Franz26 a dit (17 Avril 2018 à 07:41)
Après l’échec cuisant de Metroid Prime : Federation Force sur 3DS, Nintendo joue la sécurité et nous propose cette fois un remake de Metroid II : Return of Samus, sorti à l’origine sur Game Boy en 1991. L’occasion pour beaucoup d’entre nous de découvrir cet opus complètement remis au goût du jour.
Un bon vieux Metroid en 2D : on me prend par les sentiments ! Quel bonheur que de retrouver une recette maintes fois éprouvée mais tellement géniale qu’elle a donné son nom au genre ! S’en suit donc un gameplay millimétré au poil, orienté action et plates-formes, mais clairement centré sur l’exploration. Chemins et secrets se dévoilent au fur et à mesure des capacités acquises, imposants une fouille minutieuse et récurrente des niveaux. En résulte un grisant sentiment de découverte, car l’univers de Metroid fait preuve d’une richesse remarquable tant en terme de direction artistique que de level design. Un régal, d’autant que le double écran de la console accentue clairement le confort de jeu.
Techniquement Metroid : Samus Returns s’en sort bien et bénéficie d’une 3D soignée, d’effets impressionnants et d’une animation impeccable. Si l’ensemble se révèle fort agréable ce n’est pas non plus la claque visuelle, et il est un peu dommage de ne pas avoir osé une réalisation 2D d’un autre temps mais au charme souvent incomparable.
On passera sur le scénario sans grand intérêt qui se concentre sur l’extermination sauvage des Metroid, pour saluer une bande son de bonne facture au « sound design » délicieusement familier. S’ajoute une durée de vie très correcte pour compléter un tableau quasi parfait !
N’ayant pas touché à l’opus original, c’est avec un regard neuf que je considère ce Samus Returns comme l’un des meilleurs titres de la série. Je languissais un Metroid à l’ancienne depuis l’épisode Zero Mission sur GBA (13 ans déjà), et me voici enfin comblé ! Un digne représentant d’une saga mythique, classique mais diablement efficace. Que demander de plus ? Foncez !
Benben a dit (16 Avril 2018 à 10:33)
De Dark Souls à Bloodborne, il n’y a qu’un pas. Et FromSoftware a fait ce pas de la plus belle des manières, en proposant un jeu aussi exigeant que ses aînés, en proposant quelques éléments novateurs sur le gameplay, et surtout en lui apposant une patte scénaristique et une ambiance originales.
Le joueur est donc, comme d’habitude, transporté dans un monde en décrépitude. Bienvenue à Yharnam, ville aux accents victoriens, en proie au feu et à la folie alors que le soleil se couche. La « Hunt’s Night » peut commencer, et c’est en arpentant les rues délabrées de la cité que l’on prendra la mesure du désastre. Les habitants se transforment en monstres sanguinaires, ou bien restent cloîtrés chez eux, livrant des bribes de compréhension au chasseur esseulé que vous incarnez.
Les habitués des Souls prendront vite leurs marques, même si le bouclier est aux abonnés absents, remplacé par une arme à feu dont l’utilité reste encore à déterminer… selon la stratégie choisie bien entendu ! Les roulades sont également remplacées par des sauts de côté, mettant donc la retraite en retrait, et l’accent sur l’agressivité. En effet, contre-attaquer sera un bon moyen de récupérer une partie de la vie que vos ennemis vous auront volé. Mais attention à l’appât du gain, car une contre-attaque mal dosée peut également s’avérer plus gourmande en points de vie si les choses tournent au vinaigre.
On retrouve un level-design inspiré, proposant une multitude de raccourcis à découvrir et à ouvrir, révélant le savoir-faire en matière de construction et de compréhension des niveaux. Ce faisant, FromSoftware oblige le joueur à explorer la carte de fond en comble avant de lui permettre de foncer vers la sortie. Il n’y a pas à dire, c’est bien un domaine dans lequel ce studio est passé maître. Même si au fil de l’aventure, on constatera une redondance au niveau des décors. Yharnam et Old Yharnam sont complémentaires, la vieille ville contrebalançant à merveille son pendant moderne. Les Forbidden Woods sont un bel hommage aux jeux précédents de la série et on retrouvera avec délectation les marais, les forêts, et les ennemis bien cachés. Mais au bout de la quinzième église visitée, on aura quand même un sentiment d’avoir fait le tour du sujet. Les zones optionnelles viennent remettre un peu les pendules à l’heure, et Cainhurst Castle sera un plaisir à explorer. L’extension The Old Hunters sera hélas aussi source de frustration si l’on s’attend à y découvrir comme dans les Souls, des environnements totalement différents. La première partie de l’aventure reprenant la zone des cathédrales du jeu. Heureusement, le village de Fishing Hamlet et le Research Hall permettent de terminer l’extension dans des zones qui donnent une bouffée d’air frais.
