Benben a dit (08 Décembre 2015 à 10:28)
Avec quel jeu attaquer la 8é génération de consoles ? Avec le portage d'un jeu de 7é génération pardi ! Mais tant qu'à faire, autant en choisir un bon, un très bon, un qui devrait imprimer les boutons de la manette sur les mains tel un fer rouge. Alors c'est parti pour un voyage en Drangleic avec Dark Souls II.
Sans surprises, From Software reprend la même recette que pour les opus Souls précédents et largue le joueur au beau milieu d'un monde hostile et oppressant. Histoire de rameuter du public, on a droit à un enrobage et une narration plus poussés et DEUX cinématiques d'intro vont venir expliquer pourquoi on se retrouve à poil au milieu des bois. On retrouve très vite ses marques après la 1ere mort qui doit survenir dans les deux premières minutes de jeu et qui donne accès au bien nommé succès "This is Dark Souls". Le ton est donné, l'aventure peut débuter.
La version Scholar of the First Sin propose un rendu visuel vraiment éblouissant : le jeu est fluide (60 FPS constants), les effets de lumière toujours bien placés, les décors variés et impressionnants, les effets spéciaux moins kitsch. Bref, c'est du tout bon et c'est vraiment plaisant de pouvoir apprécier la direction artistique à sa juste valeur dans des conditions idéales.
A l'image de Demon's Souls, on ne pourra ici monter de niveau qu'en un seul endroit de Drangleic, et ce, en allant discuter avec un PNJ aux relents tout aussi mélancoliques que ceux de la Maiden in Black. Si le fait de devoir retourner dans cette zone centrale peut paraitre rébarbative, il n'en est rien, car ce havre de pseudo paix permettra également de retrouver d'autres PNJ libérés, d'acheter des items uniques, d'améliorer ses armes, bref, de se préparer à affronter des créatures toujours plus fortes.
Cependant, j'ai trouvé la difficulté de cet opus bien moins élevée que dans Dark Souls. D'aucuns diront qu'après avoir terminé les deux premiers Souls, on est rodé au genre, mais rien dans la partie hors DLC ne m'aura tenu tête bien longtemps. Avec une atmosphère globalement bien moins sombre, si l'aventure n'a certes rien d'une balade champêtre, elle a peiné à me mettre dans l'ambiance qui m'avait complètement accroché dans les volets précédents.
Cela dit, certains lieux comme le Gutter, Lost Bastille ou Undead Crypt sont de dignes enfants du genre, et resteront collés dans mes rétines encore longtemps. La variété des zones apporte un renouveau constant et l'exploration, si elle est toujours sujette à des moments de gros stress, demeure un point crucial de l’œuvre. La découverte de passages secrets, les rencontres fortuites avec un bestiaire plutôt bien inspiré, l'ouverture de raccourcis, font partie intégrante du gameplay et s'avèrent nécessaires pour dénicher les meilleurs objets et comprendre Drangleic.
Les boss, nombreux, ne proposent hélas que peu de patterns et à part quelques exceptions (The Pursuer, salaud !) on retrouvera sous une apparence différente un même type de combattant qu'on aura tôt fait de mettre en pièce. Certains boss optionnels (Executionner's Chariot, Old Dragonslayer...) rendront quant à eux les duels plus variés et opposeront un challenge digne dont on sera plus que soulagé de sortir vainqueur.
Les 3 DLC proposés avec cette version apportent chacun beaucoup de choses : beaucoup d'heures de jeu, une difficulté démultipliée, de l'originalité. Si l'aventure principale m'a parue limite facile, ce fut une toute autre paire de manches pour récupérer les trois couronnes des rois déchus... Et que dire des boss optionnels carrément surpuissants et qui demandent de surcroît de survivre à un parcours du combattant avant de les atteindre ! Il y a donc ici de quoi rallonger le durée de vie déjà conséquente de Dark Souls II.
