Benben a dit (18 Novembre 2019 à 10:18)
Spyro The Dragon
D'entrée de jeu, cette version "Reignited" s'emploie à en mettre plein les yeux et à nous prouver qu'au delà du "simple" remake, le petit dragon en a sous les écailles. Comme Crash Bandicoot ou Ratchet & Clank, le lifting est donc visuellement de haute voltige. Reste à savoir si l'esprit même du titre d'origine a été respecté... Et sans surprise, c'est là aussi une réussite. En même temps, tout a été refait au poil près, donc peu de chances de s'y tromper : si vous avez aimé Spyro en 1998, vous aimerez Spyro en 2018.
Mijak a dit (16 Novembre 2019 à 17:56)
Très sympa, un jeu très dense également ; du RPG oui, mais très tactique, chaque combat inclue les déplacements sur la carte, ici pas de grille ou quoi, tout est en transition naturelle.
Très riche aussi le gameplay annexe, peut être même un peu prise de tête ou perte de temps ; fabrication, équipement, compétences sociales, ajuster les forces et les faiblesses de son équipe, gestion d'inventaires, toi tu prends ça, etc.
Le ton général est plutôt léger, on n'est pas dans la fantasy serious business ; les dialogues sont souvent drôles, les répliques des animaux toujours, et d'autres éléments ont également des traits humoristiques. Parfois hélas cela rend les histoires clichées ou très kitsch, mais il faut se faire à l'ambiance légère et épique à la fois.
Je trouve le jeu très lent, mais pas ennuyant du tout, et pour ça chapeau. Seulement, après quelques dizaines d'heures, ont peut avoir l'impression de ne pas avoir fait grand-chose. Mais on sent la puissance progressive de nos persos, allant de pair avec notre propre maîtrise grandissante des mécaniques de jeu.
Encore une fois, la dimension stratégique est incroyable, avec l'environnement qui sert le combat, les éléments qui ne sont pas juste une magie, mais les forces du champ de bataille, ou ses faiblesses ; ici un feu à déclencher dans une mare de poison, un nuage lancé d'une flèche, à électrifier pour étourdir l'adversaire. Etc.
Les préparations de combat en amont (une bonne pluie sur le champ de bataille évite les brûlures), la séparation des personnages, les placements (se rendre hors de portée, préparer une embuscade à coup de téléportations...)
Dans ce jeu au tour par tour, les autres règles du JRPG ne s'appliquent pas. Il n'y a pas de séparation combat/carte, et les ennemis sont visibles avant le combat. Tous les éléments du décor sont pris en compte. il faut savoir ruser, piéger l'ennemi parfois, se mettre à couvert, bref...
Les combats sont un vrai délice.
Je ne l'ai pas trouvé si difficile que ça, en revanche. Déjà par le côté tour par tour hors du temps réel, ce qui laisse le temps de penser jusqu'au bout chaque coup., mais aussi l'exploitation des forces et faiblesses de chaque ennemi, et les possibilités nombreuses de les handicaper (étourdissement, gel, chute, envoûtement...) ou de les blesser de manière continue. Beaucoup y sont sensibles, même parfois les boss.
Seulement, il ne faut pas aller n'importe où, c'est un RPG où les ennemis ne s'adaptent pas à votre niveau, à certains endroit ils sont plus forts qu'à d'autres.
Les game over sont parfois inévitables, mais il y a toujours mille façons d'aborder un combat, certains plus safe que d'autres (lançant l'assaut avec un seul perso, les autres planqués derrière l'encadrement d'une porte, il m'est arrivé pour un combat s'avérant périlleux de téléporter les ennemis un par un entre mes quatre persos pour les combattre séparés sans que les autres puissent me toucher.)
Bref un jeu qui laisse une grosse part d'imagination du joueur dans sa façon de suivre l'aventure. Il a ses défauts, surtout dans l'aspect PNJ, les villes, etc, mais on approfondit son gameplay à chaque partie..