Un petit bémol également au niveau du bestiaire, qui manque d’étonner. Les chiens ou les loups-garous sont réutilisés à toutes les sauces, les villageois changent de couleur selon la zone, mais en bref, on retrouve toujours les mêmes ennemis du début à la fin. Les boss ont au moins le mérite d’être variés et originaux. Certains sont des grands classiques de la série, comme Vicar Amélia, tandis que d’autres font figure d’intrus dans ce Panthéon, Micolash en tête. On pourra aussi parler de Rom The Vacuous Spider, boss le plus chiant et ennuyeux jamais crée. Hormis le tout premier boss, qui est en fait optionnel, aucun n’opposera d’ailleurs de vraie difficulté. Dans le DLC, Ludwig et Laurence sauront donner du fil à retordre, et sans les bonnes améliorations sur les armes, ont de quoi décourager.
Bloodborne sait par contre happer l’attention avec une ambiance complètement novatrice et très largement inspirée par l’œuvre d’HP Lovecraft. On retrouvera donc une culture de l’ère industrielle, aux sonorités encore très anglaises, et des personnages ou des lieux clairement inspirés des divinités issues des espaces sombres entre les étoiles. Le design d’Amygdala, ou le village de Fishing Hamlet sont des références on ne peut plus claires à ce que l’on peut lire dans diverses nouvelles de l’auteur le plus misanthrope du 20é siècle.
Tout comme ses prédécesseurs, Bloodborne n’est PAS un jeu difficile. Il est exigeant, tout simplement. Ici le joueur doit contrer le jeu, et essayer de retourner à son avantage les moindres aspects. Je ne dis pas que les Souls sont finissables les yeux fermés (quoi que je suis quasiment certain qu’en cherchant sur Youtube on tombera sur un psychopathe qui aura terminé le jeu en SL1 avec une main dans le slobard et avec une manette de Super-Nes…), uniquement qu’il s’agit de jeux qui demandent une concentration et une attention constantes ainsi qu’un peu de dextérité. Les ennemis ne sont pas imprévisibles et il faut juste avoir la patience d’apprendre leurs faiblesses, car les développeurs ont évidemment fait exprès d’en laisser mais sans les rendre évidentes et clignotantes.
Cela reste un pur plaisir à jouer et à explorer, avec une durée de vie plus que conséquente. Les donjons du Calice viennent augmenter un peu artificiellement le plaisir, et proposent même des boss jamais vus et vraiment sympa à combattre. Dommage que chacun des labyrinthes soit construit sur la même logique.
Bl0f3ld a dit (13 Avril 2018 à 20:07)
Très fun, très facile à prendre en main. Il n'y a certes pas les frissons du premier avec les maps personnalisables et tous les petits trucs cools cachés dans les niveaux mais c'est un très bon quake-like
HellKNIGHT a dit (11 Avril 2018 à 22:56)
Un jeu assez difficile dans ses derniers niveaux, pour lesquels il fallait apprendre la progression par coeur. Mais assez plaisant à jouer quand même.
Biobazard a dit (09 Avril 2018 à 18:12)
Un peu moins emballé que le 2, mais à partir de la seconde moitié du jeu, on assiste à des scènes cultes (le navire qui coule, le cite des sables qui s'effondrent), c'est que du bon ! Uncharted est définitivement une série que l'on doit faire en tant que possesseur de Ps3.
Benben a dit (07 Avril 2018 à 08:07)
Difficile d'ajouter quoi que ce soit au commentaire de mon estimée raclure de bidet, alias Franz. Au niveau des inspirations de Divinity : Original Sin, on relèvera donc évidemment Diablo, mais aussi et surtout Baldur's Gate, Neverwinter Nights, Titan Quest, qui ont fortement inspiré le gameplay et l'ambiance. Après des années passées à poncer des jeux de rôle qui mettent la vitesse d'exécution au premier plan, qu'il est bon de revenir aux sources !