68 heures m'auront donc été nécessaires avant de donner un dernier coup d'épée et de lever la malédiction pesant sur Drangleic. J'en ressors avec l'impression d'avoir vécu encore une fois un grand jeu d'aventure, digne successeur de la saga Souls, qui trouve sa propre identité dans les petites différences qu'il affiche par rapport à son épique grand frère.
Benben a dit (23 Octobre 2015 à 23:06)
C'est là que tu te rends compte qu'en 1987 tout était déjà là dans Metal Gear : infiltration, rations, alertes, silencieux, boites en carton, jumelles thermiques, et scénario à rebondissements et même le codec !
Un bon jeu, pas difficile dans son gameplay mais qui nécessite une soluce pour trouver les bons items à temps pour avancer sous peine de se retrouver bêtement bloqué et d'avoir à retourner loin en arrière pour récupérer tel ou tel bidule.
En tout cas, ça fait toujours un petit quelque chose de croiser Gray Fox pour la 1ere fois, et de subir la trahison de Big Boss.
Benben a dit (23 Octobre 2015 à 09:14)
Plusieurs fins possibles n'empêchent pas des suites de voir le jour : les créateurs choisissent simplement quelle fin est canonique pour eux. The Witcher 1 et 2 proposent également plusieurs fins.
Benben a dit (19 Octobre 2015 à 11:59)
Hideo Kojima nous a gratifié d'un jeu somptueux avec ce MGS2, digne héritier de l'opus de 1998. Une mise en scène incroyable, un scénario complètement pété mais qui s'inscrit logiquement dans la saga... C'est parfait.
http://www.geekunleashed.fr/metal-gear-solid-2-sons-of-liberty_128.html
Benben a dit (13 Octobre 2015 à 15:20)
J'te ferai saliver mon petit Franzou, je viens d'attaquer ce monument :) T'as pas fini d'en entendre parler !
Benben a dit (04 Octobre 2015 à 17:41)
- commentaire à lire en écoutant la musique en vidéo ci-dessous... histoire de tirer une larme aux nostalgiques ! -
A quoi reconnaît-on un bon jeu ?
Outre les éternelles qualités graphiques, scénaristiques, musicales, etc... Je pense qu'un autre facteur déterminant est aussi le temps que l'on passe dessus, à l'explorer à le faire durer le plus possible avant de filer donner une bonne leçon au boss final.
Parce que l'on sait qu'une fois ce combat terminé, il faudra tourner la page, dire au revoir aux héros que l'on a contrôlé pendant des dizaines d'heures et avec qui nous avons arpenté tant de kilomètres/octets. Même si on pourra toujours recommencer le jeu, il manquera toujours l'étincelle de l'émerveillement et ce sentiment unique lorsque le générique de fin est apparu pour la première fois.
Et l'on s'échappe ici du domaine des bons jeux pour entrer dans celui de l'excellence. Car quand sortir le CD de la console pour le ranger précieusement dans sa boite vous semble une hérésie, c'est qu'il vous a marqué durablement.
Quand 90h de jeu ne suffisent pas à arrêter de s'émerveiller devant la direction artistique ou les musiques, on sait (enfin, on le sait déjà depuis 85 heures en fait) qu'on a le privilège de participer à l'un des titres les plus marquants de sa génération, et qui aujourd'hui encore peut largement se vanter d'être l'un des meilleurs RPG tous supports confondus, toutes époques confondues.
Xenoblade Chronicles est un jeu (franchement je trouve que ce mot "jeu" est une insulte tant on va au delà du simple divertissement dans le domaine vidéo-ludique maintenant) qui marque tant il est peaufiné et fait pour décalquer les sens.
