Norteim a dit (01 Mars 2024 à 01:32)
En installant Bioshock 2, après avoir terminé l'opus précédent, j'ai ressenti une légère appréhension. Sans douter pour autant douter du talent de 2K Games, il m'a semblé difficile de reproduire une expérience similaire à celle provoquée par ses premiers pas dans Rapture. Retourner dans la même cité sous-marin, une seconde fois, retrouver ces chèrs.es Chrosomes, utiliser le même type d'arsenal... Les développeurs allaient devoir redoubler d'efforts pour nous surprendre.
Les premières heures de jeu confirmèrent ce ressenti. On incarne certes un Protecteur mais les similitudes avec le Bioshock originel restent frappantes. Je n'abandonne pas mes jeux en cours de route, mais je me suis préparé mentalement à devoir affronter une expérience déjà connue et moins savoureuse que la précédente.
Puis, je suis arrivé au parc Ryan, et 2K Games m'a mis une claque. Une seconde fois.
L'effet de découverte est effectivement absent, mais le jeu ne cherche pas à récréer désespérément cette illusion. Il connaît ses points forts et prend le temps de les mettre en scène. Pourquoi se précipiter à dévoiler un trésor quand chaque rue de Rapture possède sa propre fortune ?
L'ambiance m'a semblé d'abord plus horrifique que dans l'opus précédent : j'ai eu la même sensation que dans l'antique Clinique Steinman mais sur la quasi-totalité du scénario. Les Chrosomes Plafonniers sont terrifiants et se permettent parfois les pires screamers. J'ai parfois eu le sentiment, devant certains moments particulièrement intenses ou devant le désign de certains ennemis, d'assister à une sorte de "pré-Outlast". On n'est pas sûr un jeu consacré entièrement à de l'horreur mais Rapture ne s'est pas améliorée depuis votre dernière visite.
Bien que l'antagoniste principale, la Dr Lamb, ne parvient à se hisser au même rang que les grandiloquents Fontaine ou Andrew Ryan, la galerie de personnage dans sa totalité - notamment celui d'Eleanor, qui donne la parole aux Glaneuses - et la forte quantité de magnétophones n'ont rien à envier au premier Bioshock. Le scénario ne repose plus entièrement sur l'échec du libéralisme - bien que la "Famille" collectiviste ne soit en réalité qu'une secte rendue permise à cause de l'idéologie précédente - mais sur la question du libre-arbitre qui permet une profonde réflexion à travers l'existence même des Protecteurs et des Petites Filles, déjà entamée dans la narration principale du premier jeu.
Les décors sont grandioses, mélangeant les ruines sacrifiée de Rapture, les vestiges du monde de Ryan ainsi que les semblants de communautés organisées par le Dr Lamb et ses alliés.es.
Une fois de plus, 2K Games nous livre un jeu profondément réflexif sur des questions inhérente à l'existence. Peut-on être libre ? Le bien commun prône-t-il sur l'individualité ? Bioshock 2 se présente comme le digne héritier de son prédécesseur et promet à la franchise un avenir brillant.
Norteim a dit (01 Mars 2024 à 01:15)
En installant Bioshock 2, après avoir terminé l'opus précédent, j'ai ressenti une légère appréhension. Sans douter pour autant douter du talent de 2K Games, il m'a semblé difficile de reproduire une expérience similaire à celle provoquée par ses premiers pas dans Rapture. Retourner dans la même cité sous-marin, une seconde fois, retrouver ces chèrs.es Chrosomes, utiliser le même type d'arsenal... Les développeurs allaient devoir redoubler d'efforts pour nous surprendre.
Les premières heures de jeu confirmèrent ce ressenti. On incarne certes un Protecteur mais les similitudes avec le Bioshock originel restent frappantes. Je n'abandonne pas mes jeux en cours de route, mais je me suis préparé mentalement à devoir affronter une expérience déjà connue et moins savoureuse que la précédente.
Puis, je suis arrivé au parc Ryan, et 2K Games m'a mis une claque. Une seconde fois.
L'effet de découverte est effectivement absent, mais le jeu ne cherche pas à récréer désespérément cette illusion. Il connaît ses points forts et prend le temps de les mettre en scène. Pourquoi se précipiter à dévoiler un trésor quand chaque rue de Rapture possède sa propre fortune ?
L'ambiance m'a semblé d'abord plus horrifique que dans l'opus précédent : j'ai eu la même sensation que dans l'antique Clinique Steinman mais sur la quasi-totalité du scénario. Les Chrosomes Plafonniers sont terrifiants et se permettent parfois les pires screamers. J'ai parfois eu le sentiment, devant certains moments particulièrement intenses ou devant le désign de certains ennemis, d'assister à une sorte de "pré-Outlast". On n'est pas sûr un jeu consacré entièrement à de l'horreur mais Rapture ne s'est pas améliorée depuis votre dernière visite.
