Franz26 a dit (30 Novembre 2022 à 07:50)
Après un dernier opus canonique controversé, Square-Enix lance sa plus grosse cartouche afin de redorer son blason et celui d’une franchise mythique en perdition. Nous voici donc en présence du fameux Final Fantasy VII Remake, version Intergrade qui plus est, fantasmé depuis des lustres. L’erreur n’est pas permise : interdiction de salir l’aura unique qui entoure le matériau de base ! Verdict ? Lisez la suite mes chers fidèles Serieboxiens.
Attendu comme le messie par la masse populaire, je me suis positionné à contre-courant au fur et à mesure du développement, sceptique devant l’orientation très « action » du titre et son format épisodique douteux. Il faut avouer que les dernières tentatives de Square-Enix n'ont pas joué en leur faveur, et ne parlons pas de l’arrière-gout mitigé laissé par Crisis Core ou Dirge of Cerberus à l’époque. Une refonte HD soignée avec un vrai travail de fond sur la définition des décors en 2D m’aurait amplement comblé. A défaut, je me suis contenté du portage Switch pour boucler une énième partie de Final Fantasy VII l’année dernière. Histoire de me rafraichir la mémoire avant d’attaquer ce remake ambitieux, dont les excellentes critiques ont piqué ma curiosité.
Bref, avant de débuter l’aventure il est indispensable de prendre un peu de recul : nous sommes en présence d’un REMAKE. Comprenez que les développeurs ont pris la liberté de revisiter complètement l’expérience de jeu, tant en terme de gameplay que de narration. Nous y reviendrons. C’est donc bel et bien un titre inédit que nous tenons entre les mains, qui s’émancipe de son modèle malgré des fondements communs suffisamment denses afin de ne pas (trop) rebuter les fans. Je vais donc m’efforcer de conserver une ligne objective tout au long de cette review. Final Fantasy VII étant probablement mon jeu culte, la tâche s’avère délicate… Car il y a tant de choses à dire, en positif comme en négatif.
Premier point noir de ce remake, et non des moindres : son contenu. Les développeurs ont choisi de condenser le périple de nos héros aux évènements survenant à Midgard seulement. Le jeu n’a pas commencé qu’il se tire déjà une balle dans le pied ! En effet, comment retranscrire la substantifique moelle de Final Fantasy VII si l’on ne se cantonne qu’à une parcelle de son aventure originale, quand bien même retravaillée. Et qu’on ne vienne pas me titiller en invoquant des « contraintes techniques-mon-cul », la firme ne cherche qu’à capitaliser un maximum sur l’aura de la franchise en vendant une épopée morcelée dans un format épisodique rentable ! Salaaaauds ! Pour preuve : les « open world triple A » développés ces dernières années démontrent bien la faisabilité d’un remake complet. Bref, si ce choix n’a pas que des incontinents, il se révèle déjà un non-sens à mes yeux.
Maintenant que j’ai posé le contexte et craché un peu de venin, rentrons dans le vif du sujet. FFVII Remake débute par une introduction remaniée toute aussi magnifique que l’originale, où se dévoile l’immense cité industrielle de Midgard. Le train arrive en gare et l’opération de sabotage du réacteur à Mako n°1 peut commencer. Comme prévu, la refonte technique impressionne et apporte un aspect réaliste assez bluffant pour qui se remémore les sprites SD d’origine. C’est aux commandes d’un Cloud Strife plus classe que jamais et d’un Barret imposant que l’on se familiarise avec un tout nouveau système de combat.
