Andersandy a dit (02 Janvier 2024 à 02:10)
À la fois super apaisant pour son farming de pêche intensive et dès que la nuit tombe TERREUR EN HAUTE MER !!! Monstres lovecraftiens et hallucinations paranoïaques, ambiance hitchcockienne et animal crossing
Franz26 a dit (01 Janvier 2024 à 17:55)
Alors que la Nintendo Switch vient d’accueillir le remake du mythique Super Mario RPG, j’ai en cette fin d’année privilégié la découverte de l’épisode Nintendo 64. Sorti en 2000 et arrivé une année plus tard dans nos belles contrées, soulignons-le, il faut aujourd’hui débourser un demi-rein pour se procurer la cartouche PAL qui ne faisait malheureusement pas partie de ma collection. Grand amateur des opus portables ayant fait les beaux jours de la GBA, DS et 3DS, j’ai investi en toute confiance ! Voyons voir ce que nous réserve Paper Mario premier du nom.
Dès l’introduction on retrouve le ton et l’humour décalé de la franchise, annonçant une intrigue complètement folle et bourrée d’autodérision. Une fois n’est pas coutume, Mario se lance à la poursuite de Peach (et de son château !) enlevée par l’infâme Browser grâce aux pouvoirs des étoiles, également dérobés à l’insu de nos héros. Convenu sur le papier, le scénario fait pourtant preuve d’une efficacité redoutable avec sa succession de scènes improbables et son défilé de protagonistes burlesques. L’aventure abuse des comiques de situation et profite d’une traduction Française honorable. Un vrai bon point.
Mais évidemment la sève de la série réside dans son gameplay dynamique qui revisite les mécaniques du J-RPG au tour par tour. En apparence simplistes, les affrontements se révèlent pourtant vite passionnants de par leur interaction constante avec le joueur. Mario dispose de la panoplie traditionnelle matérialisée par une jauge de HP, de MP, d'attaques spéciales ou encore l'incontournable commande des objets. Soutenu par les nombreux acolytes recrutés au cours de ses péripéties, c’est avec un partenaire peu banal, et interchangeable à tout moment, que le moustachu prend part au combat. Chaque action, y compris un simple saut ou coup de marteau, nécessite une petite manipulation afin de maximiser son efficacité. Concentration, observation et réflexes sont nécessaires afin de réussir vos assauts et, à l’inverse, parer les coups. En résulte des batailles immersives, funs et fichtrement originales !
L’expérience amassée permet d’améliorer l’une des trois catégories suivantes : jauge de vie, de magie et les « points badges ». Mario peut en effet s’équiper d’une ribambelle d’accessoires histoire d’étoffer son arsenal de coups spéciaux, ou tout simplement s’octroyer divers bonus statiques. A ne pas négliger, car derrière son aspect enfantin Paper Mario n’est pas toujours facile et requiert une certaine dose de réflexes et de stratégie, notamment contre certains boss riches en couleurs et généreux dans la distribution de mandales ! La progression, elle, est beaucoup plus évidente. Très linéaire, l’exploration reste agréable et exploite les capacités respectives de vos sidekicks. Bombinette peut faire exploser les murs fissurés, Parakarry le Koopa ailé vous aidera à traverser les fossés, Watt, la petite étoile, illuminera les chemins ténébreux, etc… Des mécaniques diverses au service d’un level design soigné, empli de petites énigmes sympathiques. Découpé en chapitres, le titre vous fera voir du pays et exploite l’univers de la licence à merveille.
Grâce à son style graphique original Paper Mario n’a pas pris une ride. Chose rare pour un soft Nintendo 64 ! Mélange de 2D/3D, jeux de perspectives, rotation de la caméra, effets visuels tape à l’œil, finesse des décors, etc… l’ensemble impressionne et fait encore son petit effet aujourd’hui. Un dépaysement visuel coloré et bon enfant, accompagné par une bande son dynamique et efficace. Mélodies joviales et bruitages burlesques baliseront votre voyage, pouvant s’étaler sur plusieurs dizaines d’heures pour les plus perfectionnistes. Foutue quête des morceaux d'étoiles...
