différentes, il essaie pas trop fort. L'histoire est là encore classico-classique, dans le style fantasy d'anime japonais, des dieux, des cultures mignonnes, des nations ennemies, et le héros qui est un étranger venu d'ailleurs (d'où le isekai, un peu, toujours pratique pour exposer un monde nouveau, scénaristiquement) qui a un avantage étrange sur les autres habitants du monde...)
Les design, comme j'ai dis, sont calculés pour faire du commercial et au goût de tout le monde, aucune surprise. On ne peut pas changer (encore) les tenues, et du coup, contrairement à BOTW, dans la neige c'est parfois totalement hors RP voire absurde (pour un jeu qui utilise la mécanique de froid), mais bon on n'est plus à ça près.
Côté gameplay, là on entre dans l'appréciation subjective, les goûts personnels ; basculer sans raison d'un perso à l'autre, c'est totalement hors RP bien sûr, nullement expliqué par le scénar, jamais mentionné, bref perso ça empêche toute immersion, mais passons.
Pas un jeu pour moi. Le gameplay à base de switch permanent enlève tout intérêt aux persos, et au final on joue seul face aux ennemis, même si on bascule constamment. L'interaction entre les éléments est cool (façon Divinity OS), mais mon genre de jeu n'est pas ceux qui demande de gérer cinquante truc en temps réel en même temps.
Le côté gatcha du jeu (tirage au sort de loot box - les "voeux" - pour collectionner des persos), fait qu'on a constamment en tête le fait qu'il y a des meilleurs persos, donc on a envie de looter, forcément. C'est le modèle commercial du jeu. Du coup on tente, on fait des "voeux", et soit on a une infime chance de gagner un perso plus puissant, soit (le plus probable) non. Alors on continue, etc. (à noter qu'il n'est jamais nécessaire de payer avec du vrai argent, si on a du temps devant nous)
Et on se retrouve donc avec des persos qui n'ont pas été présentés dans le jeu ; ce gameplay de bascule de personnage rend la scénarisation secondaire ou absurde (on se retrouve par exemple avec untel qu'on ne connait pas, et qui nous sera introduit par l'histoire longtemps après). En fait, l'histoire fait comme si le gameplay n'existait pas : durant les cutscenes par exemple, tout perso déployé sera remplacé par notre avatar de joueur (le.la "voyageur.euse"). Les persos de vos équipes ne sont pas considérés comme avec vous, dans l'histoire (pour ça qu'on peut parfois aller parler à un PNJ avec le même perso, dans notre équipe, zéro souci).
Dans les bonnes idées, après, il y a le système d'xp ; par cartes gagnées (quêtes ou coffres, etc), qu'on attribue nous-mêmes aux persos qu'on veut. Ce n'est pas que l'équipe déployée qui xp, ce qui évite donc de devoir changer les membres actifs, si on n'a pas envie, pour pas en avoir à la traîne.
Autre chose, les quêtes levélées. Je trouvais ça chiant au début, arrivé à un point la suite de l'histoire te demande d'être niveau tant, donc tu dois faire des petits trucs à la con, ou explorer, en attendant. Mais ça pose un rythme, ça coupe le récit certes, mais durant des pauses, et ça permet de varier les activités. C'est bien, donc, ça évite d'enchaîner la même chose trop longtemps.
Ensuite, le côté F2P. Ce qui veut dire : des récompenses. Des récompenses tout le temps, à chaque pas, pour chaque connerie qu'on fait. Toujours garder le joueur satisfait et lui donner envie de faire un pas suivant (puisque le modèle commercial c'est comme les réseaux sociaux : "plus l'utilisateur passe de temps chez nous, plus il y a de chance pour qu'il paie"). Forcément, depuis le temps que les F2P existent, ils savent faire. Du coup c'est hyper chronophage. Les distances sont immenses, et même s'il y a beaucoup de téléporteurs, il va falloir courir, faire des quêtes fedex, buter des sacs à PV... on connait la chanson.
Mais les quêtes sont quand même bien plus diversifiées que dans d'autres MMO (celui-ci n'en est pas un, mais en tant que F2P nécessitant une connexion, j'assimile).
Bon, j'ai arrêté après une durée suffisante. Je n'ai pas tout exploré (car le monde ouvert ne l'est pas tant, en fait, puisque l'accès à certaines région est scripté), mais on saisit la boucle de gameplay.