Histoire de coller à l’ère du temps, les développeurs ont intégralement revu la copie et nous proposent des affrontements nerveux et dynamiques en semi temps réel. Si la barre ATB a été conservé, c’est bien l’action qui prédomine : déplacements, esquives, parades, attaques classiques, raccourcis directs, etc…, il faudra maitriser cette nouvelle liberté de mouvement et s’adapter au terrain de jeu. Les capacités avancées en revanche (magies, compétences, objets, etc…), s’utilisent sous la contrainte d’une jauge qui se charge plus rapidement au fur à mesure des coups assénés. De ce fait, la tentation de bourriner prime aux premiers abords. Mais cette stratégie se révélera souvent insuffisante pour venir à bout des ennemis retords. A vous de comprendre les compétences de chacun, d’abuser du menu traditionnel afin d’orienter les tâches de l’IA gérant vos coéquipiers (l’action passe alors en pause), et de switcher entre ces derniers en fonction de la situation. L’objectif étant généralement de déceler le patern du boss et son point faible, ce qui peut l’amener en état de « choc » durant lequel les dégâts sont démultipliés. Attention, vos attaques ne feront pas toujours mouches : l’ennemi aussi sait esquiver, parer, ou même vous interrompre pendant le temps de chargement d’un sort.
En amont des combats, la préparation de votre équipe reste une étape importante. Les fameuses matérias font leur retour afin d’octroyer, une fois associées aux équipements, différentes capacités et magies qui s’amélioreront avec l’expérience. Les armes bénéficient désormais d’un arbre de compétences sommaire où vous pouvez, en échange de PA durement gagnés, accumuler divers bonus statiques. A noter le retour des invocations, prenant place avec vous dans l’arène de combat, et des « Limit Breaks » aux effets souvent salvateurs. Après un petit temps d'adaptation l’ensemble se révèle finalement assez technique, et permet même de réaliser des combos très efficaces avec un peu de pratique. Cette orientation, audacieuse il faut l’admettre, est pourtant loin de me ravir. L’action devient parfois brouillonne et les mécanismes ont été largement édulcoré afin de maximiser l’accessibilité. Mon affinité pour le tour à tour traditionnel biaise forcement mon avis, mais malgré des qualités indéniables je n’ai pas adhéré à 100% au gameplay. C’est con vu qu’on partait d’un système quasiment parfait... Oups, objectivité revient parmi nous !
Comme déjà évoqué plus haut, la plastique impressionne d’abord à travers la modélisation et l’animation des personnages, alliés comme ennemis, que nous découvrons sous un jour nouveau. Mais la réalisation peut également s’appuyer sur de superbes effets visuels et des décors réussis. Ces derniers ont été dans l’ensemble largement adaptés pour convenir à l’expérience de jeu, bien que l’on retrouve encore quelques lieux iconiques fidèlement retranscris. Mention spéciale au bidonville du secteur 7 et au Wall Market, deux zones centrales très bien retraitées. Malheureusement l’esthétique globale souffre d’une certaine redondance, limitée par l’aspect Steampunk de Midgard très loin de refléter la richesse artistique globale de Final Fantasy VII. A noter que cette version Integrade a bénéficié de quelques améliorations dans le rendu des textures et de la profondeur de champ.
D’un point de vue sonore le travail se révèle assez remarquable et respecte les formidables compositions d’Uematsu. Quelques réinterprétations et nouveaux thèmes peuvent prêter à polémique, mais dans l’ensemble la réorchestration des morceaux et l’apport du doublage Japonais garantissent une bande son d’exception. Un atout de taille.
Revenons un peu sur l’univers et les choix de construction de ce remake. Le fait de condenser l’histoire à une fraction du jeu d’origine permet, à sa décharge, d’approfondir les relations entre certains personnages avec notamment un focus intéressant sur Biggs, Wedge et Jessie. En contrepartie, la refonte de Midgard n’a rien de révolutionnaire et on se tape un remplissage grossier de quêtes secondaires, scènes inédites et autres passages à rallonge guère reluisants. Constat venant confirmer ma première impression quant à la justification foireuse de Square-Enix sur le découpage de l’œuvre... Les évènements tirent en longueur, et si la mise en scène entretient un certain rythme il ne se passe fondamentalement pas grand-chose durant les 30 à 35 heures nécessaires pour boucler l’aventure, quêtes optionnelles incluses. D’autant que le titre se veut d’une linéarité affligeante en abusant de couloirs et d’aires très limités, anéantissant alors tout sentiment d’exploration. Difficile dès lors d’apprécier le level design, assez quelconque malgré un final un peu plus travaillé. A ce propos, la liberté prise pour conclure le premier acte de façon magistrale fera probablement grincer des dents… mais difficile de leur en vouloir tant le rendu se révèle épique !