En confiant une nouvelle fois le projet à Intelligent System, Nintendo réédite son pari et nous propose un mariage rafraichissant accessible à tous. Outre une réussite technique incontestable, c’est surtout la qualité de son gameplay qui propulse Paper Mario parmi les meilleurs jeux de la console ! Extrêmement fun, le titre n’a pas à rougir de son âge et on lui doit la plupart des mécaniques des « Mario & Luigi ». A moins d’être allergique à l’univers du plombier, ne passez pas à côté de cette petite pépite old school également accessible via le catalogue 64 de la Switch. Pas d'excuses !
Franz26 a dit (31 Décembre 2023 à 09:48)
Développé par les français de BlueTwelve Studio, Stray semble aux premiers abords s’adresser aux amoureux des petits félins domestiques. Mais derrière cet aspect « cute » qui me fait déjà perdre toute objectivité, se cache un jeu d’aventure post-Apo surprenant. Paré pour un voyage éphémère empreint d’une ambiance cyberpunk mélancolique ? Installez-vous confortablement devant l’écran avec un bol de lait, et lisez ce qui suit.
L’histoire débute par un réveil en douceur et une balade champêtre en plein air avec vos amis chats. Ici la nature semble avoir repris ses droits sur les vestiges industriels construits par l’homme, mais la quiétude ambiante cède vite place à la dramaturgie : notre petit bonhomme tombe dans les tréfonds et se réveille seul et apeuré. N’écoutant que son courage, il brave l’obscurité et débarque dans une cité habitée par des machines. Ces robots, bipèdes intelligents et anciens serviteurs d’une humanité disparue, sont stupéfiés par l’apparence de notre boule de poils, premier être biologique qu’ils aperçoivent depuis des siècles ! Très vite B-12, une IA amnésique secourue par le matou, se téléchargera dans un drone et s’improvisera compagnon de fortune en quête de sa mémoire perdue. Périple coïncidant avec notre besoin de remonter à la surface. Une tâche ardue relevant du fantasme pour les entités robotiques du coin, confinées dans leur ville délabrée des bas-fonds afin d’échapper aux Zurks : bactéries mutantes étroitement liées à l’extinction de l’humanité et des IA.
Bon, le contexte est posé, je n’en dirais pas davantage afin de vous laisser le plaisir de la découverte intact. Stray nous propose un synopsis intéressant aux thématiques classiques mais bien exploitées. Son univers, tout en verticalité, fait le reste. Dextérité féline oblige, les développeurs jouent bien sûr avec les capacités de notre avatar qui peut très facilement prendre de la hauteur ou se hisser dans des petites ouvertures discrètes. L’agilité du quadrupède renouvèle un tantinet notre approche mais ne révolutionne aucunement le genre, même si l’impression de gigantisme permanent ébranle un peu nos repères.
Le gameplay use de mécaniques classiques, essentiellement centrées sur la recherche et la résolution d’énigmes simplistes, entrecoupées de quelques phases de plates-formes ou d’action plus rythmées. Le chat interagi en permanence avec B-12, qui sert de traducteur universel et permet de contourner les limites naturelles de l’animal. On s’amusera bêtement de petites possibilités inutiles, tel que miauler, faire ses griffes ou se frotter amicalement aux passants robotiques. Un aspect ludique sans prétention au service de la narration, essentiellement visuelle et environnementale.
Vivre l’aventure à travers les yeux de ce petit minet roux, aux mimiques aussi réalistes qu'adorables, n’est pas un simple caprice marketing des développeurs. Cela sert bien évidemment l’expérience - nous parlions de proportions plus haut - mais aussi la symbolique tant le contraste entre les deux protagonistes principaux parait irrationnel. Observer ces robots émancipés mimer le style de vie de leurs anciens maitres interroge, et si la curiosité n’est pas votre fort, la direction artistique incite malgré tout à prendre son temps. Le temps d’observer, de communiquer, de se promener dans les ruelles et sur les toits. Bref, de profiter de cette ambiance cyberpunk extrêmement soignée et d’en comprendre davantage sur le background du jeu. Une atmosphère soutenue par une bande son de qualité, emplie de thèmes légers pour appuyer les moments de mélancolie et d’exploration solitaire, mais n’hésitant pas à user de sonorités plus électro lorsque le tempo s’y prête. Quantité et variété sont de mise, pour un résultat au poil.