(edit : un point chiant : le jeu est avare en infos ; j'ai du passer pas mal de temps sur des forums pour trouver des infos absentes, sur les recettes, le craft en général, inutile sans ça, sauf en passant sa vie à tâtonner. J'apprends sur un forum anglophone que les kits doivent être combinés à des armes de début de partie que j'ai revendues depuis très longtemps çà ou là. Rien ne le laisse deviner, hélas)
Philharmoniste a dit (16 Novembre 2019 à 15:55)
Un bon remake, mêlant à la fois nostalgie de l'épisode originel et refonte graphique chatoyante.
Les environnements sont vivants, et les combats bien plus dynamiques.
Il est vrai que la difficulté du jeu a été considérablement réduite du fait du partage d'expérience, et arrivé au Plateau Indigo, battre la Ligue et son Maître semble être une formalité.
Plusieurs ajouts sont particulièrement appréciables, le principal étant le système de montures, particulièrement au point (il est nouveau pour moi en tout cas, n'ayant pas joué aux versions Soleil / Lune).
Enfin la relation avec Pikachu avec son dresseur est bien mise en avant, et il est vrai qu'il n'y a rien de plus adorable que de s'occuper de son Pokémon favori
Benben a dit (15 Novembre 2019 à 18:01)
Petits cauchemars, petit jeu ? Hmmm l'équation n'est pas si simple !
Je vais ici évoquer l'édition "Deluxe", qui comprend le jeu de base et les 3 niveaux additionnels.
Little Nightmare nous entraine en 3 dimensions, mais en vue de côté, dans les méandres d'un monde inspiré des rêves les plus délirants de Tim Burton, mais aussi du Voyage de Chihiro à l'abattoir. Le style puzzle/plates-formes pourra faire penser à Limbo et Inside, deux jeux issus également du nord du vieux Continent. La narration, réduite à son plus simple appareil, est également un trait commun entre ces jeux.
L'histoire se laissera surtout interpréter librement, au gré des multiples éléments discrets parsemés de-ci, de-là. Des détails troublants qui donneront à s'interroger sur le sens de l'aventure. Quelques mystères seront éclaircis au fil de l'eau, et la brume se dissipera quelque peu sur une oeuvre qui n'a vraiment rien de bâteau.
Avec sa courte durée de vie (8h au total en cherchant tous les secrets), l'investissement vaut vraiment le coup, et l'ultime fin (celle du dernier niveau additionnel) ne pourra laisser personne indifférent. A ce sujet, les 3 niveaux (The Depths, The Hideaway et The Residence) ne sont pas de simples bonus, ils apportent énormément à l'histoire.
Peut-on vraiment parler d'énigmes ici ? C'est plutôt d'un peu de réflexion dont il faudra faire preuve pour venir à bout des niveaux inspirés de Little Nightmares. Le gameplay est enrichi par une multitude de détails que le joueur ne découvrira que par ses propres moyens, car aucun tutoriel ne sera proposé (et franchement, c'est parfait). J'ai par exemple découvert sur le tard que l'on pouvait passer incognito devant certains ennemis en marchant à certains endroits (si j'avais joué au casque, j'aurais sûrement compris cela plus tôt).
La prise en main des personnages est simple et fluide. Les angles de vue pas toujours judicieux mèneront cependant parfois à des faux pas mortels lors de sauts mal jaugés.
Avec sa palette de couleurs très sombres, il est impératif jouer avec un minimum de luminosité extérieure, sans quoi il sera fréquent de passer à côté de beaucoup de choses. Et pour peaufiner cette ambiance, sachez que la bande son est extraordinaire. La musique et surtout l'ambiance sonore, sont immersives au possible, frissons garantis.
J'ai hâte de découvrir la suite, annoncée pour l'année 2020 !
JadeIsibis a dit (10 Novembre 2019 à 12:12)
J'étais mauvaise langue en disant à sa sortie qu'il était une pale copie d'Origins mais absolument pas ! Je trouve qu'au contraire il est bien moins barbant qu'Origins (ce qui est regrettable parce qu'il y avait du potentiel pour ce dernier). L'histoire est bonne, les références historiques et philosophiques sont géniales. Je ne dirais pas que c'est le meilleur de tous les AC mais il se place dans le top 3.