En supplément Bacon, le DLC Integrade nous propose d’incarner la pimpante Youfie dans une quête d’infiltration plaisante, bien que largement dispensable. Quelques heures de jeu supplémentaires afin d’apprécier le gameplay de la petite shinobi, des plus dynamiques, et le mini-jeu de plateau « Fort Condor » : hyper prenant ! Scénaristiquement ? C'est plat, contrairement au magnifique décolleté de Scarlet, qui officie comme adversaire principal et nous laisse admirer ses formes tout du long.
Nous arrivons au bout de cette review, et la longueur de mon texte a dû faire fuir les rares membres de passage. Final Fantasy VII Remake s’impose-t-il comme le digne héritier du RPG mythique de la Playstation ? Clairement, non. En est-il pour autant raté ? Non plus. On s’oriente donc vers un verdict aux airs de déjà-vu, et Square-Enix nous livre un excellent RPG, intelligent et immersif, mais bien loin du standing espéré. Un patrimoine vidéoludique décidément difficile à assumer… En résulte une épopée incomplète qui déstabilisera nombre de fans de par son gameplay modernisé et son choix d’étirer l’aventure jusqu’à la moelle, en limitant l’histoire aux évènements de Midgard. Conséquence directe : un univers largement amputé ne faisant pas honneur à la richesse de Final Fantasy VII. Passé ce point critique, le titre n’est pas dénué de qualités et propose une aventure remaniée efficace, enrobée d’une plastique soignée et d’une bande son monumentale. Il faudra désormais attendre la suite afin de juger et mesurer l’envergure globale du projet, qui a encore un long chemin à parcourir avant de mériter sa place au panthéon des RPGs.
Sunread26 a dit (27 Novembre 2022 à 10:05)
Ameni a dit (26 Novembre 2022 à 18:13)
Intéressant sur le principe mais trop simpliste et superficiel sur l'écriture pour être vraiment mémorable.
J'aurais ptete aimé un poil de difficulté. Là j'ai fini le jeu, toutes mes runs ont abouti à l'arrivée et je n'ai pas réussi l'évasion sur 1 seule d'entre elles. Le problème c'est pas tant l'absence de difficulté, ça peut sembler inhérent au genre, c'est le fait que du coup je n'ai pas eu de satisfaction particulière arrivé à la fin, comme si le jeu, soit n'avait pas eu besoin de moi pour arriver là, soit m'avait trop montré ce qu'il fallait faire pour avoir quelle fin (y en a 3 semble-t-il, mais là aussi, ça paraissait trop simple de choisir quelle fin avoir).
Après, la BO est très cool, les personnages plutôt bien écrits, les mini-jeux proposés sympas. Mes réserves sont plus sur la qualité de l'histoire et des choix (circonstance atténuante, ce jeu passe après A Plague Tale, un bijou d'écriture pour moi) et l'aide au joueur.
kev013m a dit (16 Novembre 2022 à 17:10)
Grosse déception pour ce final. Le jeu est assez bien dans l'ensemble mais beaucoup de défaut au niveau du scénario, des problèmes de rythmes etc.
Le jeu s'appel Ragnarok et il n'est pas du tout assez epic, très peu de dieu. Je reste sur ma faim.