Plutôt difficile lors de la prise en main, le titre demandera une dizaine d'heures avant d'être pleinement dompté et d'acquérir les capacités clés de vos personnages. Au passage, on remerciera les développeurs qui ont eu l'idée merveilleuse de pouvoir immobiliser les ennemis avec des sorts de glace. Certains ennemis, voire des boss, ont passé des combats entiers sans jouer pendant qu'on s'acharnait sur eux. Il faut dire que Divinity ne fait pas de cadeaux, donc on rend la monnaie sans coup férir.
Vous pourrez diriger une équipe de 4 personnages (deux principaux, Sources Hunters en charge d'une enquête qui les mènera bien plus loin, et deux co-équipiers), et ce faisant, équilibrer les capacités pour faire face aux dangers de Rivellon. Il va sans dire qu'avoir deux magiciens dans la troupe s'avère un bonus indispensable pour venir à bout des combats les plus coriaces mais aussi pour résoudre les puzzles les plus retors.
Enfin, ici on ne s'embêtera pas à vouloir être un héros : les vols à l'étalage sont obligatoires (certaines maisons se retrouveront sans argenterie et sans tableaux dès que vous aurez compris que ce sont des objets que le premier marchand venu rachètera sans poser de questions), et l'assassinat de PNJ sera une seconde nature si tant est que cela rapporte un peu d'expérience. Une denrée rare, et donc recherchée. Sur 75 heures de jeu, nous sommes allés jusqu'au niveau 20, ce qui fait peu en regard des RPG actuels. Dites donc au revoir à votre réputation, tout ce qui compte c'est le pognon, le loot, et l'XP !
Et pour paraphraser le parangon du "oups j'me suis trompé de sort" qui a posté le commentaire ci-dessus, Divinity est un jeu VERBEUX. Très très très verbeux. Des dizaines de milliers de lignes de texte, parfois récitées parfois non, agrémentent les quêtes. Cela démontre la profondeur et la complexité du monde de Rivellon, mais hélas, en mutli ou en solo, il faut s'accrocher pour suivre tous les tenants et aboutissants de l'histoire. Pourtant, je suis un gros lecteur, mais ici, difficile rester de longues minutes à laisser les personnages déclamer leur litanie.
Quoi qu'il en soit, ce projet Kickstarter a su tenir ses promesses et aller bien au delà. C'est un jeu fait avec amour et dévotion, par des passionnés du genre. Je suis complètement paré pour tenter l'aventure de Divinity 2 :)
Franz26 a dit (06 Avril 2018 à 20:07)
L’adaptation d’un titre PC sur console est souvent une tâche délicate, mais cette Enhanced Edition de Divinity : Original Sin, désireuse de toucher un large public, s’est immédiatement vu encensée par la presse et les joueurs. Difficile de faire l’autruche devant un titre à la renommée exemplaire, il était donc grand temps pour moi de tenter l’expérience. Sachant que le périple sera long, dur et suintant, je sollicite mon animal de compagnie préféré, alias Benben, pour ce voyage à forte consonance Heroic-Fantasy. Une fois nos deux avatars aux boobs prédominants créés (les mauvaises habitudes ont la vie dure), nous plongeons tout excités dans le mystérieux univers de Rivellon. Présentation.
Pour commencer, impossible de passer outre la qualité des graphismes proposés ici. Les décors sont fins, colorés, fourmillent de détails et jouissent d’une animation exemplaire. Chaque lieu visité mérite ainsi que l’on si attarde, afin d’apprécier une direction artistique fort réussie et un level design dans l’ensemble bien construit. Découpé en quatre grandes zones, l’univers de Divinity : Original Sin vous fera découvrir des contrées verdoyantes, dévastées ou enneigées, comportant leurs lots de grottes, donjons et obscurs dédales à arpenter. Sans oublier les immenses villes où d’innombrables PNJs vous confieront moult quêtes et, telle la masse populaire sur Le Bon Coin, commerceront à loisir en vous rachetant sans crier gare toutes les merdes que vous aurez ramassées ! Bref, Divinity : Original Sin prend place dans un vaste monde Heroic-Fantasy, plein de vie et de couleurs, où l’on retrouve également un bestiaire qui parlera sans problèmes aux fans de Warcraft. La petite touche d’humour/autodérision apporte un peu d’originalité, restituant ainsi une ambiance immersive et très agréable. Atmosphère également confortée par une bande son réussie, majoritairement composée de thèmes d’ambiance fort sympathiques (mais toutefois difficiles à apprécier en coopération !) et dotée d’un excellent doublage.