On pourra peut-être lui reprocher de trop prendre son temps pour installer son scénario, de distiller les informations au compte-goutte au risque de perdre le joueur parmi les très nombreuses quêtes annexes, mais ce serait faire preuve de mauvaise foi que de s'en tenir à cela, car l'immersion dans le monde de Bionis est totale et sans cesse renouvelée. Il y a tellement à faire et à voir, que finalement le scénario principal pourrait même venir troubler le goût de l'aventure et de la découverte qui sont primordiales ici. La cosmogonie formée par le Bionis et le Mechonis témoignent de l'ingéniosité et de l'imagination des créateurs.
Avec un système de combat rythmé et aux multiples combinaisons, les duels ne sont jamais redondants. Sa simplicité de mise en œuvre pourrait faire croire à un manque de challenge, mais il n'en est rien. Comme quoi, nul besoin de complexité pour proposer un système performant.
A la limite, seule la création de gemmes (sortes de Materias à apposer sur un équipement) pourrait ternir l'expérience car elle est rébarbative et nécessaire.
Mais avec un gameplay qui propose de ne pas forcement retourner voir un PNJ lorsqu'une quête est terminée... J'ai envie de dire, tout est pardonné. C'est simple, mais il fallait y penser. A ma connaissance les autres RPG imposent toujours de retourner voir le personnage qui nous a donné une quête pour pouvoir la clôturer.
Autre originalité du gameplay : la dimension sociale entre chacun des membres du groupe, et avec le reste du monde. Permettant d’accroître les capacités lors des combats ou bien de pouvoir échanger des items (très... trèèèès) rares, ce système, si l'on souhaite en faire le tour, demande à lui seul des dizaines et des dizaines d'heures.
Le character-design est un digne héritier de ce qui se fait de mieux au Japon, tout en évitant la surenchère. Ici, chacun est classe (voire très classe) mais sans en faire des tonnes. Il va sans dire que tout le monde a une personnalité bien distincte qui apporte une profondeur et une crédibilité au groupe. Seul souci... Certains casques sont tellement dégueulasses que les voir portés pendant une cinématique cruciale rendrait la scène comique sans son contexte. Oui je précise au passage que chaque pièce d'équipement (et le jeu en propose... beaucoup !) apparaît en temps réel sur les modèles.
Les musiques n'en finissent jamais d'étonner par leur parfaite adéquation avec les environnements tous variés. Mélancoliques, agressifs, exaltants, enjoueurs, chaque thème est puissant. Je n'en attendais pas moins de la compositrice de Kingdom Hearts.
La Wii U propose via son habile émulation de sa grande sœur, d'afficher les titres de la génération précédente sur un écran HD sans perdre en qualité. Certes la résolution est basse, et l'aliasing omniprésent, mais la console fait vraiment honneur à Xenoblade. Encore une excellente raison de posséder cette machine, boudée par le public alors qu'elle est clairement géniale.
Pièce maîtresse du jeu vidéo, Xenoblade réussit magistralement à toucher et à marquer quiconque s'y frotte (enfin... presque quiconque !).
PS : 12/20 à un titre que j'encense ? Meuh 12 c'est une bonne note non ?
https://www.youtube.com/watch?v=PGkPEDFRgng
Benben a dit (16 Septembre 2015 à 10:08)
M'étonnerait que CDProjekt s’asseye sur la poule aux œufs d'or quand même.
Enfin bon, j'ai pas encore tâté de ce Witcher 3é du nom mais j'imagine, vu ton commentaire Touket, que ça se termine mal...
Benben a dit (16 Septembre 2015 à 10:06)
@Danette > Seriebox est un site collaboratif, libre à toi de créer la fiche pour les épisodes suivants, pour d'intégrer le tout à une saga :)
Benben a dit (09 Septembre 2015 à 09:56)
@bigpeperoni > tu as les deux opus précédents à faire sinon ^_^
Benben a dit (28 Août 2015 à 09:02)
Mouarf, avec 1h de jeu seulement c'est quand même hardcore de poser un 4/20, note qui n'est objectivement pas méritée ^_^