L’envie de flâner ne serait pas si prononcée sans une solide réalisation. Ça tombe bien, Stray est une belle réussite technique ! Le titre bénéficie de textures propres, les jeux de lumières sont magnifiques et les décors fourmillent de détails. Ajoutez la taille respectable des zones urbaines et l’animation impeccable du chat, et on obtient une performance assez remarquable pour un si petit studio ! D’autant que le contenu tient la route : comptez une demi-douzaine d’heures pour terminer l’aventure en prenant son temps, et sans doute quelques sessions supplémentaires afin de dénicher tous les secrets du titre. En rapport à son prix de vente, rien à redire. Une durée de vie calibrée qui veille aussi à maintenir l’intérêt jusqu’au bout. La boucle de gameplay, malgré quelques phases surprenantes, n’étant pas prévue pour une expérience de jeu prolongée.
Stray n’est pas qu’une simple proposition contemplative. S’il se repose avant tout sur son atmosphère, semblant parfois suspendue hors du temps pour véhiculer sa mélancolie ambiante, il reste un jeu d’aventure intelligent. La complicité naissante entre les deux protagonistes ne laisse pas indifférente, et l’approche féline apporte une touche d’originalité très agréable. Sans être transcendante, l’aventure use de ressorts narratifs intéressants et ces quelques heures de jeu resteront gravées dans ma mémoire. J’en ronronnerais presque.
Sunread26 a dit (30 Décembre 2023 à 13:49)
https://sunread26.wordpress.com/2023/12/30/marvels-spider-man-remastered/
honyme a dit (28 Décembre 2023 à 15:10)
Sympas les premières heures
Très vite répétitif.
Le jeu est très très mal équilibré.
Sunread26 a dit (26 Décembre 2023 à 11:23)
Franz26 a dit (25 Décembre 2023 à 09:41)
Metroidvania en pixel art développé par le petit studio The Game Kitchen, Blasphemous emprunte à première vue un chemin déjà surreprésenté sur la scène vidéoludique indépendante. Il se démarque cependant par son univers horrifique empreint d’un culte religieux des plus malaisants.
Une abjecte malédiction connue sous le nom du « Miracle » s’est abattue sur la terre de Custodia, condamnant ainsi ses habitants et ôtant toute joie de vivre à l’humanité. Alors que le monde n’est que ruines et désolation, vous incarnez le « pénitent », un survivant anonyme lancé dans une quête obscure aux tenants et aboutissants tout aussi opaques. Difficile en effet d’éclaircir le mystère entourant ce personnage et l’univers dans lequel il évolue. Les rares PNJs ne dévoilent que des bribes d’information énigmatiques, et il faut davantage se tourner vers le lexique des objets afin d’en apprendre davantage sur le lore de Blasphemous. Un synopsis volontairement alambiqué, contribuant à l’atmosphère glauque et captivante du titre. Car avant d’aborder les mécaniques de jeu, j’insiste encore sur cette ambiance macabre qui prend aux tripes autant qu’elle n’en expose. Teintée de références au christianisme, elle abuse d’un bestiaire malsain et de scènes riches en hémoglobine ! On notera d’ailleurs la possibilité inutile mais jouissive d’effectuer des « Fatality » sur les ennemis agonisants : paix à leurs âmes.
En terme de gameplay, nous voici en présence d’un Metroidvania relativement classique dans sa construction. Mais le titre de The Game Kitchen ne s’encombre pas d’une multitude d'aptitudes à déverrouiller, et même si les allers et retours sont monnaie courante, ces dédales enchevêtrés n’ont rien de labyrinthiques et bénéficient d’un level design sage et efficace. Evidement la traditionnelle mappemonde aiguillera votre parcours, laissant la possibilité bienvenue d’annoter divers points d’intérêts.
