Benben a dit (19 Novembre 2018 à 12:46)
Les tribulations de la jeune Lara Croft reprennent de plus belle dans ce second volet d’une trilogie qui cherche à exhumer le passé de l’archéologue à la gâchette facile. En essayant de marcher sur les traces d’un certain Nathan Drake, la licence Tomb Raider n’aurait-elle pas finalement perdu une partie de son identité ?
La phase d’introduction semble l’annoncer tout de suite : perdue dans les montagnes de Sibérie, Lara est promise à une aventure rude et violente. Rappelez-vous ce qu’elle subissait en 2013 sur son île du pacifique, et imaginez-vous ce que cela pourrait donner dans un environnement encore plus rude. Mais loin de proposer une expérience survivaliste, cet éveil de la pilleuse de tombes aura plutôt des airs de maternelle étant donné sa facilité.
Le scénario principal n’étant agrémenté d’aucune épreuve hormis les combats, le joueur ne souhaitant pas s’attarder sur le titre pourra donc tailler la route sans trop se poser de questions. L’expérience n’acquiert ses galons qu’avec tous les à-côtés proposés : ramasser une multitude d’objets permettant d’améliorer l’équipement, chasser afin de récolter les peaux d’animaux, récupérer des babioles, pardon des artefacts, et enfin trouver des manuscrits qui embellissent l’histoire sont autant d'activités qui exécutent à merveille leur office de remplissage. Au même rayon on notera également la quête de pièces d’or byzantines pouvant être échangées contre de l’équipement.
Evoquons aussi les challenges disséminés sur les différentes zones du monde ouvert : couper des drapeaux, brûler des affiches, briser des lampes ou des statues… Telles seront les excuses pour tout saloper sur le passage de Lara, ainsi que pour rajouter quelques heures de jeu totalement inutiles.
Nous aurons aussi la possibilité d'accepter des missions annexes qui seront proposées par des PNJ, mais elles se résument le plus souvent à des quêtes FedEx sans grand intérêt.
Les tombes « optionnelles » (à mon sens indispensables sinon autant ne pas lancer Tomb Raider) se présentent donc comme le point fort du jeu et offrent quelques énigmes intéressantes à défaut d’être complexes. En bonus, Lara apprend pour chaque tombe complétée, une compétence plus ou moins utile. Tout cela fait gagner des points d’expérience, permettant de débloquer d’autres compétences dans un arbre d’apprentissage basique mais utile pour pouvoir utiliser des techniques de combat bourrines.
Les phases de gunfights sont d’ailleurs tout sauf tactiques et se révèlent extrêmement brouillonnes. Rares sont les passages où il sera possible d’assassiner silencieusement tout le monde, et on se retrouvera souvent en train d’attendre simplement qu’un mercenaire sorte la tête de sa cachette pour en finir. La possibilité de pouvoir transformer certains objets ramassés en bombes artisanales, le fait de pouvoir piéger les cadavres de soldats pour tuer leurs collègues curieux, sont autant de bonnes idées mais hélas mal mises en avant.
Un petit mot sur l’arc, arme star du jeu, mais bien vite rangée et pratiquement jamais utilisée, car le titre met à disposition du joueur un véritable arsenal de guerre. Il aurait été vraiment sympa d’avoir tout un gameplay basé sur l’utilisation de l’arc, et de rendre les munitions assez rares pour que faire parler la poudre ne soit qu’un ultime recours.
Crystal Dynamics a tenté d’insuffler une dimension épique aux cascades vertigineuses de Lara, mais celles-ci se révèlent fades et sans suspens car scriptées et dirigistes. Il en va de même pour le scénario, basique et ce n’est pas forcément une mauvaise chose, mais surtout malhabilement mis en scène et flirtant souvent avec le nanar mal assumé.
On le voit donc, Rise of the Tomb Raider tente de rivaliser avec Uncharted, et si on pourra louer la tentative, on notera surtout que se mesurer à un géant sans se donner les moyens d’y arriver donnera au final un résultat plutôt moyen. Si l’aspect monde ouvert est un plus par rapport à la saga de Naughty Dogs, et si les énigmes sont un poil plus compliquées (toute relativité gardée), cela est loin de palier au syndrome de remplissage inutile et à l’absence de sentiments émanant des personnages.
Sur les deux DLC scénarisés, seul celui se déroulant dans le manoir Croft tire le titre vers le haut. On y trouvera en effet quelques clins d’œil bienvenus aux anciens Tomb Raider (le majordome qui se plaint de se faire enfermer dans le congélateur, ou la musique classique que Lara peut écouter). On aura également droit à quelques énigmes bienvenues et demandant un peu de réflexion, rappelant les puzzles tordus de l’époque Core Designs.
Pour conclure, Rise of the Tomb Raider se place en digne successeur du reboot de 2013. L’aventure est plutôt agréable à suivre, même si elle n’est pas exceptionnelle, la facilité globale rend l’expérience plaisante mais aussi parfois ennuyante car sans pression. Visuellement abouti le titre regorge tout de même de bugs divers et variés, jamais bloquants mais toujours un frein à l’immersion. Les complétionnistes (dont je fais partie) iront chercher le dernier des documents cachés dans le trou du cul du dernier loup moisi, mais sans réel plaisir à explorer et à découvrir un monde superficiel. En résulte donc un jeu dans lequel on pourrait remplacer Lara Croft par n’importe qui, car sans réelle identité à force de vouloir recopier Uncharted.