PikamTheFirst a dit (04 Novembre 2022 à 00:30)
Fin de Benedict : un peu déçu, les combats sont beaucoup plus facile que ceux de la fin de Frederica et je reste sur ma fin sur cet épilogue... J'aurais aimé que soit donné plus de détails sur Roland, Frederica et même Aestfrost, même si la suite est sous entendu, c'est trop ouvert pour moi
Mais l'illu est très jolie et on apprend encore certains détails croustillants.
Mais du coup je préfère pour l'instant la fin de Frederica, beaucoup plus poétique
et touchante à mes yeux
Franz26 a dit (03 Novembre 2022 à 07:53)
Exclusivité Sony développée par Guerilla Games, Horizon Zero Dawn ne cache pas son statut de triple A et vient enrichir la gamme des « open world » sur le marché. Il est grand temps de me plonger dans cet univers post-apo aussi original que magnifique en compagnie de la belle Aloy, épris d’attentes considérables à la vue des critiques unanimement positives.
Si Horizon Zero Dawn a déjà fait l’unanimité auprès des joueurs et de la presse, sachez que je ne suis pas un grand amateur des mondes ouverts. En effet, mon expérience récente se limite essentiellement aux Xenoblade, God of War (PS4) ou encore à l’inévitable Breath of the Wild. Ainsi, c’est avec une confiance relative mais mesurée que je me suis lancé dans l’aventure… Une once d’appréhension très vite effacée !
Commençons par l’aspect du titre qui ne laissait aucun doute quant à sa qualité : la réalisation. Horizon Zero Dawn impressionne et propose une 3D fine aux textures propres, détaillées, donnant vie à un monde d’une beauté enivrante et empli de panoramas contemplatifs d’exception à la profondeur de champ impressionnante. Les cycles météorologiques et temporels en temps réel viennent renforcer le réalisme de ces terres sauvages, peuplées par un bestiaire mécanique incroyablement animé. L’impact visuel est immédiat, sublimé par une direction artistique hors-norme.
Les évènements d’Horizon se déroulent dans un futur lointain où la civilisation telle que nous la connaissons a disparu. L’humanité semble avoir régressé à l’âge moyenâgeux et subsiste par le biais de petites communautés retranchées dans des villages de fortune et quelques citées médiévales. Car la faune locale se révèle aussi dangereuse que peu commune. Ainsi, rodent librement dans les terres des robots primitifs et agressifs directement inspirés des prédateurs d’antan (de nombreux mobs renvoient à nos chers reptiles du crétacé). Parfois gigantesques, ils vivent en meute et attaqueront à vue ! Les humains, réfugiés dans leurs croyances limitées et dénuées de bon sens pour tout athée qui se respecte, ont appris à vivre avec cette menace permanente. Chassant même les bestiaux afin d’accumuler de précieux composants mécaniques tout en maudissant la technologie du passé, taboue et source des maux actuels.
En résulte un univers passionnant empli d’anachronismes, où les hommes ont bricolé des armes efficaces contre les machines en s’appropriant à leur façon la technologie des anciens. Les amoureux de la nature se délecteront des vastes forêts verdoyantes, rivières limpides et autres montagnes majestueuses, tandis que les amateurs de SF ne seront pas lésés avec un bestiaire atypique et les vestiges d’une civilisation disparue (la nôtre !) à déchiffrer. En résulte une immersion sans faille, même si l’exploration reste balisée par des PNJs en détresse et des collectibles à ramasser. Votre voyage sera ainsi ponctué d’innombrables détours, aiguillés par une mappemonde explicite, au service d’un dépaysement total.
Au milieu de ce background charmant, vous incarnez Aloy, une paria exclue de son village qui va s’efforcer de remporter l’épreuve de l’éclosion afin d’être réhabilitée. Quelques rebonds dramatiques plus tard causés par une communauté hostile, et vous voici libre comme l’air, paré pour une aventure épique avec en toile de fond la survie de l’humanité. Rien que ça. Si l’histoire tient la route et réserve quelques révélations sympathiques, l’envie de dénouer les évènements passés se suffit à elle-même. Ceux désirant approfondir le lore peuvent également s’appuyer sur d’innombrables enregistrements audio et pavés de textes, malheureusement bien trop redondants. A côté, on retrouve évidemment une myriade de quêtes annexes plus ou moins intéressantes (plutôt moins en fait), mais que l’on s’efforcera d’accomplir afin de profiter de l’incroyable univers du titre et de ses mécaniques de jeu efficaces. Car les qualités d’Horizon Zero Dawn s’étendent jusqu’à son gameplay.