Ne vous y trompez pas, derrière ses airs de Diablo-like Divinity : Original Sin se présente en réalité comme un Tactical-RPG très exigeant. A ce titre, un petit temps d’adaptation sera probablement nécessaire avant de dompter un gameplay complet et complexe, matérialisé par une multitude de paramètres à prendre en compte. Points de capacités, de compétences, de talents particuliers, gestion de l’inventaire, de l’équipement, des grimoires de sortilèges, etc… Passer du temps dans les menus sera en effet obligatoire afin de préparer au mieux son équipe face aux multiples dangers qui vous attendent. Et une fois les tenants et les aboutissants du gameplay assimilés, Divinity : Original Sin dévoile toute sa richesse et offre une profondeur de jeu vertigineuse. En coopération une bonne coordination s’avère indispensable pour se sortir sans casse d’affrontements rarement simples mais toujours passionnants ! Malheureusement, l’ergonomie générale et la lisibilité des menus ne sont pas exempt de reproches, ce qui n’empêche pas de se prendre au jeu addictif d’une intarissable et gratifiante montée en puissance et personnalisation des héros. De prime plutôt obscur et assez lourd, le gameplay se révèle sur la durée vraiment excellent.
On pestera sur certaines énigmes et mécanismes mal pensés, ou encore sur l’abondance de dialogues cassant clairement le rythme de jeu, mais Divinity propose une expérience complète et intéressante pour quiconque désire s’y investir. Et croyez-moi, vous en aurez pour votre argent ! Comptez près de 80 heures de jeu avant d’en faire le tour correctement, en composant avec une difficulté parfois frustrante mais heureusement compensée par un système de sauvegardes rapides : à utiliser sans modération ! Dommage aussi que la richesse du background et du scénario ne soit pas davantage éclairée, la faute à une mise en scène quelconque et à des pavés de textes desservants la narration...
Divinity : Original Sin n’est pas à mettre en toutes les mains et s’adresse clairement aux joueurs avertis. Plutôt amateur de J-RPG, il m’a fallu quelques heures pour m’habituer au rythme et au gameplay particulier du titre. Mais passé cette étape le plaisir de jeu est bien au rendez-vous, car Divinity fait preuve d’une telle générosité qu’on lui pardonne allègrement ses quelques imperfections. En résulte une très belle expérience, riche et immersive, méritant amplement le détour.
FaceDeCraie a dit (04 Avril 2018 à 15:57)
Faut que tu joues à ce jeu, c'est le FPS le plus innovant que j'ai vu depuis des années.
Marine13 a dit (02 Avril 2018 à 21:24)
Super jeu !
Les musiques, les graphismes, les couleurs, le réel de chaque petite chose, les sons, tout est fait dans un but immersif et c'est parfaitement réussi.
Une expérience plutôt rapide en revanche, mais qui grâce
à ses succès, ses "coquillages" ainsi que des points de méditation à réunir, nécessite une deuxième voir troisième expédition sous-marine.
C'est mon tout premier jeu vidéo via Xbox one et j'en suis plus que ravie, je ne regrette pas mon achat.
Je ne regrette que deux petites choses sur le jeu. La première est une absence d'histoire. Je m'explique, je demande pas un pavé de texte évidemment. Mais dans ce jeu, on se retrouve souvent face à des fresques dans des ruines marines, et parfois, une petite phrase de texte pour parler du personnage ou du monde marin aurait pu être sympa. Seconde chose, j'ai eu un peu de mal avec la maniabilité du personnage ainsi que la caméra. J'aurai souhaité que cette caméra nous laisse le choix entre te suivre tout le temps sans bouger ou de passer en mode observation et non de devoir bouger toi meme tout le temps la caméra. Résultat, un peu mal à la tête ;)
je recommande grandement ce jeu !