Bien que l'antagoniste principale, la Dr Lamb, ne parvient à se hisser au même rang que les grandiloquents Fontaine ou Andrew Ryan, la galerie de personnage dans sa totalité - notamment celui d'Eleanor, qui donne la parole aux Glaneuses - et la forte quantité de magnétophones n'ont rien à envier au premier Bioshock. Le scénario ne repose plus entièrement sur l'échec du libéralisme - bien que la "Famille" collectiviste ne soit en réalité qu'une secte rendue permise à cause de l'idéologie précédente - mais sur la question du libre-arbitre qui permet une profonde réflexion à travers l'existence même des Protecteurs et des Petites Filles, déjà entamée dans la narration principale du premier jeu.
Les décors sont grandioses, mélangeant les ruines sacrifiée de Rapture, les vestiges du monde de Ryan ainsi que les semblants de communautés organisées par le Dr Lamb et ses alliés.es.
Une fois de plus, 2K Games nous livre un jeu profondément réflexif sur des questions inhérente à l'existence. Peut-on être libre ? Le bien commun prône-t-il sur l'individualité ? Bioshock 2 se présente comme le digne héritier de son prédécesseur et promet à la franchise un avenir brillant.
Dreadz23 a dit (27 Février 2024 à 22:56)
Le jeu se lance mais je ne peux pas regarder les vidéos en jeu. Autant vous dire que l'expérience est assez courte puisque c'est toute l'essence du truc, apparemment. De ce que j'ai vu, c'est un problème connu mais jamais résolu en 9 ans d'existence du jeu..
Edit, 2 mois plus tard : J'ai acheté un Steam deck, je me disais que c'était le jeu idéal a faire dessus donc je l'ai réinstallé. Une ou deux vidéos se lancent bien. Le reste, c'est un écran multicolore et du brouillard, saupoudré de sous-titres pour un extrait qui dure 2 secondes sur 43. Impossible de regarder les vidéos donc, ni même d'essayer de suivre uniquement les dialogues puisque la "vidéo" n'est pas lue entièrement.... Nouvel abandon et je campe sur mes positions concernant le fait que ce jeu est complètement abandonné depuis le jour 1.
Benben a dit (26 Février 2024 à 08:14)
@Dreadz23, tu as peut-être mal paramétré ton jeu car Mirror's Edge sur PC peut se jouer en 1080p...
Norteim a dit (25 Février 2024 à 23:55)
Durant près d'une décennie, je n'ai su m'expliquer mes multiples abandons sur Bioshock. Le gameplay peut certes paraître vieillissant mais habitué au anciens FPS, je n'en tire pas là ma raison principale de cet échec. La proposition est intéressante, Rapture est grandiose, l'univers est passionnant... Alors pourquoi diantre n'ai-je pu aller au bout de ce jeu durant mon adolescence ?
Bioshock est un jeu intelligent. D'ores et déjà, son gameplay en est la preuve : la présence des Plasmides diversifie les styles de jeu et propose un vent de fraicheur dans l'océan des jeux de tir en 2007. Mais c'est son écriture et sacité sous-marine qui révèlent être le véritable bijou de l'écriture des développeurs.
Rapture est l'allégorie du libéralisme économique poussé à l'excès : issu du rêve grandiloquent de son créateur Andrew Ryan, la ville flirt en permanence entre l'émerveillement et l'horreur. Elle représente le paradis de l'économie de marché et de ses dérives, libérées de toute morale.
Les Glaneuses d'Adam, petites filles modifiées génétiquement et leur Protecteur sont créer dans une volonté de profit, de diffuser un produit addictif plus rapidement et plus librement afin d'enrichir leur créateur, Fontaine, ainsi que le fondateur de la cité. Notre propre protagoniste s'avère également, sans trop de spoil, être issu de ce système capitaliste désastreux.
Le joueur déambule donc dans les ruines de Rapture, dont les vestiges sont agrémentées des nombreux enregistrements des différentes personnalités de la ville, avouant crimes et confidences à notre oreille attentive. Andrew Ryan et son charisme légendaire, véritable homme d'affaire obsédé par la liberté de marché, Fontaine, dont l'entreprise de Plasmide rayonne comme une drogue aux effets dévastateurs sur l'ensemble de la ville, la docteure Tenenbaum, rescapée des camps de concentration qui finalement commet les mêmes crimes génétiques que ses précédents ravisseurs...
Bioshock est bien plus qu'un simple FPS. Il m'aura fallu quelques années pour grandir et comprendre cette proposition philosophique et politique, pour saisir les enjeux intimes des différents personnages et la vision critique de ce que provoque la logique capitaliste lorsqu'elle n'est freinée par aucun contre-pouvoir. Je n'avais les clés en main durant mon collège pour en apprécier la grandeur : je suis sincèrement heureux d'être aujourd'hui en mesure de la savourer dans son entièreté.