Notre chasseuse manie toutes sortes d’armes afin d’occire les saloperies mécaniques en présence, mais devra aussi s'appuyer sur un minimum de stratégie et de furtivité pour s'en sortir sans casse. En effet, les entités robotiques n’hésitent pas à appeler des renforts, et réussir à isoler les plus grosses s'imposera comme une nécessité. Si l’expérience aide à appréhender les batailles, notamment en abusant du point faible adverse (souvent élémentaire), chaque nouvel ennemi représente une menace potentielle à déjouer. Aloy peut ainsi user de son arc, mais aussi d’une fronde, d’un lance-câbles, de pièges divers ou encore de sa lance, précieuse au corps à corps. Des versions plus puissantes se débloquent auprès des marchands et peuvent s'améliorer via des gemmes à disposer dans des emplacements définis (type matérias). Sans surprise, le crafting occupe une place prépondérante et nécessite de récupérer un maximum de matériaux sur son chemin : bois, plantes, métaux divers, etc… afin de pouvoir répondre à un besoin croissant de munitions. L’agilité d’Aloy fera le reste, et la belle rousse n’hésitera pas à crapahuter sur des parois abruptes histoire d'amuser la galerie. Un petit aspect plate-forme limité sans grand intérêt, bien loin des possibilités et de l’interactivité offertes par un BOTW. Enfin, un arbre de compétence permettra de développer les capacités de l’héroïne, et la montée en expérience consolidera sa vitalité. Du grand classique.
Côté bande son le titre de Guerilla Game assure et propose des thèmes soignés, sachant appuyer avec brio la situation. Aspect dramatique, passages contemplatifs ou action pure, les musiques et bruitages accompagnent votre périple avec soin. S’ajoute un doublage VO réussi, au profit d'un ensemble sonore de qualité.
Petit aparté sur le DLC « The Frozen Wilds » intégré à cette « Complete Edition », venant prolonger l’expérience de jeu à défaut de l’enrichir réellement. Au programme : des terres enneigées et glaciales fréquentées par un bestiaire des plus coriace. Mention spéciale aux « Griffes de feu et de glace », véritables tueurs sur pates ! La trame principale de l’extension apporte des éléments forts intéressants au lore général, et l’on prendra toujours grand plaisir à vagabonder en quête de collectibles et d’équipements puissants.
Comptez une bonne soixantaine d’heures de jeu pour faire le tour d’Horizon Zero Dawn et de son DLC. Un contenu dense pouvant néanmoins se parcourir deux fois moins vite pour qui se contentera, à tort, de la trame principale. Le titre de Guerilla Game n’est pourtant pas exempt de défaut, et l’on pourrait citer quelques bugs d’affichage, une certaine facilité d’écriture ou encore un contenu plutôt générique peinant à surprendre passé les premières heures de jeu.
Mais l’univers d’Horizon Zero Dawn fait preuve d’une telle justesse artistique que le voyage reste plaisant de bout en bout. Confortée par un fil scénaristique travaillé, un background passionnant et un gameplay généreux, l’aventure d’Aloy mérite clairement l’investissement. Une épopée dépaysante et sauvage démesurée, exceptionnelle sur la forme, convaincante sur le fond. Amateurs d’aventure et d’exploration ; foncez !
z0rr0 a dit (01 Novembre 2022 à 18:15)
Fini en mode Deus Ex
Jeu plutot pas mal avec une fin plutot originale !