Dreadz23 a dit (16 Novembre 2018 à 15:32)
Ultra répétitif... Je vais aller jouer à d'autres jeux bien plus passionnants ^.^
Togechu a dit (07 Novembre 2018 à 18:09)
Dans une ambiance sombre et bichrome, au choix parmi les styles visuels des premières consoles de jeu, le joueur incarne un(e) agent de compagnie d'assurance venu enquêter sur un navire déserté, l'Obra Dinn. Seuls quelques squelettes au sol témoignent de la tragédie qui s'est déroulée à bord. Armé seulement d'une montre permettant d'entendre et de visionner le dernier instant du mort, d'un carnet encore vide mais dont chaque page est consacrée à l'un des 60 membres d'équipages, et surtout de vos sens de l'observation et de la déductions, il va vous falloir découvrir qui sont les personnages, quel a été leur sort et, le cas échéant, ce qui les a tué.
Le concept du jeu est assez incroyable. Sorte de Cluedo géant, il nous emmène de scène en scène pour découvrir le destin de tous ces personnages. L'ambiance visuelle et sonore participe totalement à nous immerger dans cette histoire tragique.
S'il ne faudra pas plus de 7 ou 8 heures aux plus attentifs pour en venir à bout, le jeu n'en reste pas moins prenant mais à réserver aux plus persévérant.
On notera toutefois que le jeu n'est pas totalement exempt de bugs (j'ai par exemple eu la malheureuse expérience de devoir recommencer le jeu parce qu'une mort ne me donnait pas accès, comme elle aurait du, à une autre scène, ce qui m'a bloqué lors de ma première partie). Mais ce fut finalement une expérience positive de reprendre le jeu en ayant acquis les réflexes à avoir devant chaque mort visionnée.
Mon plus grand regret sur ce jeu restera en partie son scénario : une fois l'intrigue du jeu découverte, on évolue finalement dans une série B assez quelconque. Même le dernier chapitre, accessible uniquement en ayant dévoilé le sort de la quasi totalité des passagers, n'apporte pas une immense satisfaction (la vraie satisfaction est plus d'accéder à ce chapitre que le voir).
Verdict, un bon jeu, prenant, pas trop long (mais qu'il est préférable de jouer en une ou deux longues sessions pour rester dans l'ambiance). Amateurs de mystères, à tester !
Franz26 a dit (06 Novembre 2018 à 07:50)
Dernier né de Playdead, studio à qui l’on doit l’incroyable Limbo, Inside compte bien laisser à son tour une empreinte dans le paysage vidéoludique. Leçon de maîtrise, acte 2.
Sur le fond comme sur la forme, difficile de ne pas faire la comparaison avec son aîné. Inside se présente donc comme une échappée solitaire dans un monde tortueux, souillé et lugubre à souhait, où l’expérimentation scientifique sur l'homme atteint un paroxysme malsain. Un univers dérangeant matérialisé par une direction artistique magistrale, aux teintes sombres et aux jeux de lumières saisissants. Soutenue par cette esthétique remarquable, l’ambiance d’Inside prend aux tripes et procure une immersion peu commune.
Le gameplay rappelle également celui de Limbo, mais se révèle cependant moins axé plates-formes et se base essentiellement sur la résolution d’énigmes très bien pensées plutôt que sur notre dextérité pad en main. Confortée par un level-design suintant le génie, la progression se révèle être un plaisir constant où l’envie d’aller toujours plus loin ne s’effrite jamais !
Assez discrète, la bande son ne trahit pas l’esprit du jeu et vient accentuer l’atmosphère insalubre d’un contexte déjà pesant. Si l’aventure n’est pas très longue, les quelques secrets bien disséminés incitent à profiter à fond de l’expérience, de ce voyage hors-norme au secours d’une petite âme en peine. Un ensemble exceptionnel qui laisse, une fois encore, la place à d’innombrables interprétations scénaristiques peu reluisantes. De quoi hanter l'esprit des plus curieux d'entre-nous.
chtitepoete a dit (05 Novembre 2018 à 21:04)
Un excellent jeu !
Des graphismes sublimes.
Une OST d'une rare beauté pour un jeux vidéo.
Des personnages plus qu'attachants.
Bref une expérience de jeu vraiment unique.
C'est un des rares jeu à m'avoir procurer autant d'émotions.
Je vous le conseille à 1000% si vous aimez les jeux à scénario et à choix et que comme moi dans ce genre de jeux, vous aimez fouiner un peu partout et parler à un peu tout le monde :)
chtitepoete a dit (05 Novembre 2018 à 21:01)
J'ai vraiment adoré ce deuxième opus de KH.
Moins de problèmes de maniabilités, moins de problèmes de caméra, des nouveaux héros, une nouvelle intrigue avec l'organisation XIII qui est souvent rajouté au scénario Disney.
Bref un excellent jeu selon moi ! :)