Norteim a dit (25 Février 2024 à 23:53)
Durant près d'une décennie, je n'ai su m'expliquer mes multiples abandons sur Bioshock. Le gameplay peut certes paraître vieillissant mais habitué au anciens FPS, je n'en tire pas là ma raison principale de cet échec. La proposition est intéressante, Rapture est grandiose, l'univers est passionnant... Alors pourquoi diantre n'ai-je pu aller au bout de ce jeu durant mon adolescence ?
Bioshock est un jeu intelligent. D'ores et déjà, son gameplay en est la preuve : la présence des Plasmides diversifie les styles de jeu et propose un vent de fraicheur dans l'océan des jeux de tir en 2007. Mais c'est son écriture et sa cité sous-marine qui révèlent être le véritable bijou de l'écriture des développeurs.
Rapture est l'allégorie du libéralisme économique poussé à l'excès : issu du rêve grandiloquent de son créateur Andrew Ryan, la ville flirt en permanence entre l'émerveillement et l'horreur. Elle représente le paradis de l'économie de marché et de ses dérives, libérées de toute morale.
Les Glaneuses d'Adam, petites filles modifiées génétiquement et leur Protecteur sont créer dans une volonté de profit, de diffuser un produit addictif plus rapidement et plus librement afin d'enrichir leur créateur, Fontaine, ainsi que le fondateur de la cité. Notre propre protagoniste s'avère également, sans trop de spoil, être issu de ce système capitaliste désastreux.
Le joueur déambule donc dans les ruines de Rapture, dont les vestiges sont agrémentées des nombreux enregistrements des différentes personnalités de la ville, avouant crimes et confidences à notre oreille attentive. Andrew Ryan et son charisme légendaire, véritable homme d'affaire obsédé par la liberté de marché, Fontaine, dont l'entreprise de Plasmide rayonne comme une drogue aux effets dévastateurs sur l'ensemble de la ville, la docteure Tenenbaum, rescapée des camps de concentration qui finalement commet les mêmes crimes génétiques que ses précédents ravisseurs...
Bioshock est bien plus qu'un simple FPS. Il m'aura fallu quelques années pour grandir et comprendre cette proposition philosophique et politique, pour saisir les enjeux intimes des différents personnages et la vision critique de ce que provoque la logique capitaliste lorsqu'elle n'est freinée par aucun contre-pouvoir. Je n'avais les clés en main durant mon collège pour en apprécier la grandeur : je suis sincèrement heureux d'être aujourd'hui en mesure de la savourer dans son entièreté.
Dreadz23 a dit (24 Février 2024 à 15:59)
Ca me fait penser à un vieux, vieux, vieeuuux jeu de playstation. Mauvaise idée de le lancer 15 ans plus tard, il a très mal vieilli. J'étais prête à jouer quand même un peu dessus et puis je suis tombée. Les points de sauvegarde ne sont pas réguliers donc j'ai repoppé looongtemps avant ma chute. Flemme de recommencer.
Je ne doute pas que ça devait être révolutionnaire à sa sortie mais actuellement, j'ai l'impression de faire un enième jeu du genre. Et puis bon, ça fait mal au cul de se dire que Mass Effect est sorti un an avant... Ça a beaucoup trop vieilli pour que je puisse le recommander : dès le lancement, on est en 800x600 et c'est le max ! xD
Dreadz23 a dit (24 Février 2024 à 14:33)
Alors oui, les graphismes et la musique sont vraiment magnifiques, c'est super poétique tout ça, tout ça... Mais ça ne suffit pas pour faire un bon jeu ! Car c'est aussi très chiant ! L'histoire n'est pas intéressante et on joue clairement à un jeu à Patounes (voir Joueur du Grenier) et je déteste ça !
Dessia a dit (21 Février 2024 à 18:44)
Ce jeu a été pour ma part juste INCROYABLE. Je suis fan du studio Quantic Dream pour leurs jeux vachement touchant. Heavy Rain et Beyound two souls étaient déjà incroyable mais alors celui là... J'ai vu pas mal de critique disant que le jeu était trop court, pour ma part j'y ai joué assez lentement pour être sur de ne rien louper alors ça m'a pas vraiment gêner :D. J'aime beaucoup le fait qu'il y ait autant de choix et de possibilité durant le jeu avec un grand nombre de fin cela incite à rejouer au jeu plusieurs fois pour découvrir les autres fins. Bref cette merveille est déjà sorti il y a plus de 5 ans mais je vous le conseille vivement si vous n'y avez pas encore joué. :)