Mijak a dit (09 Novembre 2019 à 15:55)
Oula pas pour moi. J'aime les aventures narratives à la Gone Home, mais là omg. J'avance, inspecte des trucs et comprends des choses jusqu'à me retrouver dans une impasse, après 1h30, et quand je me résous, dépité, à aller voir une soluce, je m'aperçois qu'il y avait dès le début cinquante mille trucs à faire que rien n'indique, avec un gameplay que rien n'explique (j'avais résolu aucune énigme en fait, sauf la "maison-puzzle" si c'en est une, mais je ne savais même pas que ce pan de gameplay, avec les scènes à reconstituer, existait) ; littéralement une aiguille dans une botte de foin (des items ou interactions cachées dans un open-world assez vaste pour s'en lasser, quand on y erre sans but). Et franchement maintenant, je n'ai aucune envie de backtracker tout ça et d'y passer ma vie.
Mais je reconnais sa beauté et son ambiance.
Alors je sais pas, je suis p'tet trop con ; JVC même dit que boaf, c'est facile et assez évident. Mais du coup hop, désinstallation.
Terlambulime a dit (03 Novembre 2019 à 10:32)
Un petit jeu indépendant vraiment sympa et surprenant. j'apprécie pas spécialement les jeux casse-tête/puzzle mais celui-ci m'a tenu en halène tout du long avec un scénario original et drôle qui donne totalement son sens aux épreuves qu'on doit traverser pour une fois. Les stages variés évoluent en cohérence avec le scénario, et sont basés sur les comportements et caractéristiques des créatures aliens enfermés (ou échappés) ainsi que de l'infrastructure du vaisseau gigantesque qu'on doit traverser pour survivre, ce qui m'a beaucoup plus. C'est très différent de ce qu'on voit d'habitude dans ce genre. Accompagné par une iA bien marrante en référence à Wheatley de portal 2, ainsi que d'autres personnages loufoques et sympathiques, ce fut un vrai plaisir d'être un "stagiaire" de 40 ans. On ne peut pas choisir la difficulté mais chaque niveau contient des bonus à récupérer, ce qui complexifie énormément la partie pour ceux qui aiment les challenges hardcore. Du coup, même le jeu fini on peut revenir sur tous les stages pour accomplir ces actions supplémentaires pour chopper les 3 étoiles sur trois. En bref, j'étais un peu réticent avant de commencer, mais j'ai directement accroché et le jeu m'a totalement conquis.
Benben a dit (02 Novembre 2019 à 13:49)
17 ans séparent ma première découverte de Jedi Outcast, de sa ressortie sur consoles en 2019... J'avoue, j'ai pris un coup de vieux, mais un sacré ! C'est toutefois l'occasion pour moi de partager mon expérience sur ce titre, que j'ai poncé et reponcé pendant un nombre d'heures incalculables sur PC.
Grand fan de Star Wars devant l'éternel, et amateur de jeux vidéos, c'est avec un naturel presque indécent que la Force a guidé mes pas sur les traces des titres de LucasArts, et ce, dès l'époque bénie du Game Boy, suivi du Game Gear, puis plus tard sur PlayStation, PC... Ce n'est que sur le tard que j'ai pu m'atteler aux cultissimes versions pixelisées de la saga de Lucas sur Super Nes.
J'en ai quand même goûté du jeu licencié par tonton George, j'en ai fait tellement que j'aurais du mal, de tête, à tous les citer. Action, stratégie, réflexion, RPG,simulation aérienne, course... cet univers riche permet de toucher à tous les genres, pour le meilleur ou pour le pire.
Et pour moi, la saga des Jedi Knight, entamée avec Dark Forces sur PS1, se révèle être le summum de l'expérience Star Warsienne en terme d'action vidéo-ludique. L'ère de LucasArts, qui savait donner une direction artistique et visuelle que ce soit en tant que développeur ou simple éditeur, a permis de voire naître des jeux qui savaient puiser dans l'essence même de la Trilogie Originale. Oui, je suis un vieux de la vieille, et le meilleur Univers Étendu restera toujours celui que Disney a désormais estampillé "Legends".