En revanche, Blasphemous impose un minium d’exigence au joueur, et une maitrise intrinsèque des capacité du pénitent se révèle vite indispensable. La bonne gestion de l’esquive et de la parade sera souvent la clé du succès, bien davantage que les divers bonus statiques procurés par votre chapelet, aux emplacements limités, ou que les coups spéciaux de votre épée, unique arme du jeu au demeurant. La ténacité des ennemis, couplée à des phases de plates-formes parfois punitives, engendre une progression ardue et ponctuée d’échecs. Revers régulièrement occasionnés par des boss vénères et originaux, qui nécessitent parfois plusieurs essais avant de rendre leur dernier soupir.
Si l’exploration est récompensée avec nombreux collectibles, upgrade de vie, de magie ou fioles de soins pour les plus importants, elle alimente aussi votre inventaire via une multitude d’objets obscurs dont l’utilité ne saute pas aux yeux immédiatement. Certains servent à l'accomplissement d’étranges quêtes annexes, mais il faut porter attention aux détails ou lorgner sur divers « Wiki » afin de ne rien rater ! Transition toute faite vers l’excellente durée de vie du titre, puisqu’il m’a fallu une petite vingtaine d’heures au compteur avant d’afficher un pourcentage de progression quasi complet. Les plus courageux peuvent ensuite se lancer dans un second run au challenge rehaussé, afin de déchiffrer les dernières énigmes et visionner la seconde fin de Blasphemous. Notez que cette « Deluxe Edition » bénéficie de quelques amélioration en terme de contenu et d'équilibrage.
Parti pris technique et volonté de surfer sur la vibe nostalgique des « vieux» joueurs dont je fais désormais parti, les développeurs nous offrent une réalisation en pixel art d’un autre âge mais au charme indéniable. Malgré quelques beaux moments de contemplation, plutôt dus à la direction artistique macabre qu’à la qualité appréciable des décors, on s’extasiera plus facilement sur les cinématiques « old school » et la taille de certains sprites. En effet, plusieurs boss, PNJs et autres abominations apportent un peu de piquant à une esthétique volontairement terne, en parfaite résonnance avec l’atmosphère sordide du titre.
La bande son apporte son mortier à l’édifice et accompagne votre éprouvante pénitence avec justesse. Des thèmes d’ambiance mélancoliques embellissent la majorité de votre parcours, ainsi guitares, pianos et violons reviennent régulièrement dans des styles distincts au rythme varié. Un vrai régal, qui peut aussi se matérialiser par des passages plus « métalleux » aux tons saturés, ou encore des sonorités brutes et primitives lors des affrontements. Un ensemble sonore très travaillé, qui accentue cette ambiance malsaine et corrobore l'influence religieuse des lieux.
Qualifié de « Soulsvania » par certains, il est vrai que Blasphemous reprend quelques éléments chers à la saga de From Software. Ambiance désolée quasi dépourvue d’espoir, scénario énigmatique et difficulté conséquente en sont la preuve. Mais ce petit parallèle mis à part, le titre de The Game Kitchen dégage une identité propre. Sans révolutionner le genre, il se distingue essentiellement par son ambiance et cette pénitence macabre emplie de souffrances. Quelques petits défauts çà et là, entre des phases de plates-formes perfectibles, des quêtes annexes indéchiffrables et un gameplay assez lourd, tous les joueurs n’adhéreront pas et lui préféreront peut-être des « Metroidvania » plus dynamiques. Les autres découvriront une expérience peu commune aux mécaniques efficaces et immersives. Excellente découverte.
Dreadz23 a dit (13 Décembre 2023 à 00:51)
J'ai passé un super moment, ce jeu est un véritable bonbon <3
Une pincée de Miyazaki, un soupçon de Ori and the Blind Forest et vous obtenez cette merveille !
Les musiques et les dessins sont magnifiques.
(Je vais clairement ajouter ces musiques à mes playlists, j'en chialerais tellement elles sont belles <3)