Les aventures de Kyle Katarn, chasseur de primes et braconnier qui s’avérera détenir une certaine affinité avec la Force (au contraire de Dash Rendar, autre figure emblématique du même tonneau), ont réellement commencé à devenir intéressantes avec Jedi Knight : Dark Forces 2, qui permettait pour la toute première fois d'évoluer dans un monde en 3D et de manier un sabre-laser. Grâce à un level design exemplaire, et une difficulté savamment dosée, ce titre a longtemps été pour moi le mètre étalon du bon jeu Star Wars. Son extension Mysteries of the Sith, qui mettait en avant Mara Jade, était un pur délice, un bonheur pour les fans.
Quand sortit en 2002 la suite tant espérée du Saint Graal, j'étais plus haut que Bespin. Et le résultat dépassait même mes attentes les plus folles, bref j'avais trouvé LE titre ultime dans la galaxie des jeux vidéos Star Wars.
22 niveaux, une quinzaine d'heures de jeu (un peu plus pour trouver tous les secrets), un level design toujours aussi inspiré et surtout varié, des graphismes au top de ce qui pouvait se faire, des effets visuels qui aujourd'hui encore font référence, de l'action non-stop, et un scénario certes très série Z, mais qui forme une excuse tout à fait valable pour s'immerger pleinement. Le tout, bercé par la musique de John Williams.
Je vais ici plutôt évoquer ma redécouverte du titre, sur console cette fois. Le portage est assez correct, même s'il souffre de quelques défauts : la caméra est fixée au niveau des hanches de Kyle plutôt qu'à 1,5 mètre en retrait comme dans l'original, et quelques bugs de texture sont présents ici et là. Hormis cela, c'est fluide (encore heureux), et rapide à charger.
Le gameplay, que je ne peux m'empêcher de comparer à celui sur PC, est par contre beaucoup moins précis avec une manette qu'avec un clavier. D'une part en ce qui concerne les phases en FPS, où viser devient vite un vrai casse-tête, et où l'on apprécie le fait que l'IA de l'époque était vraiment minable. D'autre part lorsqu'il faut passer d'un pouvoir de la Force à l'autre rapidement suivant les situations. Ici, il faut appuyer sur "Haut" pour ouvrir le menu des pouvoirs, et sélectionner celui que l'on souhaite avec "Droite" ou "Gauche". Sur PC, la possibilité de mettre des raccourcis vers tel ou tel pouvoir permettait de poser des combos absolument destructeurs. On regrettera sur le même thème, le fait qu'à chaque début de niveau, les objets ou pouvoirs sélectionnés soient réinitialisés par défaut au 1er de la liste.
L'un des gros attraits du jeu est évidemment la possibilité de participer à des duels au sabre-laser. Ils sont ici légion, et toujours palpitants, même si un peu... "random"... Il arrive que certains combats s'éternisent sans raison, alors que d'autres fois, l'issue sera réglée en quelques instants. Exemple avec le boss de fin, qui m'a déboulonné sur mes deux premiers essais, mais que j'ai poutré en deux (oui deux) coups seulement la troisième fois, expédiant le duel en quatre secondes. Cela étant dit, la grande majorité des duels donnera lieu à des affrontements géniaux.
L'ambiance Star Warsienne est parfaitement retranscrite ici, c'est un régal. On retrouve des personnages célèbres, des lieux connus, le bestiaire et la liste des armes vous seront aussi familiers que vos potes les plus proches... Mais c'est surtout au niveau de l'environnement sonore que la magie opère. Les bruitages, plus que tout autre aspect du titre, posent directement les bases et les fondations de ce qui fait l'immersion de Jedi Outcast.
Mon petit cœur de fan est donc comblé d'avoir pu retrouver l'un des jeux qui m'a le plus marqué, et s'il faut lui reconnaître quelques petites rides, il a gardé tout son charme d’antan.
Syranos a dit (01 Novembre 2019 à 12:03)
Mon avis en une image sur mon blog : http://pcstriangle.com/test-children-of-morta/